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Un peu d’histoire anti Darwin

Tous les grands pontes de la science qui croient qu’ils ont accès à la vérité révélée à leurs cerveaux (et ordinateurs) surpuissants nous disent d’autorité un certain nombre de choses qui m’agacent.

Oui, j’ai ce culot. Même pas impressionnée par leurs grands titres !

Pour autant, je ne veux pas faire pas comme eux, en prétendant savoir la vérité.

Les lignes ci-dessous ne sont que des hypothèses et des essais de réflexion.

Mais ils s’appuient sur la réflexions et l’analyse la plus poussée possible des éléments dont on dispose. Une recherche de cohérence dans le savoir.

Je ne parle ici que du paléolithique (-50 000 à -15 000 ans environ) en Europe, ce que j’ai étudié. Au mésolithique, quand le climat a changé pour devenir celui des 4 saisons qu’on connait, les choses ont radicalement changé.

Les sociétés des hommes ont toujours été construites sur une hiérarchie entre des dominés et des dominants, dans un rapport de pouvoir. Bref, il y a toujours eu des chefs.

Un groupe d’homme sans chef (ou femme-chef au pire), ça ne peut pas exister. Il y a toujours eu une concurrence entre les être humains et seuls, les plus forts (ou les plus riches) imposaient leur volonté aux autres. Donc, dès qu’il n’y a plus de chefs, c’est la gabegie, l’anarchie et les hommes sont des loups pour les autres hommes. Ils s’entredéchirent. Genre scénario à la Mad Max. Or l’histoire nous montre que les plus grandes horreurs, génocides, violences, guerres, n’ont été faite QUE lorsqu’il y a eu des chefs. Ce sont eux, les chefs, qui ont initié la violence, pour l’espace vital, leur gloire ou leur dieu. La soumission à l’autorité et la peur a fait le reste.

L’annexe à cette idée, c’est que la démocratie directe et l’autorité librement consentie sont des utopies irréalistes. L’entraide, la douceur, la solidarité sont des trucs de faibles qui ne marchent pas, qui ne construisent rien de valeur. Et bien c’est faux. La démocratie est le système le plus efficace sur tous les plans. Il engage chacun dans un projet commun, il économie les forces et l’énergie de tous et permet de créer et d’inventer des merveilles grâce à l’intelligence collective. Ne serait-ce que parce que l’intelligence est dialogique. C’est à dire qu’elle fonctionne en question/réponses. Donc, elle est la plus vive lorsque plusieurs personnes y participent dans une saine émulation, sans concurrence, dans l’égalité. L’intelligence humaine ne peut fonctionner seule. Elle s’étiole et tourne en rond. C’est la rumination et bientôt la folie. Un cerveau a besoin d’un autre cerveau humain pour fonctionner. Voilà, c’est comme ça. Le génie solitaire est un leurre. Einstein n’aurait rien été sans sa femme…

Nos ancêtres étaient des chasseurs cueilleurs, vivant misérablement d’un peu de chasse et de cueillette

N’importe quoi !

1. Ils ne cueillait rien ou par grand chose. D’abord les végétaux non améliorés ne ressemblaient à rien, voire étaient toxiques. Vous avez déjà essayé de manger une carotte du paléolithique ? ou une graine de céréale ? ou une noisette de l’époque ? Ben vous auriez eu du mal à vous remplir une dent creuse avec. Et en plus c’était pas bon. Beurk. Demandez aux paléo biologistes.

Qui plus est, vu le climat, vous aviez la majeure partie de l’année sous la neige et la glace. Vous cueillez quoi par -25 °, 1m50 de neige et un sol gelé ? Vous croyez que 3 mois par an (dégel, été, regel) ça suffit pour faire des réserves pour l’année et pour une tribu d’une vingtaine de personnes ? Sérieux ! demandez aux paléo-climatologues.

2. Ils ne chassaient pas non plus ou très peu. Juste pour le fun. Pourquoi ? Vous avez déjà essayé de tuer un mammouth (pour rappel la peau est laineuse et encore pus épaisse que celle d’un éléphant, enrobée d’une bonne couche de graisse mettant à l’abri les organes vitaux, avec une pointe de flèche au bout d’un bout de bois ? Alors un renne de temps en temps, peut être, mais franchement, aller crapahuter dans la neige dans un froid glacial pour tuer une bébête alors qu’il y avait autour d’eux des tas de carcasses congelées à disposition, faudrait être con; Et ils n’étaient pas cons. Sinon, on ne serait pas là aujourd’hui, à trembler devant un virus (parce qu’on refuse de dépenser de l’argent pour les gens qui soignent, bon). Parce qu’à l’époque du paléolithique, il y avait peu d’humains et plein de bébêtes (non immortelles), et un climat qui ressemblait aux coffres de Picard. Pour manger il suffisait d’aller se servir. ET il y en avait pour tout le monde. Pas la peine de créer une hiérarchie. Au contraire, il fallait le concours de tous pour réussir l’opération de prélèvement du gigot, de la cuisine, de la fabrication des trucs pour découper, présenter, et pour la distribution et le rangement. Sans compter sur le salage, séchage, enfumage pour se faire un peu de rab pour les jours de tempête. Bref, nos ancêtres n’étaient pas de grands guerriers, de nobles chasseurs ou d’avisés cueilleurs, mais des charognards. Et cela leur convenait très bien. Le prestige devait être plutôt au niveau de l’intelligence, de l’art, de la philosophie plutôt que de la force physique. Savoir interpréter la nature pour savoir où trouver le cadavre encore chaud (et savoir comment récupérer dessus tout ce qui était utile: viande, tendons, os, fourrure…) était plus important que de s’affronter à un tigre à dents de sabre pour la frime! Parce que, libéré du souci des ressources alimentaires et de la chasse, on avait du temps… Pour soi, pour les autres, pour créer. A preuve, les magnifiques oeuvres d’art conservées dans nos musées qui datent de cette époque.

 

Les femmes étaient dominées (genre tirées par les cheveux dans la caverne, avec un seyant déshabillé de peaux de bêtes dévoilant un bout de téton) ou des matriarches menant les mecs à la baguette (de mammouth)

Les femmes étaient puissantes et libres. Les hommes aussi. Il n’y avait pas de domination.

A quoi sert une domination ? A confisquer les ressources pour une minorité de personnes qui ont le pouvoir. Ca sert à maintenir l’inégalité.

A quoi cela aurait servi dans une époque où l’égalité était la seule condition de la survie? Car l’égalité permettait l’intelligence collective, la solidarité et la cohésion du groupe. Les ressources étaient abondantes, cela n’a aucun sens de s’en arroger une partie et de la capitaliser. D’autant plus que la viande se conserve mal très longtemps. Des céréales, de l’or, des dollars, OK. Mais de la barbaque avariée ? L’inégalité brise la solidarité et faisant du favoritisme, de la concurrence, des jalousies et des conflits et met le groupe en danger. D’ailleurs, les paléontologues ne trouvent pas sur les rares squelettes de cette époque des signes de violence sociale (genre pointe de flèche dans le crâne). Bon, on n’a pas beaucoup de squelette. C’est peut être pour cela. Bon, relisez ci dessus: comment vous faites pour enterrer mamie dans du permafrost ? Et attendre le dégel n’est pas trop possible non plus, Mamie ne ressemblerait plus à rien, et elle attirerait les charognards (il n’y avait pas que les humains).

Alors, comme vous avez lu Freud et sa Tribu primitive, vous allez me dire: les hommes pouvaient se battre pour avoir les plus belles femmes.

