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Attention, une discrimination peut en cacher une autre !

Les femmes de pouvoir posent un vrai défi. En effet, elles contreviennent aux stéréotypes les plus communément admis des femmes discriminées et renvoyées aux fonctions subalternes, si ce n’est pas simplement à leurs fourneaux et bébés. En même temps, ayant traversé le fameux plafond de verre, les femmes de pouvoir devraient sereinement profiter de leur position chèrement acquise et même permettre aux autres femmes d’accéder également à des fonctions valorisantes.

Or, il n’en est rien. L’idée très répandue dans la littérature scientifique féministe qu’une société régie par les femmes serait bienveillante obéit également à un stéréotype : celui de la femme douce, bienveillante et dévouée.

Or, il apparaît qu’être une femme de pouvoir, ce n’est certainement pas mener une vie sereine et la discrimination continue  à être active, mais d’une autre manière. Parfois, souvent même ce sont les femmes elles mêmes qui discriminent d’autres femmes.

Les femmes ont le choix : soit reprendre les stéréotypes masculins les plus machos et se comporter comme un homme, soit se retrouver à devoir prouver en permanence leur valeur en en faisant toujours plus, en ne s’autorisant aucune erreur ou faiblesse (la perfection est leur seul objectif), tellement dévouées à leur travail qu’elles doivent renoncer à une vie privée « normale » et en particulier à vivre pleinement leur maternité.

Face à un tel « choix » imposé par une société phallo-centrée, les femmes qui réussissent sont celles qui, d’une manière ou d’une autre, obéissent à l’image du pouvoir comme une fonction agressive et violente. Elles en « imposent » tout autant que les autres. Parfois mêmes elles en imposent plus car elles doivent prouver leurs capacités au commandement, parce qu’elles sont femmes, là où un homme n’aurait rien à prouver. Elles doivent également renoncer à être aimées et à avoir des enfants (ou du moins à les élever). Les premières femmes à occuper des postes importants (professeurs, médecins…) étaient célibataires sans enfants (1920-1930) et légèrement suspectes.

 

En fait, lorsqu’on va rechercher l’origine de la construction sociale des stéréotypes de genre qui sous-tendent les discriminations des femmes, on tombe sur l’idée d’une « nature » féminine au rôle social bien définis.

La femme est épouse et mère. C’est à dire belle (pour être choisie par un mari), physiquement fragile (pour ne pas pouvoir se révolter) et donc dépendante de la force physique des hommes, serviable et douce pour soigner et prendre soin de sa famille, intuitive (car plus proche de la nature qu’elle subit tous les mois ou qu’elle porte pendant 9 mois), relationnelle (elle parle, elle n’agit pas), et n’aime pas la violence (elle a moins de testostérone qui rend agressif) et… un peu moins intelligentes. Ainsi, la femme reste fatalement dominée, ne pouvant opposer qu’un discours de conciliation et de pacification à la violence des hommes.

Or, l’histoire et les mythes (qui retranscrivent les fantasmes sociaux) nous montre des femmes très différentes. Des femmes violentes (Médée), puissantes (Catherine de Russie, Élisabeth Ière d’Angleterre), indépendantes et libres (Artemisia Gentileschi), solides et combatives (Jeanne d’Arc), cassantes et autoritaires (Mme Thatcher)…

Dans les pays mêmes où les femmes sont les plus opprimées par la culture, on trouve des maîtresses femmes que les hommes respectent et dont ils ont peur (la Mama italienne, la Mère juive (madame Proust ou la mère de S. Freud), la mère d’un fils dans la culture arabe, la reine-mère en Occident). Ces femmes ont acquis un pouvoir qui leur permet d’imposer leurs décisions bien mieux qu’un homme, comme de choisir elles mêmes l’épouse de leur fils (Haifaa Al-Mansour, film Wadja, 2012).

Car le pouvoir appelle toujours un contre-pouvoir (Bourdieu, 1985). Il n’y a pas de domination naturelle dans le monde des être humains. La spécificité des êtres humains est d’être uniques et non réductible à un comportement d’espèce et de genre. La liberté du choix d’agir, de penser et de s’exprimer est ce qui différencie radicalement les animaux des hommes. La nature humaine est d’entraide, non de domination. Fragile, avec comme arme de défense que son cerveau, l’être humain doit pouvoir compter sur ses semblables pour survivre. Et le plus fragile, le plus petit ou le plus handicapé peut être aussi le plus intelligent. Lorsque les ressources ne manquent pas, cette collaboration peut se mettre en place et la société s’organisera autour de l’échange, du partage et du vivre ensemble. La domination masculine ne date que du néolithique. Il semblerait que les âges de la Grande Chasse du paléolithique aient vu se développer pendant presque 20 000 ans, une société humaine bien plus égalitaire et collaborative (Falabrègues, 2013).

Dans un contexte de pénurie, que ce soit en ressources ou en partenaire, la compétition se met en place et la société, en organisant les rapports entre les être humains va imposer des hiérarchies et des rôles sociaux et de genre. Mais on voit bien, en observant la diversité des cultures que ces rôles n’ont rien de « naturels ». Ils ne sont pas inhérents à la nature humaine mais construits pour répondre à un objectif social déterminé : être plus fort pour s’attribuer la plus grosse part de ressources.

Il en est de même pour les hommes et les femmes. Parfois ce sont les hommes qui dominent, parfois ce sont les femmes. L’existence même de sociétés matriarcales prouve que la domination masculine n’a rien de « naturel ». C’est un choix social.

La domination est toujours une construction sociale imposée par les circonstances qui ont obligé les catégories dominées à accepter le pouvoir des dominants contre sa protection ou un autre avantage. Pour autant, les dominés vont développer un contre-pouvoir occulte, masqué et chercher à renverser la domination qui leur est imposée.

