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Papillon de mai

J’ai bien fêté la fête du travail !

Je n’ai quasiment rien fait, à part dormir, rêver, écrire mon journal et lire…
Balade dans le parc voisin.
Le chien saute après les grenouilles près de l’étang.

Des fleurs de Lotus s’y épanouissent.

Je respire. Harmonie de vert.

Je fais tomber les petites pétales blanches des fleurs d’un arbuste, cela fait comme une neige de printemps qui s’envole…

Pavillon coréen. Calme. Pivoines blanches, chant des oiseaux…

Rentrée, je me fais un festin.

Croustillant de chèvre accompagné de sa salade verte-radis rose-champignon blanc

Compotée de courgettes-tomates-ail avec la douceur d’une quenelle et d’un peu de conté

Moelleux au chocolat (très moelleux) avec le contraste du fromage blanc, des fraises et un kiwi.

Le tout accompagné de vin et d’un café.
J’ai du me coucher pour faire la sieste… le vin m’a tourné la tête…
Réfugiée dans mon lit, j’étais tranquille, attendant que l’ivresse passe un peu.
Réfléchi dans cette douce euphorie, à de la philosophie (Gilles Deleuze et son anti-Oedipe, structuralisme et psychanalyse, obsession des systèmes (le système capitaliste, le système marxiste, l’homme créé par la structure et non l’inverse) issue des idées scientistes du monde, et toutes sortes de choses un peu fumeuses…)  et à des plaisirs moins conceptuels aussi… pour revenir à l’essentiel de l’ être: mon corps…

Envie d’écrire…

…………………………………………………………………………………..autoportrait
Comme ceci:

Le papillon japonais…

Le papillon s’est posé doucement sur la fleur sans même faire fléchir le fragile pétale.

Dans son jardin de la banlieue de Tokyo, la jeune fille regarde le printemps pointer le bout de son nez et transformer doucement l’air qu’elle respire. Elle est nue, fraîche et tendre dans un grand peignoir de coton brodé de fleurs qui s’enlacent et courent de sa taille à ses poignets. Ses cheveux noirs et lisses sont dénoués. Ils flottent souplement jusqu’à sa taille. Ses cheveux ont la souplesse de ceux des occidentales, ses yeux sont immenses, et peu bridés, ses lèvres sont charnues et rouges. Ils  constituent son héritage d’une grand-mère française qui était venue ici il y a bien longtemps, fuyant son pays et sa famille, avec son fils, bâtard né d’un amour réprouvé par la morale d’alors. Cette morale qui faisait que l’on préférait la mort à la honte, cette mort lente.

Elle vient de se lever, et a ouvert les portes sur le jardin. La brise a soulevé quelques mèches de ses cheveux. Elle regarde le petit chemin de pierres inégales qui serpente jusqu’au  pavillon de thé, le saule pleureur, la petite fontaine en bambou et le soleil qui commence à éclabousser de taches lumineuses le feuillage et les pierres.

Son amant est parti dans la nuit.

Quelques larmes coulent doucement sur ses joues. Elles coulent sans que rien ne bouge dans son visage lisse, petites fontaines d’eau salées qui ne veulent pas s’arrêter. Il est parti et elle a réussi à retenir ses larmes jusqu’à ce qu’il parte. Mais elle n’a pas pu cacher sa détresse. Celle-ci débordait de son cœur à travers ses yeux.

Il avait besoin d’espace, il avait besoin d’autres femmes. D’être rassuré par le regard d’autres femmes…  Comme à chaque fois…

Il le lui avait dit lors de leur rencontre. Elle l’avait accepté. Comme si elle ne méritait pas d’être la seule. Peut-être, d’ailleurs, ne l’a t’elle pas vraiment cru. Dans sa naïveté de femme amoureuse, elle pensait que son amour le guérirait… Illusions !

Alors, elle s’est oubliée, a oublié de réclamer quelque chose pour elle, pour le garder quand même, pour qu’il reste près d’elle, un peu. Elle s’est tue mais en a souffert, au fil des jours.

Blessée de n’être pas capable de lui apporter ce dont il avait besoin, blessée dans son identité de femme,  dans son besoin d’être aimée, cette nuit, elle s’est révoltée et la plainte est sortie, expression d’une souffrance plus que d’un reproche. Cela a suffi. Il est parti, furieux et en colère. Elle n’a pas vraiment compris. Sonnée…

Elle a eu mal. S’est sentie stupide, se reprochant d’agir de travers, de ne pas le respecter.

