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Attention, une discrimination peut en cacher une autre !

Les femmes de pouvoir posent un vrai défi. En effet, elles contreviennent aux stéréotypes les plus communément admis des femmes discriminées et renvoyées aux fonctions subalternes, si ce n’est pas simplement à leurs fourneaux et bébés. En même temps, ayant traversé le fameux plafond de verre, les femmes de pouvoir devraient sereinement profiter de leur position chèrement acquise et même permettre aux autres femmes d’accéder également à des fonctions valorisantes.

Or, il n’en est rien. L’idée très répandue dans la littérature scientifique féministe qu’une société régie par les femmes serait bienveillante obéit également à un stéréotype : celui de la femme douce, bienveillante et dévouée.

Or, il apparaît qu’être une femme de pouvoir, ce n’est certainement pas mener une vie sereine et la discrimination continue  à être active, mais d’une autre manière. Parfois, souvent même ce sont les femmes elles mêmes qui discriminent d’autres femmes.

Les femmes ont le choix : soit reprendre les stéréotypes masculins les plus machos et se comporter comme un homme, soit se retrouver à devoir prouver en permanence leur valeur en en faisant toujours plus, en ne s’autorisant aucune erreur ou faiblesse (la perfection est leur seul objectif), tellement dévouées à leur travail qu’elles doivent renoncer à une vie privée « normale » et en particulier à vivre pleinement leur maternité.

Face à un tel « choix » imposé par une société phallo-centrée, les femmes qui réussissent sont celles qui, d’une manière ou d’une autre, obéissent à l’image du pouvoir comme une fonction agressive et violente. Elles en « imposent » tout autant que les autres. Parfois mêmes elles en imposent plus car elles doivent prouver leurs capacités au commandement, parce qu’elles sont femmes, là où un homme n’aurait rien à prouver. Elles doivent également renoncer à être aimées et à avoir des enfants (ou du moins à les élever). Les premières femmes à occuper des postes importants (professeurs, médecins…) étaient célibataires sans enfants (1920-1930) et légèrement suspectes.

 

En fait, lorsqu’on va rechercher l’origine de la construction sociale des stéréotypes de genre qui sous-tendent les discriminations des femmes, on tombe sur l’idée d’une « nature » féminine au rôle social bien définis.

La femme est épouse et mère. C’est à dire belle (pour être choisie par un mari), physiquement fragile (pour ne pas pouvoir se révolter) et donc dépendante de la force physique des hommes, serviable et douce pour soigner et prendre soin de sa famille, intuitive (car plus proche de la nature qu’elle subit tous les mois ou qu’elle porte pendant 9 mois), relationnelle (elle parle, elle n’agit pas), et n’aime pas la violence (elle a moins de testostérone qui rend agressif) et… un peu moins intelligentes. Ainsi, la femme reste fatalement dominée, ne pouvant opposer qu’un discours de conciliation et de pacification à la violence des hommes.

Or, l’histoire et les mythes (qui retranscrivent les fantasmes sociaux) nous montre des femmes très différentes. Des femmes violentes (Médée), puissantes (Catherine de Russie, Élisabeth Ière d’Angleterre), indépendantes et libres (Artemisia Gentileschi), solides et combatives (Jeanne d’Arc), cassantes et autoritaires (Mme Thatcher)…

Dans les pays mêmes où les femmes sont les plus opprimées par la culture, on trouve des maîtresses femmes que les hommes respectent et dont ils ont peur (la Mama italienne, la Mère juive (madame Proust ou la mère de S. Freud), la mère d’un fils dans la culture arabe, la reine-mère en Occident). Ces femmes ont acquis un pouvoir qui leur permet d’imposer leurs décisions bien mieux qu’un homme, comme de choisir elles mêmes l’épouse de leur fils (Haifaa Al-Mansour, film Wadja, 2012).

Car le pouvoir appelle toujours un contre-pouvoir (Bourdieu, 1985). Il n’y a pas de domination naturelle dans le monde des être humains. La spécificité des êtres humains est d’être uniques et non réductible à un comportement d’espèce et de genre. La liberté du choix d’agir, de penser et de s’exprimer est ce qui différencie radicalement les animaux des hommes. La nature humaine est d’entraide, non de domination. Fragile, avec comme arme de défense que son cerveau, l’être humain doit pouvoir compter sur ses semblables pour survivre. Et le plus fragile, le plus petit ou le plus handicapé peut être aussi le plus intelligent. Lorsque les ressources ne manquent pas, cette collaboration peut se mettre en place et la société s’organisera autour de l’échange, du partage et du vivre ensemble. La domination masculine ne date que du néolithique. Il semblerait que les âges de la Grande Chasse du paléolithique aient vu se développer pendant presque 20 000 ans, une société humaine bien plus égalitaire et collaborative (Falabrègues, 2013).

Dans un contexte de pénurie, que ce soit en ressources ou en partenaire, la compétition se met en place et la société, en organisant les rapports entre les être humains va imposer des hiérarchies et des rôles sociaux et de genre. Mais on voit bien, en observant la diversité des cultures que ces rôles n’ont rien de « naturels ». Ils ne sont pas inhérents à la nature humaine mais construits pour répondre à un objectif social déterminé : être plus fort pour s’attribuer la plus grosse part de ressources.

Il en est de même pour les hommes et les femmes. Parfois ce sont les hommes qui dominent, parfois ce sont les femmes. L’existence même de sociétés matriarcales prouve que la domination masculine n’a rien de « naturel ». C’est un choix social.