Alors, je n’y étais pas. Et il devait bien entendu y avoir des petites histoires de jalousies et des drames d’amour. C’est humain. Mais les femmes n’étaient la propriété de personne, les hommes non plus. Pourquoi, les femmes se sont soumises aux hommes plus tard ? Parce qu’elles dépendaient d’eux et de leur force physique pour survivre. Mais pas au paléolithique. Les deux sexes étaient à égalité et s’aimaient librement, vraiment, pour eux mêmes. La femme n’était pas un trophée. Et l’enfant le fruit de l’amour et pas un investissement (pour garder les chèvres ou hériter de la fortune). Pourquoi je dis ça ? Parce que je crois qu’elles n’étaient pas des imbécile et qu’en 30 000 ans elles ont eu le temps de s’observer, de se comprendre de se transmettre les secrets de la vie et de leurs corps. Elles maîtrisaient leur fécondité. Elle étaient les maîtresses de la vie, pouvaient décider de l’avenir du clan en mettant au monde son avenir d’entre leurs jambes.

Des petites figurines féminines ont été retrouvées avec 27, 28, 30 stries sur le corps. Les stries du milieu à l’emplacement du pubis. Calendrier lunaire ? Non ou pas seulement. Calendrier menstruel personnel. Elles pouvaient ainsi déterminer leur période fertile et adapter le nombre d’enfants de chaque clan en fonction des ressources et des désirs du clan et de leur propre désir. La naissance sécurisée par les rites de rasage des parties génitales et l’accompagnement du clan des femmes (les sages femmes) à l’accouchement. Les naissances, plus espacées, rendant les enfants plus précieux. Et sauvegardaient la santé et la vitalité des femmes.

Pas étonnant que dans l’imaginaire collectif, ces débuts du monde ont été gardés en mémoire comme le Paradis terrestre…

Aujourd’hui, on est dans un monde riche. L’intelligence et le travail humains peut produire tout ce qui est nécessaire pour tous. On a bien mieux que les pointes de flèches.

Alors on a le choix:

Soit on partage et on met en avant l’intelligence, l’amour et le respect et on construit une belle société stable et heureuse (dans laquelle chacun pour se construire son propre bonheur). On affronte les dangers ensemble et on y trouve des solutions ensemble.

Soit on préfère la domination et on va vers un monde de violence. Lutter, abattre les dominants pour devenir dominant à son tour, c’est la logique qui s’est mis en place depuis 15 000 ans. Subir, se coucher et devenir les esclaves des dominants, dans l’abandon de notre liberté et de notre propre puissance, c’est leur Projet ! Tout cela n’aboutit en général qu’à plus de souffrance.

Mais c’est vous qui voyez !

Viva la vida !

 

Un nouveau monde? une nouvelle société? Il faut transgresser

Transgression…

Ah ! je vous vois penser… vous êtes en train de penser la transgression à la mode libération sexuelle et/ou morale. Dans la lignée de 1968, il est devenu tendance de renoncer à toute règle, à tout repère, à tout cadre qui pourrait limiter la victoire totale de l’individu sur le collectif.

L’individu a le droit de tout faire, de tout oser, de tout transgresser pour mener son propre épanouissement personnel. Il doit le faire. Sinon, c’est un coincé, un étriqué, un passéiste. Tant pis si cela implique de renoncer à l’autre. L’autre est de toute façon un concurrent, un empêcheur de réalisation de soi, un poseur de limites. Pouah caca !

Et on peut en dire autant de ces structures collectives que l’on appelle société, famille, équipe, collectif de travail, nation, humanité. De même l’héritage de ceux qui nous ont précédés, les sagesses traditionnelles, les philosophes qui nous ont donné leur compréhension de leur réel, la morale, la pensée religieuse… Elles mettaient en place un vivre ensemble dans un cadre reconnu de tous, et limitent, oui, d’une certaine manière, la liberté individuelle, mais en échange, permettent une reconnaissance, une sécurité, une solidarité et des liens d’amour qui nous permettent de ne pas être seuls, rejeté, abandonné, en errance, et fou. Bien sûr, ces structures vivent et comme tout vivant, vieillissent. Comme tout vivant, elles sont imparfaites, maladroites, parfois étroites et castratrices. Mais, s’il est utile de les remettre en permanence sur le chantier, il me parait dangereux de les détruire.

Aujourd’hui, il y a une injonction à tout transgresser, détruire tous les cadres, toutes les règles, tout se permettre sans limites, jusqu’au non sens, sauf la pensée.

On doit créer sa propre vie, à partir de soi et uniquement de soi, sans les autres, sans héritage, sans transmission, dans un unique but: diviniser une image de soi imposée par la société, faire de soi-même un absolu, l’alpha et l’oméga de tout mais dans un cadre normalisé, marketé, rentabilisable. Le « Je » devient roi et nous enferme dans un délire narcissique infantile qui veut tout, tout de suite, éternellement, dans la logique bien huilée de la société de l’Avoir. Il faut tout le temps avoir envie de quelque chose pour se sentir vivant, pour correspondre à l’image qui nous est assénée de la personne belle, heureuse, et admirée parce qu’elle a une voiture (ou une montre, ou un parfum, ou une lessive, ou une application, ou un téléphone, … vous complèterez…) L’objectif de l’être humain de la société de consommation est d’Avoir, d’Avoir l’autre, d’Avoir l’air, d’Avoir tout compris… et d’avoir payé pour ça. Donc de se débrouiller le mieux possible pour Avoir de l’Argent, par le travail ou la bidouille… L’Argent est le maître qui donne accès au bonheur.

Et à mesure que la transgression devient la règle en ce qui concerne les relations humaines et la morale, ce qui se manifeste à travers le sexe, qui est le domaine le plus intime et donc le plus fragile de notre humanité, la pensée, elle est de plus en plus enfermée.

La pensée se voit enfermée, limitée, technicisée, étriquée, étouffée dans les règles et des dénis, tuée.

Et c’est grave en sciences sociales, car c’est elle qui élabore les propositions du vivre ensemble d’une société. C’est elle qui doit donner du sens, c’est à partir d’elle que chacun et tous, nous construisons notre monde.

Où sont les intellectuels qui nous donnent à voir autre chose que ce qui s’est pensé avant eux, sans pédantisme, sans rabâchage, parfois revanchard, souvent abscons, de vieilles querelles ? Des intellectuels qui transgressent la pensée de leurs prédécesseurs pour adapter leur analyse au réel ?

Où sont les chercheurs qui cherchent à comprendre le monde tel qu’il est et non pas tel qu’ils ont appris à le voir ?

Où sont les femmes et les hommes qui cherchent à comprendre ce qui se passe et posent des hypothèses réellement novatrices car ils se sont oubliés en tant que « références en vue » pour se mettre humblement à l’écoute ?

Où sont les universitaires qui transgressent les règles pour rendre à la pensée sa liberté, sa folie, sa force et son intelligence, au delà du cadre scientiste et technique qui l’étouffe et la castre ?

Où sont les livres qui donnent de l’espoir parce qu’ils permettent de penser le réel, la vie, et engagent un dialogue intelligent avec la société ?

Moi je ne vois que vieilles recettes, idéologies racornies, manque d’imagination, cadre étroit et confus (sous prétexte de complexité), compétition idiote et rancœur nauséabonde. je vois de pauvres et tristes enfants qui ont peur et qui essaient d’impressionner les autres… Je ne vois qu’experts infatués d’eux mêmes qui pontifient sur les médias pour montrer à quel point ils sont intelligents et qui ne brassent que du vent ou des vieilles rengaines obsolètes.

