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Censure

Mon ex n’a rien trouvé de mieux que de produire des pages de mon blog auprès du juge aux affaires familiales, pour prouver je ne sais quoi. Sans doute que je suis une femme dépravée puisque j’ai le culot de parfois parler de sexe… Ou totalement irresponsable puisque j’aime la vie (post L’oiseau), les voyages, l’art et les découvertes (posts Montréal et New york), etc…

Je vais donc faire attention à ce que j’écris, le temps que tout cela soit jugé et clos.

J’avais un sujet assez intéressant sur la peur d’être soi, mais bon. Qui sait comment cela aurait pu être interprété ???

Donc,

Je ne sais pas trop de quel sujet je vais pouvoir parler… Un truc basique, sans enjeu, passe partout, politiquement correct. Du temps qu’il fait, a fait, fera ?

Je ne peux commenter les programmes de TF1 ou de France 2, 3, ou canal +,  puisque je n’ai pas de télévision. Et en plus, si je l’avais, je n’ai pas des goûts très consensuels puisque je préfère Arte ou la 5… Beuhhh ça fait intello…

Voilà.

Merci l’ex…

 

Sexe et humanité: l’art du jouir relationnel

Ils se regardent l’un l’autre.

Leurs corps nus s’attirent et s’effleurent. Ils se respirent avec délices. Il la prend dans ses bras et elle niche son visage au creux de son cou. Un frisson de plaisir la traverse lorsqu’elle sent son odeur. Une odeur subtile qui signe celui qu’il est et le rend unique pour elle. Il est lui aussi ému par la caresse subtile de ses cheveux sur sa peau et par le charme indéfinissable qui s’échappe d’elle. Ils rient, se découvrent, se parlent doucement. Questions pour apprendre l’autre,  paroles douces de tendresse et d’admiration, d’attention l’un à l’autre…

Peu à peu les caresses se font plus affirmées, les mains naviguent sur leurs corps nus, s’attardent sur un endroit qui leur plait ou qui plait à l’autre. Ils expriment ce qu’ils ressentent pour se guider mutuellement. Ils sont embarqués dans un navire vers Cythère et s’organisent comme un équipage aguerri pour arriver au port.

Les sexes se sont gonflés de désir. Ils finissent par se rencontrer et s’accueillent l’un l’autre. La danse commence, délicieuse, entrecoupée de baisers, de regards et de mots d’amour, de reconnaissance et de respect. Les sexes emmêlés, ils plongent aussi leurs yeux dans les yeux de l’autre et découvrent leurs âmes et leur âme commune qui danse.

Le plaisir est profond, scandé comme une musique, la jouissance vient à eux.

Elle commence par le clitoris, se propage dans le vagin et dans le pénis, elle remonte dans l’utérus, le ventre, le coeur, les seins, les lèvres et jusques au sommet du crâne de la femme pour redescendre comme une marée puissante et douce jusqu’à la pointe des pieds. En même temps, elle part du pénis, des bourses, pour irradier le corps de l’homme d’énergie bienfaisante. C’est comme un grand cercle divin. La jouissance les enveloppe ensemble dans une unité sans limites, elle même unie à tellement plus grand qu’eux mêmes. Expérience étrange que cette spiritualité issue du sexe, dans notre monde matérialiste et rationnel.

La jouissance circule, fait des pirouette, les remplit, les comble, les rend libres et sereins… et peu à peu s’apaise dans un immense bien être qui les laisse l’un près de l’autre, respirant tranquillement le bonheur d’être, présents l’un à l’autre, en souriant…

C’est chouette, hein ?

C’est ça jouir pour un humain (un peu différent des bonobos ou gorilles, non ?)

Ca n’arrive malheureusement pas tout les jours car il faut pour cela oser aimer et croire en soi et en l’autre. Or la plupart des être humains ont peur de la vraie rencontre et se contentent de relations sexuelles Samsuffit, où chacun se sert de l’autre pour quelques spasmes masturbatoires de détente.

Je l’ai parfois vécu, ça. (Donc je peux vous dire que c’est vrai)

Et très honnêtement, j’espère le revivre.

