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Le Narcissisme: nouvelle pathologie de notre temps

Les psychologues le voient bien, il y a une évolution dans les pathologies observées.

Des névroses avec culpabilité et conflits intra psychiques, on est passé à toutes les pathologies narcissiques. Les cabinets des psychologues sont remplis de personnes qui sont dans les dépendances, qu’elles soient à l’alcool, aux drogues, au sexe ou affectives, également on voit arriver ce qu’on appelle les pathologies de l’insuffisances (« faites moi quelque chose pour que je sois à la hauteur ») et toutes les personnes victimes des pervers, en particulier des pervers moraux que sont les pervers narcissiques.

Ces derniers sont un peu les Arlésiennes des cabinets de soins psychologiques, car jamais ils ne pourront accepter de consulter pour changer de comportement, puisque ce comportement est le seul qui leur procure une jouissance. Embarqués par leurs pulsions sans contre pouvoir, les pervers sont des personnes qui jouent à la limite, trouvant leur jouissance à aller au delà de la limite. Cela leur donne un sentiment de puissance qui pallie le vide intérieur qu’ils ont en eux, car ils n’ont pu se construire.

Un tel changement est symptomatique de ce qu’est en train de devenir notre société.

Nous avions, jusqu’aux années 50 environ (et un peu au delà car les mentalités bougent lentement) une société coincée, structurée jusqu’à l’immobilisme, où l’autorité du père (père familial mais aussi dieu père garant de la morale commune) était si écrasante qu’elle sclérosait toute vie et aboutit à une situation oppressante où la culpabilité régnait en maîtresse.

Or, nous sommes passé, peu à peu à une société où l’autorité est violemment rejetée, d’où qu’elle vienne, favorisant une liberté sauvage (sous couvert de l’épanouissement de l’individu) liée certainement aux idéologies consuméristes du libéralisme lui même sauvage. Libéré de toute tutelle, et en particulier de celle du père, le sujet tombe sous la coupe de mères castratrices, ravies de retrouver ce pouvoir dont on les avaient dépossédées, ou de mères qui se sentent incapables d’être mères, autant que les pères. Il n’y a plus de limites claires à soi, à ce que l’on peut faire, à ce que l’on veut faire, à ce que l’on peut exiger de l’autre. On arrive aux pathologies des états limites: ni névrosés, ni psychotiques, mais un peu des deux, caractérisés par un échec de la construction du moi et du surmoi (pour reprendre la terminologie freudienne). ces deux entités psychiques sont « ratées » comme en lambeaux, suffisamment existantes pour donner un comportement apparemment acceptable en société, pas assez pour donner une vraie stabilité à l’être.

On ne sait plus qui on est, alors on se regarde dans un miroir comme Narcisse et on tombe amoureux de soi même puisque les autres n’existent pas. Sans identité claire et construite, on bascule dans des faux selfs de façade ou on devient pervers pour utiliser l’autre devenu un objet (puisqu’on est le seul à exister).

Faire basculer une autorité devenue excessive sans la remplacer par un système de pouvoir souple et consensuel n’aboutit qu’à la loi de la jungle régissant des rapports sociaux basés sur la domination et l’esclavage. Les individus se retrouvent seuls, sans repères, et uniquement préoccupés d’eux-mêmes puisque les liens sociaux « officiels » sont déconsidérés et perçus comme négatifs. Un système éminemment narcissique qui favorise la dérive perverse.

Que demande t’on, en effet, dans notre société pour réussir ? Il faut être ambitieux et un peu mégalo pour savoir se mettre en avant (officiellement être sûr de soi et conscient de sa valeur, essentiellement supérieure à celle des  autres), être séducteur pour se vendre et obtenir ce qu’on désire, ne pas avoir trop de scrupules et donc savoir jouer de la vérité et du mensonge dans un théâtre d’illusion où tout est confus: le parfait portrait du pervers narcissique.

Dans cette compétition au plus « performant », ce sont les plus manipulateurs qui gagnent, car ils ne sont pas embarrassés par la vérité pour vanter leurs mérites.

Le modèle valorisé dans notre monde est un modèle pervers.

Cela se fait en douceur, de façon insidieuse, comme une bonne publicité, pour séduire la personne-cible afin qu’elle adhère à ce qui va lui arriver. Cela utilise les blessures narcissiques de l’individu, en misère affective car immature, prêt à tout et n’importe quoi pour être aimé, tout en étant persuadé ne pas mériter de l’être. On se laisse manipuler par un pervers ou par une situation perverse au travail pour obtenir de l’amour. Sauf qu’on n’en obtient pas.

