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Attention, une discrimination peut en cacher une autre !

Les femmes de pouvoir posent un vrai défi. En effet, elles contreviennent aux stéréotypes les plus communément admis des femmes discriminées et renvoyées aux fonctions subalternes, si ce n’est pas simplement à leurs fourneaux et bébés. En même temps, ayant traversé le fameux plafond de verre, les femmes de pouvoir devraient sereinement profiter de leur position chèrement acquise et même permettre aux autres femmes d’accéder également à des fonctions valorisantes.

Or, il n’en est rien. L’idée très répandue dans la littérature scientifique féministe qu’une société régie par les femmes serait bienveillante obéit également à un stéréotype : celui de la femme douce, bienveillante et dévouée.

Or, il apparaît qu’être une femme de pouvoir, ce n’est certainement pas mener une vie sereine et la discrimination continue  à être active, mais d’une autre manière. Parfois, souvent même ce sont les femmes elles mêmes qui discriminent d’autres femmes.

Les femmes ont le choix : soit reprendre les stéréotypes masculins les plus machos et se comporter comme un homme, soit se retrouver à devoir prouver en permanence leur valeur en en faisant toujours plus, en ne s’autorisant aucune erreur ou faiblesse (la perfection est leur seul objectif), tellement dévouées à leur travail qu’elles doivent renoncer à une vie privée « normale » et en particulier à vivre pleinement leur maternité.

Face à un tel « choix » imposé par une société phallo-centrée, les femmes qui réussissent sont celles qui, d’une manière ou d’une autre, obéissent à l’image du pouvoir comme une fonction agressive et violente. Elles en « imposent » tout autant que les autres. Parfois mêmes elles en imposent plus car elles doivent prouver leurs capacités au commandement, parce qu’elles sont femmes, là où un homme n’aurait rien à prouver. Elles doivent également renoncer à être aimées et à avoir des enfants (ou du moins à les élever). Les premières femmes à occuper des postes importants (professeurs, médecins…) étaient célibataires sans enfants (1920-1930) et légèrement suspectes.

 

En fait, lorsqu’on va rechercher l’origine de la construction sociale des stéréotypes de genre qui sous-tendent les discriminations des femmes, on tombe sur l’idée d’une « nature » féminine au rôle social bien définis.

La femme est épouse et mère. C’est à dire belle (pour être choisie par un mari), physiquement fragile (pour ne pas pouvoir se révolter) et donc dépendante de la force physique des hommes, serviable et douce pour soigner et prendre soin de sa famille, intuitive (car plus proche de la nature qu’elle subit tous les mois ou qu’elle porte pendant 9 mois), relationnelle (elle parle, elle n’agit pas), et n’aime pas la violence (elle a moins de testostérone qui rend agressif) et… un peu moins intelligentes. Ainsi, la femme reste fatalement dominée, ne pouvant opposer qu’un discours de conciliation et de pacification à la violence des hommes.

Or, l’histoire et les mythes (qui retranscrivent les fantasmes sociaux) nous montre des femmes très différentes. Des femmes violentes (Médée), puissantes (Catherine de Russie, Élisabeth Ière d’Angleterre), indépendantes et libres (Artemisia Gentileschi), solides et combatives (Jeanne d’Arc), cassantes et autoritaires (Mme Thatcher)…

Dans les pays mêmes où les femmes sont les plus opprimées par la culture, on trouve des maîtresses femmes que les hommes respectent et dont ils ont peur (la Mama italienne, la Mère juive (madame Proust ou la mère de S. Freud), la mère d’un fils dans la culture arabe, la reine-mère en Occident). Ces femmes ont acquis un pouvoir qui leur permet d’imposer leurs décisions bien mieux qu’un homme, comme de choisir elles mêmes l’épouse de leur fils (Haifaa Al-Mansour, film Wadja, 2012).