Cela dit, il ne fait pas en faire une obligation et renoncer à l’autre manière de faire l’amour… Le jouir jubilatoire ne se décide pas plus que le bonheur. Il est le résultat d’une rencontre et l’expression de moments magiques… Et surtout pas une performance obligée sous peine d’échec! Surtout pas. Il est des moments où le samsuffit est très bien, et où on n’a pas besoin de plus…

On ne mangerai pas tous les jours à la Tour d’argent ! Parfois un bon pot au feu maison est un vrai plaisir… Ben, c’est pareil. Le pied, c’est d’être libre de choisir ce qui convient à tous les deux au bon moment. Le petit coup de détente, le câlin sans prétention, ou le grand jeu… Selon ses envies et celles de son partenaire… en toute liberté et bien être…

En ce moment, là, comme je ne suis pas en couple, et donc, ben,  j’en suis à sublimer mon désir en écrivant ce blog… bon… voilà.

L’abstinence a aussi l’avantage de nous pousser à créer une oeuvre… rires !

Kenavo !

Fin d’année, début d’année… bilan ?

J’ai eu l’impression, cette année, de tirer une charrue sans les boeufs. Toute seule…

Ce n’était pas particulièrement rigolo et je me sens bien fatiguée. Je crois bien que je ne suis pas Swartzy et que passer en force, ce n’est pas mon truc…

Sans doute, je m’en mets trop sur le dos…

Et je ne tiens pas compte de mes vrais besoins, qui sont parfois plus simples que les exigences de perfections du monde. Je me suis un peu trahie, méconnue et trompée cette année. J’ai voulu croire à des illusions et oublié de regarder la réalité en face…

J’ai refoulé ma colère qui s’est transformée en tristesse, j’ai renoncé à mes limites, j’ai négligé les messages de mon corps et exigé de moi ce que je n’avais pas à faire. Je me suis épuisée à courir après les papillons diaphanes du rêve et n’ai pas pu construire les bases solides de ma vraie vie…

Bref, Bilan assez minable si ce n’est que j’ai ouvert les yeux sur ma réalité et sur mon ombre et que je commence à pouvoir prendre du recul sur ces vagues de souffrances qui me submergent et me poussent à vouloir tout foutre en l’air quand je ne maîtrise plus rien. Je commence à repérer les fragments de discours destructeurs qui me pétrifient de terreurs et me plongent dans les larmes et le néant. Les « je ne vaux rien » « Il me rejette » « je ne suis pas aimable et pas aimée » « je rate tout » « je n’y arriverais jamais » « j’ai mal et seul, lui, peut me soulager » « je ne peux rien faire pour moi » « cela ne sert à rien » « je n’en peux plus, je sombre…. », etc.

Donc, cette année, je vais essayer d’ouvrir les yeux sur la vie, m’accepter telle que je suis (avec ma colère, mon égoïsme et ma trouille), et d’aller à la rencontre de mes vrais besoins…

2013, ce sera l’année où mes enfants vont grandir d’une année avec bonheur et dans la réussite!

2013, ce sera l’année où je vais m’offrir d’aimer et d’être aimée par un homme qui aura envie de me rendre heureuse et de partager ma vie, simplement. Entre le tube de dentifrice et  les casseroles, entre fous rires et tendresse, il mêlera ses chaussettes sales avec mes bas Dim up,  laissera flirter ses caleçons avec mes culottes en dentelles (ou en coton petit bateau les jours où j’ai besoin de confort douillet), partagera ma boite de kleenex les jours de rhume, et les soupirs sur nos ex d’un air entendu… Un type qui aura sa vie et ses passions, ses envies et ses obligations mais s’intéressera aussi aux miennes, de temps en temps, histoire d’alimenter une conversation enrichissante (qui m’apprendra les mystères du turbo réacteur ou de l’entomologie (c’est un exemple), et écoutera d’un air narquois mes théories fumeuses en psychologie). Un viril poilu qui me dévorera toute entière et se laissera câliner avec furie par Moa…Un vrai mec, quoi… (toute contre façon s’abstenir)

2013, ce sera l’année de mon déménagement dans un appart plus grand, plus calme, plus lumineux et plus plus… (Bon, OK, peut être en 2014…)

2013, ce sera l’année de mon diplôme et de mon titre de pyschologue pour de vrai

2013, ce sera l’année de « je gagne des sous avec mes petites mimines, comme une grande » et je retrouve mon autonomie financière

2013, ce sera l’année de la fin de mon divorce et de la liberté, enfin !