Dans les sociétés patriarcales des premiers villages, les femmes vont ainsi, et au fil des siècles, développer des contre-pouvoirs : la séduction de la jeune fille, la puissance de la mère castratrice, et peu à peu, vont exclure les hommes de la parentalité comme incompétents avec les enfants. La « mâle peur » devant la sexualité féminine (interdite pour rassurer les hommes), les sorcières des contes populaires, les blagues sur les belles mères autoritaires et les blondes stupides sont des transcriptions de cette puissance occulte.

D’autres femmes se sont simplement affirmées libres, intelligentes et puissantes et ont pu s’imposer dans un monde d’homme sans renoncer à leur propre féminité. Artémisia a été la première femme peintre de l’Académie de Florence, a eu un mari, des amants et des enfants et recevait de grosses commandes pour faire marcher son atelier. Se sentir puissante est le meilleur moyen d’être reconnue comme telle. La puissance n’est pas le pouvoir. Elle suppose la liberté et permet la rencontre d’une autre puissance pour la création d’un couple égalitaire (Pinkola Estes, 1996).

Accepter la domination des hommes comme un fait naturel revient à s’y soumettre. Lutter contre la discrimination des femmes au travail, c’est exiger un salaire égal à celui des hommes pour un même travail comme une évidence, c’est se savoir forte et renoncer à se plaindre et à accuser les hommes. Tout le monde n’en est pas capable. Tout le monde n’en a pas envie.

Parce que, justement, chacun est différent et la multiplicité des désirs, des besoins et des personnalités font que certains (hommes ou femmes) peuvent avoir envie de diriger, d’autres (hommes ou femmes) de s’occuper de son foyer, d’autre encore (hommes ou femmes) de se bâtir une vie harmonieuse entre travail et enfants. La frontière des rôles sociaux n’est pas entre les genres mais entre les individus. Les femmes peuvent être mères, mais les hommes peuvent être pères. Les femmes peuvent être chefs et les hommes aussi.

La fin des discriminations permettrait à chacun de choisir sa vie en fonction de ses désirs spécifiques et non en fonction de stéréotypes erronés qui imposent au sujet les rôles (ou contre rôles)  de son genre, de son ethnie, de sa religion ou toute autre catégorie.

A la discrimination des femmes au travail répond la discrimination des hommes dans leur fonction paternelle. Elle crée frustration et agressivité là où devrait s’organiser une collaboration sereine. Remplacer la domination par une autre n’a aucun sens. L’égalité s’est accepter chacun pour ce qu’il est, quel que soit son sexe et bâtir ensemble une société équilibrée, naturelle.

 

 

 

 

Révolution économique et technique: vers l’indépendance

Ce matin, j’ai écouté la radio publique France Culture, qui, nonobstant son statut de radio non privée, nous procure encore de bons moment de radio et des émissions intelligentes.

Donc, me voilà, pendant que je faisais cuire mes spaghettis et que je cuisinais ma sauce tomate, à écouter un certain Patrick Viveret remettre un peu les pendules à l’heure.

Le néolibéralisme, issu de l’école d’économie de Chicago (avec le sinistre Milton Friedman), a été mis en place en Occident grâce à Reagan et Thatcher (et Pinochet leur grand précurseur). Il est devenu La référence obligatoire et incontournable par la voie magique de la globalisation et les possibilités d’internet, et la chute de l’URSS comme alternative. Imposé peu ou prou dans le monde entier comme LA seule voie possible, scientifiquement prouvée, de la conduite des sociétés, le libéralisme, donc (néo ou pas néo), a poussé les Etats et les gens à s’endetter lourdement, en particulier dans l’immobilier (pour les gens), faisant ainsi le joie et la fortune de tous les spéculateurs.

L’argent n’a plus aujourd’hui une valeur rapportée à la réalité d’une richesse réelle mais devient un électron libre, immatériel, sans contrepartie matérielle ni raisonnable, un simple vecteur de spéculation. On n’investit plus pour produire, pour améliorer la société, lui rendre un service, mais on investit pour faire de l’argent (ce n’est d’ailleurs plus un investissement), et tant qu’à faire on « investit » avec de l’argent que l’on n’a pas, que l’on emprunte. Sauf que les riches se débrouillent pour ne jamais rembourser réellement, alors que les pauvres, si.

La monnaie n’est plus un moyen (de réguler les échanges et de construire une société) mais une fin en soi (elle se suffit à elle même, dans un narcissisme destructeur). Toutes les valeurs sociales devant donc lui être soumises, l’argent devient la référence unique et totalitaire sur le monde. Si cela rapporte de l’argent, c’est Bien, sinon, c’est Mal, ou à la rigueur inutile, sans valeur.

Une des conséquences de cette manière de penser l’argent est un cercle vicieux qui appauvrit les moins riches, devenus totalement prisonniers des dettes qu’ils ont contractés, et enrichit au delà de toute limites leurs créanciers. On entre dans la dépendance.

  • D’une part parce que ces dettes génèrent des intérêts
  • D’autre part parce que ces dettes déraisonnables obligent ceux qui doivent rembourser à accepter tout et n’importe quoi pour pouvoir rembourser: un travail à n’importe quel prix, une vente à perte, la soumission à des modes d’organisation du travail qui bafoue totalement leur vie privée et leur santé…
  • Enfin, parce que, pour s’évader de cette soumission, pour arriver à penser malgré tout cette subversion dangereuse, les gens en arrivent à développer des réflexes de défense (phénomène de gestion de la dissonance cognitive et de le frustration) comme la fuite dans les plaisirs immédiats, la consommation, l’addiction… ou la dépression et le repli sur soi ( passif ou agressif).

Cette réaction de défense favorise le système car cela renforce la dépendance financière en la doublant d’une nouvelle dépendance, aux objets techniques, de consommation, de prestige ou de sécurité (d’ailleurs factice…) ou aux médicaments, drogues, alcool, cigarettes, sexe… Addicts, les « gens » soumis volontaires, vont porter leurs désirs sur ce qui est à acheter et font ainsi tourner le système.

Pour cela ceux qui sont aux commandes pervertissent les mots pour leurs donner un sens marketing et rentable sous leur façade de valeur neutre.