Ah oui, on transgresse ! On a le droit de faire tout ce que l’on veut de notre corps. L’abîmer, le tatouer, l’exposer, le torturer, le vendre, le mépriser, le transformer. On a le droit de faire tout ce qu’on veut des autres dès qu’on en a les moyens et le pouvoir. Les épuiser, les violer, les licencier, les éborgner, les handicaper, les humilier, les voler, les asservir , les maltraiter (« ils n’ont qu’à se défendre, traverser la rue, avoir économisé pour leur retraire, prendre un emprunt pour leurs études, ce sont des loosers… »). Mais on n’a pas le droit de penser autrement que ce qu’on nous dit de penser. On n’a pas le droit de penser le Bien, ensemble, de penser un Bien commun possible en dehors du cadre productif !

La pensée officielle en sciences sociales est devenue esclave d’une double pensée unique, qui se bagarrent comme des gamins de cour d’école primaire, sous l’œil amusé de ceux qui sont en train de prendre le pouvoir totalitaire sur nos vies, grâce au contrôle et la désagrégation de la culture, de l’histoire, de la philosophie, des transmissions des savoirs faire qui nous donnaient les moyens de maîtriser le monde par nous mêmes, des savoirs-être ensemble qui nous permettent un juste équilibre entre notre liberté individuelle et la liberté des autres à travers des règles de respect et d’égalité de droits communs.

Il faut produire pour consommer. Et consommer pour pouvoir écouler la production.

Tout le temps

Toujours

Sans limites

Le travail, c’est une technique pour produire, toujours plus et toujours plus vite. En échange d’un salaire pour pouvoir consommer toujours plus et toujours plus vite.

Toutes les activités humaines, même les plus simples et les plus intimes doivent être utilisées pour créer de l’argent. Méditer, se reposer, dormir, aimer, lire, marcher, regarder, manger, toucher, être avec l’autre, donner, écouter, entendre sont des marchés à rentabiliser, à faire rentrer dans le cadre productif.

On crée des produit pour cela. Des formations, des coachs, des applications, des start-ups, des sites, des lieux, des méthodes, des spécialistes… payants. Et qui vont nous imposer de vivre selon un cadre bien précis. « Bien » marcher, « bien » méditer, « bien » manger, « bien » travailler… Être là où c’est rentable, rassemblé comme un troupeau à tondre, connectés, tracés, fichés.

Dans ce monde qui érige la liberté comme un absolu, notre liberté de vivre à notre guise (bien ou pas bien) en fonction de notre humeur et de notre envie, notre liberté à déterminer nous-mêmes ce qui nous fait du bien, choisir qui nous fait du bien, et où et comment on a envie de vivre, et de ne pas faire comme tout le monde, mais d’obéir à notre petite folie particulière, est condamnée.

Avoir le choix

Voir le travail comme une œuvre

Penser le loisir comme le plaisir de ne rien faire

Renoncer à la laisse des nouvelles technologies

Laisser notre corps être ce qu’il est avec plaisir

Préférer le lien à l’épanouissement uniquement personnel

Imaginer un monde dans lequel la production est au service du Bien commun et se trouve limitée par notre intelligence

Imaginer un monde où l’Avoir est raisonné,

et, à la place de l’Avoir, choisir le lien à l’autre, les moments d’échange et de partage, le temps avec l’être aimé

Imaginer un monde que tout le monde construit, à l’intérieur de règles communes, pour que personne ne reste sur la route.

Respecter la merveilleuse capacité des humains à prendre soin des autres et renoncer à la compétition et à la compétitivité qui détruit

Ce qui veut dire:

Imaginer un monde qui n’a jamais existé dans l’histoire (dans la préhistoire, c’est autre chose)

C’est renoncer aux vieilles manières de penser, adaptées (plus ou moins) au monde du passé, c’est à dire renoncer au Capitalisme néo libéral

Mais aussi au Marxisme

Et inventer les règles qui vont prendre dans le capitalisme et dans le marxisme et aussi dans notre pensée créatrice pour créer une structure fiable, pragmatique et intelligente adapté à notre temps.

Peindre, raconter, créer ce nouveau monde

Pour que les gens puissent avoir le plaisir de le construire ensemble

Et de le penser.

C’est le rôle de penseur. Initier un récit.

Je n’en voit pas…. dans les « officiels » du moins

Attention, une discrimination peut en cacher une autre !

Les femmes de pouvoir posent un vrai défi. En effet, elles contreviennent aux stéréotypes les plus communément admis des femmes discriminées et renvoyées aux fonctions subalternes, si ce n’est pas simplement à leurs fourneaux et bébés. En même temps, ayant traversé le fameux plafond de verre, les femmes de pouvoir devraient sereinement profiter de leur position chèrement acquise et même permettre aux autres femmes d’accéder également à des fonctions valorisantes.

Or, il n’en est rien. L’idée très répandue dans la littérature scientifique féministe qu’une société régie par les femmes serait bienveillante obéit également à un stéréotype : celui de la femme douce, bienveillante et dévouée.

Or, il apparaît qu’être une femme de pouvoir, ce n’est certainement pas mener une vie sereine et la discrimination continue  à être active, mais d’une autre manière. Parfois, souvent même ce sont les femmes elles mêmes qui discriminent d’autres femmes.

Les femmes ont le choix : soit reprendre les stéréotypes masculins les plus machos et se comporter comme un homme, soit se retrouver à devoir prouver en permanence leur valeur en en faisant toujours plus, en ne s’autorisant aucune erreur ou faiblesse (la perfection est leur seul objectif), tellement dévouées à leur travail qu’elles doivent renoncer à une vie privée « normale » et en particulier à vivre pleinement leur maternité.

Face à un tel « choix » imposé par une société phallo-centrée, les femmes qui réussissent sont celles qui, d’une manière ou d’une autre, obéissent à l’image du pouvoir comme une fonction agressive et violente. Elles en « imposent » tout autant que les autres. Parfois mêmes elles en imposent plus car elles doivent prouver leurs capacités au commandement, parce qu’elles sont femmes, là où un homme n’aurait rien à prouver. Elles doivent également renoncer à être aimées et à avoir des enfants (ou du moins à les élever). Les premières femmes à occuper des postes importants (professeurs, médecins…) étaient célibataires sans enfants (1920-1930) et légèrement suspectes.

 

En fait, lorsqu’on va rechercher l’origine de la construction sociale des stéréotypes de genre qui sous-tendent les discriminations des femmes, on tombe sur l’idée d’une « nature » féminine au rôle social bien définis.

La femme est épouse et mère. C’est à dire belle (pour être choisie par un mari), physiquement fragile (pour ne pas pouvoir se révolter) et donc dépendante de la force physique des hommes, serviable et douce pour soigner et prendre soin de sa famille, intuitive (car plus proche de la nature qu’elle subit tous les mois ou qu’elle porte pendant 9 mois), relationnelle (elle parle, elle n’agit pas), et n’aime pas la violence (elle a moins de testostérone qui rend agressif) et… un peu moins intelligentes. Ainsi, la femme reste fatalement dominée, ne pouvant opposer qu’un discours de conciliation et de pacification à la violence des hommes.

Or, l’histoire et les mythes (qui retranscrivent les fantasmes sociaux) nous montre des femmes très différentes. Des femmes violentes (Médée), puissantes (Catherine de Russie, Élisabeth Ière d’Angleterre), indépendantes et libres (Artemisia Gentileschi), solides et combatives (Jeanne d’Arc), cassantes et autoritaires (Mme Thatcher)…

Dans les pays mêmes où les femmes sont les plus opprimées par la culture, on trouve des maîtresses femmes que les hommes respectent et dont ils ont peur (la Mama italienne, la Mère juive (madame Proust ou la mère de S. Freud), la mère d’un fils dans la culture arabe, la reine-mère en Occident). Ces femmes ont acquis un pouvoir qui leur permet d’imposer leurs décisions bien mieux qu’un homme, comme de choisir elles mêmes l’épouse de leur fils (Haifaa Al-Mansour, film Wadja, 2012).