Elle a hurlé dans la maison vide. Est tombée à terre, ivre de douleur, emportée par la souffrance. Elle a laissé sortir toute sa peine pendant des heures puis s’était endormie alors que la nuit finissait, pelotonnée sur son futon comme un petit chat. Le jour l’a réveillée dans un frisson, elle ne s’était pas couverte. Elle a un peu froid. Et ses larmes coulent toujours. De honte, de peur de le perdre, de tristesse.

Elle se lève et va voir le jardin.

Elle s’assoit devant la porte, elle entoure ses genoux de ses mains et pose son menton dessus. Elle suit des yeux le papillon, et ses yeux peu à peu s’assèchent, elle regarde la fleur qui s’ouvre aux rayons du soleil, elle respire. Elle essaie de ne penser à rien, juste aux sensations d’être là et de ne rien faire, de laisser la terre tourner en toute liberté, de laisser respirer l’univers et peu à peu son cœur s’apaise.

Elle ne lutte plus. Elle laissait entrer en elle la sérénité de la nature. Elle est triste mais elle vit cette tristesse sans en accuser personne, même pas elle. Elle la laisse la traverser, simplement. Accepter.

Elle s’accepte enfin telle qu’elle est. Elle l’accepte aussi tel qu’il est, avec ses envies de fuir, de la fuir. De quel droit exigerait-elle quoi que ce soit de lui ?

Elle l’aime. même sans retour, elle sent cette vibration de vie en elle. Elle aime. Et cela suffit…

Jusqu’alors elle s’était refusée à se laisser aller à l’aimer. D’abord parce qu’il ne le voulait pas, considérant tout amour à son endroit comme un enfermement, et puis parce qu’elle en avait très peur. Elle enfouissait ses sentiments au plus profond d’elle-même pour pouvoir les nier. Mais il est inutile et dangereux de nier l’évidence, et la réaction qu’elle avait eu cette nuit n’était que le fruit de cet amour qu’elle avait refoulé et qui voulait malgré tout s’exprimer. Mal et de travers.

Elle entre dans la maison. Elle laisse tomber son kimono à ses pieds et reste nue. Elle a besoin d’être ainsi, de sentir l’air du matin sur sa peau, d’être ainsi qu’il l’a prise cette nuit là. Cette nuit où elle a hurlé de plaisir avant de hurler de douleur.

Elle s’assit devant la petite table et se mit à écrire une lettre qu’elle ne lui enverra pas.

« C’est parce que je t’aime que je vais cesser de pleurer, de gémir et de hurler ma douleur d’être rejetée. Je t’aime et je vais donc accepter cette souffrance et vivre avec elle, en faire ma compagne. D’une certaine façon, elle m’est chère car elle vient de toi.

Je t’aime et c’est pour cela que j’accepte que tu sois ce que tu es, que tu aies peur d’aimer, que tu aies besoin de séduire sans cesse pour te sentir exister, et que je vais, désormais m’écarter de ta route pour que tu te sentes libre vis-à-vis de moi.

Je t’aime et je respecte ta manière de vivre. Elle est toi et je l’accepte en tant que telle. Je ne te demande surtout pas de changer. C’est toi que j’aime, pas un idéal que j’aurais plaqué sur toi. Je t’aime et je vais m’occuper de moi pour que tu n’aies pas le sentiment que je te demande de me prendre en charge. Je t’aime et je vais apprivoiser ma douleur d’être loin de toi, car je ne veux pas t’en faire porter le poids. Je t’aime et je vais tâcher de construire mon bonheur toute seule car, de toute façon, tu n’en es pas responsable.

Je ne compte pas sur toi pour être heureuse. Sinon, qu’aurais-je à t’offrir ?

Je t’aime et je vais me mettre en vacance de toi. Travaillant, lisant, rêvant, cultivant le souvenir des bons moments que nous avons passé ensemble. Te laissant libre de revenir vers moi ou pas. Je t’aime et c’est pour cela que j’accepte de te perdre car si ton bonheur est ailleurs, il faut que tu ailles le chercher ailleurs.