On voit bien l’usage qui est fait par les publicitaires des mots qui nous attirent  comme Liberté, Sens de la vie, Amour, Tendresse, Fraternité, Créativité…

La Liberté n’est là que pour vendre une voiture…

la Fraternité pour vendre un cola…

L’amour pour vendre un parfum…

Or, ce qui est proposé ne nous donnera jamais accès à ces valeurs. On le sait, mais on n’ose pas l’exprimer tout haut. On fait semblant d’y croire, pour rester en reliance avec les autres qui semblent eux aussi y croire. Etre en lien avec les autres est un besoin grégaire de survie.

J’aimerai que de plus en plus de gens osent l’indépendance.

Posent des actes de vie, des choix conscients vers la Liberté et simplement, laissent ces fausses offres alléchantes là où elles sont.

On peut encore refuser d’acheter la voiture, le cola ou le parfum. Et découvrir d’autres manières de bien vivre.

C’est un peu mon propos en ce moment.

Devenir libre, indépendante, renoncer en conscience à l’inutile, m’alléger et me sécuriser.

M’organiser autour de mes vrais besoins et non autour des diktats sociaux. Ai-je tant besoin que ça d’une nouvelle voiture? du dernier gadget technologique, des nano techniques, du dernier i-phone, de remplir mon placard de vêtements que je ne porte pas (il y en a trop, mais c’était des promos, 3 pour le prix de 2), de barquettes toutes faites pas bonnes, de crèmes hydra-lissantes aux molécules rajeunissantes, de pilules…?

Je préfère connaître celui qui fait pousser mes carottes ou mes cerises, voir mon steak batifoler dans une prairie, utiliser de l’énergie propre (quitte à me limiter un peu devant mon écran et aller me balader), mettre une crème toute simple sur ma peau et accepter quelques rides, boire un bon vin bio, cueillir un bouquet de fleur et faire mon métier avec passion pour un prix correct. Je préfère rire à un antidépresseur et lire un livre la nuit plutôt que de prendre un somnifère. Je préfère partager mon pain avec un autre et avoir des amis que d’avoir 3 miches de pain qui sèchent à la maison… Et parfois, je me demande si je ne devrais pas aussi préférer écrire une belle lettre plutôt d’envoyer un bête SMS…

Parce que la crise à venir va de toute façon bientôt nous priver de nos joujoux addictifs.

On danse au dessus du volcan en croyant à une société de croissance, du toujours plus.

Je préfère aller danser ailleurs…

En tout cas mes spaghettis étaient très bons… Pour une fois…

Je m’améliore…

 

Venise

Les pétales de l’amandier tourbillonnent et se déposent doucement sur le livre ouvert, au creux de la chaise longue. C’est comme une pluie blanche et parfumée qui parsème de confettis le jardin secret sur lequel donne la chambre d’hôte vénitienne. La brise agite un peu les rideaux d’organdi vert pâle. Elle s’emplit de ce calme et de cette image, debout devant la porte fenêtre. Le livre, elle l’a abandonné là il y a deux heures à peine, quand l’amant si longtemps absent est enfin venu la rejoindre.

 

Elle lisait, perdue dans les mots, ailleurs, lorsque son corps mince, habillé de son éternel pantalon noir et de son pull de marin sombre, est apparu dans l’encadrement de cette porte fenêtre. Sans savoir pourquoi, elle avait alors relevé la tête, attirée par une étrange sensation et ses yeux ont rencontré les siens. Il souriait.

 

Elle ne l’attendait pas. Elle savait désormais qu’elle n’avait pas de droits sur son temps et sur sa vie. Sans se soumettre, elle acceptait que cela soit ainsi.

Elle avait appris à goûter cette relation comme un cadeau du présent et ne cherchait plus à en imaginer le futur. Il lui avait fallu beaucoup de souffrances et de larmes pour en arriver à cette douce tranquillité.

 

Elle s’était maintes fois effondrée, pleuré dans le silence ou dans les cris, avait lutté contre la colère, le mépris et le désespoir. Elle avait voulu le quitter tant de fois. Et chaque fois, avait renoncé à ses belles résolutions…

 

Et il était là, devant elle, dans ce jardin, à Venise, contre toute attente. Il lui souriait, comme chaque fois un peu embarrassé de lui même. Et ses yeux lui disaient un amour infini et une tendresse que ses lèvres ne prononçaient pas. Il ne savait pas aimer en mots, en discours, en histoire. C’était son corps, ses yeux, ses baisers, son sexe qui lui racontaient la profondeur de son amour… Et devant l’aveu sincère de son corps d’homme, elle avait du mal à ne pas répondre avec l’élan de son cœur.

 

Elle s’était levée, posant le livre sur la couverture légère et vaporeuse qui reposait sur l’accoudoir et sur le siège, et il l’avait accueillie dans ses bras, comme une évidence. Le temps s’était arrêté. Seul le présent existait. Il est là, son odeur, la chaleur de ses bras, la douceur de ses lèvres timides… Peu de mots, des baisers et puis les caresses qui les avaient précipités l’un vers l’autre dans un monde de plaisir.

 

Il dort désormais dans ce lit étranger, dans ce lit qui est devenu le leur.

Elle a envie de graver en elle ces moments qui ne deviendront sans doute jamais une tendre habitude. Les goûter comme une gourmandise, les vivre pleinement tels qu’ils sont.

Elle ne comprend pas pourquoi il refuse obstinément de construire autour d’eux l’enveloppe chaude de ceux qui s’aiment, manifestant face au monde la réalité et la vie de leurs liens.

Et puis elle a renoncé à comprendre. Il est ainsi. C’est lui qu’elle aime aujourd’hui et pas un autre.

Aujourd’hui…

Mais elle sait aussi qu’elle a envie de vivre un jour un compagnonnage tendre avec un homme solide, de trouver un partenaire pour cheminer un chemin nouveau. Et elle sait qu’elle n’y renoncera pas.