Car le pouvoir appelle toujours un contre-pouvoir (Bourdieu, 1985). Il n’y a pas de domination naturelle dans le monde des être humains. La spécificité des êtres humains est d’être uniques et non réductible à un comportement d’espèce et de genre. La liberté du choix d’agir, de penser et de s’exprimer est ce qui différencie radicalement les animaux des hommes. La nature humaine est d’entraide, non de domination. Fragile, avec comme arme de défense que son cerveau, l’être humain doit pouvoir compter sur ses semblables pour survivre. Et le plus fragile, le plus petit ou le plus handicapé peut être aussi le plus intelligent. Lorsque les ressources ne manquent pas, cette collaboration peut se mettre en place et la société s’organisera autour de l’échange, du partage et du vivre ensemble. La domination masculine ne date que du néolithique. Il semblerait que les âges de la Grande Chasse du paléolithique aient vu se développer pendant presque 20 000 ans, une société humaine bien plus égalitaire et collaborative (Falabrègues, 2013).

Dans un contexte de pénurie, que ce soit en ressources ou en partenaire, la compétition se met en place et la société, en organisant les rapports entre les être humains va imposer des hiérarchies et des rôles sociaux et de genre. Mais on voit bien, en observant la diversité des cultures que ces rôles n’ont rien de « naturels ». Ils ne sont pas inhérents à la nature humaine mais construits pour répondre à un objectif social déterminé : être plus fort pour s’attribuer la plus grosse part de ressources.

Il en est de même pour les hommes et les femmes. Parfois ce sont les hommes qui dominent, parfois ce sont les femmes. L’existence même de sociétés matriarcales prouve que la domination masculine n’a rien de « naturel ». C’est un choix social.

La domination est toujours une construction sociale imposée par les circonstances qui ont obligé les catégories dominées à accepter le pouvoir des dominants contre sa protection ou un autre avantage. Pour autant, les dominés vont développer un contre-pouvoir occulte, masqué et chercher à renverser la domination qui leur est imposée.

Dans les sociétés patriarcales des premiers villages, les femmes vont ainsi, et au fil des siècles, développer des contre-pouvoirs : la séduction de la jeune fille, la puissance de la mère castratrice, et peu à peu, vont exclure les hommes de la parentalité comme incompétents avec les enfants. La « mâle peur » devant la sexualité féminine (interdite pour rassurer les hommes), les sorcières des contes populaires, les blagues sur les belles mères autoritaires et les blondes stupides sont des transcriptions de cette puissance occulte.

D’autres femmes se sont simplement affirmées libres, intelligentes et puissantes et ont pu s’imposer dans un monde d’homme sans renoncer à leur propre féminité. Artémisia a été la première femme peintre de l’Académie de Florence, a eu un mari, des amants et des enfants et recevait de grosses commandes pour faire marcher son atelier. Se sentir puissante est le meilleur moyen d’être reconnue comme telle. La puissance n’est pas le pouvoir. Elle suppose la liberté et permet la rencontre d’une autre puissance pour la création d’un couple égalitaire (Pinkola Estes, 1996).

Accepter la domination des hommes comme un fait naturel revient à s’y soumettre. Lutter contre la discrimination des femmes au travail, c’est exiger un salaire égal à celui des hommes pour un même travail comme une évidence, c’est se savoir forte et renoncer à se plaindre et à accuser les hommes. Tout le monde n’en est pas capable. Tout le monde n’en a pas envie.

Parce que, justement, chacun est différent et la multiplicité des désirs, des besoins et des personnalités font que certains (hommes ou femmes) peuvent avoir envie de diriger, d’autres (hommes ou femmes) de s’occuper de son foyer, d’autre encore (hommes ou femmes) de se bâtir une vie harmonieuse entre travail et enfants. La frontière des rôles sociaux n’est pas entre les genres mais entre les individus. Les femmes peuvent être mères, mais les hommes peuvent être pères. Les femmes peuvent être chefs et les hommes aussi.

La fin des discriminations permettrait à chacun de choisir sa vie en fonction de ses désirs spécifiques et non en fonction de stéréotypes erronés qui imposent au sujet les rôles (ou contre rôles)  de son genre, de son ethnie, de sa religion ou toute autre catégorie.

A la discrimination des femmes au travail répond la discrimination des hommes dans leur fonction paternelle. Elle crée frustration et agressivité là où devrait s’organiser une collaboration sereine. Remplacer la domination par une autre n’a aucun sens. L’égalité s’est accepter chacun pour ce qu’il est, quel que soit son sexe et bâtir ensemble une société équilibrée, naturelle.

