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Fin d’année, début d’année… bilan ?

J’ai eu l’impression, cette année, de tirer une charrue sans les boeufs. Toute seule…

Ce n’était pas particulièrement rigolo et je me sens bien fatiguée. Je crois bien que je ne suis pas Swartzy et que passer en force, ce n’est pas mon truc…

Sans doute, je m’en mets trop sur le dos…

Et je ne tiens pas compte de mes vrais besoins, qui sont parfois plus simples que les exigences de perfections du monde. Je me suis un peu trahie, méconnue et trompée cette année. J’ai voulu croire à des illusions et oublié de regarder la réalité en face…

J’ai refoulé ma colère qui s’est transformée en tristesse, j’ai renoncé à mes limites, j’ai négligé les messages de mon corps et exigé de moi ce que je n’avais pas à faire. Je me suis épuisée à courir après les papillons diaphanes du rêve et n’ai pas pu construire les bases solides de ma vraie vie…

Bref, Bilan assez minable si ce n’est que j’ai ouvert les yeux sur ma réalité et sur mon ombre et que je commence à pouvoir prendre du recul sur ces vagues de souffrances qui me submergent et me poussent à vouloir tout foutre en l’air quand je ne maîtrise plus rien. Je commence à repérer les fragments de discours destructeurs qui me pétrifient de terreurs et me plongent dans les larmes et le néant. Les « je ne vaux rien » « Il me rejette » « je ne suis pas aimable et pas aimée » « je rate tout » « je n’y arriverais jamais » « j’ai mal et seul, lui, peut me soulager » « je ne peux rien faire pour moi » « cela ne sert à rien » « je n’en peux plus, je sombre…. », etc.

Donc, cette année, je vais essayer d’ouvrir les yeux sur la vie, m’accepter telle que je suis (avec ma colère, mon égoïsme et ma trouille), et d’aller à la rencontre de mes vrais besoins…

2013, ce sera l’année où mes enfants vont grandir d’une année avec bonheur et dans la réussite!

2013, ce sera l’année où je vais m’offrir d’aimer et d’être aimée par un homme qui aura envie de me rendre heureuse et de partager ma vie, simplement. Entre le tube de dentifrice et  les casseroles, entre fous rires et tendresse, il mêlera ses chaussettes sales avec mes bas Dim up,  laissera flirter ses caleçons avec mes culottes en dentelles (ou en coton petit bateau les jours où j’ai besoin de confort douillet), partagera ma boite de kleenex les jours de rhume, et les soupirs sur nos ex d’un air entendu… Un type qui aura sa vie et ses passions, ses envies et ses obligations mais s’intéressera aussi aux miennes, de temps en temps, histoire d’alimenter une conversation enrichissante (qui m’apprendra les mystères du turbo réacteur ou de l’entomologie (c’est un exemple), et écoutera d’un air narquois mes théories fumeuses en psychologie). Un viril poilu qui me dévorera toute entière et se laissera câliner avec furie par Moa…Un vrai mec, quoi… (toute contre façon s’abstenir)

2013, ce sera l’année de mon déménagement dans un appart plus grand, plus calme, plus lumineux et plus plus… (Bon, OK, peut être en 2014…)

2013, ce sera l’année de mon diplôme et de mon titre de pyschologue pour de vrai

2013, ce sera l’année de « je gagne des sous avec mes petites mimines, comme une grande » et je retrouve mon autonomie financière

2013, ce sera l’année de la fin de mon divorce et de la liberté, enfin !

2013, ce sera les premiers pas de Moi nouvelle manière…  C’est à dire une fille pleine de défauts (si, si, plein !), mais qui sait (enfin) où elle va et ce qu’elle veut, parmi les difficultés et les ratés « pédagogiques » de sa vie…

Et d’abord un grand ménage.