Censure

Mon ex n’a rien trouvé de mieux que de produire des pages de mon blog auprès du juge aux affaires familiales, pour prouver je ne sais quoi. Sans doute que je suis une femme dépravée puisque j’ai le culot de parfois parler de sexe… Ou totalement irresponsable puisque j’aime la vie (post L’oiseau), les voyages, l’art et les découvertes (posts Montréal et New york), etc…

Je vais donc faire attention à ce que j’écris, le temps que tout cela soit jugé et clos.

J’avais un sujet assez intéressant sur la peur d’être soi, mais bon. Qui sait comment cela aurait pu être interprété ???

Donc,

Je ne sais pas trop de quel sujet je vais pouvoir parler… Un truc basique, sans enjeu, passe partout, politiquement correct. Du temps qu’il fait, a fait, fera ?

Je ne peux commenter les programmes de TF1 ou de France 2, 3, ou canal +,  puisque je n’ai pas de télévision. Et en plus, si je l’avais, je n’ai pas des goûts très consensuels puisque je préfère Arte ou la 5… Beuhhh ça fait intello…

Voilà.

Merci l’ex…

 

Sexe et humanité: l’art du jouir relationnel

Ils se regardent l’un l’autre.

Leurs corps nus s’attirent et s’effleurent. Ils se respirent avec délices. Il la prend dans ses bras et elle niche son visage au creux de son cou. Un frisson de plaisir la traverse lorsqu’elle sent son odeur. Une odeur subtile qui signe celui qu’il est et le rend unique pour elle. Il est lui aussi ému par la caresse subtile de ses cheveux sur sa peau et par le charme indéfinissable qui s’échappe d’elle. Ils rient, se découvrent, se parlent doucement. Questions pour apprendre l’autre,  paroles douces de tendresse et d’admiration, d’attention l’un à l’autre…

Peu à peu les caresses se font plus affirmées, les mains naviguent sur leurs corps nus, s’attardent sur un endroit qui leur plait ou qui plait à l’autre. Ils expriment ce qu’ils ressentent pour se guider mutuellement. Ils sont embarqués dans un navire vers Cythère et s’organisent comme un équipage aguerri pour arriver au port.

Les sexes se sont gonflés de désir. Ils finissent par se rencontrer et s’accueillent l’un l’autre. La danse commence, délicieuse, entrecoupée de baisers, de regards et de mots d’amour, de reconnaissance et de respect. Les sexes emmêlés, ils plongent aussi leurs yeux dans les yeux de l’autre et découvrent leurs âmes et leur âme commune qui danse.

Le plaisir est profond, scandé comme une musique, la jouissance vient à eux.

Elle commence par le clitoris, se propage dans le vagin et dans le pénis, elle remonte dans l’utérus, le ventre, le coeur, les seins, les lèvres et jusques au sommet du crâne de la femme pour redescendre comme une marée puissante et douce jusqu’à la pointe des pieds. En même temps, elle part du pénis, des bourses, pour irradier le corps de l’homme d’énergie bienfaisante. C’est comme un grand cercle divin. La jouissance les enveloppe ensemble dans une unité sans limites, elle même unie à tellement plus grand qu’eux mêmes. Expérience étrange que cette spiritualité issue du sexe, dans notre monde matérialiste et rationnel.

La jouissance circule, fait des pirouette, les remplit, les comble, les rend libres et sereins… et peu à peu s’apaise dans un immense bien être qui les laisse l’un près de l’autre, respirant tranquillement le bonheur d’être, présents l’un à l’autre, en souriant…

C’est chouette, hein ?

C’est ça jouir pour un humain (un peu différent des bonobos ou gorilles, non ?)

Ca n’arrive malheureusement pas tout les jours car il faut pour cela oser aimer et croire en soi et en l’autre. Or la plupart des être humains ont peur de la vraie rencontre et se contentent de relations sexuelles Samsuffit, où chacun se sert de l’autre pour quelques spasmes masturbatoires de détente.

Je l’ai parfois vécu, ça. (Donc je peux vous dire que c’est vrai)

Et très honnêtement, j’espère le revivre.

Cela dit, il ne fait pas en faire une obligation et renoncer à l’autre manière de faire l’amour… Le jouir jubilatoire ne se décide pas plus que le bonheur. Il est le résultat d’une rencontre et l’expression de moments magiques… Et surtout pas une performance obligée sous peine d’échec! Surtout pas. Il est des moments où le samsuffit est très bien, et où on n’a pas besoin de plus…

On ne mangerai pas tous les jours à la Tour d’argent ! Parfois un bon pot au feu maison est un vrai plaisir… Ben, c’est pareil. Le pied, c’est d’être libre de choisir ce qui convient à tous les deux au bon moment. Le petit coup de détente, le câlin sans prétention, ou le grand jeu… Selon ses envies et celles de son partenaire… en toute liberté et bien être…

En ce moment, là, comme je ne suis pas en couple, et donc, ben,  j’en suis à sublimer mon désir en écrivant ce blog… bon… voilà.

L’abstinence a aussi l’avantage de nous pousser à créer une oeuvre… rires !

Kenavo !

Jouissance jubilatoire…

Deux jouissances pour le prix d’une ou l’histoire de l’oubli de la jubilation dans les sociétés humaines…

Ceci est malheureusement arrivé lors de la « réduction » de la femme à un objet. Or, il ne peut y avoir relation avec un objet, que possession et utilisation.

Il y a donc, à mon sens (et selon mon expérience, qui n’engage que moi) deux sortes de jouissance dans la vie humaine.

La première est la jouissance physiologique.

Celle qui nous rattache à nos cousins animaux et qui n’est là que pour favoriser la reproduction. En gros, nous en donner envie (c’est plutôt agréable en général) et faire remonter les spermatozoïdes vers les trompes, à la rencontre de l’ovule. Pour celle-là, on se débrouille assez bien tout seul. Elle dérive globalement de la masturbation, et ne concerne que le corps. Suite de spasmes agréables, elle fait un peu perdre la tête mais se concentre vraiment sur les organes génitaux et on en sort secoué et épuisé… ouf !