La domination est toujours une construction sociale imposée par les circonstances qui ont obligé les catégories dominées à accepter le pouvoir des dominants contre sa protection ou un autre avantage. Pour autant, les dominés vont développer un contre-pouvoir occulte, masqué et chercher à renverser la domination qui leur est imposée.

Dans les sociétés patriarcales des premiers villages, les femmes vont ainsi, et au fil des siècles, développer des contre-pouvoirs : la séduction de la jeune fille, la puissance de la mère castratrice, et peu à peu, vont exclure les hommes de la parentalité comme incompétents avec les enfants. La « mâle peur » devant la sexualité féminine (interdite pour rassurer les hommes), les sorcières des contes populaires, les blagues sur les belles mères autoritaires et les blondes stupides sont des transcriptions de cette puissance occulte.

D’autres femmes se sont simplement affirmées libres, intelligentes et puissantes et ont pu s’imposer dans un monde d’homme sans renoncer à leur propre féminité. Artémisia a été la première femme peintre de l’Académie de Florence, a eu un mari, des amants et des enfants et recevait de grosses commandes pour faire marcher son atelier. Se sentir puissante est le meilleur moyen d’être reconnue comme telle. La puissance n’est pas le pouvoir. Elle suppose la liberté et permet la rencontre d’une autre puissance pour la création d’un couple égalitaire (Pinkola Estes, 1996).

Accepter la domination des hommes comme un fait naturel revient à s’y soumettre. Lutter contre la discrimination des femmes au travail, c’est exiger un salaire égal à celui des hommes pour un même travail comme une évidence, c’est se savoir forte et renoncer à se plaindre et à accuser les hommes. Tout le monde n’en est pas capable. Tout le monde n’en a pas envie.

Parce que, justement, chacun est différent et la multiplicité des désirs, des besoins et des personnalités font que certains (hommes ou femmes) peuvent avoir envie de diriger, d’autres (hommes ou femmes) de s’occuper de son foyer, d’autre encore (hommes ou femmes) de se bâtir une vie harmonieuse entre travail et enfants. La frontière des rôles sociaux n’est pas entre les genres mais entre les individus. Les femmes peuvent être mères, mais les hommes peuvent être pères. Les femmes peuvent être chefs et les hommes aussi.

La fin des discriminations permettrait à chacun de choisir sa vie en fonction de ses désirs spécifiques et non en fonction de stéréotypes erronés qui imposent au sujet les rôles (ou contre rôles)  de son genre, de son ethnie, de sa religion ou toute autre catégorie.

A la discrimination des femmes au travail répond la discrimination des hommes dans leur fonction paternelle. Elle crée frustration et agressivité là où devrait s’organiser une collaboration sereine. Remplacer la domination par une autre n’a aucun sens. L’égalité s’est accepter chacun pour ce qu’il est, quel que soit son sexe et bâtir ensemble une société équilibrée, naturelle.

 

 

 

 

Bref, tout va bien…

Juste un petit mot avant mon thé et mon bouquin au coin du feu (je profite de mes dernières heures de liberté avant l’arrivée de la horde de sauvages que sont mes enfants…)

Ces derniers temps, au terme d’une maturation douloureuse digne d’un furoncle purulent, j’ai fait une mise au point salutaire de ce que je suis en train de devenir.

Ce ne sera pas la dernière, mais je crois que là, vu ce que j’en ai bavé, j’ai un peu été raclé une bonne partie du pire… Visite guidée de mon côté sombre…

J’ai ainsi mis à jour (âmes sensibles s’abstenir, c’est pas joli joli):