 

 

 

 

L’histoire de Toto de ma fille (Freud revisité)

« C’est la maman de Toto qui lui demande d’aller acheter une saucissse » (envie de pénis de la femme)

« Alors, Toto va à la charcuterie mais elle est fermée. » (complexe d’oedipe : Toto veut satisfaire le désir de sa mère, être son phallus)

« Donc il va dans la forêt d’à côté. Oui, il y a une forêt à côté  » ( heu, ça doit être lacanien, trop complexe pour moi… forêt, métaphore du père ????)

« Et donc il revient chez lui avec une saucisse. Sa mère la mange et dit que c’est très bon. » (mère castratrice qui dévore le phallus de son fils)

« A ce moment là, la sonnette retentit et un gorille est sur le seuil. Il demande: « rends moi ma zézette. » (interprétation libre et flottante… le nom-du-père ?)

Voilà….

Finalement, c’est pas si drôle que ça…. pour le gorille ….

La peur de la Mère…

Le paradoxe de la civilisation patriarcale est d’avoir soumis les femmes et développé dans le même temps une peur viscérale de la mère.

La mère, dans l’imaginaire de l’homme qui se veut dominant est à la fois désirée dans une fusion intense et crainte car cette fusion pourrait le détruire. Freud a parfaitement décrit ce phénomène avec son complexe d’Oedipe qui épouse sa mère et nie ainsi sa dimension d’homme en remettant son pénis entre les mains de celle qui l’a fait.

L’homosexualité latente de Freud l’a mis sur la voie d’une analyse très juste des mécanismes complexes et cachés de la société où l’Homme détient, seul, le pouvoir. Car, et ceci est un autre paradoxe, l’homosexualité masculine, l’amour pour le Même, est la forme la plus aboutie du patriarcat.

On y voit généralement ces hommes se débattre entre un amour profond pour leur mère dont ils ont beaucoup de mal à se détacher et une crainte du sexe des femmes. Amour ambivalent de petit garçon où la mère est à la fois le seul recours, la seule protection contre l’angoisse de séparation et de mort, et une taulière qui leur a confisqué leur pénis, l’emblème de leur puissance masculine à l’encontre des femmes. La Mère, cette femme sans sexe, cette femme qui fait « un » avec eux et donc qui partage leur pénis, qui est donc Même, à la fois interdite et désirée, cette Mère Castratrice de Freud, les pousse à préférer aimer des hommes, des Mêmes, non angoissants, non geôliers potentiels, non castrateurs.

Mais ce pouvoir terrible de la Mère toute puissante et castratrice est la conséquence de l’organisation sociale patriarcale. L’homme ayant asservi la femme, celle-ci ne peut renoncer à son pouvoir naturel, et donc le fait renaitre dans une lutte occulte et sournoise de l’esclave contre le maître. N’ayant plus la force et la légitimité sociale, elles utilisent la séduction et la manipulation.

On le voit bien dans les cultures les plus oppressives pour les femmes: la femme est une esclave mais la Mère est toute puissante. La Mère des garçons s’entend. Le pouvoir qui est dénié aux femmes est récupéré de manière affective et occulte par la Mère qui se venge de l’oppression de son mari sur son fils qu’elle met en son pouvoir… et sur la Belle fille… avant que celle-ci ne devienne mère du garçon-héritier et reprenne le pouvoir à la mort de sa belle mère.

C’est toute la problématique des régentes, à la fois recours salvateur et détestées.

Paradoxe apparent car le maître a toujours peur de ceux qu’il opprime. Il sait bien qu’à la moindre faiblesse, ceux-ci le tueront pour se libérer. Tous les dictateurs vivent dans la peur. Car ils savent que leur prise de pouvoir est obtenue par la force et n’a aucune légitimité naturelle. Fragile, elle peut s’effondrer d’un moment à l’autre…

De même le pouvoir exclusivement masculin n’a rien de naturel.

Je dirais même plus, comme Dupont et Dupond de Tintin, le pouvoir exclusivement féminin non plus.

Car, n’en déplaise à Rousseau, l’Etat de nature n’existe pas pour l’Homme. Il n’y a pas un état primitif de l’homme, qu’il soit bon ou mauvais, que la société et la civilisation aurait perverti ou du moins changé.