Et l’autre…

Et puis celle, proprement humaine, qui, comme toutes les choses spécifiques à l’homme (le langage, l’écriture, les rapports sociaux…), demande un apprentissage et une transmission. Elle est issue de la relation proprement humaine et concerne à la fois le corps et l’âme. Énergétique, elle est aussi plus profonde, moins secouante et plus vibrante et elle est aussi bien plus durable. On en sort plein d’énergie et pas fatigué du tout…

La plupart des hommes ne cherchent pas plus loin que la première. Épatés par leurs premières expériences en solitaire sous les draps de leur adolescence, ils se contentent de vivre celle-là, sans se douter qu’une autre jouissance existe. Ce sont les « S’amsuffit  du sexe» qui se masturbent simplement sur les corps des femmes, juste à le recherche de leur propre plaisir et qui sont sans doute responsables des vers de Brassens, « 99 femmes sur 100 s’emmerdent en baisant… » Ils sont persuadés que la jouissance des femmes dépend de leur engin (le plus gros possible) et les plus avisés s‘intéressent un peu également aux préliminaires clitoridien. Techniciens avisés, ils sont performants, compétitifs (genre la mienne est plus grosse que celle du copain, ou bien, elle bande plus longtemps, et variantes kamasoutresques…) et oublient allègrement la relation humaine qui doit s’ajouter à l’acte.

J’en ai connu un qui a transformé une rencontre amoureuse en séance de gym dans laquelle je faisais plus office de matériel de sport que de personne. Une grande affiche des positions du Kama Sutra était affichée dans sa chambre et il a consciencieusement suivi toutes les positions dans un trip solitaire… Pas emballant…

D’autres sont très appliqués. Il font bien « tout comme il faut ». Ils se sont renseignés sur des magazines féminins feuilletés en douce dans la salle d’attente de l’ophtalmo ou du médecin, ou sur internet. Ils connaissent la stimulation clitoridienne et s’appliquent à faire « jouir » leur partenaire comme des bons élèves avant de se laisser aller à leur éjaculation, les yeux fermés pour bien se concentrer… Mais, là encore, c’est une vision tronquée, limités aux spasmes des organes génitaux qui est la règle. Les bonobos, les gorilles ou les canards font de même.

A leur décharge (si je puis me permettre), ce n’est pas forcément fait exprès. Ils ont « appris » le sexe à partir des films pornos et des vantardises adolescentes et personne ne leur a expliqué à faire l’amour. Seulement à baiser. Et c’est dommage, parce qu’ils loupent le meilleur !

Faire l’amour implique la totalité des deux personnes, plus quelque chose en plus qui circule entre eux. Le corps en entier, les émotions, l’intelligence et l’amour qui se déverse de l’un vers l’autre. La jouissance humaine d’une femme peut partir d’une jouissance physiologique pour irradier, dans la relation, jusque dans son ventre, son cœur, sa peau, des pieds à ses cheveux, partout et s’unir à la grande vague correspondante dans le corps de son amant. Ils tanguent alors et vibrent ensemble dans quelque chose qui les dépasse et dansent en jubilatoire.

C’est bien mieux qu’un truc de pénis et de clitoris… frotti frotta, mmm, pschitt et puis voilà !

Enfin moi, je trouve…

Sauf que pour cela il faut prendre le risque d’aller sincèrement à la rencontre de l’autre et oser aimer…

Femme de 50 ans (besoin de votre avis !)

50 ans : ce fut une fin pour nos grand mères et nos mères.

Ce sera un début pour nous.

Image de soi qui se lézarde dans le miroir. Image qui s’éloigne des standards du jeunisme obligatoire, visage où la vie s’est inscrite, doucement ou pas, unique.

Lézarde vers un effondrement ou une reconstruction ?

On a vécu, aimé, pleuré, ri, séduit, essayé de trouver sa place, sa juste place dans le monde tel qu’il nous était donné.

Et puis, on se trouve là, étonnée et surprise face à ce miroir qui nous renvoie cette image de nous qu’on reconnaît sans se reconnaître.

Age des paradoxes, des remises en question, du sens.

Ai-je bien fait ? Ai-je bien agi ? Silence

 

Et puis après… est-ce si important ?

Tout cela est le passé, c’est fini. Il n’est pas encore temps de le fixer dans un bilan crispé et un jugement définitif. On a agi. Voilà. On a vécu. Bien ou mal, on a traversé le monde de notre présence et on est arrivé ici, là, au présent.

Une fin ? Non.

Une naissance, un recommencement, un tremplin, une nouvelle vie, avec expérience, cette fois.

Vivre quelque chose de radicalement différent, de nouveau et de vivant (je dirais « jeune »). Bien dans son corps accepté, vibrante d’âme, donneuse de vie.

La perte de nos fertilités biologiques nous ouvre la porte de la fertilité d’une autre sorte à inventer. Créative, spirituelle, intellectuelle, poétique, artistique, sage, philosophique, belle, généreuse…

Chacune la sienne. Le passage du temps et les épreuves nous ont modelées, rendues plus humaines et nous ont appris tant de choses ! Appris à être, à assumer notre féminité, sa douceur et sa puissance, qui met en mouvement, en vivance, notre corps, notre sexe, notre esprit et notre cœur. Les hommes jeunes ne s’y trompent pas, qui recherchent les « kougards », des femmes qui savent être femmes et les guider vers la découverte de leur virilité.

Car être femme, cela s’apprend (comme être homme d’ailleurs.) L’être humain n’est pas déterminé. Il doit donc apprendre à être, grâce aux autres mais aussi grâce à lui même, par la pensée sur soi.

Pendant des siècles, la société nous a coupé de notre savoir féminin, on nous a reléguées dans nos rôles « traditionnels » de mères ou de putain, on nous a interdit d’être femmes grâce à l’ignorance de notre corps, de notre sexe.