On croit qu’on est libre parce qu’on est intelligent et on pense qu’on ne va pas tomber dans le piège. Or,  le jeu de séduction qui utilise un savant mélange de mensonge et de vérité nous font perdre nos défenses. En acceptant d’être séduit, on se met en danger, surtout que, comme la personne joue la sincérité en nous avouant, à nous, parce que nous sommes l’élu (e),  qu’elle ment, on croit que pour nous, elle ne ment pas.

La perversité est une violence psychologique qui pompe toute l’énergie du manipulé. Il n’est pas étonnant que le mal du siècle soit la fatigue. ce n’est pas tant la charge de travail qui épuise, elle est moins importante que dans les siècles précédents. Mais c’est la surcharge émotionnelle et la perversité ambiante à tous les niveaux qui génère cette fatigue, au travail, dans les couples, partout… L’être sent bien que quelque chose ne va pas, qu’il ne fait pas ce qu’il souhaite, qu’il obéît à des ordres qu’il ne perçoit même pas, et essaie de tirer ainsi la sonnette d’alarme…

ce ne sont pas des vitamines, des massages ou du viagra qui sont nécessaires pour retrouver une vitalité, c’est de poser une limite claire et solide au manipulateur et d’oser affirmer sa qualité de personne. ce qui est extrêmement difficile quand on n’a jamais été reconnu et valorisé par des parents matures et construits.

Société en crise, nouveaux clients pour les psys

La société et les gens ont changé depuis les travaux des grands précurseurs… Le Grand Freud et Lacan son disciple.

Notre société occidentale change. L’occident doit revoir ses repères et ses certitudes. Le vieux modèle patriarcal a du plomb dans l’aile.  La structure familiale ne ressemble plus à celle dont nous avions hérité (depuis, en gros le début de l’histoire) avec un pater familias tout puissant et sécurisant. L’homme, le père, structurait la société. Il avait les valeurs, le savoir et la force pour cela. Il donnait le cadre. Le fils reprenait, génération après génération l’héritage du père. C’était un peu rigide, mais, bon an mal an, cela marchait. Au détriment de la liberté et du plaisir mais pour le plus grand bénéfice de l’ordre qui garantit le profit. C’était le progrès. Efficace.

Tout change. Peu à peu mais irrémédiablement. La suprématie du modèle occidental s’effrite. Le « toujours plus » n’est plus incontesté. Il faut du temps, certes, mais depuis quelques générations, cela avance.

Guerre de 1914, traumatisme des totalitarismes, aberration des horreurs de 1945, vertige du pouvoir économique et du consumérisme, mai 68, crise du sens, de la famille, du lien… de chocs en remises en question, les vieilles recettes ne marchent plus.

Désormais, il y a dans notre société de moins en moins de névrosés car il y a moins d’autorité et moins d’interdits (donc moins de refoulement lié au principe de plaisir, forcément interdit et dangereux, à la Freud). Par contre cette faille de l’autorité (paternelle) produit beaucoup plus de pathologies de caractère, des problèmes de personnalité, des fragilités du Moi. En particulier, il y a de plus en plus des êtres narcissiques et/ou pervers. Le Moi n’arrive pas à se construire. Souvent, la tendance ne va plus dans le sens d’un conflit de ce Moi avec le Surmoi (devenu un Surmou).La perversion devient ordinaire et avec elle le harcèlement, les manipulations et le déni de l’autre en tant que sujet. L’autre est objectivé. On vit dans un monde d’objets, à vendre à acheter, à utiliser. Un monde marchand où l’économie e les finances sont reines. Même dans les rapports humains.