  1. Mon égoïsme camouflé en générosité. Heureusement pas toujours, mais il y a en moi une partie très égocentrique qui pense d’abord à soi avant de penser à l’autre et qui a dans la tête de monnayer sa gentillesse. Je me donne ainsi le beau rôle à mes yeux et je me sécurise. (Parce qu’en fait, je me sens trop minable pour être aimée comme ça, de but en blanc, pour mes beaux yeux, sans que j’y aide un peu mine de rien… )
  2. Ma colère. Oh lala ! ça, c’est une vieille histoire… Toute petite j’ai du ravaler ma colère devant l’injustice et le mépris dont j’étais l’objet. Du coup, je la cultive à l’intérieur mais je la refoule. Et elle revient bien pire sous le masque de la tristesse, ce qui me permet de manipuler l’autre en toute bonne foi, en lui faisant pitié. (vous savez, le coup des yeux attendrissant du chat botté dans Shrek ?) En fait, cela ne marche pas vraiment, et je me retrouve seule à pleurer dans mon coin sans attendrir personne, mais bon…
  3. Mon égo (ou mon mental). Un sacré coco, qui veut tout diriger et me fait faire de grosses conneries en me persuadant de regarder avec ses oeillères et en travestissant la réalité. Qui me mène par le bout du nez et me fait prendre mes désirs d’être aimée (légitimes) pour un besoin de dépendance (« sauve moi, aimes moi mon beau prince … « ) et une tactique de domination par la victimisation. Il se veut tout puissant et veut tout contrôler, en faisant mine de me défendre contre les grands vilains monsieur et le gros méchant monde… Le prince de l’illusion, mon égo… Perfectionnisme et toute puissance: tout maîtriser contre un monde qui m’en veut et qui est bien dangereux…
Je dois en oublier mais c’est déjà pas mal.
A côté de cela, j’ai des bons côtés, heureusement, mais bon…
D’où ça vient, ça ? Parce que je ne crois pas être fondamentalement mauvaise… (comme la plupart d’entre nous d’ailleurs…) Ben, comme pour tout le monde, ce sont des réactions de défense, de survie, de stratégies mises en place dans l’enfance (mais pas que) pour faire face à des évènements ou des personnes dangereux et qui nous ont profondément blessés. Pour survivre à cette souffrance, on a trouvé ça. Pas très glorieux mais bon, à 3 mois, 4 ans ou 10 ans, on n’a pas vraiment le choix des armes face à des adultes maltraitants (même s’ils ne font pas exprès).
Donc, mon égoïsme, c’était une manière de me garder vivante psychiquement face à une famille qui ne voulait pas de moi. Jouer à la gentille idiote pour avoir le droit de respirer. Etre serviable pour essayer d’attirer des bonnes grâces dont j’avais tant besoin. Penser un tout petit peu à Moa, vu que personne n’y pensait à part moi…
Ma colère, ben, c’est une réaction normale face à la différence de traitement dont j’étais l’objet. Mais refoulée car, si je l’exprimais, je sentais bien qu’elle ne serait pas entendue, au contraire, je me ferai encore plus rejeter, mépriser, pas aimée. Une colère rentrée se transforme en tristesse. Mais là non plus, ce n’était pas recevable. Donc, j’ai joué le rôle de la petite fille gaie « comme un pinson », le clown de service pour avoir une petite place… Mais le clown était triste et une sombre violence bouillait en lui…
Quant à mon égo, mon mental, c’était une tentative désespérée pour comprendre ce qui m’arrivait et mettre du sens, des raisons à ce mésamour. Comprendre, comprendre pour rester dans une logique vivable… mais à force il a pris le contrôle. Comprendre pour ne plus sentir. Se raconter une histoire pour que la vie garde un sens…
Bref, comme dit l’autre (je ne sais plus qui, je n’ai pas la télé) une femme avertie en vaut deux et désormais, je sais me regarder dans ma vérité (ou presque) et faire gaffe à agir selon ma conscience et non manipulée par ces princes noirs de mon inconscient. (désolée Mr Freud, il n’y a pas beaucoup de sexe dans mon histoire… Paradoxalement, de ce côté là, ça va très bien… bon, un peu rare ces temps ci mais pas de problèmes notables)
Remettre de l’ordre dans tout ça, et désamorcer ces bombes du passé pour m’en libérer. Je n’en ai plus besoin. Je suis une grande fille et je n’ai plus besoin de rester dans ces stratégies infantiles. La dépendance de l’enfant, c’est terminé. Game over… Revenir au présent.
Etre consciente de ce qui se passe en soi permet de se sentir plus légère et d’agir sans être poussée malgré soi vers des extrêmes stupides (du genre avaler 1 litre de glace au chocolat accompagné de chantilly et de muffins, se rouler par terre devant un imbécile éjaculateur précoce parce qu’il vous largue (au lieu de se dire bon débarras), hurler et vouloir muuuurrriir parce que l’autre zouave a oublié d’appeler, devenir une larve molle comme une nouille trop cuite, vautrée dans un lit parsemé de livres, de miettes diverses, de mouchoirs en papiers chiffonés et de cartes divinatoires (beurk) pleurant qu’on est toute malheuuureuuse, que personne ne nus aiiimmmme (ouais sauf tous nos amis, quelques membres de la famille et notre chien) et qu’on « va finir seeeuuullle » au milieu de nulle part (en fait on est très précisément localisée dans son appartement) en serrant un nounours compulsivement dans ses bras, pare ce que… on ne sait même plus pourquoi, en fait…)
Bref, se comporter avec le QI d’un dinosaure (y z’étaient pas fins…) et le glamour de tata mochetonne.
Alors qu’en fait, tout va bien.
  1. Je suis vivante.
  2. Je suis plutôt pas mal et pas trop conne
  3. Mes enfants sont merveilleux (de mon point de vue)
  4. J’ai plein de projets
  5. Je peux être rigolote
  6. J’ai plein d’amis qui arrivent encore à me supporter
  7. Je séduis manifestement encore (tiens, le 31, dans le métro, je me suis faite draguer… Non, il n’était pas complètement bourré…)
  8. La vie est belle, pleine de surprises et finalement assez sympa (ne plus projeter le passé sur le présent et le futur, un peu d’ordre !)
  9. Celui qui va m’aimer va avoir une sacré chance ! (prenez des tickets !)
Plein de bisous pour la nouvelle année de la part de la nouvelle Agnès…

L’histoire de Toto de ma fille (Freud revisité)

« C’est la maman de Toto qui lui demande d’aller acheter une saucissse » (envie de pénis de la femme)

« Alors, Toto va à la charcuterie mais elle est fermée. » (complexe d’oedipe : Toto veut satisfaire le désir de sa mère, être son phallus)

« Donc il va dans la forêt d’à côté. Oui, il y a une forêt à côté  » ( heu, ça doit être lacanien, trop complexe pour moi… forêt, métaphore du père ????)

« Et donc il revient chez lui avec une saucisse. Sa mère la mange et dit que c’est très bon. » (mère castratrice qui dévore le phallus de son fils)

« A ce moment là, la sonnette retentit et un gorille est sur le seuil. Il demande: « rends moi ma zézette. » (interprétation libre et flottante… le nom-du-père ?)