Il faut arriver à 50 ans, parfois, pour se libérer des rôles assumés, dans la soumission ou la révolte, et prendre le risque d’une remise en question de notre être, pour enfin, le rencontrer dans sa vérité.

Parfois, c’est une maladie, un accident qui nous y pousse. Parfois, une « crise » de vie, un divorce, un licenciement, qui produit un effondrement du sens de notre vie, une remise en question psychologique…

Passage douloureux, mais sans doute nécessaire, pour déconstruire ce qui nous avait enfermées, pour ouvrir la prison des culpabilités, des frustrations, des peurs et des croyances erronées.

Nos nouveaux enfants ne porteront pas de couches (ça, on en laisse le plaisir aux plus jeunes… héhé ), nous ne paierons plus tous les mois un tribu au sang versé avec la fatigue et les douleurs, nous n’aurons plus peur de tomber enceinte lorsque nous prendrons du plaisir dans les bras d’un homme (les contraceptif, c’est bien, mais il y a des ratés !… et puis, la capote avec un mec sans HIV, c’est bof !), nous ne serons même plus obligées de faire semblant (au lit, au bureau, à la maison… on s’assume)…

Nous allons être libres !

 

Libres d’utiliser notre énergie créatrice pour autre chose ! Pour ce qui nous correspondra, ce qui sera la marque de notre nouvelle fertilité : notre don au monde, notre empreinte pour et dans le monde.

Libres car essentiellement responsables de nous mêmes, nous pouvons enfin prendre le risque de renverser la tyrannie du sexisme rampant qui n’ose se dire, qui se cache mais se pratique encore très bien.

Libres parce que nous ne sommes plus dépendantes. Que peux t’on nous enlever ? Nous n’avons plus peur de ne pas vivre (la maternité, le mariage, la carrière, la reconnaissance des autres), nous l’avons vécu. Bien ou mal, mais c’est fait. Il nous reste à aller vers l’essentiel, ce qui est gratuit : l’amour, la joie, l’épanouissement de nous mêmes, le partage de cette richesse avec d’autres.

Les plus belles histoires d’amour arrivent souvent à 50 ans !

On partage ce que l’on est au lieu de demander à l’autre de nous rassurer et de nous donner ce qui nous manque.

D’une manière plus générale, les femmes de 50 ans ont la chance de pouvoir remettre l’être humain au centre de notre société et détrôner le règne de l’avoir pour inaugurer l’idée du règne de l’être. Elles ont le temps, le bagage, la sagesse.

Autrefois maîtresses de la vie et de la mort, les femmes sont garantes de l’humanité contre les mécanismes de notre société déshumanisée soumise à la finance destructrice.

Avoir 50 ans, c’est oser, c’est rire, c’est choquer parfois, c’est devenir pleinement vivante et dire au monde que la femme, sans être forcément l’avenir de l’homme, a bien des choses à lui apprendre ! A commencer par savoir être !

Supposée suprématie naturelle des mâles…

Le mâle de la mante religieuse aimerait bien avoir cette suprématie … mais peut point…

Il y perd la tête…

L’idée selon laquelle la prédominance des mâles est une donnée naturelle qui se vérifie dans le monde animal est totalement fausse. Il suffit d’aller pointer son nez dans la jolie exposition qui se tient en ce moment au Palais de la Découverte (en provenance du Muséum d’histoire naturelle de Londres, ils sont vraiment bien ces anglais !) pour s’en convaincre… (Bêtes de sexe)

C’est une vision déformée par notre androcentrisme légendaire et culturel qui nous fait voir ce que nous avons envie de voir dans la nature. En fait, dans la plupart des espèces animales, c’est la coopération qui a cours (et pas la domination) entre les parents , ce qui est parfaitement logique pour donner un maximum de chances à leur progéniture de devenir adultes et donc parents à leur tour. La vraie domination est très rare et elle est généralement à l’encontre des mâles qui se font bouffer…

J’entends par domination une restriction importante de la liberté d’action des femelles en matière sexuelle accompagnée de punition allant jusqu’à la mort… comme chez l’espèce humaine.

Quant au choix de leur partenaire, les animaux femelles sont bien plus malignes que nous pour gruger leur mâle soi disant « dominant »: on se rend compte qu’elles développent des stratégies élaborées (vagin alambiqués, inaccessibles sans leur consentement, parois lisses pour faire tomber le bouchon interdisant leur accès à un autre mâle (oups, c’est tombé… hi hi… tu viens Marcel, Jules est parti…), petit coup vite fait derrière les buissons, etc…) pour ne copuler qu’avec l’élu de leur choix et quand elles en ont envie. Par exemple, chez les Merion superbe (c’est des oiseaux), 76 % des poussins sont d’origine illégitime.

Le doute sur la paternité leur permet, comme chez les chimpanzés, d’éviter qu’un mâle jaloux ne tue un petit qui n’est pas de lui. Comme tout le monde copule avec tout le monde, personne ne sait vraiment de qui est un petit et donc tout le monde s’en occupe… CQFD… C’est t’y pas mieux comme ça ?

A ce propos, les moeurs libertines des femelles produisent des grosses couilles chez les mâles (je parle science, là, si !) Le mérion déjà cité a des testicules représentant 25 % du poids de son corps… le chimpanzé a les siennes 4 fois plus grosses que celles de son cousin le gorille (qui a des femelles plus fidèles). C’est simplement pour produire plus de sperme et donc pour augmenter ses chances de devenir père: en inondant la femelle en quantité on espère gagner la compétition de la fécondation…

Ca donne à penser…

Dans la nature, donc tout existe. Tout les comportements sexuels et de couple. De la monogamie fidèle, à la grande partouze, en passant par le ménage à trois, le harem de femelles ou de mâles, l’échangisme, l’homosexualité, la parthénogenèse, l’hermaphrodisme, la reproduction asexuée, la femelle qui se prend pour un mâle (la hyène tachetée entre autre qui va jusqu’à imiter le pénis et les testicules), la femelle qui bouffe le mâle, le mâle qui s’installe dans la femelle, celle qui fait une réserve de sperme pour l’année, etc…

Comparer les comportements humains avec ceux des animaux (même simplement ceux des singes chez qui, également, tous les comportements sexuels co-existent selon les espèces) est une aberration. C’est comme comparer les carottes avec des poireaux sous prétexte qu’ils sont des légumes tous les deux et entrent dans la composition du pot au feu !