Je t’aime et je ne veux pas être une entrave à ta vie, mais l’enrichir, bien au contraire.

Je t’aime profondément, je n’ai pas fait exprès. C’est comme cela. Cette chose que tu considères monstrueuse est arrivée entre nous. Tu ne l’acceptes pas, moi si. Ce n’est pas grave. Tu n’en es pas responsable, pas plus que je n’en suis coupable. Nous avons le droit de le vivre différemment. On ne se doit rien l’un à l’autre. L’amour n’est pas là pour répondre à un besoin. Il est, c’est tout. L’amour est libre, il ne s’impose pas. Sinon, c’est de la dépendance. Et je ne suis pas dépendante de toi. Je peux très bien vivre sans toi. Même si j’ai l’impression que ma vie serait plus riche avec toi. Je t’aime et c’est pour cela que j’accepte que tu puisses ne pas m’aimer.

C’est parce que je t’aime que je ne te le dirai pas, que je ne t’enverrai pas ce texte. Car je sais que tu ne peux l’entendre.

Je t’aime et ne vais rien dire, ni rien faire. Etre absente et peut être attendre que tu reviennes vers moi. Peut être pas… Je ne sais pas. J’ai besoin d’autre chose que cette manière que tu as d’être avec moi. Je suis désolée.

Je t’aime et je vais aimer cette femme qui t’aime.

Garder comme un trésor ces moments de bonheurs avec toi… En jouir…

Et vivre… »

Elle posa sa plume.

Son amant est entré par le jardin. Elle ne le voit pas. Elle est belle, la soie sombre de ses cheveux épars étalés sur le sol, son corps lisse et doux, ses fesses rondes qu’il aime tant toucher, ses seins blancs et tendres…

Il se pose près d’elle, et sa main caresse.

Elle sursaute un peu, ouvre les yeux, le reconnaît, son papillon volage qui était parti, qui est revenu, qui repartira sans doute… elle sourit et se donne.

PS: toute ressemblance avec des personnes existantes en ce moment dans ma vie est purement forfuite… si, si…

Retour de thérapie 5/ Je ne suis pas une mère parfaite !

Il faudra que je m’habitue…

Cette impression de tristesse, de vide et de manque total de sens fait indéniablement partie de ma vie. Je me sens incapable et assez nulle. Inapte… Plus d’énergie pour réagir…
cette impuissance douloureuse, je ne peux qu’apprendre à la gérer pour qu’elle ne soit pas trop envahissante et essayer de l’équilibrer en développant une autre partie de moi, plus joyeuse et pleine de vie, le Soi (jungien, pour ceux qui s’y connaissent).

Bon, c’est pas une nouvelle extra. J’espérais bien que mon investissement hebdomadaire chez la psy allait me permettre de lâcher cet espèce de boulet dans le vide et de commencer une autre vie, plus cool.

Cela semble un peu « planète des bisounours », dit comme cela, mais j’y croyais… Il semblerait que je doive atterrir sur une réalité moins rigolote… mais peut être plus constructive… Qui sait ?
Ce soir, les cheveux trempés et dégoulinants dans le cou après mon bain, au lieu de me répandre comme une estrasse (ndlr: expression marseillaise pour dire larve, merdouille, invertébré neurasthénique et flasque) sur mon blog, je devrai être de train de réviser pour mon examen de vendredi, ou, au moins, assumer ma charge de mère… Mais je n’y arrive pas.

Raz le bol, tête vide, pas envie. Du fond de ma baignoire dans laquelle je m’étais sournoisement réfugiée après leur avoir servi leur repas, j’entendais mes enfants s’écharper et je n’avais pas le courage d’aller rétablir le calme… Peux plus.

Avant, ils étaient en garde alternée. C’était pas mal. Je n’avais pas cette charge, si lourde à porter seule, en permanence. Je pouvais souffler une semaine sur deux et m’octroyer une vie personnelle…

Mais j’ai du y renoncer et réclamer la garde pleine. Non pas, comme leur père m’en a accusé, pour le faire chier, le séparer de ses enfants (trémolos hypocrites de sa part) ou récupérer une pension (au demeurant dérisoire) mais parce qu’il ne s’en occupait pas bien, voire très mal, mis à part le minimum vital alimentaire. Ils étaient laissés à eux mêmes et commençaient à avoir de sérieux problèmes…