Par exemple, Lui, l’alexithymique (voir quelques articles avant), qui est si souvent aux abonnés absents… et bien, s’il ne vient pas à moi, je ne viendrai plus à lui. Tant pis. Marre d’avoir sans cesse l’impression de le harceler pour quémander l’honneur de sa présence ou d’un signe de lui… S’il ne veut faire aucun effort pour moi, je ne peux l’y obliger. Il a le droit de vivre sa vie ainsi, de ne jamais être disponible. Mais moi, j’ai le droit d’avoir envie d’une autre type de relations. Moi, j’ai besoin d’un homme qui s’implique dans une relation humaine et respectueuse, simplement, sans chichis, sans se poser des questions existentielles (j’ai peur, j’y vais, j’y vais pas…je sais pas) dans la légèreté et l’humour.

Hugh ! J’ai dit !

Bonne année  à tous !!!!

 

 

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Deux américaines à Paris

Rencontre parisienne dans un café tout près de la Madeleine, beau comme un Paris de carte postale fait tout exprès pour les touristes ! Le sol blanc et noir, les tables « vintage » et des chaises qui semblent avoir vu les fesses de Sartre, Boris Vian et Juliette Greco, voire Hemingway…

Deux américaines étudient la carte de Paris, un verre de vin blanc à portée de main. La soixantaine active et le plaisir de vivre dans un Carpe Diem efficace et joyeux. Deux amies en goguette en France, libres et sympathiques.

Je sors de l’exposition de la pinacothèque. Le délire génial de Vincent Van Gogh et la sérénité moqueuse d’Hiroshige. Je dessine sur mon carnet. Les fabricants de cartes postales ne choisissent jamais les oeuvres que je préfère… J’ai crayonné le dessin… je le mets en couleur, maintenant, devant cette table brune sur laquelle s’étalent mes crayons de couleur, ma tasse de café, mon téléphone…

Les deux femmes ont fini leur vin, elles me remarquent et la conversation s’engage… Voyage immobile de la langue étrangère, rencontre humaine et charmante, échange.

Je leur souhaite un merveilleux séjour…

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D'après Hiroshige. Le temple de l'amour.

Sacrée solitude

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jardin Khan

Parfois, je rêve de me retrouver seule, dans un ermitage, en haut d’une montagne ou face à l’océan, avec pour simple compagnonnage de quoi écrire … et de quoi me nourrir (faut pas déconner, quand même hein !). Une bouteille de bon vin ne serait pas non plus de refus…

Le silence qui est le calme;

La musique qui est celle de l’oiseau;

La parole qui est la mienne pour peu à peu la laisser s’éteindre au profit de l’écoute douce de mon corps.

Découvrir, loin du tumulte des revendications modernistes des hommes, qui je suis. Sentir qui je suis. Percevoir, enfin qui je suis.

Recevoir le cadeau d’être de mes propres mains, et surtout de personne d’autre.

Loin des iphone, des bipbip agaçants qui vous rappellent à l’ordre, des ordinateurs qui vous submergent d’informations venues des quatre coins du monde, des obligations, des devoirs, des il-faut-que, des vite, vite… Tous ces parasites qui couvrent la vraie musique de la vie en nous. Tous ces robots performants qui nous permettent de nous cacher et de ne pas nous voir… de revêtir l’armure du rôle social qui nous pose dans le monde.

Ne pas nous voir…

Et ne pas voir l’autre. Tel qu’il est, pas tel qu’il apparaît.

Oui, dans mon appartement parisien, dans cette ville vibrante que j’adore, j’ai envie de la paix sereine du silence, du vide, de la solitude.

Et en même temps, j’en ai une peur terrible. Panique.

Peur qui me pousse à chercher à remplir ce vide par n’importe quoi. Pour l’oublier, le refouler.

Etre face à soi même, nue, sans le paravent des histoires que l’on se raconte pour se rassurer (j’ai pas de chance, c’est sa faute, il ne m’aime pas, il devrait faire ci ou ça, il (elle) me doit bien ça…), devant le miroir magique de la vérité, c’est renoncer à un idéal de soi rassurant, connu mais qu’on ne voit pas dans la réalité simple (et étrange) de ce qui apparaît à nos yeux. C’est renoncer à lette image d’Epinal qui nous trahit car elle n’est pas nous, mais à laquelle on tient car on a appris à nous définir en fonction d’elle…

Depuis bien longtemps, pour être aimée par les autres, à la suite de notre dépendance obligée de l’enfance, nous avons revêtu ce masque protecteur. Renoncé à nous-mêmes pour être ce que les autres veulent que l’on soit, pour être ce que nous pensons que les autres veulent que l’on soit.