Toutes les expériences, parfois assez atroces, qui consistaient à vouloir élever des enfants sans interactions sociales pour voir émerger cette strate « naturelle » et primitive de l’homme, pure de toute influence sociale, se sont soldées par la folie et la mort pour les malheureux sujets de l’expérience.

C’est la grande différence de la nature de l’homme avec les animaux et les autres êtres vivants sur cette terre. L’Homme n’existe pas en dehors de son organisation sociale. Le pouvoir masculin n’est donc pas lié à une donnée naturelle et génétique contre laquelle on ne peu rien. C’est une détermination qui lui permet de grandir et de se développer en tant qu’être humain pensant. Une structure de pensée préexistante à sa naissance, dont il hérite et qui va le tuteurer, l’accompagner, le former tout au long de sa croissance. Une « éducation » avec laquelle il pourra prendre ses distances à l’âge adulte mais qui est la condition sine qua non de sa vie d’être humain. C’est un moule qui va lui donner sa forme.

Or ce moule n’est pas prédéterminé. En étudiant l’histoire de l’humanité, ce qui a été, en étudiant la diversité du monde actuel, ce qui est, on ne peut manquer de remarquer qu’il en existe de multiples formes, certaines apparentés, d’autres non, de moules.

Certains sont en totale contradiction, d’autres extrêmement proches malgré les apparences. Certains donnent le pouvoir aux hommes, d’autres aux femmes, d’autres à seulement certaines catégories de personnes, d’autres encore ont des systèmes compliqués où la religion et la politique s’entremêlent…

Qu’est ce qui détermine se moule ? Comment s’est il formé un jour avant d’être reproduit génération après génération, respecté ou remis en question et détruit ?

je crois qu’il y a une réponse très simple: la Nature. La grande oubliée de notre civilisation, et pourtant celle qui a le plus grand pouvoir sur nous (qu’on se souvienne du Tsunami par exemple)…

L’accès aux ressources est la clé de la fabrication du moule.

C’est un bouleversement climatique et un changement radical des ressources disponibles qui a fait s’effondrer la civilisation paléolithique et a créé notre monde patriarcal dans la plus grande partie du monde.

C’est la crise des ressources naturelles, pillées et abîmées, détruites aujourd’hui qui va aboutir, également à un changement civisationnel profond… ou à la destruction de l’humanité.

Comme il y a 10 000 ans, il va falloir s’adapter. Et comprendre ce qui s’est passé à cette époque pour des hommes et des femmes « naturellement » pareils à nous (mais sans téléphone portable greffé à l’oreille) peut nous aider à gérer cette adaptation au mieux. Nous n’avons pas le choix.

Et, enfin, ne plus avoir peur de la Mère…

Le Narcissisme: nouvelle pathologie de notre temps

Les psychologues le voient bien, il y a une évolution dans les pathologies observées.

Des névroses avec culpabilité et conflits intra psychiques, on est passé à toutes les pathologies narcissiques. Les cabinets des psychologues sont remplis de personnes qui sont dans les dépendances, qu’elles soient à l’alcool, aux drogues, au sexe ou affectives, également on voit arriver ce qu’on appelle les pathologies de l’insuffisances (« faites moi quelque chose pour que je sois à la hauteur ») et toutes les personnes victimes des pervers, en particulier des pervers moraux que sont les pervers narcissiques.

Ces derniers sont un peu les Arlésiennes des cabinets de soins psychologiques, car jamais ils ne pourront accepter de consulter pour changer de comportement, puisque ce comportement est le seul qui leur procure une jouissance. Embarqués par leurs pulsions sans contre pouvoir, les pervers sont des personnes qui jouent à la limite, trouvant leur jouissance à aller au delà de la limite. Cela leur donne un sentiment de puissance qui pallie le vide intérieur qu’ils ont en eux, car ils n’ont pu se construire.

Un tel changement est symptomatique de ce qu’est en train de devenir notre société.

Nous avions, jusqu’aux années 50 environ (et un peu au delà car les mentalités bougent lentement) une société coincée, structurée jusqu’à l’immobilisme, où l’autorité du père (père familial mais aussi dieu père garant de la morale commune) était si écrasante qu’elle sclérosait toute vie et aboutit à une situation oppressante où la culpabilité régnait en maîtresse.