Car le pouvoir appelle toujours un contre-pouvoir (Bourdieu, 1985). Il n’y a pas de domination naturelle dans le monde des être humains. La spécificité des êtres humains est d’être uniques et non réductible à un comportement d’espèce et de genre. La liberté du choix d’agir, de penser et de s’exprimer est ce qui différencie radicalement les animaux des hommes. La nature humaine est d’entraide, non de domination. Fragile, avec comme arme de défense que son cerveau, l’être humain doit pouvoir compter sur ses semblables pour survivre. Et le plus fragile, le plus petit ou le plus handicapé peut être aussi le plus intelligent. Lorsque les ressources ne manquent pas, cette collaboration peut se mettre en place et la société s’organisera autour de l’échange, du partage et du vivre ensemble. La domination masculine ne date que du néolithique. Il semblerait que les âges de la Grande Chasse du paléolithique aient vu se développer pendant presque 20 000 ans, une société humaine bien plus égalitaire et collaborative (Falabrègues, 2013).

Dans un contexte de pénurie, que ce soit en ressources ou en partenaire, la compétition se met en place et la société, en organisant les rapports entre les être humains va imposer des hiérarchies et des rôles sociaux et de genre. Mais on voit bien, en observant la diversité des cultures que ces rôles n’ont rien de « naturels ». Ils ne sont pas inhérents à la nature humaine mais construits pour répondre à un objectif social déterminé : être plus fort pour s’attribuer la plus grosse part de ressources.

Il en est de même pour les hommes et les femmes. Parfois ce sont les hommes qui dominent, parfois ce sont les femmes. L’existence même de sociétés matriarcales prouve que la domination masculine n’a rien de « naturel ». C’est un choix social.

La domination est toujours une construction sociale imposée par les circonstances qui ont obligé les catégories dominées à accepter le pouvoir des dominants contre sa protection ou un autre avantage. Pour autant, les dominés vont développer un contre-pouvoir occulte, masqué et chercher à renverser la domination qui leur est imposée.

Dans les sociétés patriarcales des premiers villages, les femmes vont ainsi, et au fil des siècles, développer des contre-pouvoirs : la séduction de la jeune fille, la puissance de la mère castratrice, et peu à peu, vont exclure les hommes de la parentalité comme incompétents avec les enfants. La « mâle peur » devant la sexualité féminine (interdite pour rassurer les hommes), les sorcières des contes populaires, les blagues sur les belles mères autoritaires et les blondes stupides sont des transcriptions de cette puissance occulte.

D’autres femmes se sont simplement affirmées libres, intelligentes et puissantes et ont pu s’imposer dans un monde d’homme sans renoncer à leur propre féminité. Artémisia a été la première femme peintre de l’Académie de Florence, a eu un mari, des amants et des enfants et recevait de grosses commandes pour faire marcher son atelier. Se sentir puissante est le meilleur moyen d’être reconnue comme telle. La puissance n’est pas le pouvoir. Elle suppose la liberté et permet la rencontre d’une autre puissance pour la création d’un couple égalitaire (Pinkola Estes, 1996).

Accepter la domination des hommes comme un fait naturel revient à s’y soumettre. Lutter contre la discrimination des femmes au travail, c’est exiger un salaire égal à celui des hommes pour un même travail comme une évidence, c’est se savoir forte et renoncer à se plaindre et à accuser les hommes. Tout le monde n’en est pas capable. Tout le monde n’en a pas envie.

Parce que, justement, chacun est différent et la multiplicité des désirs, des besoins et des personnalités font que certains (hommes ou femmes) peuvent avoir envie de diriger, d’autres (hommes ou femmes) de s’occuper de son foyer, d’autre encore (hommes ou femmes) de se bâtir une vie harmonieuse entre travail et enfants. La frontière des rôles sociaux n’est pas entre les genres mais entre les individus. Les femmes peuvent être mères, mais les hommes peuvent être pères. Les femmes peuvent être chefs et les hommes aussi.

La fin des discriminations permettrait à chacun de choisir sa vie en fonction de ses désirs spécifiques et non en fonction de stéréotypes erronés qui imposent au sujet les rôles (ou contre rôles)  de son genre, de son ethnie, de sa religion ou toute autre catégorie.

A la discrimination des femmes au travail répond la discrimination des hommes dans leur fonction paternelle. Elle crée frustration et agressivité là où devrait s’organiser une collaboration sereine. Remplacer la domination par une autre n’a aucun sens. L’égalité s’est accepter chacun pour ce qu’il est, quel que soit son sexe et bâtir ensemble une société équilibrée, naturelle.

 

 

 

 

Révolution économique et technique: vers l’indépendance

Ce matin, j’ai écouté la radio publique France Culture, qui, nonobstant son statut de radio non privée, nous procure encore de bons moment de radio et des émissions intelligentes.

Donc, me voilà, pendant que je faisais cuire mes spaghettis et que je cuisinais ma sauce tomate, à écouter un certain Patrick Viveret remettre un peu les pendules à l’heure.

Le néolibéralisme, issu de l’école d’économie de Chicago (avec le sinistre Milton Friedman), a été mis en place en Occident grâce à Reagan et Thatcher (et Pinochet leur grand précurseur). Il est devenu La référence obligatoire et incontournable par la voie magique de la globalisation et les possibilités d’internet, et la chute de l’URSS comme alternative. Imposé peu ou prou dans le monde entier comme LA seule voie possible, scientifiquement prouvée, de la conduite des sociétés, le libéralisme, donc (néo ou pas néo), a poussé les Etats et les gens à s’endetter lourdement, en particulier dans l’immobilier (pour les gens), faisant ainsi le joie et la fortune de tous les spéculateurs.

L’argent n’a plus aujourd’hui une valeur rapportée à la réalité d’une richesse réelle mais devient un électron libre, immatériel, sans contrepartie matérielle ni raisonnable, un simple vecteur de spéculation. On n’investit plus pour produire, pour améliorer la société, lui rendre un service, mais on investit pour faire de l’argent (ce n’est d’ailleurs plus un investissement), et tant qu’à faire on « investit » avec de l’argent que l’on n’a pas, que l’on emprunte. Sauf que les riches se débrouillent pour ne jamais rembourser réellement, alors que les pauvres, si.

La monnaie n’est plus un moyen (de réguler les échanges et de construire une société) mais une fin en soi (elle se suffit à elle même, dans un narcissisme destructeur). Toutes les valeurs sociales devant donc lui être soumises, l’argent devient la référence unique et totalitaire sur le monde. Si cela rapporte de l’argent, c’est Bien, sinon, c’est Mal, ou à la rigueur inutile, sans valeur.

Une des conséquences de cette manière de penser l’argent est un cercle vicieux qui appauvrit les moins riches, devenus totalement prisonniers des dettes qu’ils ont contractés, et enrichit au delà de toute limites leurs créanciers. On entre dans la dépendance.

  • D’une part parce que ces dettes génèrent des intérêts
  • D’autre part parce que ces dettes déraisonnables obligent ceux qui doivent rembourser à accepter tout et n’importe quoi pour pouvoir rembourser: un travail à n’importe quel prix, une vente à perte, la soumission à des modes d’organisation du travail qui bafoue totalement leur vie privée et leur santé…
  • Enfin, parce que, pour s’évader de cette soumission, pour arriver à penser malgré tout cette subversion dangereuse, les gens en arrivent à développer des réflexes de défense (phénomène de gestion de la dissonance cognitive et de le frustration) comme la fuite dans les plaisirs immédiats, la consommation, l’addiction… ou la dépression et le repli sur soi ( passif ou agressif).