Ce fut un sacrifice, car désormais, je n’ai plus de plages de décompression et je dois tout assumer de front, ce qui, seule, est parfois au dessus de mes forces…

Pas le droit de craquer… Il faut être parfaite… et éventuellement, renoncer à tout ce qui n’est pas mon rôle maternel… (mes études, ma vie perso, mes loisirs, mes rêves…) Au risque d’être une mauvaise femme, une mère dégénérée, un monstre…
Quant à ma place de femme, cela fait un bail que je suis sommée de ne pas y penser… Mes précédents articles n’ont été qu’une manière de faire illusion avec des textes écrits il y a 3 ans dans d’autres circonstances et que je suis bien en peine d’avoir mis en pratique récemment… Et puis, pour être honnête, je fais comme la plupart mes soeurs, je ne fais pas la difficile et me contente de ce que le monsieur veut bien me donner, quand il y a un monsieur, ce qui n’arrive pas souvent… Je n’oserais jamais lui dire tout cela…

Enfin, peut être si, désormais. Je change quand même peu à peu et je me mets à voir mes engagements amoureux d’un oeil plus serein et moins peureux (Arghhhh j’ai peur qu’il me jette, je suis une nulité et il ne va pas vouloir de moi, ma vie dépend de ce homme, je ne peux vivre sans lui, ma vie sans sa présence n’a ps de sens, je veux mourriiiirrr…. et je vous en passe et des plus idiotes… Bon, vous y êtes, pas besoin d’un dessin je suppose. On est plein comme cela, hélas…) Et quitte à ne pas avoir la quantité, je crois que je vais me rabattre sur la qualité… The must sinon rien…

Donc, c’est rien en ce momentLangue….  Sourires…

Retour de thérapie 2

Le LU est fermé…

Me voilà de retour chez moi, mon portable sous le bras…

Je ne suis pas bien, comme sonnée, perdue. Tous mes repères s’effondrent, inefficaces, et je me retrouve face à un vide qui doit être moi et que je ne vois pas. Je perds mon être social, celui qui est sûr de lui, qui sait comment se comporter et répondre aux demandes de la société. Celui qui est fin stratège et sait s’exprimer pour se faire accepter. Ma capapace…

Je mue.

J’ai envie de pleurer, de me laisser aller aux bras de mes soeurs, de régresser à l’état de toute petite fille maternée dans un gynécée. Retrouver mon essence féminine, respirer l’odeur des femmes, la chaleur et les embrassements de celles qui sont de ma nature, comme moi. Sans avoir peur… Aller à la recherche de ce que je ne connais pas, que j’ai toujours renoncé à être, de cette chose mystérieuse et inquiétante qu’est la féminité, ma féminité. Laisser couler des larmes et m’abandonner à ces autres moi mêmes. Fermer les yeux et être bercée, touchée, rassurée, acceptée enfin…

Faire l’expérience d’une femme-mère que n’a pas su être ma mère.

Une mère qui m’a aimée autant qu’elle le pouvait… ce que je n’ai pas su comprendre, arqueboutée que j’étais sur mes manques et ma souffrance de petite fille gênante et rejetée.

Saucissons de Lyon

Quel bonheur de redécouvrir les joies du couchage à la bonne franquette dans un sac de couchage !

Cela nous rajeunit, nous libére du carcan rigide des vieilles habitudes, donne un coup frais sur nos encroutements de presque vieux. On se souvient de quand-on-était-jeunes (et beaux), des balades montagnardes sacs à dos avec des tentes approximatives que l’on n’arrivait pas à installer… Mais c’était pas grace. Cela nous permettait de découvrir la nature authentique, au plus près… grelottants, à trois heures du matin, empêtrés dans les piquets, la toile de tente et nos pygamas trempés de pluie…

Bref, le vent de la jeunesse soufflait dans mes cheveux comme un vent de fraîcheur et de liberté lorsque, en prévision de voyages « authentiques », j’allais m’acheter un sac de couchage au Décathlon du coin…

(Ouais, moi, j’ai un Décathlon du coin… Le coin en question étant à quand même 10 mn en voiture quand ça circule bien, mais bon…)

Alors, je vois que les modèles ont changé. Ils sont vantés sur la petite étiquette comme plus légers, plus chauds et douillettement confortables… Et leur volume a nettement régressé par rapport à mes souvenirs, ce qui m’arrange bien, rapport à la taille du sac autorisé sur les lignes des compagnies aériennes low cost. Je pourrai emmener au moins deux culottes de rechange! le luxe !!!