Voilà….

Finalement, c’est pas si drôle que ça…. pour le gorille ….

La peur de la Mère…

Le paradoxe de la civilisation patriarcale est d’avoir soumis les femmes et développé dans le même temps une peur viscérale de la mère.

La mère, dans l’imaginaire de l’homme qui se veut dominant est à la fois désirée dans une fusion intense et crainte car cette fusion pourrait le détruire. Freud a parfaitement décrit ce phénomène avec son complexe d’Oedipe qui épouse sa mère et nie ainsi sa dimension d’homme en remettant son pénis entre les mains de celle qui l’a fait.

L’homosexualité latente de Freud l’a mis sur la voie d’une analyse très juste des mécanismes complexes et cachés de la société où l’Homme détient, seul, le pouvoir. Car, et ceci est un autre paradoxe, l’homosexualité masculine, l’amour pour le Même, est la forme la plus aboutie du patriarcat.

On y voit généralement ces hommes se débattre entre un amour profond pour leur mère dont ils ont beaucoup de mal à se détacher et une crainte du sexe des femmes. Amour ambivalent de petit garçon où la mère est à la fois le seul recours, la seule protection contre l’angoisse de séparation et de mort, et une taulière qui leur a confisqué leur pénis, l’emblème de leur puissance masculine à l’encontre des femmes. La Mère, cette femme sans sexe, cette femme qui fait « un » avec eux et donc qui partage leur pénis, qui est donc Même, à la fois interdite et désirée, cette Mère Castratrice de Freud, les pousse à préférer aimer des hommes, des Mêmes, non angoissants, non geôliers potentiels, non castrateurs.

Mais ce pouvoir terrible de la Mère toute puissante et castratrice est la conséquence de l’organisation sociale patriarcale. L’homme ayant asservi la femme, celle-ci ne peut renoncer à son pouvoir naturel, et donc le fait renaitre dans une lutte occulte et sournoise de l’esclave contre le maître. N’ayant plus la force et la légitimité sociale, elles utilisent la séduction et la manipulation.

On le voit bien dans les cultures les plus oppressives pour les femmes: la femme est une esclave mais la Mère est toute puissante. La Mère des garçons s’entend. Le pouvoir qui est dénié aux femmes est récupéré de manière affective et occulte par la Mère qui se venge de l’oppression de son mari sur son fils qu’elle met en son pouvoir… et sur la Belle fille… avant que celle-ci ne devienne mère du garçon-héritier et reprenne le pouvoir à la mort de sa belle mère.

C’est toute la problématique des régentes, à la fois recours salvateur et détestées.

Paradoxe apparent car le maître a toujours peur de ceux qu’il opprime. Il sait bien qu’à la moindre faiblesse, ceux-ci le tueront pour se libérer. Tous les dictateurs vivent dans la peur. Car ils savent que leur prise de pouvoir est obtenue par la force et n’a aucune légitimité naturelle. Fragile, elle peut s’effondrer d’un moment à l’autre…

De même le pouvoir exclusivement masculin n’a rien de naturel.

Je dirais même plus, comme Dupont et Dupond de Tintin, le pouvoir exclusivement féminin non plus.

Car, n’en déplaise à Rousseau, l’Etat de nature n’existe pas pour l’Homme. Il n’y a pas un état primitif de l’homme, qu’il soit bon ou mauvais, que la société et la civilisation aurait perverti ou du moins changé.

Toutes les expériences, parfois assez atroces, qui consistaient à vouloir élever des enfants sans interactions sociales pour voir émerger cette strate « naturelle » et primitive de l’homme, pure de toute influence sociale, se sont soldées par la folie et la mort pour les malheureux sujets de l’expérience.

C’est la grande différence de la nature de l’homme avec les animaux et les autres êtres vivants sur cette terre. L’Homme n’existe pas en dehors de son organisation sociale. Le pouvoir masculin n’est donc pas lié à une donnée naturelle et génétique contre laquelle on ne peu rien. C’est une détermination qui lui permet de grandir et de se développer en tant qu’être humain pensant. Une structure de pensée préexistante à sa naissance, dont il hérite et qui va le tuteurer, l’accompagner, le former tout au long de sa croissance. Une « éducation » avec laquelle il pourra prendre ses distances à l’âge adulte mais qui est la condition sine qua non de sa vie d’être humain. C’est un moule qui va lui donner sa forme.

Or ce moule n’est pas prédéterminé. En étudiant l’histoire de l’humanité, ce qui a été, en étudiant la diversité du monde actuel, ce qui est, on ne peut manquer de remarquer qu’il en existe de multiples formes, certaines apparentés, d’autres non, de moules.

Certains sont en totale contradiction, d’autres extrêmement proches malgré les apparences. Certains donnent le pouvoir aux hommes, d’autres aux femmes, d’autres à seulement certaines catégories de personnes, d’autres encore ont des systèmes compliqués où la religion et la politique s’entremêlent…

Qu’est ce qui détermine se moule ? Comment s’est il formé un jour avant d’être reproduit génération après génération, respecté ou remis en question et détruit ?

je crois qu’il y a une réponse très simple: la Nature. La grande oubliée de notre civilisation, et pourtant celle qui a le plus grand pouvoir sur nous (qu’on se souvienne du Tsunami par exemple)…

L’accès aux ressources est la clé de la fabrication du moule.