Cette réaction de défense favorise le système car cela renforce la dépendance financière en la doublant d’une nouvelle dépendance, aux objets techniques, de consommation, de prestige ou de sécurité (d’ailleurs factice…) ou aux médicaments, drogues, alcool, cigarettes, sexe… Addicts, les « gens » soumis volontaires, vont porter leurs désirs sur ce qui est à acheter et font ainsi tourner le système.

Pour cela ceux qui sont aux commandes pervertissent les mots pour leurs donner un sens marketing et rentable sous leur façade de valeur neutre.

On voit bien l’usage qui est fait par les publicitaires des mots qui nous attirent  comme Liberté, Sens de la vie, Amour, Tendresse, Fraternité, Créativité…

La Liberté n’est là que pour vendre une voiture…

la Fraternité pour vendre un cola…

L’amour pour vendre un parfum…

Or, ce qui est proposé ne nous donnera jamais accès à ces valeurs. On le sait, mais on n’ose pas l’exprimer tout haut. On fait semblant d’y croire, pour rester en reliance avec les autres qui semblent eux aussi y croire. Etre en lien avec les autres est un besoin grégaire de survie.

J’aimerai que de plus en plus de gens osent l’indépendance.

Posent des actes de vie, des choix conscients vers la Liberté et simplement, laissent ces fausses offres alléchantes là où elles sont.

On peut encore refuser d’acheter la voiture, le cola ou le parfum. Et découvrir d’autres manières de bien vivre.

C’est un peu mon propos en ce moment.

Devenir libre, indépendante, renoncer en conscience à l’inutile, m’alléger et me sécuriser.

M’organiser autour de mes vrais besoins et non autour des diktats sociaux. Ai-je tant besoin que ça d’une nouvelle voiture? du dernier gadget technologique, des nano techniques, du dernier i-phone, de remplir mon placard de vêtements que je ne porte pas (il y en a trop, mais c’était des promos, 3 pour le prix de 2), de barquettes toutes faites pas bonnes, de crèmes hydra-lissantes aux molécules rajeunissantes, de pilules…?

Je préfère connaître celui qui fait pousser mes carottes ou mes cerises, voir mon steak batifoler dans une prairie, utiliser de l’énergie propre (quitte à me limiter un peu devant mon écran et aller me balader), mettre une crème toute simple sur ma peau et accepter quelques rides, boire un bon vin bio, cueillir un bouquet de fleur et faire mon métier avec passion pour un prix correct. Je préfère rire à un antidépresseur et lire un livre la nuit plutôt que de prendre un somnifère. Je préfère partager mon pain avec un autre et avoir des amis que d’avoir 3 miches de pain qui sèchent à la maison… Et parfois, je me demande si je ne devrais pas aussi préférer écrire une belle lettre plutôt d’envoyer un bête SMS…

Parce que la crise à venir va de toute façon bientôt nous priver de nos joujoux addictifs.

On danse au dessus du volcan en croyant à une société de croissance, du toujours plus.

Je préfère aller danser ailleurs…

En tout cas mes spaghettis étaient très bons… Pour une fois…

Je m’améliore…

 

Sexe et humanité: l’art du jouir relationnel

Ils se regardent l’un l’autre.

Leurs corps nus s’attirent et s’effleurent. Ils se respirent avec délices. Il la prend dans ses bras et elle niche son visage au creux de son cou. Un frisson de plaisir la traverse lorsqu’elle sent son odeur. Une odeur subtile qui signe celui qu’il est et le rend unique pour elle. Il est lui aussi ému par la caresse subtile de ses cheveux sur sa peau et par le charme indéfinissable qui s’échappe d’elle. Ils rient, se découvrent, se parlent doucement. Questions pour apprendre l’autre,  paroles douces de tendresse et d’admiration, d’attention l’un à l’autre…

Peu à peu les caresses se font plus affirmées, les mains naviguent sur leurs corps nus, s’attardent sur un endroit qui leur plait ou qui plait à l’autre. Ils expriment ce qu’ils ressentent pour se guider mutuellement. Ils sont embarqués dans un navire vers Cythère et s’organisent comme un équipage aguerri pour arriver au port.

Les sexes se sont gonflés de désir. Ils finissent par se rencontrer et s’accueillent l’un l’autre. La danse commence, délicieuse, entrecoupée de baisers, de regards et de mots d’amour, de reconnaissance et de respect. Les sexes emmêlés, ils plongent aussi leurs yeux dans les yeux de l’autre et découvrent leurs âmes et leur âme commune qui danse.

Le plaisir est profond, scandé comme une musique, la jouissance vient à eux.

Elle commence par le clitoris, se propage dans le vagin et dans le pénis, elle remonte dans l’utérus, le ventre, le coeur, les seins, les lèvres et jusques au sommet du crâne de la femme pour redescendre comme une marée puissante et douce jusqu’à la pointe des pieds. En même temps, elle part du pénis, des bourses, pour irradier le corps de l’homme d’énergie bienfaisante. C’est comme un grand cercle divin. La jouissance les enveloppe ensemble dans une unité sans limites, elle même unie à tellement plus grand qu’eux mêmes. Expérience étrange que cette spiritualité issue du sexe, dans notre monde matérialiste et rationnel.

La jouissance circule, fait des pirouette, les remplit, les comble, les rend libres et sereins… et peu à peu s’apaise dans un immense bien être qui les laisse l’un près de l’autre, respirant tranquillement le bonheur d’être, présents l’un à l’autre, en souriant…

C’est chouette, hein ?

C’est ça jouir pour un humain (un peu différent des bonobos ou gorilles, non ?)

Ca n’arrive malheureusement pas tout les jours car il faut pour cela oser aimer et croire en soi et en l’autre. Or la plupart des être humains ont peur de la vraie rencontre et se contentent de relations sexuelles Samsuffit, où chacun se sert de l’autre pour quelques spasmes masturbatoires de détente.

Je l’ai parfois vécu, ça. (Donc je peux vous dire que c’est vrai)

Et très honnêtement, j’espère le revivre.

Cela dit, il ne fait pas en faire une obligation et renoncer à l’autre manière de faire l’amour… Le jouir jubilatoire ne se décide pas plus que le bonheur. Il est le résultat d’une rencontre et l’expression de moments magiques… Et surtout pas une performance obligée sous peine d’échec! Surtout pas. Il est des moments où le samsuffit est très bien, et où on n’a pas besoin de plus…

On ne mangerai pas tous les jours à la Tour d’argent ! Parfois un bon pot au feu maison est un vrai plaisir… Ben, c’est pareil. Le pied, c’est d’être libre de choisir ce qui convient à tous les deux au bon moment. Le petit coup de détente, le câlin sans prétention, ou le grand jeu… Selon ses envies et celles de son partenaire… en toute liberté et bien être…

En ce moment, là, comme je ne suis pas en couple, et donc, ben,  j’en suis à sublimer mon désir en écrivant ce blog… bon… voilà.

L’abstinence a aussi l’avantage de nous pousser à créer une oeuvre… rires !

Kenavo !

Femme de 50 ans (besoin de votre avis !)

50 ans : ce fut une fin pour nos grand mères et nos mères.

Ce sera un début pour nous.

Image de soi qui se lézarde dans le miroir. Image qui s’éloigne des standards du jeunisme obligatoire, visage où la vie s’est inscrite, doucement ou pas, unique.

Lézarde vers un effondrement ou une reconstruction ?

On a vécu, aimé, pleuré, ri, séduit, essayé de trouver sa place, sa juste place dans le monde tel qu’il nous était donné.

