• Accueil
  • > Recherche : je suis très stéréotypé

Résultats de la recherche pour ' je suis très stéréotypé '

« Je suis un stéréotype et j’en suis fière ! » sic

Argh….. Je n’étais pas prête…

Cela m’est tombé dessus sans sommations, par surprise et je suis en état de choc !

Le mot « traumatisme » n’est pas de trop… surtout que je ne m’y attendais pas, tranquillement installée dans ma baignoire d’eau douce et tiède, entre la mousse et l’éponge naturelle moelleuse…

J’avais bêtement projeté de regarder tranquillement un magazine féminin (celui qui commence par un B et finit par un A… non pas Babar, ça finit par un R… suivez un peu…).

Je ne pensais pas tomber sur Bécassine… en pire…

Il y avait un gros titre sur la couverture, je cite « Quel Plaisir d’être moi » (bon, ça c’est un peu con, et j’aurais pu me méfier mais je suis d’un naturel confiant et j’ai zappé) « Comment s’aimer et s’assumer (pour profiter à fond de la vie »

C’est tentant, non ?

Alors, j’ai acheté le dit magazine, sans vérifier le contenu puisqu’il était sous blister (à cause d’une pub sans intérêt sur une collection de petites culottes in-métables, tout juste bonnes à favoriser les fantasmes de ces messieurs qui aiment les arracher avec les dents… bref…)

Donc, dans mon bain, j’ouvre le magazine et je cherchotte l’article en question en passant par des chaussures échasses (bris de cheville assuré), des sacs hors de prix, des pubs, des fringues à la limite du vulgaire et du n’importe quoi avec des mannequins qui s’emmerdent devant l’objectif et le font savoir comme si c’était un must (sourire ? ah, non, quelle horreur !) des pubs, des pubs et des billets d’humeur même pas drôles à force d’être poncifs, des pubs, des articles sexe que ma grand mère aurait pu lire (et c’était pas une rigolotte) et des pubs.

Bon, je finis par trouver.

Et là, je découvre un tas de conneries qui me font regretter d’être du même sexe que celles qui écrivent ça ! (ah, d’ailleurs il y a un auteur qui est un mec… ca me rassure.)

C’est : « Je suis un stéréotype et j’en suis fière ! »

Revue de détail:

L’intro, passe encore. c’est assez rigolo, même si cela ne vole pas super haut.

Mais la suite est effarante de vide intellectuel. A lire ça, on se dit que oui, les femmes sont des êtres décérébrés tout juste bonnes à regarder des images et des sit com pas trop complexes à la télé…

C’est une suite de soi disant raisons de s’aimer, avec une « preuve » irréfutable donnée par une « experte » femme, madame tout le monde (soit Micky, Leila, Réjane, Viviane etc.) Moyenne d’âge 30 ans (en réalité, 10, mais bon.)

Exemple: « Parce que je suis super autonome » (oui, bon, pas faux…) « La preuve: » Là on s’attend à un truc scotchant qui vous mobilise pour laisser tomber cette foutue dépendance qui vous bouffe la vie depuis votre naissance… et ben non. « La preuve par Micky, 31 ans: j’ai réussi ce qu’il y avait de plus important: je suis autonome » Ah. C’est ça la preuve ? Mais c’est nul, ça n’apporte rien !

Autre exemple: « Parce qu’on est souple » Ah bon. Je ne vois pas trop le rapport avec l’estime de soi, surtout que la preuve de Sylvie, 24 ans, c’est qu’elle sait faire le grand écart alors qu’elle n’est même pas danseuse… Mais je m’en tape !

Dernier exemple (parce que c’est trop dur d’écrire ces inepties, et les pages en sont pleines, il y  en a 22 , et les encadrés, c’est pas mieux (genre que c’est drôle de mettre du vernis à ongles sur le canapé, ah ah, quel bonheur d’être une vraie fifille…)) « Parce qu’on est la reine des tartes » (des tarées, oui) et Lola, 32 ans nous décrit ses merveilles pâtissières…

Donc, s’aimer, c’est correspondre parfaitement au stéréotype de la nunuche un peu (beaucoup ) conne, bonne ménagère et fan de fringues (mais pas trop), qui se définit par son apparence (mais qui s’accepte « telle qu’elle est ») et son relationnel (elle a un mec qui l’adoooore forcément, même si elle a eu des déceptions qu’elle a supporté avec courraaage), brave fille en somme mais il faut lui parler lentement et d’une manière simple sinon, elle décroche…

ben vi…

S’aimer c’est ne pas viser trop haut et se contenter ce sa médiocre petite personne…