Bon, il est vrai que j’ai remarqué une certaine ressemblance entre le visage de la tortue mâle en train de copuler (concentrée, les yeux mi clos, un rictus de souffrance au bec… « eh ! dit il, Je voudrais vous y voir, vous, de niquer avec une carapace,  une dame qui a elle même une méga carapace et qui attend patiemment que ça se passe en mâchouillant un brin d’herbe, alors que je sue sang et eau en m’agitant et qu’en plus, il y a un voyeur qui me filme…) et certains visages que j’ai pu admirer de la part de certains de mes amants (pas ceux qui me lisent, là, bien sûr… les autres) en pleine action…

En fait, ce qui caractérise l’être humain par rapport au sexe animal, c’est qu’il a le choix.

Il n’est pas déterminé par son espèce à avoir tel type ou tel type de comportement sexuel. Certains préfèreront la monogamie, d’autre la liberté sexuelle, d’autres encore pas de sexe du tout, quelques uns l’homosexualité, le don juanisme, l’orgie ou le « ménage à la française (à trois). Le problème arrive quand les deux partenaires n’ont pas la même conception de la « bonne conduite »…

Ca peut poser souci.

Avec du sang sur les murs…

Demain, si vous êtes sages, je vous parle de jouissance (ouais !!!! ) et de Lacan (ooooh…)

bisous

Bref, tout va bien…

Juste un petit mot avant mon thé et mon bouquin au coin du feu (je profite de mes dernières heures de liberté avant l’arrivée de la horde de sauvages que sont mes enfants…)

Ces derniers temps, au terme d’une maturation douloureuse digne d’un furoncle purulent, j’ai fait une mise au point salutaire de ce que je suis en train de devenir.

Ce ne sera pas la dernière, mais je crois que là, vu ce que j’en ai bavé, j’ai un peu été raclé une bonne partie du pire… Visite guidée de mon côté sombre…

J’ai ainsi mis à jour (âmes sensibles s’abstenir, c’est pas joli joli):

  1. Mon égoïsme camouflé en générosité. Heureusement pas toujours, mais il y a en moi une partie très égocentrique qui pense d’abord à soi avant de penser à l’autre et qui a dans la tête de monnayer sa gentillesse. Je me donne ainsi le beau rôle à mes yeux et je me sécurise. (Parce qu’en fait, je me sens trop minable pour être aimée comme ça, de but en blanc, pour mes beaux yeux, sans que j’y aide un peu mine de rien… )
  2. Ma colère. Oh lala ! ça, c’est une vieille histoire… Toute petite j’ai du ravaler ma colère devant l’injustice et le mépris dont j’étais l’objet. Du coup, je la cultive à l’intérieur mais je la refoule. Et elle revient bien pire sous le masque de la tristesse, ce qui me permet de manipuler l’autre en toute bonne foi, en lui faisant pitié. (vous savez, le coup des yeux attendrissant du chat botté dans Shrek ?) En fait, cela ne marche pas vraiment, et je me retrouve seule à pleurer dans mon coin sans attendrir personne, mais bon…
  3. Mon égo (ou mon mental). Un sacré coco, qui veut tout diriger et me fait faire de grosses conneries en me persuadant de regarder avec ses oeillères et en travestissant la réalité. Qui me mène par le bout du nez et me fait prendre mes désirs d’être aimée (légitimes) pour un besoin de dépendance (« sauve moi, aimes moi mon beau prince … « ) et une tactique de domination par la victimisation. Il se veut tout puissant et veut tout contrôler, en faisant mine de me défendre contre les grands vilains monsieur et le gros méchant monde… Le prince de l’illusion, mon égo… Perfectionnisme et toute puissance: tout maîtriser contre un monde qui m’en veut et qui est bien dangereux…
Je dois en oublier mais c’est déjà pas mal.
A côté de cela, j’ai des bons côtés, heureusement, mais bon…
D’où ça vient, ça ? Parce que je ne crois pas être fondamentalement mauvaise… (comme la plupart d’entre nous d’ailleurs…) Ben, comme pour tout le monde, ce sont des réactions de défense, de survie, de stratégies mises en place dans l’enfance (mais pas que) pour faire face à des évènements ou des personnes dangereux et qui nous ont profondément blessés. Pour survivre à cette souffrance, on a trouvé ça. Pas très glorieux mais bon, à 3 mois, 4 ans ou 10 ans, on n’a pas vraiment le choix des armes face à des adultes maltraitants (même s’ils ne font pas exprès).
Donc, mon égoïsme, c’était une manière de me garder vivante psychiquement face à une famille qui ne voulait pas de moi. Jouer à la gentille idiote pour avoir le droit de respirer. Etre serviable pour essayer d’attirer des bonnes grâces dont j’avais tant besoin. Penser un tout petit peu à Moa, vu que personne n’y pensait à part moi…
Ma colère, ben, c’est une réaction normale face à la différence de traitement dont j’étais l’objet. Mais refoulée car, si je l’exprimais, je sentais bien qu’elle ne serait pas entendue, au contraire, je me ferai encore plus rejeter, mépriser, pas aimée. Une colère rentrée se transforme en tristesse. Mais là non plus, ce n’était pas recevable. Donc, j’ai joué le rôle de la petite fille gaie « comme un pinson », le clown de service pour avoir une petite place… Mais le clown était triste et une sombre violence bouillait en lui…
Quant à mon égo, mon mental, c’était une tentative désespérée pour comprendre ce qui m’arrivait et mettre du sens, des raisons à ce mésamour. Comprendre, comprendre pour rester dans une logique vivable… mais à force il a pris le contrôle. Comprendre pour ne plus sentir. Se raconter une histoire pour que la vie garde un sens…
Bref, comme dit l’autre (je ne sais plus qui, je n’ai pas la télé) une femme avertie en vaut deux et désormais, je sais me regarder dans ma vérité (ou presque) et faire gaffe à agir selon ma conscience et non manipulée par ces princes noirs de mon inconscient. (désolée Mr Freud, il n’y a pas beaucoup de sexe dans mon histoire… Paradoxalement, de ce côté là, ça va très bien… bon, un peu rare ces temps ci mais pas de problèmes notables)
Remettre de l’ordre dans tout ça, et désamorcer ces bombes du passé pour m’en libérer. Je n’en ai plus besoin. Je suis une grande fille et je n’ai plus besoin de rester dans ces stratégies infantiles. La dépendance de l’enfant, c’est terminé. Game over… Revenir au présent.
Etre consciente de ce qui se passe en soi permet de se sentir plus légère et d’agir sans être poussée malgré soi vers des extrêmes stupides (du genre avaler 1 litre de glace au chocolat accompagné de chantilly et de muffins, se rouler par terre devant un imbécile éjaculateur précoce parce qu’il vous largue (au lieu de se dire bon débarras), hurler et vouloir muuuurrriir parce que l’autre zouave a oublié d’appeler, devenir une larve molle comme une nouille trop cuite, vautrée dans un lit parsemé de livres, de miettes diverses, de mouchoirs en papiers chiffonés et de cartes divinatoires (beurk) pleurant qu’on est toute malheuuureuuse, que personne ne nus aiiimmmme (ouais sauf tous nos amis, quelques membres de la famille et notre chien) et qu’on « va finir seeeuuullle » au milieu de nulle part (en fait on est très précisément localisée dans son appartement) en serrant un nounours compulsivement dans ses bras, pare ce que… on ne sait même plus pourquoi, en fait…)
Bref, se comporter avec le QI d’un dinosaure (y z’étaient pas fins…) et le glamour de tata mochetonne.
Alors qu’en fait, tout va bien.
  1. Je suis vivante.
  2. Je suis plutôt pas mal et pas trop conne
  3. Mes enfants sont merveilleux (de mon point de vue)
  4. J’ai plein de projets
  5. Je peux être rigolote
  6. J’ai plein d’amis qui arrivent encore à me supporter
  7. Je séduis manifestement encore (tiens, le 31, dans le métro, je me suis faite draguer… Non, il n’était pas complètement bourré…)
  8. La vie est belle, pleine de surprises et finalement assez sympa (ne plus projeter le passé sur le présent et le futur, un peu d’ordre !)
  9. Celui qui va m’aimer va avoir une sacré chance ! (prenez des tickets !)
Plein de bisous pour la nouvelle année de la part de la nouvelle Agnès…