Et puis, on se trouve là, étonnée et surprise face à ce miroir qui nous renvoie cette image de nous qu’on reconnaît sans se reconnaître.

Age des paradoxes, des remises en question, du sens.

Ai-je bien fait ? Ai-je bien agi ? Silence

 

Et puis après… est-ce si important ?

Tout cela est le passé, c’est fini. Il n’est pas encore temps de le fixer dans un bilan crispé et un jugement définitif. On a agi. Voilà. On a vécu. Bien ou mal, on a traversé le monde de notre présence et on est arrivé ici, là, au présent.

Une fin ? Non.

Une naissance, un recommencement, un tremplin, une nouvelle vie, avec expérience, cette fois.

Vivre quelque chose de radicalement différent, de nouveau et de vivant (je dirais « jeune »). Bien dans son corps accepté, vibrante d’âme, donneuse de vie.

La perte de nos fertilités biologiques nous ouvre la porte de la fertilité d’une autre sorte à inventer. Créative, spirituelle, intellectuelle, poétique, artistique, sage, philosophique, belle, généreuse…

Chacune la sienne. Le passage du temps et les épreuves nous ont modelées, rendues plus humaines et nous ont appris tant de choses ! Appris à être, à assumer notre féminité, sa douceur et sa puissance, qui met en mouvement, en vivance, notre corps, notre sexe, notre esprit et notre cœur. Les hommes jeunes ne s’y trompent pas, qui recherchent les « kougards », des femmes qui savent être femmes et les guider vers la découverte de leur virilité.

Car être femme, cela s’apprend (comme être homme d’ailleurs.) L’être humain n’est pas déterminé. Il doit donc apprendre à être, grâce aux autres mais aussi grâce à lui même, par la pensée sur soi.

Pendant des siècles, la société nous a coupé de notre savoir féminin, on nous a reléguées dans nos rôles « traditionnels » de mères ou de putain, on nous a interdit d’être femmes grâce à l’ignorance de notre corps, de notre sexe.

Il faut arriver à 50 ans, parfois, pour se libérer des rôles assumés, dans la soumission ou la révolte, et prendre le risque d’une remise en question de notre être, pour enfin, le rencontrer dans sa vérité.

Parfois, c’est une maladie, un accident qui nous y pousse. Parfois, une « crise » de vie, un divorce, un licenciement, qui produit un effondrement du sens de notre vie, une remise en question psychologique…

Passage douloureux, mais sans doute nécessaire, pour déconstruire ce qui nous avait enfermées, pour ouvrir la prison des culpabilités, des frustrations, des peurs et des croyances erronées.

Nos nouveaux enfants ne porteront pas de couches (ça, on en laisse le plaisir aux plus jeunes… héhé ), nous ne paierons plus tous les mois un tribu au sang versé avec la fatigue et les douleurs, nous n’aurons plus peur de tomber enceinte lorsque nous prendrons du plaisir dans les bras d’un homme (les contraceptif, c’est bien, mais il y a des ratés !… et puis, la capote avec un mec sans HIV, c’est bof !), nous ne serons même plus obligées de faire semblant (au lit, au bureau, à la maison… on s’assume)…

Nous allons être libres !

 

Libres d’utiliser notre énergie créatrice pour autre chose ! Pour ce qui nous correspondra, ce qui sera la marque de notre nouvelle fertilité : notre don au monde, notre empreinte pour et dans le monde.

Libres car essentiellement responsables de nous mêmes, nous pouvons enfin prendre le risque de renverser la tyrannie du sexisme rampant qui n’ose se dire, qui se cache mais se pratique encore très bien.

Libres parce que nous ne sommes plus dépendantes. Que peux t’on nous enlever ? Nous n’avons plus peur de ne pas vivre (la maternité, le mariage, la carrière, la reconnaissance des autres), nous l’avons vécu. Bien ou mal, mais c’est fait. Il nous reste à aller vers l’essentiel, ce qui est gratuit : l’amour, la joie, l’épanouissement de nous mêmes, le partage de cette richesse avec d’autres.

Les plus belles histoires d’amour arrivent souvent à 50 ans !

On partage ce que l’on est au lieu de demander à l’autre de nous rassurer et de nous donner ce qui nous manque.

D’une manière plus générale, les femmes de 50 ans ont la chance de pouvoir remettre l’être humain au centre de notre société et détrôner le règne de l’avoir pour inaugurer l’idée du règne de l’être. Elles ont le temps, le bagage, la sagesse.

Autrefois maîtresses de la vie et de la mort, les femmes sont garantes de l’humanité contre les mécanismes de notre société déshumanisée soumise à la finance destructrice.

Avoir 50 ans, c’est oser, c’est rire, c’est choquer parfois, c’est devenir pleinement vivante et dire au monde que la femme, sans être forcément l’avenir de l’homme, a bien des choses à lui apprendre ! A commencer par savoir être !

Histoires

Il fuit, il a peur, il évite et s’installe dans un no man’s land prépubère…

Ne rien construire, ne pas s’engager, rester libre… et surtout ne prendre aucune responsabilité dans sa vie. Ca pourrait faire mal !

Oui, mais…

J’ai deux histoires vraies, voire trois…

la première:

Il était sculpteur, talentueux et plein de charme. Sérieusement épris d’une femme intelligente, belle et tout aussi talentueuse que lui. Une femme qui l’aimait profondément.

Ils ont eu deux filles ensemble.

Mais il n’a jamais voulu vivre en couple avec elle. Il ne partageait que des moments, quand il venait la voir, de magnifiques moments de passion et d’amour partagé, la laissant ensuite pour reprendre le cours de SA vie autour de son nombril. Elle devait rester en marge; Il ne voulait rien céder de sa liberté, de sa vie, de son temps à lui. Ne pas partager un quotidien fait de simplicité et d’échanges tendres, de problèmes assumés et de partages vrais, de vie avec ses grandeurs et ses petitesses, mais tellement plus faciles à vivre ensemble que seul. A elle la responsabilité de ce quotidien, du bricolage,  du soin des enfants, des tracasseries administratives, des soucis de santé ou d’argent, des moments moroses à traverser…

Le couple, l’engagement, l’investissement auprès d’elle pour profiter de la merveille de femme qu’elle était, du bonheur d’aimer et d’être aimé sans questions, dans la durée des jours simples, ce serait pour plus tard, il n’était pas prêt, n’avait pas confiance, avait des trucs à faire avant, avait peur…

Un jour, elle avait 48 ans, elle a eu une douleur sourde au bras.

3 mois plus tard, elle décédait.

Et il ne lui est rien resté. Jamais il ne vivrait pleinement la joie de sa présence, jamais il ne pourrait boire à la source de la joie de la voir le matin, de la caresser, de lui ouvrir son coeur. Plus jamais… elle était unique et il l’avait perdue, gâché le temps où il aurait pu en profiter…

C’était trop tard.

la deuxième:

Il était beau. Elle aussi. Sincères et tendres tous les deux.

Ils s’aimaient. Dès que leur peau se touchaient, le bonheur irradiait leur corps. Le sexe était une merveilleuse aventure qui les emportaient ensemble. Il n’en revenait pas d’avoir dans ces bras cette femme intelligente, douce et si belle. Ils riaient souvent, se sentaient bien l’un avec l’autre, aimaient se perdre dans les yeux l’un de l’autre.

5 ans, elle a attendu qu’il s’engage.

Il avait peur, n’osait pas. Se lançait dans des aventures parallèles qui la blessait, faisait confiance à d’autres, mais pas à elle. Il n’arrivait pas à imaginer qu’elle puisse vraiment l’aimer, alors il remettait à plus tard.