Or, nous sommes passé, peu à peu à une société où l’autorité est violemment rejetée, d’où qu’elle vienne, favorisant une liberté sauvage (sous couvert de l’épanouissement de l’individu) liée certainement aux idéologies consuméristes du libéralisme lui même sauvage. Libéré de toute tutelle, et en particulier de celle du père, le sujet tombe sous la coupe de mères castratrices, ravies de retrouver ce pouvoir dont on les avaient dépossédées, ou de mères qui se sentent incapables d’être mères, autant que les pères. Il n’y a plus de limites claires à soi, à ce que l’on peut faire, à ce que l’on veut faire, à ce que l’on peut exiger de l’autre. On arrive aux pathologies des états limites: ni névrosés, ni psychotiques, mais un peu des deux, caractérisés par un échec de la construction du moi et du surmoi (pour reprendre la terminologie freudienne). ces deux entités psychiques sont « ratées » comme en lambeaux, suffisamment existantes pour donner un comportement apparemment acceptable en société, pas assez pour donner une vraie stabilité à l’être.

On ne sait plus qui on est, alors on se regarde dans un miroir comme Narcisse et on tombe amoureux de soi même puisque les autres n’existent pas. Sans identité claire et construite, on bascule dans des faux selfs de façade ou on devient pervers pour utiliser l’autre devenu un objet (puisqu’on est le seul à exister).

Faire basculer une autorité devenue excessive sans la remplacer par un système de pouvoir souple et consensuel n’aboutit qu’à la loi de la jungle régissant des rapports sociaux basés sur la domination et l’esclavage. Les individus se retrouvent seuls, sans repères, et uniquement préoccupés d’eux-mêmes puisque les liens sociaux « officiels » sont déconsidérés et perçus comme négatifs. Un système éminemment narcissique qui favorise la dérive perverse.

Que demande t’on, en effet, dans notre société pour réussir ? Il faut être ambitieux et un peu mégalo pour savoir se mettre en avant (officiellement être sûr de soi et conscient de sa valeur, essentiellement supérieure à celle des  autres), être séducteur pour se vendre et obtenir ce qu’on désire, ne pas avoir trop de scrupules et donc savoir jouer de la vérité et du mensonge dans un théâtre d’illusion où tout est confus: le parfait portrait du pervers narcissique.

Dans cette compétition au plus « performant », ce sont les plus manipulateurs qui gagnent, car ils ne sont pas embarrassés par la vérité pour vanter leurs mérites.

Le modèle valorisé dans notre monde est un modèle pervers.

Cela se fait en douceur, de façon insidieuse, comme une bonne publicité, pour séduire la personne-cible afin qu’elle adhère à ce qui va lui arriver. Cela utilise les blessures narcissiques de l’individu, en misère affective car immature, prêt à tout et n’importe quoi pour être aimé, tout en étant persuadé ne pas mériter de l’être. On se laisse manipuler par un pervers ou par une situation perverse au travail pour obtenir de l’amour. Sauf qu’on n’en obtient pas.

On croit qu’on est libre parce qu’on est intelligent et on pense qu’on ne va pas tomber dans le piège. Or,  le jeu de séduction qui utilise un savant mélange de mensonge et de vérité nous font perdre nos défenses. En acceptant d’être séduit, on se met en danger, surtout que, comme la personne joue la sincérité en nous avouant, à nous, parce que nous sommes l’élu (e),  qu’elle ment, on croit que pour nous, elle ne ment pas.

La perversité est une violence psychologique qui pompe toute l’énergie du manipulé. Il n’est pas étonnant que le mal du siècle soit la fatigue. ce n’est pas tant la charge de travail qui épuise, elle est moins importante que dans les siècles précédents. Mais c’est la surcharge émotionnelle et la perversité ambiante à tous les niveaux qui génère cette fatigue, au travail, dans les couples, partout… L’être sent bien que quelque chose ne va pas, qu’il ne fait pas ce qu’il souhaite, qu’il obéît à des ordres qu’il ne perçoit même pas, et essaie de tirer ainsi la sonnette d’alarme…

ce ne sont pas des vitamines, des massages ou du viagra qui sont nécessaires pour retrouver une vitalité, c’est de poser une limite claire et solide au manipulateur et d’oser affirmer sa qualité de personne. ce qui est extrêmement difficile quand on n’a jamais été reconnu et valorisé par des parents matures et construits.


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