2013, ce sera les premiers pas de Moi nouvelle manière…  C’est à dire une fille pleine de défauts (si, si, plein !), mais qui sait (enfin) où elle va et ce qu’elle veut, parmi les difficultés et les ratés « pédagogiques » de sa vie…

Et d’abord un grand ménage.

Par exemple, Lui, l’alexithymique (voir quelques articles avant), qui est si souvent aux abonnés absents… et bien, s’il ne vient pas à moi, je ne viendrai plus à lui. Tant pis. Marre d’avoir sans cesse l’impression de le harceler pour quémander l’honneur de sa présence ou d’un signe de lui… S’il ne veut faire aucun effort pour moi, je ne peux l’y obliger. Il a le droit de vivre sa vie ainsi, de ne jamais être disponible. Mais moi, j’ai le droit d’avoir envie d’une autre type de relations. Moi, j’ai besoin d’un homme qui s’implique dans une relation humaine et respectueuse, simplement, sans chichis, sans se poser des questions existentielles (j’ai peur, j’y vais, j’y vais pas…je sais pas) dans la légèreté et l’humour.

Hugh ! J’ai dit !

Bonne année  à tous !!!!

 

 

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Deux américaines à Paris

Rencontre parisienne dans un café tout près de la Madeleine, beau comme un Paris de carte postale fait tout exprès pour les touristes ! Le sol blanc et noir, les tables « vintage » et des chaises qui semblent avoir vu les fesses de Sartre, Boris Vian et Juliette Greco, voire Hemingway…

Deux américaines étudient la carte de Paris, un verre de vin blanc à portée de main. La soixantaine active et le plaisir de vivre dans un Carpe Diem efficace et joyeux. Deux amies en goguette en France, libres et sympathiques.

Je sors de l’exposition de la pinacothèque. Le délire génial de Vincent Van Gogh et la sérénité moqueuse d’Hiroshige. Je dessine sur mon carnet. Les fabricants de cartes postales ne choisissent jamais les oeuvres que je préfère… J’ai crayonné le dessin… je le mets en couleur, maintenant, devant cette table brune sur laquelle s’étalent mes crayons de couleur, ma tasse de café, mon téléphone…

Les deux femmes ont fini leur vin, elles me remarquent et la conversation s’engage… Voyage immobile de la langue étrangère, rencontre humaine et charmante, échange.

Je leur souhaite un merveilleux séjour…

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D'après Hiroshige. Le temple de l'amour.

Sacrée solitude

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jardin Khan

Parfois, je rêve de me retrouver seule, dans un ermitage, en haut d’une montagne ou face à l’océan, avec pour simple compagnonnage de quoi écrire … et de quoi me nourrir (faut pas déconner, quand même hein !). Une bouteille de bon vin ne serait pas non plus de refus…

Le silence qui est le calme;

La musique qui est celle de l’oiseau;

La parole qui est la mienne pour peu à peu la laisser s’éteindre au profit de l’écoute douce de mon corps.

Découvrir, loin du tumulte des revendications modernistes des hommes, qui je suis. Sentir qui je suis. Percevoir, enfin qui je suis.

Recevoir le cadeau d’être de mes propres mains, et surtout de personne d’autre.

Loin des iphone, des bipbip agaçants qui vous rappellent à l’ordre, des ordinateurs qui vous submergent d’informations venues des quatre coins du monde, des obligations, des devoirs, des il-faut-que, des vite, vite… Tous ces parasites qui couvrent la vraie musique de la vie en nous. Tous ces robots performants qui nous permettent de nous cacher et de ne pas nous voir… de revêtir l’armure du rôle social qui nous pose dans le monde.

Ne pas nous voir…

Et ne pas voir l’autre. Tel qu’il est, pas tel qu’il apparaît.

Oui, dans mon appartement parisien, dans cette ville vibrante que j’adore, j’ai envie de la paix sereine du silence, du vide, de la solitude.

Et en même temps, j’en ai une peur terrible. Panique.

Peur qui me pousse à chercher à remplir ce vide par n’importe quoi. Pour l’oublier, le refouler.