Beurk……

 

La jolie cellulite du printemps

C’est le printemps… le soleil revient, les oiseaux chantent, les boutons de fleurs s’épanouissent, les amoureux se bécotent sur les bancs publics et les terrasses des cafés se remplissent…

Le printemps est un vrai bonheur à Paris. On sort enfin de la grisaille et du froid, on sourit à la nouvelle lumière qui entre dans notre appartement, l’air s’allège et notre garde robe aussi…

Ben justement, parlons en…

Boostée par l’atmosphère printanière, j’ai décidé hier matin de laisser tomber mes jeans, pantalons et autres chaussettes en laine qui constituent mon uniforme d’hivers pour mettre une petite robe toute saillante  qui m’allait à ravir au printemps dernier. Et donc des collants fins qui voilent délicatement la jambe.

Je ne me suis pas laissée décourager par les légères difficultés que j’ai eu à l’enfiler et à la boutonner au niveau de la ceinture… Bah… pas grave… sans doute un peu d’aérophagie…

Et je suis partie. Ravie. J’étais dans le ton. Le soleil éclaboussait le trottoir et mes ballerines trottinaient allègrement dans l’air tiède de cette belle journée… J’ai même un peu tressauté d’allégresse…

Je n’aurais pas du. J’ai senti comme un « blop-blup-blop » sur mes cuisses. Il n’y avait pas que mon coeur qui avait tressauté, mon gras aussi… Mes cuisses tremblotaient comme de la jelly anglaise. Beurk… Horreur.

Cachées dans un enveloppement constant de pantalons et collants opaques pendant plusieurs mois, mes jambes se sont insidieusement enveloppées d’une magnifique couche de cellulite-peau d’orange extrêmement … moche…

La découverte des dégâts m’a atterrée. Comment vais-je faire pour afficher cette élégance parisienne aux longue jambes fuselées cet été ? L’image que j’aimerais avoir de moi en a pris un coup ! D’autant plus que, n’ayant pas les moyens, ni le temps d’aller en institut ou à St Barth’ pour arranger les choses et leur donner en prime une jolie couleur miel, je risque fort de me retrouver avec les jambasses  glougloutantes de cellules hypertrophiées gonflées d’eau et de gras, blafardes de n’avoir pas vu le soleil et pas susceptibles de le voir un jour pour bronzer un peu, tellement je les trouve vilaines.

Donc, deux solutions:

Continuer à cacher ces jambes qui m’ont trahi sous des pantalons (mon sempiternel jean) et des jupes longues… et investir dans des choses plus essentielles dans la vie que l’apparence.

Du genre « ces raisins sont trop verts! » du renard de La Fontaine (là, je fais ma cultivée de base… hihi) et mépriser ces frivolités qui l’on prête aux femmes dans une image stéréotypée dans laquelle je ne marche pas. Je ne suis pas une femme-objet ! Au diable ces essais de séduction du mâle, je ne me soumettrai pas au diktat du phallocentrisme…

Ouais, bof…

Ou bien prendre les choses en mains (si je puis dire) et afficher malgré tout mes gambettes en l’état, tout en leur appliquant un programme maison d’esthétique et de bien être (massages, sport, crèmes, huiles essentielles…) et pouvoir garder l’espoir de finalement pouvoir frimer dans quelques mois avec mes jambes… juste au moment où se pointera l’automne, quand il faudra les couvrir de nouveau à l’avancée des frimas…

(soupir)

La vie d’une femme est un éternel combat…

Bonne journée de printemps !

La jolie cellulite du printemps LZN_6878-300x300

La preuve par sexe…

Entendu hier une émission de radio s’indignant (à juste titre) du rapport mal ficelé concernant l’hypersexualité des enfants (en fait essentiellement des petites filles « mini miss »).

Le sujet est délicat. De toute façon, le sexe est toujours un sujet délicat…

Je n’ai pas lu le rapport, mais il me semble, d’après ce que j’ai entendu, que ce rapport fait pas mal de confusions et d’amalgames dans un souci de moralisation sociale et de diabolisation du sexe. Quoi de plus facile que d’agiter la menace de la pédophilie et de l’agression sexuelle sur mineurs pour tenir un discours puritain et castrateur ? Quoi de plus facile de d’essayer de se rallier les électeurs les plus droitiers par un retour à l’ordre moral si rassurant… au vu des contre-performances du candidat Sarkozy…

Bon, alors…

Remettons, si l’on peut, les choses en ordre. Et loin de l’idéologie, regardons les faits.