Il s’est mis en ménage avec une autre qu’il n’aimait pas.

Elle est partie.

Il l’a perdue. A force d’hésitation et de manque de confiance, il l’a perdue. Et se retrouve impuissant. Il ne peut plus faire l’amour à personne. Il n’y a qu’elle qui est dans son désir… Il a tout gâché, bêtement.

La troisième histoire est en cours.

Il la garde en marge, refuse de la faire entrer dans sa vie et de partager autre chose que des passages intenses de sexe et de baisers.

Elle a du mal à comprendre et se sent blessée, dévalorisée, incomprise. Comme condamnée à cause d’un crime qu’elle ne connait pas et qui la relègue à cette place de la passade, du plan cul, même s’il affirme le contraire.

2 ans, un peu plus même. Et rien n’évolue. Il ne met rien en place pour construire une histoire. Une histoire qui n’est pas parfaite, simplement humaine mais qui existe, qui leur permettrait de vivre et de donner un sens réél à leur vie.

Que vaut une vie sans amour ? A t’elle un sens ? Et qu’en penser au seuil de la mort?

Faut il attendre qu’il soit trop tard pour vivre ?

Jouissancessss

Freud, Lacan et les autres affiliés nous parlent tous de sexe et de jouissance…

C’est une bonne idée. Que serait le monde sans la jouissance… Un truc sans grand sens…

Jouissance, oui… Mais laquelle ?

Comment ça, laquelle ? Il n’y en a qu’une… la jouissance de la satisfaction du désir réalisé.

Voire…

La jouissance de Freud et con sort (oui, bon… c’est le soir), c’est essentiellement une jouissance du pénis, c’est à dire une jouissance d’homme, inscrite dans un rapport de domination. La femme, « amputée par la nature d’un sexe puisqu’elle n’a pas de pénis » ne peut donc jouir que grâce à la pénétration d’un phallus, par procuration en somme. Le clitoris étant évacué comme un moignon de pénis qui pourrait empêcher la pénétration de se faire et d’être jouissive à la femme…

Bon.

C’est pas leur faute, ce n’étaient que des hommes…

Et cela ne leur est même pas venu à l’idée de penser que les femmes avaient des trucs à dire là dessus. Mais il est vrai qu’en cette fin du XIX eme siècle, la haine d’elles mêmes et surtout de leur corps, sans même parler du déni de leur con, ne les disposait pas à avoir un discours cohérent et clair sur la question. Avouer que des trucs pouvaient se passer sous leurs jupes était plus ou moins avouer qu’elles étaient des putes, ce qui n’est pas une image de soi qu’on apprécie énormément, en général.

Bon, alors… Jouissance ou jouissances ?

On peut imaginer qu’il y a deux jouissances.

La première, animale, uniquement sexuelle, issue de nos origines, totalement instinctive et liée à notre reproduction et notre besoin de perpétuation de l’espèce. Une jouissance que nous partageons avec les autres animaux, tout en l’ayant développée un peu. Primaire, elle st une sorte d’explosion, d’abréaction émotionnelle, libération d’une tension sous jacente que l’on ne contient plus. Elle produit un plaisir, mais à l’image d’elle même: brutal, immédiat et éphémère. Elle concerne notre corps plus que notre esprit et peut se réaliser en solo. Elle est essentiellement tournée vers nous mêmes, même si elle est liée à la dépendance. C’est notre propre plaisir que nous demandons à l’autre (et nous sommes amers s’il nous le refuse.) L’autre devient un objet de désir que nous utilisons pour obtenir cette poussée de jouissance. Elément puissant tourné vers nous mêmes, cette jouissance nous isole (l’autre n’est qu’un prétexte, un élément de stimulus), elle nous vide d’énergie et peu à peu, on s’y habitue. Comme pour une drogue, il faut augmenter les doses de stimulation pour obtenir le même plaisir, faire plus excitant, plus étrange, plus fort, jusqu’à la violence. Il y a quelque chose d’infantile dans cette jouissance là. C’est un jeu de pouvoir. Elle enferme , elle isole et elle nous met à la merci de l’extérieur (partenaire, excitants, films X…). Elle ne rend pas libre…

C’est celle que connaît la plupart des hommes et qu’ils imposent à leur partenaire. C’est celle de la domination. « Viens là que je te tringle, t’aimes ça, salope ! etc… »

La deuxième est plus spécifiquement humaine. Elle est énergie. Elle peut transfigurer la première, la transcender et lui rendre toute sa valeur adulte et libre. C’est une jouissance de la rencontre, de la réalisation de soi en lien avec un autre ou des autres. C’est un échange, un partage, une montée conjointe vers le plaisir et la plénitude de l’être. Il y a un aller-retour libre. Personne ne prend, personne ne possède. Chacun donne, accueille l’autre, donne et reçoit dans le même mouvement. Le travail, le sexe, l’amour, l’art sont des réalisations de cette jouissance là. C’est cette énergie qui nous permet de nous sentir vivants, vibrants, reliés aux autres tout en prenant toute notre place. Une énergie qui structure notre vie et lui donne un sens.

Faire l’amour dans cette jouissance là, c’est créer assez d’énergie pour déplacer une montagne avec le souffle d’une plume. La caresse légère d’une main sur une épaule devient source infinie de plaisir et de jouir… Cela nous emporte dans un monde hors du temps et de l’espace, là où on est bien…

C’est celle que les femmes aimeraient trouver, emprunte de respect et de tendresse, et que parfois, certains hommes, virils et tranquille dans leur virilité s’accordent comme un cadeau, à eux mêmes comme à ceux qu’ils aiment.

Avec l’autre énergie, il faut quelques gros bulldozer pour le même résultat…

Mais, bon, à vos plumes… je peux avoir tout faux… Dites moi…

La peur de la Mère…

Le paradoxe de la civilisation patriarcale est d’avoir soumis les femmes et développé dans le même temps une peur viscérale de la mère.

La mère, dans l’imaginaire de l’homme qui se veut dominant est à la fois désirée dans une fusion intense et crainte car cette fusion pourrait le détruire. Freud a parfaitement décrit ce phénomène avec son complexe d’Oedipe qui épouse sa mère et nie ainsi sa dimension d’homme en remettant son pénis entre les mains de celle qui l’a fait.

L’homosexualité latente de Freud l’a mis sur la voie d’une analyse très juste des mécanismes complexes et cachés de la société où l’Homme détient, seul, le pouvoir. Car, et ceci est un autre paradoxe, l’homosexualité masculine, l’amour pour le Même, est la forme la plus aboutie du patriarcat.

On y voit généralement ces hommes se débattre entre un amour profond pour leur mère dont ils ont beaucoup de mal à se détacher et une crainte du sexe des femmes. Amour ambivalent de petit garçon où la mère est à la fois le seul recours, la seule protection contre l’angoisse de séparation et de mort, et une taulière qui leur a confisqué leur pénis, l’emblème de leur puissance masculine à l’encontre des femmes. La Mère, cette femme sans sexe, cette femme qui fait « un » avec eux et donc qui partage leur pénis, qui est donc Même, à la fois interdite et désirée, cette Mère Castratrice de Freud, les pousse à préférer aimer des hommes, des Mêmes, non angoissants, non geôliers potentiels, non castrateurs.

Mais ce pouvoir terrible de la Mère toute puissante et castratrice est la conséquence de l’organisation sociale patriarcale. L’homme ayant asservi la femme, celle-ci ne peut renoncer à son pouvoir naturel, et donc le fait renaitre dans une lutte occulte et sournoise de l’esclave contre le maître. N’ayant plus la force et la légitimité sociale, elles utilisent la séduction et la manipulation.