Etre face à soi même, nue, sans le paravent des histoires que l’on se raconte pour se rassurer (j’ai pas de chance, c’est sa faute, il ne m’aime pas, il devrait faire ci ou ça, il (elle) me doit bien ça…), devant le miroir magique de la vérité, c’est renoncer à un idéal de soi rassurant, connu mais qu’on ne voit pas dans la réalité simple (et étrange) de ce qui apparaît à nos yeux. C’est renoncer à lette image d’Epinal qui nous trahit car elle n’est pas nous, mais à laquelle on tient car on a appris à nous définir en fonction d’elle…

Depuis bien longtemps, pour être aimée par les autres, à la suite de notre dépendance obligée de l’enfance, nous avons revêtu ce masque protecteur. Renoncé à nous-mêmes pour être ce que les autres veulent que l’on soit, pour être ce que nous pensons que les autres veulent que l’on soit.

Triste mascarade qui finit mal.

Dans l’incompréhension, le malaise et le quiproquo.

Incompréhension des êtres qui se cachent les uns des autres et ne peuvent se découvrir dans leur vérité.

Malaise d’être à côté de nos pompes et de s’être perdu de vue, de vie… prisonnier d’un personnage qui n’est pas nous.

Quiproquo des rapports humains faussés où nous reprochons aux autres de ne pas nous donner cet amour pour lequel on a renoncé à nous mêmes.

Me retrouver. M’aimer. Etre. En fonction de moi. En fonction de personne d’autre. Pour ne devoir mon sourire qu’à moi même, et pouvoir le donner gratuitement à celui qui saura m’aimer.

On ne peut aimer vraiment que lorsque l’on s’aime soi même. C’est comme une lapalissade… Et pourtant… on a bien du mal à découvrir le mode d’emploi de l’amour de soi. On n’ose pas, on se l’interdit comme un coupable égoïsme.

Ne pas s’aimer oblige à demander à l’autre de le faire pour nous. Et cela devient une triste tractation commerciale qui finit en récriminations frustrées, puisqu’on demande à l’autre ce qu’il ne peut donner (sinon à lui même) et que l’on se refuse.

Aimer cette femme que je suis. Avec tous ses défauts et ses quelques qualités.

Et rire parce que telle que je suis, je suis bien… n’en déplaise à quelques grincheux…

Le silence

Il ne dit rien.

Il ne communique pas.

Dans un monde où la communication tous azimut est la règle, où tout le monde est branché à un téléphone ou à une boîte mail comme à une perfusion de survie, il reste hors d’atteinte.

Son téléphone, le même modèle que tout le monde, pourtant, au scintillement si attachant et si fascinant, celui que l’on pianote en permanence, les yeux rivés sur l’écran, au mépris de ceux qui nous entourent… qui , de toute façon, font la même chose…

Son téléphone, donc, s’obstine à sonner dans le vide. Puis la voix du répondeur, le même message d’une voix inconnue, chaque fois, voix programmée et impersonnelle  qui m’enjoint de laisser un message…

Mes Sms tombent dans un grand vide. Pas de réponse. Ou si peu.

Comme si je n’avais pas d’importance.

Comme si je le dérangeais de mon affection envahissante.

Comme s’il ne voulait plus de moi et qu’il tentait de décourager ainsi, par le silence, mes tentatives vaines et maladroites d’exister pour lui.

Comme si j’essayais de lui prendre sa liberté…

Des larmes…

…Coulent doucement sur ma joue.

Tristesse d’une colère refusée, interdite.

Je pleure sur moi. Sur ma tendresse que je vois laissée pour compte… Que je crois laissée pour compte…

Sur les battements de mon coeur qui s’affole…

Pour rien… je sais bien…

Je sais qu’il est ainsi. Qu’il y a bien longtemps, sans doute, il a perdu le goût de dire, d’exprimer, de faire confiance, de s’ouvrir à l’autre, de respecter ses propres envies et ses propres besoins… pour se protéger.

Je sais que son silence n’est pas dirigé contre moi.

Mais j’ai si peur. Et lui, il a si peur.

Deux peurs face à face, pas les mêmes, mais qui dressent un mur d’incommunicabilité entre nous. Il devient impossible de se dire. On a peur de ce que l’autre va faire de notre mise à nu. Comme dans le dernier film avec Lindon, où le silence entre la mère et le fils, tue.