Alexithymique

Cure de sommeil et de repos. De lecture aussi.

Cela fait du bien… Et cela m’a permis de tomber sur l’explication, peut être, de mes problèmes avec « Lui ».

Lui qui ne parle pas, ou peu. Et qui ne me permets pas de savoir où j’en suis avec lui.

C’est vrai quoi ! Quand je fais un de ces tests crétins pour magazines féminins ou que je regarde mon horoscope amoureux (il faut bien s’occuper dans la salle d’attente du médecin ou aux toilettes de chez soi… Oh et puis, j’avoue, cela m’amuse ces idioties…) je ne sais jamais quoi lire: le paragraphe Célibataire ou le paragraphe Couple.

Bon, du coup, je choisis celui qui me plait le mieux… Mais cela me laisse un goût de pas honnête. cela fait des prédictions aléatoires, bien loin de leur côté scientifique et rassurant  de ce genre de textes…

Bref, Il n’arrive pas à dire ses sentiments. Donc, j’ai deux options:

  • Soit il n’en a pas. Mais dans ce cas, je ne vois pas trop ce que je fais dans sa vie… et lui dans la mienne. ce n’est même pas pour le sexe… 3 fois en 6 mois, on ne peut pas dire que ce soit un record de sex bomb ! (oui, j’exagère un peu, mais c’est ma vie tout de même… Cela dit, on n’est pas loin de la réalité).
  • Soit il n’arrive pas à les exprimer. Il est alexithymique et là, ça se corse grave. Parce que je suis censée faire quoi, moi, dans cette histoire ? Devenir Pénélope ? Nonne ? Faire ma vie de mon côté sans tenir compte de lui pour finir par l’oublier et aller voir ailleurs et tant pis pour lui ? Refouler ma frustration et rester la gentille copine qui renonce à ses besoins et ses désirs ? Le prendre en main et le secouer comme un prunier pour qu’il sorte enfin sa purée (sentimentale) et qu’il avoue (version « Nous avons les moyens de vous faire parler! »)? Devenir sa thérapeute et lui concocter une ou deux séances de divan (« Dis moi tout. Raconte moi ton enfance. Que penses tu de ta maman? Je comprends…. Mmmm …. oui….   Mmmmm ….. oui….. Bien sûr….. . C’est 70 € »). Lui donner le lien sur cette page ?

Je ne sais plus trop quoi faire ….

Si vous avez des idées ….

Un site que j’ai trouvé avec un test intéressant:

http://www.vaincre-anxiete-depression.com/etes-vous-alexithymique/

 

PS: Pour mon ex mari, je crois que j’ai trouvé la solution. Me pardonner d’avoir été si bête en l’épousant. Accepter que ce qui a été fut. Mais me libérer de tout lien avec lui en l’oubliant simplement. Cela passe par le pardon et le recentrage dans mon présent. Je ne suis plus la femme qui a vécu avec lui, je suis autre… enfin moi même, libre. Je tourne la page sans colère et cela me convient. Je reconstruis ma vie à partir de zéro? et bien, cela me permettra de la construire bien plus belle que celle que j’ai déjà vécu. J’en garde de magnifiques enfants et une expérience humaine riche.

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