Donc, je choisis, je mets la petite chose dans mon panier roulant bleu que je traîne derrière moi comme un chien chien à sa mémère, et je suis très contente…

C’est lors du démoulage que j’ai un air perplexe. Arrivée à destination, j’installe l’écrin mes nuits étoilées sur ma couche et… je lui trouve un air bizarrement étroit. Surtout vers les jambes. Moi qui aime bien gigoter dans mon sommeil, je commence à avoir un léger doute… Mais la matière est douce et moelleuse, et je me dis qu’on verra bien…

J’ai vu.

J’ai été vaincue.

Après mes ablutions obligatoires, je me suis glissée dans l’engin. J’ai remonté la fermeture éclair (en plusieurs fois car la matière rose et duveteuse se bloquait tout le temps dedans… ce qui a commencé à m’énerver un peu) Et là, le cauchemard a commencé. Impossible de bouger le petit doigt… surtout de pied!

Saucissonnée là-dedans je commençais à comprendre le vécu des gens à qui l’on mettait une camisole de force… et j’ai trouvé cela profondément inhumain. Impossible de se tourner, l’étau de reserre à chaque essai. Impossible de détendre ses jambes, elles sont bloquées l’une contre l’autre, sans aucun espoir de liberté. Impossible de plier les genoux pour, par exemple, se gratter le gros orteil qui, comme par magie, se met à démanger, ou pour remettre un peu d’ordre dans un pygama tout tirebouchonné. L’horreur.

En plus, la capuche s’y met aussi. Il ne fait pas un froid sibérien et on rabattrait volontiers cette capuche dont on a rien à faire, mais qui se retrouve sur notre visage sans qu’on ne lui ait rien demandé et on ne sait par quelle mystère de la physique appliquée. On étouffe, on la rabat de la main, mais à peine on la lâche, qu’elle revient à la charge. On essaie de bouger, mais on ne contrôle plus rien et c’est encore pire. On commnce à souffrir sérieusement de claustrophobie et on a l’impression de vivre le martyre des sardines dans leurs boîtes. Braves bêtes. Je jure que si je m’en sors, je fais une ode aux sardines !

Pourtant, j’y ai mis de la bonne volonté. J’ai vraiment essayé de dormir. En état. Sans bouger d’un iota. En me disant qu’il y avait bien pire dans le monde…

Las! Au bout de 2 heures d’essais infructueux, j’étais aussi explosive qu’une bouteille de coca bien remuée… Si Mère Térésa ou quelqu’un d’approchant m’avait adressé la parole, je crois bien que je l’aurai mordue.

J’ai finalement décidé d’abandonner. Le sac de couchage, vainqueur par KO.

M’extraire. Cela m’a mis environ 1 heure, au bas mot. Trouver la fermeture éclair (qui n’était plus au même endroit, le sac ayant tournicoté autour de moi), la tirette de la dite fermeture éclair, descendre la susdite (avec les inévitables arrêt-coincés), arracher une jambe violette à la gangue rose (splitch !) en forçant comme une malade, puis la deuxième (resplitch !) à peine plus facile, avoir froid, respirer à fond pour reprendre haleine, et aller faire pipi (autant en profiter).

Deuxième essai. Cette fois je vais utiliser ce truc ouvert, style couette.

Ah non ! Manifestement, c’est pas autorisé. Le bas ne s’ouvre pas. Il faut continuer à mettre ses pieds dans un espèce pochon minuscule (ils ont peur qu’on se casse pour qu’ils nous attachent les pieds ???) et il y a des courants d’air partout… et la capuche continue de me retomber systématiquement sur le nez…

Beuhhhhh!!!!!

J’ai pas dormi. Tronche en biais au reveil… je hais les sacs de couchage. Enfin, les sacs de couchage modernes.

Parce que les anciens, ceux de mon enfance, ils étaient moins design et relativement peu profilés, mais au moins on pouvait: gigoter à l’aise dedans, les ouvrir pour en faire des couvertures et même éventuellement les partager avec un beau gars… pour profiter de la chaleur humaine.