Alors nous nous se taisons.

Même moi, je me tais.

Je n’ose plus le rappeler, lui écrire.

Sauf ici.

Je ne crois pas que je vais avoir le courage de lui envoyer cela. Et il ne lit pas mon blog.

Enfin, je ne crois pas. Il ne me dit pas grand chose…

Et pourtant au fond de moi, je sens bien que l’amour git au fond de nous… blessé mais encore vivant !

Comme le canard de l’histoire de Robert Lamoureux… (http://www.youtube.com/watch?v=xKXTwBSAwYQ)

L’auteur

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MOA

Une maison en Provence

J’ai retrouvé ma maison en Provence….

Et avec elle, mes racines. La ciel si haut qui emmène mon regard dans des espaces libres et bleus infinis, le soleil qui caresse, le vent qui secoue et les légumes du marché, les tomates, mures, rondes, rouges ou les olives vertes ou  noires comme des billes de bois d’ébène, les salades verts tendres, perlant de rosée, les courgettes, les aubergines, les fromages de chèvre…

La sensation des tomettes sous mes pieds, la lumière qui inonde la chambre, l’accent chantant sous mes fenêtres, et le petit déjeuner sur la terrasse…

Je n’ai pas trop les moyens de l’entretenir. C’est une vieille dame qui a besoin de  tant de soins… Alors je la loue.

Une maison en Provence terrasse-300x225

Salon de Provence

Pauvre Georges Clooney !!!

Pauvre homme… normal qu’il aille d’échec féminin en ruptures…  Il ne connait pas la femme de sa vie: moi…!!! (rires: je ne trouve plus les smileys…)

Il n’a, dès lors, pas la chance de vivre une relation épanouissante avec une vraie femme, merveilleuse, intelligente, sensible, drôle, cultivée, sensuelle, heureuse et belle… « Moa »…

Encore mieux que son cochon, qui, même s’il a une magnifique queue tirebouchonnée que je n’ai pas, est peut être un peu court en conversation …

Franchement, quelle tristesse qu’il doive se contenter de quelques serveuses de bar bien roulées ( potentiellement sillonnées et futures botoxées) à la poitrine généreuse et au cul parfait ! Ou de présentatrices télé modèle courant.

Moi, pas de risque de me confondre avec une poupée de magazine ! Rien de parfait chez moi, et même quelques signes du temps qui signent une histoire de femme. Quelques rides, quelques relâchements cutanés, un ovale du visage qui a des oublis… mais que du naturel et du bio !

Au moins, je ne suis pas un truc à la mode, normé et lisse, que l’on retrouve à tous les coins de rues… plutôt un modèle unique avec de cheveux qui ne ressemblent à rien, une peau d’origine sans repeints dessus, des sourcils roots (les épiler ça fait trop mal, flute !) une taille moyenne voire petite, mes baskets et mon jean (je ressemble à une girafe qui vient de naître, tremblotante et mal assurée, sur des talons hauts…), mes ongles sans vernis même pas rouges ni même noirs, verts ou  bleus…

Plus proche de Renoir et de Maillol que de Modigliani en ce qui concerne ma chute de reins, j’ai aussi une jolie bouche, et des yeux … Ah mes yeux… des bavards…

Bref, pauvre Georges qui ne sait même pas qu’il passe à côté du bonheur de me rencontrer…

Dernière minute: Et pourquoi Georges dans mon blog ? Parce que  cet homme est un mec bien. Il ne se contente pas d’avoir une belle gueule, il est intelligent, cultivé, courageux (cf Soudan) et sans doute plein d’humour…  Et moi, je craque pour les hommes intelligents, cultivés, courageux et plein d’humour…

En fait, les deux personnalités du monde (légèrement frelaté) du cinéma qui me plaisent vraiment et que j’aimerais rencontrer pour travailler avec eux à des scénarios, ou pour simplement le plaisir d’une belle rencontre amicale et humaine, c’est lui et Woody Allen… Je suis sûre qu’ils apprécieraient aussi… Dommage que nos mondes soient si éloignés…

Coco bel oeil

Bon, voilà, ben oui, c’est coco bel oeil qui vous écrit.