C’est un bouleversement climatique et un changement radical des ressources disponibles qui a fait s’effondrer la civilisation paléolithique et a créé notre monde patriarcal dans la plus grande partie du monde.

C’est la crise des ressources naturelles, pillées et abîmées, détruites aujourd’hui qui va aboutir, également à un changement civisationnel profond… ou à la destruction de l’humanité.

Comme il y a 10 000 ans, il va falloir s’adapter. Et comprendre ce qui s’est passé à cette époque pour des hommes et des femmes « naturellement » pareils à nous (mais sans téléphone portable greffé à l’oreille) peut nous aider à gérer cette adaptation au mieux. Nous n’avons pas le choix.

Et, enfin, ne plus avoir peur de la Mère…

La preuve par sexe…

Entendu hier une émission de radio s’indignant (à juste titre) du rapport mal ficelé concernant l’hypersexualité des enfants (en fait essentiellement des petites filles « mini miss »).

Le sujet est délicat. De toute façon, le sexe est toujours un sujet délicat…

Je n’ai pas lu le rapport, mais il me semble, d’après ce que j’ai entendu, que ce rapport fait pas mal de confusions et d’amalgames dans un souci de moralisation sociale et de diabolisation du sexe. Quoi de plus facile que d’agiter la menace de la pédophilie et de l’agression sexuelle sur mineurs pour tenir un discours puritain et castrateur ? Quoi de plus facile de d’essayer de se rallier les électeurs les plus droitiers par un retour à l’ordre moral si rassurant… au vu des contre-performances du candidat Sarkozy…

Bon, alors…

Remettons, si l’on peut, les choses en ordre. Et loin de l’idéologie, regardons les faits.

Les concours de « Mini miss » sont, à mon avis, plus ridicules et désolant qu’autre chose. C’est faire croire aux petites filles qu’elles vont réussir dans leur vie grâce à leur seule apparence et que celle ci est la chose la plus importante de leur vie… C’est évidemment dangereux et faux. C’est aussi considérer les femmes et les futures femmes comme des « beaux » objets, n’ayant d’autre rôle dans la société que d’être décoratives.

Comme les concours de beauté des « grandes », cela fait un peu foire aux bestiaux. Mais au moins, les vaches du concours agricoles sont estimées à leur juste valeur…

Maquiller les petites filles, les habiller en lolitas est, certes, ridicule. C’est ne pas respecter l’enfance, le temps du non abouti, la neutralité de genre nécessaire à l’étape suivante, l’adolescence. Mais en soi, ce n’est pas si grave…

Pour l’enfant, ce n’est qu’un jeu. On joue à la grande, on met les talons hauts de maman, on fait semblant, on s’essaye à être une femme… On « imite » comme on joue à la marchande et à faire la vaisselle de sa dinette. On met en place son identité sexuelle… Cela peut se faire avec distance et humour, comme un jeu (ce qui n’est, c’est vrai, malheureusement pas souvent le cas).

On peut certes regretter que cette mise en place reprenne les stéréotypes de la femme soumise: Etre belle, être maman, bonne cuisinière et bonne ménagère. Mais c’est une construction sociale comme une autre, nécessaire à ce que la future femme puisse prendre sa place dans une société donnée. (Je suis d’accord  que cela doit être changé puisque la société change, et heureusement.) Les Mini miss peuvent évidemment renforcer ce stéréotype d’une société phallocratique, et c’est dommage. Mais légiférer pour condamner au nom d’une hypersexualisation me parait à côté de la plaque.

Il ne s’agit pas d’agression sexuelle ! Ne mélangeons pas tout ! Que vient faire le sexe là dedans, si ce n’est par une projection malsaine d’adultes pervers et pédophiles?

Je ne suis pas d’accord avec Freud. Il n’y a pas de sexualité enfantine, en ce sens qu’il n’y a pas d’image et de pulsion allant vers l’acte sexuel. Je crois que Freud est un magnifique névrosé avec des tendances pédophiles et incestuelles et qu’il a généralisé son propre cas à l’humanité. Tous les abuseurs d’enfants ont le même discours: c’est l’enfant qui les a provoqués car il désirait l’acte… non sens !

Par contre, l’enfant peut s’essayer à séduire. Tout le monde sait que les petites filles sont très séductrices vis à vis de leur papa, et la même chose pour les petits garçons vis à vis de leur maman. Cela dit, ils peuvent l’être aussi vis à vis de leur autre parent, selon leurs besoins du moment…

Car la séduction n’est pas forcément à but sexuel…

Chercher à séduire le parent ou l’adulte n’est pas la manifestation d’un désir sexuel. C’est le besoin d’un petit être naturellement dépendant de trouver sécurité, soins, et affection nécessaire à sa survie. Pour soi tout seul. Et, ainsi, d’éliminer les rivaux.

A l’adolescence, les choses se compliquent, mais avant, pendant l’enfance, il est à mon humble avis malsain d’imaginer quoi que se soit de sexuel chez un enfant. Je sais que je vais à contre courant de la sacro sainte psychanalyse qui impose parfois sa loi de la suprême vérité, mais bon…

Donc, c’est plutôt les intentions malsaines des pédophiles qui regardent ces petites filles qui jouent « à la grande » qu’il convient de condamner… et de se poser les questions sur les névroses cachées de ces gens qui « voient le mal partout » comme un écho à leurs propres pulsions sexuelles réprimées….

