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Deux américaines à Paris

Rencontre parisienne dans un café tout près de la Madeleine, beau comme un Paris de carte postale fait tout exprès pour les touristes ! Le sol blanc et noir, les tables « vintage » et des chaises qui semblent avoir vu les fesses de Sartre, Boris Vian et Juliette Greco, voire Hemingway…

Deux américaines étudient la carte de Paris, un verre de vin blanc à portée de main. La soixantaine active et le plaisir de vivre dans un Carpe Diem efficace et joyeux. Deux amies en goguette en France, libres et sympathiques.

Je sors de l’exposition de la pinacothèque. Le délire génial de Vincent Van Gogh et la sérénité moqueuse d’Hiroshige. Je dessine sur mon carnet. Les fabricants de cartes postales ne choisissent jamais les oeuvres que je préfère… J’ai crayonné le dessin… je le mets en couleur, maintenant, devant cette table brune sur laquelle s’étalent mes crayons de couleur, ma tasse de café, mon téléphone…

Les deux femmes ont fini leur vin, elles me remarquent et la conversation s’engage… Voyage immobile de la langue étrangère, rencontre humaine et charmante, échange.

Je leur souhaite un merveilleux séjour…

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D'après Hiroshige. Le temple de l'amour.

Sacrée solitude

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jardin Khan

Parfois, je rêve de me retrouver seule, dans un ermitage, en haut d’une montagne ou face à l’océan, avec pour simple compagnonnage de quoi écrire … et de quoi me nourrir (faut pas déconner, quand même hein !). Une bouteille de bon vin ne serait pas non plus de refus…

Le silence qui est le calme;

La musique qui est celle de l’oiseau;

La parole qui est la mienne pour peu à peu la laisser s’éteindre au profit de l’écoute douce de mon corps.

Découvrir, loin du tumulte des revendications modernistes des hommes, qui je suis. Sentir qui je suis. Percevoir, enfin qui je suis.

Recevoir le cadeau d’être de mes propres mains, et surtout de personne d’autre.

Loin des iphone, des bipbip agaçants qui vous rappellent à l’ordre, des ordinateurs qui vous submergent d’informations venues des quatre coins du monde, des obligations, des devoirs, des il-faut-que, des vite, vite… Tous ces parasites qui couvrent la vraie musique de la vie en nous. Tous ces robots performants qui nous permettent de nous cacher et de ne pas nous voir… de revêtir l’armure du rôle social qui nous pose dans le monde.

Ne pas nous voir…

Et ne pas voir l’autre. Tel qu’il est, pas tel qu’il apparaît.

Oui, dans mon appartement parisien, dans cette ville vibrante que j’adore, j’ai envie de la paix sereine du silence, du vide, de la solitude.

Et en même temps, j’en ai une peur terrible. Panique.

Peur qui me pousse à chercher à remplir ce vide par n’importe quoi. Pour l’oublier, le refouler.

Etre face à soi même, nue, sans le paravent des histoires que l’on se raconte pour se rassurer (j’ai pas de chance, c’est sa faute, il ne m’aime pas, il devrait faire ci ou ça, il (elle) me doit bien ça…), devant le miroir magique de la vérité, c’est renoncer à un idéal de soi rassurant, connu mais qu’on ne voit pas dans la réalité simple (et étrange) de ce qui apparaît à nos yeux. C’est renoncer à lette image d’Epinal qui nous trahit car elle n’est pas nous, mais à laquelle on tient car on a appris à nous définir en fonction d’elle…

Depuis bien longtemps, pour être aimée par les autres, à la suite de notre dépendance obligée de l’enfance, nous avons revêtu ce masque protecteur. Renoncé à nous-mêmes pour être ce que les autres veulent que l’on soit, pour être ce que nous pensons que les autres veulent que l’on soit.

Triste mascarade qui finit mal.

Dans l’incompréhension, le malaise et le quiproquo.

Incompréhension des êtres qui se cachent les uns des autres et ne peuvent se découvrir dans leur vérité.

Malaise d’être à côté de nos pompes et de s’être perdu de vue, de vie… prisonnier d’un personnage qui n’est pas nous.

Quiproquo des rapports humains faussés où nous reprochons aux autres de ne pas nous donner cet amour pour lequel on a renoncé à nous mêmes.

Me retrouver. M’aimer. Etre. En fonction de moi. En fonction de personne d’autre. Pour ne devoir mon sourire qu’à moi même, et pouvoir le donner gratuitement à celui qui saura m’aimer.

On ne peut aimer vraiment que lorsque l’on s’aime soi même. C’est comme une lapalissade… Et pourtant… on a bien du mal à découvrir le mode d’emploi de l’amour de soi. On n’ose pas, on se l’interdit comme un coupable égoïsme.

Ne pas s’aimer oblige à demander à l’autre de le faire pour nous. Et cela devient une triste tractation commerciale qui finit en récriminations frustrées, puisqu’on demande à l’autre ce qu’il ne peut donner (sinon à lui même) et que l’on se refuse.

Aimer cette femme que je suis. Avec tous ses défauts et ses quelques qualités.

Et rire parce que telle que je suis, je suis bien… n’en déplaise à quelques grincheux…


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