Parce que là, pour aller chasser le papillon à deux sous la tente, on peut toujours se gratter… Même pas la peine d’imaginer faire rentrer monsieur fil de fer, une fois qu’on est dedans. Ce doit être la mode des slim, ou le triomphe de l’individualisme, ou une invention de sectes puritaines… Je ne sais pas…

Les sorties romantiques sous la tentes sont obligatoirement platoniques (on se regarde l’un l’autre le bout du nez qui dépasse) ou vouées au froid (on renonce aux sacs). La dernière option est destinée à ceux qui n’ont peur de rien, et surtout pas du ridicule, lorsque le petit escargot viril se réfugie loin dans le bas ventre pour échapper au souffle glacé de la nuit (à moins de camper au sahara… mais, là, avouez, vous auriez amené un sac de couchage Décathlon rembourré de molleton rose ????).

Bref. En fait, ce ne sont peut être pas des sacs de couchage… mais des préservatifs en tissu molletonné….

blues du dimanche soir

« Fatigue

Goût à rien

Remise en cause

Idées noires

Désintéressement et critique de soi. »

 

C’est mon quotidien certains jours…

J’ai fini par m’y habituer…

En général, j’arrive à faire avec et à vivre quand même.

Parfois cela remonte et cela me submerge.

C’est ainsi.

Mais je ne vais pas me jeter sous un train…

Simplement, dire, cela me fait du bien. je partage la charge pour qu’elle ne soit pas trop lourde.

Et puis ensuite, je me bats et reprends le dessus.

 

Il semblerait, de toute façon, qu’il faut être névrosé, voire atteint de psychose, pour être créateur, écrivain.

Alors…

Ainsi, on recrée la réalité pour ne pas avoir à gérer la réalité de nos pulsions et de nos vies …

On s’en refait une à notre mesure …

Merci de votre attention et de votre affection, elle m’est nécessaire et me fait beaucoup de bien.

C’est cela qui m’a manqué dans mon enfance, c’est cela qui me manque toujours tant.

C’est tout con.

J’ai besoin d’amour. Comme tout le monde.

A chaque fois que je suis fatiguée, j’ai le moral en berne…
Ca n’a pas loupé aujourd’hui…
Je vois tout en noir…. Rien ne va. Je suis seule, je n’arrive à rien.

Mon roman traîne. C’est une douleur. Il a plein de défauts que je vois et que je ne peux pas corriger, faute de temps et d’espace pour cela.

Pas le temps, jamais, de m’exprimer dans une vie qui ne me convient pas vraiment…

Philippe doit ramener les enfants et me donner le,chèque de la pension. J’ai peur qu’il ne le fasse pas ou qu’il ait déduit des trucs bidons… Cela me blesse, comme une giffle, une humiliation…

je crois que mon pb est de vouloir être ce que je ne suis pas, et de vouloir être plusieurs personnes à la fois: une mère, une psy, une amie, une créatrice, une amoureuse, une femme et j’en passe… Plus le temps d’être simplement moi. Je me perds dans ces identités issues de mon entourage.
C’est comme si j’essayais de répondre à la multiplicité des images sociales que les autres me demandent d’incarner et que je me perde dans ce kaléidoscope…

J’ai tiré le Yi King… ben oui… c’est que ça va pas très fort…

Réponse: Récréation et repos.
Après vos initiatives, il faut laisser les choses mûrir à leur rythme, sans rien faire. La réussite viendra de ce temps de repos. Vous pouvez vous accorder un temps de vacances, c’est le bon moment pour cela.

Je vais écouter cette sagesse asiatique et aller au pieu !
demain est un autre jour…

 

Chronos

C’était vrai ce qu’il disait… Que la rencontre, celle qui compte, se fait « comme ça », sans qu’on y pense.Sans doute, elle y pensait trop. Sans doute, elle demandait trop et trop vite à la vie, aux hommes. Elle avait fait des progrès, mais ce n’était pas encore cela.

Fermer les yeux et attendre, confiante, qu’un baiser vienne un jour se poser sur ses lèvres…

Ou plutôt, non, ne rien attendre et être simplement bien, dans sa vie, chaque instant. Ne pas tout gâcher dans une attente stérile…

Cela lui faisait peur…  Si peur… encore. Au fond, la vie, le bonheur lui faisait terriblement peur et elle sabotait systématiquement toute chance d’y accéder. Elle n’attirait que ceux qui ne savaient pas aimer, ceux qui ne pouvaient être heureux, simplement, dans un partage libre et épanouissant. Elle avait peur de recevoir parce que, enfant, recevoir avait été trop lié à une menace de mort.