Dimanche (et retour de thérapie en retard…)

Oui, bon, d’accord, je n’ai pas écrit lundi soir…

Mais c’est que beaucoup de choses bougent en moi et que j’ai droit à un peu d’intimité avec mon psy, non ?

Et puis, c’était trop embrouillé.  Lorsqu’on entreprend de remettre tout à plat pour essayer de comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi, on arrive à des moments où, justement, tout nos repères habituels s’effondrent. Tout se complique et chaque réponse trouvée fait naître des tas d’autres questions (comme les têtes de l’hydre repoussant plus nombreuses à mesure qu’on les coupe). Bref, on se retrouve, l’air abrutie, face à un écheveau tellement plein de noeuds qu’on désespère le démêler un jour. C’est dans cet état d’esprit que je suis rentrée du psy lundi soir… J’ai renoncé à comprendre. Juste baissé les bras et laisser advenir les choses. Sans savoir ce que ces fameuses choses sont…

J’ai renoncé à faire ma maligne et à la jouer perso dans cette histoire…

Si je m’en sors, ce ne sera pas totalement de ma faute !

Bon.

Je profite avec délice et un peu de mélancolie d’un dimanche de tranquillité et de solitude. Je lis, je dors, je pleure, je chante, j’aime, et je me comporte n’importe comment…

J’ai quand même tondu ce que j’appelle pompeusement ma pelouse avant de finir mon livre de David Lodge dans mon hamac avec un thé à l’orange à portée de main dans une jolie tasse bleue.

Hier, colloque lacanien sur le corps… Les interventions les plus intéressantes à mon sens, étaient celles des philosophes… plus concrets. Les psychanalystes étaient plus portés sur la poésie et l’art…

Mais une chose m’a agacée.

Non, il est faux de croire, avec Freud, que les femmes n’ont pas de pénis (c’est à dire d’organe de jouissance).

Non, l’équivalent du pénis n’est pas l’utérus ! Le pauvre vieux Freud, victime de la phallocratie de son époque (enfin, victime… c’est plutôt sa femme et ses filles qui l’ont été…) n’avait manifestement jamais été voir d’un peu prés comment s’était fichu une femme, du côté du sexe…

Parce que sinon, il se serait rendu compte que :

L’utérus nous sert à faire des enfants et pas à avoir du plaisir (un peu comme les testicules sans la peau ou la prostate chez un homme). Or dans le discours psy, l’utérus est le pendant au pénis… ben non, nous ne sommes pas que des ventres à faire des bébés (ce qui, entre parenthèse n’est pas hyper-jouissif du point de vue corporel… nausées, mal partout, hémorroïdes et j’en passe), nous sommes aussi (et surtout) des êtres de plaisir (le nôtre) avec un sexe (le nôtre). (si, si !)
Le clitoris, notre « pénis » à nous, ne se résume pas à son bouton terminal. Renseignez vous, les mecs!  Il embrasse le sexe féminin, à l’intérieur, d’un corps calleux qui « bande » lors de la montée du plaisir, provoquant un frottement délicieux lors de la pénétration. Ce qui permet, avec l’excitation simultanée du bouton externe (équivalent de votre gland) une jouissance puissante.(là, j’en vois qui apprennent des choses…)
Nous sommes capables de jouir bien plus intensément qu’un homme, et plus longtemps (les pauvres, ils doivent se contenter d’un pfuit de quelques secondes avant d’être HS, nous, cela, peut durer plein de longues minutes, avec des répliques, mmmm….). Ce qui ne manque pas de perturber et de terrifier certains hommes (la plupart, en fait) qui ont, du coup, constamment interdit le plaisir aux femmes… (excisions, chasteté obligatoire, interdit culturel (si tu as du plaisir, c’est que tu es une pute), maternités non stop…). Ben oui, nous en sommes capables mais beaucoup de femmes se l’interdisent encore, ou l’ignorent car il faut pour le découvrir, avoir la chance de faire l’amour avec un homme capable d’être à l’écoute de sa partenaire et de l’aimer assez pour accueillir son plaisir avant le sien, ce qui n’est pas si courant…

Donc l’idée selon laquelle les femmes seraient incomplètes (castrées de nature) car elles n’ont pas de pénis est une idiotie. Elles ont leur organe de jouissance, tout comme les hommes, leur propre phallus, et n’ont pas besoin de l’envier à leur papa ou leur partenaire. La puissance attaché au phallus est aussi une réalité chez les femmes. Puissance de femme (et pas seulement de mères), de jouissance et de liberté.

Mais, chez l’homme comme chez la femme, la jouissance, qui donne l’énergie et la puissance de vie, ne s’obtient pas par masturbation (fut elle à deux), mais par une rencontre avec l’autre, l’Alter, qui va potentialiser les capacités du pénis et du clitoris ensemble. Cela, les femmes sont certainement plus conscientes que les hommes, elles qui réclament plus souvent des sentiments amoureux pour faire l’amour… donc une vraie rencontre.

Bref, la psychanalyse a découvert pas mal de choses intéressantes, mais il y a encore du boulot concernant les femmes…

Pour une fois, Freud m’a fait beaucoup rire…

« Les sujets qui passent beaucoup de temps à mettre leurs chaussettes en raison d’hésitations et de vérifications incessantes au moment d’enfiler cet attribut, sont soit des névrosés obsessionnels (le pied est un substitut du pénis et la peur est celle de l’onanisme) soit des schizophrènes (les mailles des chaussettes sont autant de substituts de l’organe génital féminin.) » In La Psychose freudienne

Désormais, lorsque j’ouvre mon tiroir à chaussettes j’ai l’impression de faire une chose essentiellement cochonne, avec tous ces objets sexuels étalés, là, dans un ordre relatif qui attentent ma main avide et mon pied … (ah, le pied !!!)