Triste mascarade qui finit mal.

Dans l’incompréhension, le malaise et le quiproquo.

Incompréhension des êtres qui se cachent les uns des autres et ne peuvent se découvrir dans leur vérité.

Malaise d’être à côté de nos pompes et de s’être perdu de vue, de vie… prisonnier d’un personnage qui n’est pas nous.

Quiproquo des rapports humains faussés où nous reprochons aux autres de ne pas nous donner cet amour pour lequel on a renoncé à nous mêmes.

Me retrouver. M’aimer. Etre. En fonction de moi. En fonction de personne d’autre. Pour ne devoir mon sourire qu’à moi même, et pouvoir le donner gratuitement à celui qui saura m’aimer.

On ne peut aimer vraiment que lorsque l’on s’aime soi même. C’est comme une lapalissade… Et pourtant… on a bien du mal à découvrir le mode d’emploi de l’amour de soi. On n’ose pas, on se l’interdit comme un coupable égoïsme.

Ne pas s’aimer oblige à demander à l’autre de le faire pour nous. Et cela devient une triste tractation commerciale qui finit en récriminations frustrées, puisqu’on demande à l’autre ce qu’il ne peut donner (sinon à lui même) et que l’on se refuse.

Aimer cette femme que je suis. Avec tous ses défauts et ses quelques qualités.

Et rire parce que telle que je suis, je suis bien… n’en déplaise à quelques grincheux…

L’auteur

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MOA

Une maison en Provence

J’ai retrouvé ma maison en Provence….

Et avec elle, mes racines. La ciel si haut qui emmène mon regard dans des espaces libres et bleus infinis, le soleil qui caresse, le vent qui secoue et les légumes du marché, les tomates, mures, rondes, rouges ou les olives vertes ou  noires comme des billes de bois d’ébène, les salades verts tendres, perlant de rosée, les courgettes, les aubergines, les fromages de chèvre…

La sensation des tomettes sous mes pieds, la lumière qui inonde la chambre, l’accent chantant sous mes fenêtres, et le petit déjeuner sur la terrasse…

Je n’ai pas trop les moyens de l’entretenir. C’est une vieille dame qui a besoin de  tant de soins… Alors je la loue.

Une maison en Provence terrasse-300x225

Salon de Provence

Yaka, Faucon, Ondoi…

Campagne présidentielle…

Petits bonhommes et petites bonnesfemmes (qui font semblant d’être des petits bonhommes) s’agitent dans l’espace médiatique…

C’est à qui sera le plus beau, le plus séduisant et surtout le plus propre sur lui. Moralisateurs de tous poils s’en donnent à coeur joie. Chaque candidat (étymologie: blancheur et pureté, emprunté un latin candidatus, dér. de candidus (candide*); au sens de « vêtu de blanc » dep.Plaute ds TLL s.v., 237, 16, les postulants aux fonctions publiques à Rome étant revêtus de la toga candida pour solliciter les suffrages) lave plus blancs que le voisin…

Les premiers donnent des leçons d’économie et de rigueur budgétaire, la main sur le coeur et les yeux sur le cours de la bourse, d’autres sont des moralistes convaincus et affichent une éthique quasiment mystique des mains propres, d’autres encore affichent une probité et une vaillance sans faille, tels des gentils héros à la Walt Disney, d’autres encore …. enfin bref.