Elle haïssait le temps. Le temps menait tout droit à la mort. Implacable. Le temps dévorait tout: elle, ce qu’elle aimait, l’espoir et la beauté. Le temps abîmait la vie, le temps vous entrainait vers la mort avant que d’avoir vécu, avant d’avoir pu goûter au bonheur. Et puis ensuite, c’est fini. Trop tard…

Trop tard, deux mots qui la glaçait d’angoisse. Trop tard, circulez, il n’y a rien à voir, la pièce est finie. « Tu n’as pas su saisir l’instant et il s’est envolé comme un papillon. Il ne reste rien dans tes mains qu’un peu de cendres amères… »

La nuit précédente, elle s’était réveillée en larmes, oppressée, haletante. Il lui avait fallu de longues minutes pour se calmer et reprendre une respiration normale. Elle avait revécu son enfance, revécu cette douleur atroce de n’être rien. De n’appartenir à aucune famille et surtout pas à la sienne.

Non pas abandonnée. Pour être abandonnée, il faut pouvoir perdre quelque chose. Elle, on ne lui avait rien donné… que pouvait on lui reprendre ? On avait satisfait ses besoins physiologiques mais elle restait transparente, inexistante… Un spectre.

Ce n’est pas évident d’être un spectre, à 1 mois, à 8 ou 10 ans, à 20 ans et ensuite …

 (ça, c’était avant… ces journées de fin avril…)

Petit mot du dimanche soir

Il était une fois un ange qui était une femme.

Oh oui, je sais, vous allez dire les anges n’ont pas de sexe… et vous avez raison.

Mais cet ange là en avait un. C’est un mystère mais c’est ainsi.

Cet ange avait une mission très spéciale, il faut dire. Il devait aller auprès des femmes pour les aider, leur souffler qu’elles étaient dignes de respect, qu’elles étaient belles et qu’elles faisaient de belles choses. Il protégeait la vie aussi, la vie dont les femmes étaient dépositaires, gardiennes. Il les aidaient à prendre soin de leurs enfants, à s’émerveiller sur un petit pied qui sortait d’un chiffon sale alors même que tout était difficile dans leur vie. Il les aidait à créer, devenir peintres, écrivains, musiciennes, cuisinières, artistes, médecins, chef d’entreprise, sculpteur et bien d’autres choses encore. Car les femmes ont tellement de richesses en elles !

Cet ange avait beaucoup de travail, vous pensez ! Avec ce qui se passe en ce monde!

C’était un ange qui aimait rire et qui aimait la douceur, qui était fort et qui n’était que tendresse. Il était respect et Vie. C’était un ange qui permettait aux femmes de donner un sens à la vie des hommes. Car ce sont les femmes qui font les hommes, savez-vous? Elles leur permettent d’être un jour un homme lorsque, devenus grand, ils doivent se séparer d’elles et qu’elles les poussent dooucement vers les autres au lieu de les garder pour elles. Est-ce pour cela, parce qu’ils savent cela, qu’ils n’ont parfois de cesse de les rabaisser de les mettre sous leur pouvoir ?
Lorsque l’ange passait, les femmes oubliaient de pleurer et retrouvaient le sourire, leurs mains devenaient actives et elles n’avaient plus peur de se réaliser. Il était cette lumière qu’on trouve parfois au fond des yeux de certaines femmes. Cette petite lumière d’amour et de sagesse dans ces yeux délavés pas l’âge de celles qui ont connu toutes les cruautés du monde et ont été, finalement, plus fortes.

Clarissa Pinkola Estes appelle cet ange la Femme Sauvage. Celle qui redonne vie aux choses mortes en nous.
Elle est en moi comme en chacune de mes soeurs, comme en ma mère, grand mère et toute la lignée de femmes avant moi. Femmes qui ont eu le courage de porter en leur sein la petite fille qui deviendra ma grand mère, ma mère, moi… femmes blessées mais qui ont eu le courage de vivre.

Envie, moi aussi, d’accueillir cet ange et de l’écouter…

 

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