Il n’est d’ailleurs pas forcément évident de choisir,  alors que l’on est encore ensommeillé et humide de la douche matinale, la bonne paire de chaussettes qui ira bien.

Les messieurs ne me contrediront pas, c’est galère. On veut les noires mais on ne trouve que les marrons, on trouve les bleues mais en fait elles sont mal appareillées (la femme de ménage ou soi même étions un peu ailleurs en les rangeant après la lessive), on cherche celles de tennis et on ne trouve que celles de ville. On a mis les bleues et c’est très vilain avec le pantalon et les chaussures, noirs tous les deux, qu’on a choisis ensuite… Il faut changer les unes ou les autres… mais après, cela ne va plus avec la chemise…

En plus, on n’a pas le temps, on s’énerve et on finit par partir au bureau avec une chaussette grise et une marron…. et supporter toute la journée les sourires en coin de la réceptionniste et les gloussements niais de certains collègues, à moins que ce ne soit l’humour lourdingue et pleins de sous entendus grivois de certains clients.. « Ah Ah… vous n’étiez pas réveillé ce matin, Monsieur Dupont, une nuit bien occupée ?? Ah Ah ! » avec un clin d’oeil complice parfaitement déplacé.

Et pour nous les filles, c’est encore pire lorsqu’il s’agit de bas ou de collants…

Parce qu’en plus, ils filent…

Un grand moment que celui où après avoir extirpé du tas qui git dans le tiroir, le bon collant, on en a enfilé la moitié et que tel un héron sur sa patte, on est en train d’enfiler l’autre dans un équilibre instable, lorsqu’il décide de filer.

Une magnifique balafre pas belle du tout se met à zigzaguer sur la jambe et sous nos yeux exaspérés. L’heure tourne, on va louper notre rendez-vous et il faut qu’on enlève le tout, qu’on le jette à la poubelle, et qu’on recommence l’opération au stade de l’archéologie tiroiresque, avant de constater que c’était notre dernier collant noir et qu’il ne nous reste plus que le bleu marine à dentelles et à paillettes, pas forcément au top avec notre programme de la journée.

On se demande d’ailleurs furtivement pourquoi on l’a acheté celui là (sans doute une erreur due à la fièvre des soldes. Nb : soldes: grave maladie lors de laquelle on achète n’importe quelle merde sous prétexte qu’elle a une étiquette – 60 %)!

En plus, il est indestructible à l’inverse de ceux qui sont mettables, mais pas plus d’une demi journée.

Non, celui là, il a résisté à tout, les soirées dingues, le chien de la tante qui vous saute dessus, les griffes du chat et l’osier traitre des chaises de la caféteria… Il est impossible à jeter et continue à squatter notre tiroir…
Alors, on se rabat sur les chaussettes et on délaisse la petite robe classe pour notre bon vieux jean…

Bon… mais pour gainer nos gambettes, une nouvelle épreuve cornélienne nous attend, nous les filles.

Justement, à supposer qu’ils ne filent pas, qu’allons-nous choisir ? Les bas glamour qui nous arrivent à mi cuisses et ont effectivement une charge érotique évidente (je suis sûr que Freud aurait adoré les Dim up, surtout les noirs à jarretière à dentelle) en enserrant voluptueusement nos jambes douces comme un papier cadeau… Ou les collants, plus pratiques qui évitent les courants d’airs coquins mais pas toujours agréables sous la jupe mais sont nettement moins sexy, et c’est un euphémisme. Ils font plus bastion que paquet cadeau.

Essai simili freudien… (Ersatz à ne pas prendre trop au sérieux…)

En revenant de la fac, les neurones surchauffés, je me suis posé la question existentielle suivante : comment les structures mentales de l’homme se sont elles constituées ? J’ai donc imaginé d’aller voir à l’origine de l’humanité ce qui semble permettre de mieux comprendre les mécanismes psychiques à l’œuvre chez nos contemporains car ils y acquièrent un sens et une cohérence (si, si… Votre voisin exaspérant qui vous fait chier depuis deux ans a une cohérence ! Il a même un mécanisme psychique… incroyable, non ?).

Déterminer quels sont les structures « normales » et pourquoi elles se font formées, dans quel but, permettrait de mieux appréhender les dysfonctionnements éventuels (névroses, psychoses, attitude déplaisante d’un membre de notre famille…). Non ?

A l’origine, Monsieur et Madame Sapiens, dans leur hutte (car l’humanité a surtout commencé dans des huttes de branchages plus ou moins sommaires. Les grottes de l’image d’Epinal avec les massues, la femme tirée par les cheveux et la chasse au mammouth ne sont venues que bien plus tard) se regardent.

Il est homme, elle est femme. Ils ont un seul but, un seul instinct essentiel (à part manger) : perpétuer la race humaine.

En cela Freud ne s’est pas trompé. C’est bien l’instinct de reproduction le plus puissant de toutes nos motivations, puisque c’est à cet instinct que l’on est capable de sacrifier tous les autres (manger, dormir, se mouvoir, ne pas avoir mal…). La libido, l’énergie vitale, l’envie de n….er.