J’ai passablement l’impression que dans cette histoire, ils nous prennent pour de cons et des connes…

Et ceux qui m’agacent le plus sont parfois ceux qui ont le plus donné dans la transgression de la dite morale (Strauss Khan par exemple). Il est dangereux de donner des leçons d’éthique lorsque l’on a soi même des petits soucis à la respecter. La vie privée de DSK ne m’intéresse pas et le fait qu’il soit un excité de la braguette m’indiffère (et cela ne remet pas en cause que cet homme avait de réelles qualités d’homme d’état). Mais je ne peux manquer de remarquer l’effet boomerang d’afficher une moralité à toute épreuve et de se poser en donner de leçon. A vouloir tout mélanger, le public et le privé, on n’a droit à aucune faiblesse… Et puis, c’est passablement ridicule quand on se fait prendre la main dans la culotte…

Enfin, bref…

Et moi dans tout ça ?

J’ai trouvé un ma voie. Dans un super journal féminin de haute volée. Enfin un magazine qui parle des vrais problèmes des femmes et entre autres, cette page que je recommande à toute femme politiquement impliquée!

extrait magazine Nunuche (Québec)

C’est un peu délicat à réussir mais il me semble que c’est la base de notre engagement dans les affaires de la cité. Nous sommes des citoyennes responsables, que diable !

Pour rendre à Cesar ce qui est à Nunuche, j’ai extrait ce magnifique traité politique à l’usage des femmes du magazine québécois déjà cité : Nunuche, n° 2. Et je dis, Chapeau les cousines… J’ai beaucoup ri en vous lisant…

Je recommande cet excellent journal à toutes mes copines… et copains ayant un peu d’humour.

La jolie cellulite du printemps

C’est le printemps… le soleil revient, les oiseaux chantent, les boutons de fleurs s’épanouissent, les amoureux se bécotent sur les bancs publics et les terrasses des cafés se remplissent…

Le printemps est un vrai bonheur à Paris. On sort enfin de la grisaille et du froid, on sourit à la nouvelle lumière qui entre dans notre appartement, l’air s’allège et notre garde robe aussi…

Ben justement, parlons en…

Boostée par l’atmosphère printanière, j’ai décidé hier matin de laisser tomber mes jeans, pantalons et autres chaussettes en laine qui constituent mon uniforme d’hivers pour mettre une petite robe toute saillante  qui m’allait à ravir au printemps dernier. Et donc des collants fins qui voilent délicatement la jambe.

Je ne me suis pas laissée décourager par les légères difficultés que j’ai eu à l’enfiler et à la boutonner au niveau de la ceinture… Bah… pas grave… sans doute un peu d’aérophagie…

Et je suis partie. Ravie. J’étais dans le ton. Le soleil éclaboussait le trottoir et mes ballerines trottinaient allègrement dans l’air tiède de cette belle journée… J’ai même un peu tressauté d’allégresse…

Je n’aurais pas du. J’ai senti comme un « blop-blup-blop » sur mes cuisses. Il n’y avait pas que mon coeur qui avait tressauté, mon gras aussi… Mes cuisses tremblotaient comme de la jelly anglaise. Beurk… Horreur.

Cachées dans un enveloppement constant de pantalons et collants opaques pendant plusieurs mois, mes jambes se sont insidieusement enveloppées d’une magnifique couche de cellulite-peau d’orange extrêmement … moche…

La découverte des dégâts m’a atterrée. Comment vais-je faire pour afficher cette élégance parisienne aux longue jambes fuselées cet été ? L’image que j’aimerais avoir de moi en a pris un coup ! D’autant plus que, n’ayant pas les moyens, ni le temps d’aller en institut ou à St Barth’ pour arranger les choses et leur donner en prime une jolie couleur miel, je risque fort de me retrouver avec les jambasses  glougloutantes de cellules hypertrophiées gonflées d’eau et de gras, blafardes de n’avoir pas vu le soleil et pas susceptibles de le voir un jour pour bronzer un peu, tellement je les trouve vilaines.

Donc, deux solutions:

Continuer à cacher ces jambes qui m’ont trahi sous des pantalons (mon sempiternel jean) et des jupes longues… et investir dans des choses plus essentielles dans la vie que l’apparence.