Et ça, on ne l’étudie pas beaucoup à la fac, puisqu’on en reste à Freud et Lacan et à leur analyse d’une société patriarcale, structurée, interdisant la sexualité et l’accès au corps, refoulant les pulsions élémentaires de l’être humain au nom de la civilisation. Une analyse issue d’une vison sociétale communautaire (on fait partie d’une famille sous l’autorité du père, d’un clan, d’une catégorie sociale, d’un pays dirigé par un chef, d’un monde avec ses règles et es normes) et donc productrice de névroses et d’hystéries. Il fallait bien, alors, que la pulsion sexuelle, interdite par la société (Surmoi tout puissant) ressorte d’une manière ou d’une autre… Freud avait raison. Mais les choses ont changé. Même si cette réalité existe encore, bien sûr…

Désormais, nous sommes entrés dans l’ère de l’individu. Avec ses avantages et ses limites. L’autorité sécurisante est remise en cause, l’individu magnifié, le sexe accepté… mais la solitude, l’angoisse et le vide consécutif à la difficulté de construire son Moi sans référence à une autorité (le père-phallus de l’œdipe de Freud, le nom-du-père de Lacan, ou désormais, une mère ou un père qui savent sécuriser et structurer leur enfant) font des ravages. J’aurai aimé travailler sur cette réalité là, actuelle, plutôt que sur des cas datant de plus d’un siècle.

Car le psychisme de l’individu s’organise autant en fonction de son histoire personnelle qu’en fonction de celle de ses compatriotes, de l’histoire du monde…

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Notre société occidentale change. L’occident doit revoir ses repères et ses certitudes. Le vieux modèle patriarcal a du plomb dans l’aile.  La structure familiale ne ressemble plus à celle dont nous avions hérité (depuis, en gros le début de l’histoire) avec un pater familias tout puissant et sécurisant. L’homme, le père, structurait la société. Il avait les valeurs, le savoir et la force pour cela. Il donnait le cadre. Le fils reprenait, génération après génération l’héritage du père. C’était un peu rigide, mais, bon an mal an, cela marchait. Au détriment de la liberté et du plaisir mais pour le plus grand bénéfice de l’ordre qui garantit le profit.C’était le progrès. Efficace.

Tout change. Peu à peu mais irrémédiablement. La suprématie du modèle occidental s’effrite. Le toujours plusn’est plus incontesté. Il faut du temps, certes, mais depuis quelques générations, cela avance.

Guerre de 1914, traumatisme des totalitarismes, aberration des horreurs de 1945, vertige du pouvoir économique et du consumérisme, mai 68, crise du sens, de la famille, du lien… de chocs en remises en question, les vieilles recettes ne marchent plus.

Désormais, il y a dans notre société de moins en moins de névrosés car il y a moins d’autorité et moins d’interdits (donc moins de refoulement lié au principe de plaisir, forcément interdit et dangereux, à la Freud). Par contre cette faille de l’autorité (paternelle) produit beaucoup plus de pathologies de caractère, des pbs de personnalité, des fragilités du Moi. En particulier, il y a de plus en plus des êtres narcissiques et/ou pervers. Le Moi n’arrive pas à se construire. Souvent, la tendance ne va plus dans le sens d’un conflit de ce Moi avec le Surmoi (devenu un Surmou).La perversion devient ordinaire et avec elle le harcèlement, les manipulations et le déni de l’autre en tant que sujet. L’autre est objectivé. On vit dans un monde d’objets, à vendre à acheter, à utiliser. Un mondemarchand où l’économie e les finances sont reines. Même dans les rapports humains.

Et ça, on ne l’étudie pas beaucoup à la fac, puisqu’on en reste à Freud et Lacan et à leur analyse d’une société patriarcale, structurée, interdisant la sexualité et l’accès au corps, refoulant les pulsions élémentaires de l’être humain au nom de la civilisation. Une analyse issue d’une vison sociétale communautaire (on fait partie d’une famille sous l’autorité du père, d’un clan, d’une catégorie sociale,d’un pays dirigé par un chef, d’un monde avec ses règles et es normes) et donc productrice de névroses et d’hystéries. Il fallait bien, alors, que la pulsion sexuelle, interdite par la société (Surmoi tout puissant) ressorte d’une manière ou d’une autre… Freud avait raison. Mais les choses ont changé. Même si cette réalité existe encore, bien sûr…

Désormais, nous sommes entrés dans l’ère de l’individu. Avec ses avantages et ses limites. L’autorité sécurisante est remise en cause, l’individu magnifié, le sexe accepté… mais la solitude, l’angoisse et le vide consécutif à la difficulté de construire son Moi sans référence à une autorité (le père-phallus de l’œdipe de Freud, le nom-du-père de Lacan) font des ravages. J’aurai aimé travailler sur cette réalité là, actuelle, plutôt que sur des cas datant de plus d’un siècle.

Car le psychisme de l’individu s’organise autant en fonction de son histoire personnelle qu’en fonction de celle de ses compatriotes, de l’histoire du monde…


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