Les concours de « Mini miss » sont, à mon avis, plus ridicules et désolant qu’autre chose. C’est faire croire aux petites filles qu’elles vont réussir dans leur vie grâce à leur seule apparence et que celle ci est la chose la plus importante de leur vie… C’est évidemment dangereux et faux. C’est aussi considérer les femmes et les futures femmes comme des « beaux » objets, n’ayant d’autre rôle dans la société que d’être décoratives.

Comme les concours de beauté des « grandes », cela fait un peu foire aux bestiaux. Mais au moins, les vaches du concours agricoles sont estimées à leur juste valeur…

Maquiller les petites filles, les habiller en lolitas est, certes, ridicule. C’est ne pas respecter l’enfance, le temps du non abouti, la neutralité de genre nécessaire à l’étape suivante, l’adolescence. Mais en soi, ce n’est pas si grave…

Pour l’enfant, ce n’est qu’un jeu. On joue à la grande, on met les talons hauts de maman, on fait semblant, on s’essaye à être une femme… On « imite » comme on joue à la marchande et à faire la vaisselle de sa dinette. On met en place son identité sexuelle… Cela peut se faire avec distance et humour, comme un jeu (ce qui n’est, c’est vrai, malheureusement pas souvent le cas).

On peut certes regretter que cette mise en place reprenne les stéréotypes de la femme soumise: Etre belle, être maman, bonne cuisinière et bonne ménagère. Mais c’est une construction sociale comme une autre, nécessaire à ce que la future femme puisse prendre sa place dans une société donnée. (Je suis d’accord  que cela doit être changé puisque la société change, et heureusement.) Les Mini miss peuvent évidemment renforcer ce stéréotype d’une société phallocratique, et c’est dommage. Mais légiférer pour condamner au nom d’une hypersexualisation me parait à côté de la plaque.

Il ne s’agit pas d’agression sexuelle ! Ne mélangeons pas tout ! Que vient faire le sexe là dedans, si ce n’est par une projection malsaine d’adultes pervers et pédophiles?

Je ne suis pas d’accord avec Freud. Il n’y a pas de sexualité enfantine, en ce sens qu’il n’y a pas d’image et de pulsion allant vers l’acte sexuel. Je crois que Freud est un magnifique névrosé avec des tendances pédophiles et incestuelles et qu’il a généralisé son propre cas à l’humanité. Tous les abuseurs d’enfants ont le même discours: c’est l’enfant qui les a provoqués car il désirait l’acte… non sens !

Par contre, l’enfant peut s’essayer à séduire. Tout le monde sait que les petites filles sont très séductrices vis à vis de leur papa, et la même chose pour les petits garçons vis à vis de leur maman. Cela dit, ils peuvent l’être aussi vis à vis de leur autre parent, selon leurs besoins du moment…

Car la séduction n’est pas forcément à but sexuel…

Chercher à séduire le parent ou l’adulte n’est pas la manifestation d’un désir sexuel. C’est le besoin d’un petit être naturellement dépendant de trouver sécurité, soins, et affection nécessaire à sa survie. Pour soi tout seul. Et, ainsi, d’éliminer les rivaux.

A l’adolescence, les choses se compliquent, mais avant, pendant l’enfance, il est à mon humble avis malsain d’imaginer quoi que se soit de sexuel chez un enfant. Je sais que je vais à contre courant de la sacro sainte psychanalyse qui impose parfois sa loi de la suprême vérité, mais bon…

Donc, c’est plutôt les intentions malsaines des pédophiles qui regardent ces petites filles qui jouent « à la grande » qu’il convient de condamner… et de se poser les questions sur les névroses cachées de ces gens qui « voient le mal partout » comme un écho à leurs propres pulsions sexuelles réprimées….


Commentaires récents

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne
  • Album : New york
    <b>rue1.jpg</b> <br />
Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par Agnès Falabrègues et plus de 40 millions de professionnels

Laisse moi mettre des poème... |
Le Dragon de la Rivière |
Tisseurs de Mondes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Nothing to Say
| Au delà des apparences...
| Les Aixclats du coeur