On le voit bien dans les cultures les plus oppressives pour les femmes: la femme est une esclave mais la Mère est toute puissante. La Mère des garçons s’entend. Le pouvoir qui est dénié aux femmes est récupéré de manière affective et occulte par la Mère qui se venge de l’oppression de son mari sur son fils qu’elle met en son pouvoir… et sur la Belle fille… avant que celle-ci ne devienne mère du garçon-héritier et reprenne le pouvoir à la mort de sa belle mère.

C’est toute la problématique des régentes, à la fois recours salvateur et détestées.

Paradoxe apparent car le maître a toujours peur de ceux qu’il opprime. Il sait bien qu’à la moindre faiblesse, ceux-ci le tueront pour se libérer. Tous les dictateurs vivent dans la peur. Car ils savent que leur prise de pouvoir est obtenue par la force et n’a aucune légitimité naturelle. Fragile, elle peut s’effondrer d’un moment à l’autre…

De même le pouvoir exclusivement masculin n’a rien de naturel.

Je dirais même plus, comme Dupont et Dupond de Tintin, le pouvoir exclusivement féminin non plus.

Car, n’en déplaise à Rousseau, l’Etat de nature n’existe pas pour l’Homme. Il n’y a pas un état primitif de l’homme, qu’il soit bon ou mauvais, que la société et la civilisation aurait perverti ou du moins changé.

Toutes les expériences, parfois assez atroces, qui consistaient à vouloir élever des enfants sans interactions sociales pour voir émerger cette strate « naturelle » et primitive de l’homme, pure de toute influence sociale, se sont soldées par la folie et la mort pour les malheureux sujets de l’expérience.

C’est la grande différence de la nature de l’homme avec les animaux et les autres êtres vivants sur cette terre. L’Homme n’existe pas en dehors de son organisation sociale. Le pouvoir masculin n’est donc pas lié à une donnée naturelle et génétique contre laquelle on ne peu rien. C’est une détermination qui lui permet de grandir et de se développer en tant qu’être humain pensant. Une structure de pensée préexistante à sa naissance, dont il hérite et qui va le tuteurer, l’accompagner, le former tout au long de sa croissance. Une « éducation » avec laquelle il pourra prendre ses distances à l’âge adulte mais qui est la condition sine qua non de sa vie d’être humain. C’est un moule qui va lui donner sa forme.

Or ce moule n’est pas prédéterminé. En étudiant l’histoire de l’humanité, ce qui a été, en étudiant la diversité du monde actuel, ce qui est, on ne peut manquer de remarquer qu’il en existe de multiples formes, certaines apparentés, d’autres non, de moules.

Certains sont en totale contradiction, d’autres extrêmement proches malgré les apparences. Certains donnent le pouvoir aux hommes, d’autres aux femmes, d’autres à seulement certaines catégories de personnes, d’autres encore ont des systèmes compliqués où la religion et la politique s’entremêlent…

Qu’est ce qui détermine se moule ? Comment s’est il formé un jour avant d’être reproduit génération après génération, respecté ou remis en question et détruit ?

je crois qu’il y a une réponse très simple: la Nature. La grande oubliée de notre civilisation, et pourtant celle qui a le plus grand pouvoir sur nous (qu’on se souvienne du Tsunami par exemple)…

L’accès aux ressources est la clé de la fabrication du moule.

C’est un bouleversement climatique et un changement radical des ressources disponibles qui a fait s’effondrer la civilisation paléolithique et a créé notre monde patriarcal dans la plus grande partie du monde.

C’est la crise des ressources naturelles, pillées et abîmées, détruites aujourd’hui qui va aboutir, également à un changement civisationnel profond… ou à la destruction de l’humanité.

Comme il y a 10 000 ans, il va falloir s’adapter. Et comprendre ce qui s’est passé à cette époque pour des hommes et des femmes « naturellement » pareils à nous (mais sans téléphone portable greffé à l’oreille) peut nous aider à gérer cette adaptation au mieux. Nous n’avons pas le choix.

Et, enfin, ne plus avoir peur de la Mère…

Les mecs…

Je crois qu’un mec, quand il sait ne pas avoir la possibilité d’assumer matériellement une vie de couple, met sa fierté à l’éviter.
Une femme non. Elle fait avec les difficultés et se contente des moyens du bord.
La présence de l’homme qu’elle aime est le plus important, pas le rapport financier inégalitaire ou la situation bancale du compte en banque du dit homme.
Un homme se sent diminué s’il est pris en charge, plus ou moins. S’il est « aidé » par une femme… S’il n’est pas en position de ramener le gigot de mammouth … Héritage de 10 000 de patriarcat qui met les rapports Homme/ Femme sous la houlette de l’avoir, du matériel, du pouvoir (de l’argent). Remake désagréable, également, du rapport de dépendance d’avec la mère qui pouvait lui dicter ce qu’il devait faire.
Le couple comme possession de l’autre, lien social et lieu de pouvoir.
Le mariage comme acte politique.
Pour un homme, il est important d’ »en » avoir… de l’argent, des objets de prestige, des couilles… au risque de ne pas se sentir un homme.
Pour un homme il est important d’avoir les moyens du pouvoir, même s’il ne les utilise pas. C’est l’assurance qu’on ne les utilisera pas contre lui, qu’il les contrôle et s’en protège.
Pour une femme, c’est l’être qui compte… Le rapport entre les êtres est un rapport de deux êtres particulier, homme et femme, uniques et sans lien avec ce qu’ils possèdent ou pas. Le couple n’est pas un lien essentiellement social, de pouvoir mais personnel et totalement égalitaire.
Généralement.
En effet, le conditionnement social de notre société depuis belle Lurette, fait que beaucoup de femmes aiment se sentir « dominées » pour se sentir femme… Jouent à ce jeu du pouvoir, usent de séduction manipulatoire…
Rares sont les femmes ayant retrouvé cette puissance libératrice de leur sexe et renoncé à la soumission patriarcale (j’entend pas là réagir pour ou contre et ne se comporter, non pas en fonction d’elles mêmes, mais en fonction de cette domination masculine: Les féministes pures et dures sont elles aussi dans un rapport de pouvoir face aux hommes et ne pensent le couple qu’en fonction du pouvoir) pour un échange de collaboration et d’enrichissement immatériel l’un de l’autre (bonheur, plaisir, énergie).
J’ai un ami qui me fait penser à cela…
Peut être, sa gêne relationnelle avec moi vient de là. Incapable de se projeter dans un avenir professionnel stable, submergé de problèmes personnels, il n’a pas envie et a peur d’être « pris en charge » par une femme à cause de sa fragilité actuelle. Et il fuit. Pour garder sa fierté d’homme.
J’espère qu’il a envie de me voir mais il voudrait le faire en gérant les choses, en « mâle dominant », pas en victime de la vie…
Sans doute faut il laisser le temps au temps, en espérant qu’il retrouve ses repères… un boulot, un appart, une organisation avec sa fille sans que ses parents ne prennent trop de place. Et qu’il réalise que je n’ai rien à foutre d’un mâle dominant… Qu’un rapport de couple peut être bien différent du rapport familial qu’il a connu dans son enfance et peut être même encore maintenant, et que l’amour n’a rien à voir avec la dépendance, la possession ou la prise  de pouvoir…
C’est lui qui m’intéresse, ni son compte en banque, ni son image sociale ou son prestige viril…
ce n’est pas ce qu’il a qui m’intéresse, mais ce qu’il est. Et ce qu’il fait avec ce qu’il est et avec moi.
Mais il y a un risque qu’il n’y parvienne pas.
Je prie pour qu’il y arrive…
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