Seulement cet instinct ne s’incarne et de s’exprime pas du tout de la même manière selon les sexes.

Monsieur n’a biologiquement qu’un but : répandre sa semence dans un maximum de boites à ovules. La suite des évènements lui importe peu… Cela, au fond, ne le concerne pas vraiment. Il faudra inventer l’amour pour le retenir un peu auprès de ladite boite à ovule, le temps de la gestation et de la petite enfance. Mais cette deuxième phase n’est que le résultat des manœuvres instinctives de la femme pour qui le but premier n’est pas de faire un maximum d’actes sexuels mais de mener à bien un seul acte : la gestation (et l’allaitement). Depuis la pomme, c’est clair, l’homme se fait manipuler…

L’instinct primaire de la femme ne va donc pas être faire l’amour le plus souvent possible mais de faire naître un petit. Et pour cela, se faire pénétrer environ une fois par an suffit pour obtenir le meilleur rendement possible. L’objectif de la femme implique donc une stratégie beaucoup plus complexe  et étendue dans le temps. L’instinct et le désir sexuel devient secondaire car il n’est que la condition du désir essentiel : devenir mère.

Pour être brutale : l’homme va chercher à séduire une femme pour la pénétrer et le pénis devient l’instrument indispensable et précieux de l’opération (d’où une surévaluation, un surinvestissement des hommes sur ce petit bout de chair). La femme va cherche à séduire un homme pour qu’il la protège tout le long de sa grossesse et de l’élevage du petit, période pendant laquelle elle et l’enfant sont particulièrement vulnérables, et ce beaucoup plus longtemps que les animaux. Et donc le pénis n’a pas une valeur importante pour elle, seulement accessoire. La force, l’intelligence et la puissance de l’homme, par contre, oui. Les seins et son ventre à elle aussi.

 

La nature faisant bien les choses, la femme est fécondée grâce au désir de l’homme, l’homme a un héritier vivant grâce au désir de la femme.

 

Reprenons ce qui nous reste de toute cette histoire. Le bon vieil Œdipe et associés…

Dans la hutte, le jeune mâle a regardé toutes les femmes d’un œil sexuellement intéressé. Il est fabriqué pour cela. Vu la fragilité humaine, c’est le seul  moyen de ne pas disparaître : faire le plus d’enfants possible, donc baiser à tout va. Mais toutes les femmes, c’est en l’occurrence sa mère, ses sœurs, ses cousines, ses tantes, sa grand-mère, etc…. Le monde est petit, surtout dans une hutte… Or, la nature sait que la consanguinité, c’est pas top. Donc il y a un interdit. Il faudra aller chercher sa (ses) partenaires plus loin, le père (le mâle dominant) est là pour y veiller.

Dans nos immeubles civilisés, le jeune garçon revit la même chose. Il découvre son zizi et ses performances (dur, pas dur, dressé, pas dressé, plaisir, pas plaisir…) avec ravissement et a envie de s’en servir sur sa mère parce que c’est celle qui est la plus proche, la plus disponible. Mais en même temps le père le lui interdit : Salut Œdipe ! Bravo Freud.

Sauf que là où Freud a un peu déconné, c’est qu’il a décalqué son modèle masculin sur la femme, et cela marche beaucoup moins bien.

La petite fille ne s’émerveille pas sur son sexe à elle. Elle ne peut le voir et bien longtemps, ne soupçonne même pas son existence. Mais cela ne la perturbe pas plus que cela. Elle trouve même le machin des garçons vaguement ridicule et pas très pratique sauf pour les concours de pipi très loin (mais ce genre de performance ne la passionne pas).

Par contre elle aimerait bien avoir des seins comme maman… C’est que la petite fille ne rêve pas de faire l’amour avec son papa (ça, elle s’en fout) mais de devenir mère comme sa maman et que papa s’occupe d’elle (tendresse, attentions, protection…) comme il s’occupe de sa maman.

Le petit garçon est jaloux de papa parce qu’il peut faire l’amour à maman. Elle, elle va être jalouse de maman, oui, mais non pas parce qu’elle peut faire l’amour avec papa (elle s’en fout), mais parce que maman a été rendue mère par papa et que papa s’occupe de maman prioritairement à la petite fille. Cela crée une hiérarchie entre femmes que la petite fille n’aura de cesse de renverser en sa faveur. La séduction ne va pas être purement sexuelle mais plutôt attentionnelle, affective, de pouvoir. Même si c’est toujours la reproduction sexuée qui sous tend toute l’histoire.

L’analyse des désirs et des refoulements va donc être très différents selon les sexes et l’entrée en névrose ou psychose va se faire pour des interactions, des manques et des maltraitances très différents en fonction des sexes. L’homme étant très sensible à tout ce qui a trait au pénis et au désir sexuel stricto sensu, la femme beaucoup plus sensible aux problématiques d’interactions entre individus (amour, pouvoir, liens affectifs garants de protection…). Non pas que le désir purement sexuel n’existe pas chez elle, mais il est subordonné à la relation de bonne qualité avec l’homme. Alors que la relation n’est qu’une option pour l’homme…

Euh suis-je claire ?

 

Ce qui explique que les hommes sont persuadés que les femmes rêvent gros zizis (et de Rocco Si Fredi) pendant que les femmes fantasment sur Georges Clooney (en se moquant totalement de la taille de son engin…). What else ?

 


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