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Essai simili freudien… (Ersatz à ne pas prendre trop au sérieux…)

En revenant de la fac, les neurones surchauffés, je me suis posé la question existentielle suivante : comment les structures mentales de l’homme se sont elles constituées ? J’ai donc imaginé d’aller voir à l’origine de l’humanité ce qui semble permettre de mieux comprendre les mécanismes psychiques à l’œuvre chez nos contemporains car ils y acquièrent un sens et une cohérence (si, si… Votre voisin exaspérant qui vous fait chier depuis deux ans a une cohérence ! Il a même un mécanisme psychique… incroyable, non ?).

Déterminer quels sont les structures « normales » et pourquoi elles se font formées, dans quel but, permettrait de mieux appréhender les dysfonctionnements éventuels (névroses, psychoses, attitude déplaisante d’un membre de notre famille…). Non ?

A l’origine, Monsieur et Madame Sapiens, dans leur hutte (car l’humanité a surtout commencé dans des huttes de branchages plus ou moins sommaires. Les grottes de l’image d’Epinal avec les massues, la femme tirée par les cheveux et la chasse au mammouth ne sont venues que bien plus tard) se regardent.

Il est homme, elle est femme. Ils ont un seul but, un seul instinct essentiel (à part manger) : perpétuer la race humaine.

En cela Freud ne s’est pas trompé. C’est bien l’instinct de reproduction le plus puissant de toutes nos motivations, puisque c’est à cet instinct que l’on est capable de sacrifier tous les autres (manger, dormir, se mouvoir, ne pas avoir mal…). La libido, l’énergie vitale, l’envie de n….er.

Seulement cet instinct ne s’incarne et de s’exprime pas du tout de la même manière selon les sexes.

Monsieur n’a biologiquement qu’un but : répandre sa semence dans un maximum de boites à ovules. La suite des évènements lui importe peu… Cela, au fond, ne le concerne pas vraiment. Il faudra inventer l’amour pour le retenir un peu auprès de ladite boite à ovule, le temps de la gestation et de la petite enfance. Mais cette deuxième phase n’est que le résultat des manœuvres instinctives de la femme pour qui le but premier n’est pas de faire un maximum d’actes sexuels mais de mener à bien un seul acte : la gestation (et l’allaitement). Depuis la pomme, c’est clair, l’homme se fait manipuler…

L’instinct primaire de la femme ne va donc pas être faire l’amour le plus souvent possible mais de faire naître un petit. Et pour cela, se faire pénétrer environ une fois par an suffit pour obtenir le meilleur rendement possible. L’objectif de la femme implique donc une stratégie beaucoup plus complexe  et étendue dans le temps. L’instinct et le désir sexuel devient secondaire car il n’est que la condition du désir essentiel : devenir mère.

Pour être brutale : l’homme va chercher à séduire une femme pour la pénétrer et le pénis devient l’instrument indispensable et précieux de l’opération (d’où une surévaluation, un surinvestissement des hommes sur ce petit bout de chair). La femme va cherche à séduire un homme pour qu’il la protège tout le long de sa grossesse et de l’élevage du petit, période pendant laquelle elle et l’enfant sont particulièrement vulnérables, et ce beaucoup plus longtemps que les animaux. Et donc le pénis n’a pas une valeur importante pour elle, seulement accessoire. La force, l’intelligence et la puissance de l’homme, par contre, oui. Les seins et son ventre à elle aussi.

 

La nature faisant bien les choses, la femme est fécondée grâce au désir de l’homme, l’homme a un héritier vivant grâce au désir de la femme.

 

Reprenons ce qui nous reste de toute cette histoire. Le bon vieil Œdipe et associés…

Dans la hutte, le jeune mâle a regardé toutes les femmes d’un œil sexuellement intéressé. Il est fabriqué pour cela. Vu la fragilité humaine, c’est le seul  moyen de ne pas disparaître : faire le plus d’enfants possible, donc baiser à tout va. Mais toutes les femmes, c’est en l’occurrence sa mère, ses sœurs, ses cousines, ses tantes, sa grand-mère, etc…. Le monde est petit, surtout dans une hutte… Or, la nature sait que la consanguinité, c’est pas top. Donc il y a un interdit. Il faudra aller chercher sa (ses) partenaires plus loin, le père (le mâle dominant) est là pour y veiller.

Dans nos immeubles civilisés, le jeune garçon revit la même chose. Il découvre son zizi et ses performances (dur, pas dur, dressé, pas dressé, plaisir, pas plaisir…) avec ravissement et a envie de s’en servir sur sa mère parce que c’est celle qui est la plus proche, la plus disponible. Mais en même temps le père le lui interdit : Salut Œdipe ! Bravo Freud.

Sauf que là où Freud a un peu déconné, c’est qu’il a décalqué son modèle masculin sur la femme, et cela marche beaucoup moins bien.

La petite fille ne s’émerveille pas sur son sexe à elle. Elle ne peut le voir et bien longtemps, ne soupçonne même pas son existence. Mais cela ne la perturbe pas plus que cela. Elle trouve même le machin des garçons vaguement ridicule et pas très pratique sauf pour les concours de pipi très loin (mais ce genre de performance ne la passionne pas).

Par contre elle aimerait bien avoir des seins comme maman… C’est que la petite fille ne rêve pas de faire l’amour avec son papa (ça, elle s’en fout) mais de devenir mère comme sa maman et que papa s’occupe d’elle (tendresse, attentions, protection…) comme il s’occupe de sa maman.

Le petit garçon est jaloux de papa parce qu’il peut faire l’amour à maman. Elle, elle va être jalouse de maman, oui, mais non pas parce qu’elle peut faire l’amour avec papa (elle s’en fout), mais parce que maman a été rendue mère par papa et que papa s’occupe de maman prioritairement à la petite fille. Cela crée une hiérarchie entre femmes que la petite fille n’aura de cesse de renverser en sa faveur. La séduction ne va pas être purement sexuelle mais plutôt attentionnelle, affective, de pouvoir. Même si c’est toujours la reproduction sexuée qui sous tend toute l’histoire.

L’analyse des désirs et des refoulements va donc être très différents selon les sexes et l’entrée en névrose ou psychose va se faire pour des interactions, des manques et des maltraitances très différents en fonction des sexes. L’homme étant très sensible à tout ce qui a trait au pénis et au désir sexuel stricto sensu, la femme beaucoup plus sensible aux problématiques d’interactions entre individus (amour, pouvoir, liens affectifs garants de protection…). Non pas que le désir purement sexuel n’existe pas chez elle, mais il est subordonné à la relation de bonne qualité avec l’homme. Alors que la relation n’est qu’une option pour l’homme…

Euh suis-je claire ?

 

Ce qui explique que les hommes sont persuadés que les femmes rêvent gros zizis (et de Rocco Si Fredi) pendant que les femmes fantasment sur Georges Clooney (en se moquant totalement de la taille de son engin…). What else ?

 


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