Ce matin, en effet, la journée a assez mal commencé. Déjà, on se prenait une heure de sommeil en moins dans la tête, la faute à cette heure d’été qui perturbe les vaches et les marmottes comme moi (sans mes 10 heures de sommeil, moi, je suis cuite).

Et puis Mirza, venue me faire la fête dans ma chambre (Mirza (nous vous mettons ce dialogue traduit du chien pour plus de facilité): »ah, enfin, elle se réveille… c’est que j’ai envie de faire pipi, moi… et puis peut être vais-je avoir des bouts de tartine… Allez, on se lève ! »). Dans son enthousiasme et son amour débordant, elle a envoyé, dans un grand geste de tendresse, sa papatte vers mon visage. Manque de bol, cela c’est traduit par un hurlement de ma part (« Mais qu’est ce qui lui arrive ? Qu’est ce que j’ai fait ? « ) qui l’a un peu laissée interdite. Il faut dire que la papatte en question est une énorme patoune noire griffue (le fait qu’elle ait été noire n’a aucun lien avec le fond de l’histoire mais c’est pour l’effet image) et qu’elle a atterri sur mon oeil, malencontreusement encore ouvert…

Résultat: j’ai l’oeil tout griffé et j’ai pleuré le sang comme les statues de Madonne en Sicile.

C’est du plus bel effet…

Après le petit dej, j’ouvre mes mails. Et je vois que le livre que j’ai proposé à un éditeur, bien que « fort pertinent » ne les intéresse pas. En gros, allez pertiner ailleurs, circulez…

Cela n’a pas arrangé mon moral.

Donc, après une petite séance de dépression bien frappée, il a bien fallu continuer à vivre.

J’ai donc remis mon suicide d’auteur déçue à plus tard et je suis allée chercher mon fils à l’école. Nous avions rendez-vous chez le psy.

Comme de bien entendu, j’ai oublié le dossier que j’avais préparé pour ce rendez-vous à la poste (où j’avais posté une lettre) et j’ai du déposer mon fils au centre médical avant de piquer un sprint pour le récupérer (section handicapée, je n’avais plus qu’un oeil vraiment valide, le deuxième commençait à faire des croutes et des histoires…). Récupérer le livre, pas le fils…

Mais… bon, on a qu’une vie et je n’ai pas l’intention de la gâcher.

Donc, sachant que nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours, mais que franchement, ça pourrait être pire, je vais commencer ce jour une grande opération « Bonheur » ou du moins « Bien dans mes baskets ».

Avec les résolutions suivantes:

1. M’affamer un peu pour retrouver une ligne qui me plaise (je me suis vue dans les reflets des vitrines de la rue, oui, même avec un seul oeil.., et j’ai immédiatement regretté mon hamburger poulet et ma glace vanille-chocolat.) Ca c’est pour mon estime de moi. J’ai envie de me sourire dans mon miroir et ne pas me traiter d’hippopotame en essayent ma jolie robe ajustée de l’année dernière.

2. Ecrire tous les jours dans mon blog pour faire part de mes progrès. Retour sur investissement si j’ai des commentaires.

3. Noter tous les petits bonheurs qui peuvent arriver chaque jour au lieu de me focaliser sur les emmerdes. Psychologie positive.

4. Ranger et jeter tout ce qui encombre mon appart, et en particulier mon bureau. Faire tout de suite les démarches qu’on laisse généralement traîner. Mon côté Tao. La Voie…

5. Travailler dur sur mon mémoire sans me laisser distraire. Oser ennuyer les gens avec mes demandes d’entretien. Ose ! Agnès, Ose !

6. Faire confiance à la vie pour réaliser mes objectifs (un bel appart lumineux, spacieux et calme, un bel homme intelligent et aimant dedans, des enfants heureux et en bonne santé et plus de soucis financiers grâce à mon talent littéraire). Elan de gratitude, je suis sûre que cela va arriver. Je vous tiens au courant.

C’est déjà pas mal. On va laisser Respirer, Faire du sport et Regarder tous mes DVD en retards (encore sous cellophane) pour demain…

Sur ce, bonne nuit… J’espère avoir encore mon oeil demain… sous la conjonctivite.

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