Du genre « ces raisins sont trop verts! » du renard de La Fontaine (là, je fais ma cultivée de base… hihi) et mépriser ces frivolités qui l’on prête aux femmes dans une image stéréotypée dans laquelle je ne marche pas. Je ne suis pas une femme-objet ! Au diable ces essais de séduction du mâle, je ne me soumettrai pas au diktat du phallocentrisme…

Ouais, bof…

Ou bien prendre les choses en mains (si je puis dire) et afficher malgré tout mes gambettes en l’état, tout en leur appliquant un programme maison d’esthétique et de bien être (massages, sport, crèmes, huiles essentielles…) et pouvoir garder l’espoir de finalement pouvoir frimer dans quelques mois avec mes jambes… juste au moment où se pointera l’automne, quand il faudra les couvrir de nouveau à l’avancée des frimas…

(soupir)

La vie d’une femme est un éternel combat…

Bonne journée de printemps !

La jolie cellulite du printemps LZN_6878-300x300

Retour de thérapie 5/ Je ne suis pas une mère parfaite !

Il faudra que je m’habitue…

Cette impression de tristesse, de vide et de manque total de sens fait indéniablement partie de ma vie. Je me sens incapable et assez nulle. Inapte… Plus d’énergie pour réagir…
cette impuissance douloureuse, je ne peux qu’apprendre à la gérer pour qu’elle ne soit pas trop envahissante et essayer de l’équilibrer en développant une autre partie de moi, plus joyeuse et pleine de vie, le Soi (jungien, pour ceux qui s’y connaissent).

Bon, c’est pas une nouvelle extra. J’espérais bien que mon investissement hebdomadaire chez la psy allait me permettre de lâcher cet espèce de boulet dans le vide et de commencer une autre vie, plus cool.

Cela semble un peu « planète des bisounours », dit comme cela, mais j’y croyais… Il semblerait que je doive atterrir sur une réalité moins rigolote… mais peut être plus constructive… Qui sait ?
Ce soir, les cheveux trempés et dégoulinants dans le cou après mon bain, au lieu de me répandre comme une estrasse (ndlr: expression marseillaise pour dire larve, merdouille, invertébré neurasthénique et flasque) sur mon blog, je devrai être de train de réviser pour mon examen de vendredi, ou, au moins, assumer ma charge de mère… Mais je n’y arrive pas.

Raz le bol, tête vide, pas envie. Du fond de ma baignoire dans laquelle je m’étais sournoisement réfugiée après leur avoir servi leur repas, j’entendais mes enfants s’écharper et je n’avais pas le courage d’aller rétablir le calme… Peux plus.

Avant, ils étaient en garde alternée. C’était pas mal. Je n’avais pas cette charge, si lourde à porter seule, en permanence. Je pouvais souffler une semaine sur deux et m’octroyer une vie personnelle…

Mais j’ai du y renoncer et réclamer la garde pleine. Non pas, comme leur père m’en a accusé, pour le faire chier, le séparer de ses enfants (trémolos hypocrites de sa part) ou récupérer une pension (au demeurant dérisoire) mais parce qu’il ne s’en occupait pas bien, voire très mal, mis à part le minimum vital alimentaire. Ils étaient laissés à eux mêmes et commençaient à avoir de sérieux problèmes…

Ce fut un sacrifice, car désormais, je n’ai plus de plages de décompression et je dois tout assumer de front, ce qui, seule, est parfois au dessus de mes forces…

Pas le droit de craquer… Il faut être parfaite… et éventuellement, renoncer à tout ce qui n’est pas mon rôle maternel… (mes études, ma vie perso, mes loisirs, mes rêves…) Au risque d’être une mauvaise femme, une mère dégénérée, un monstre…
Quant à ma place de femme, cela fait un bail que je suis sommée de ne pas y penser… Mes précédents articles n’ont été qu’une manière de faire illusion avec des textes écrits il y a 3 ans dans d’autres circonstances et que je suis bien en peine d’avoir mis en pratique récemment… Et puis, pour être honnête, je fais comme la plupart mes soeurs, je ne fais pas la difficile et me contente de ce que le monsieur veut bien me donner, quand il y a un monsieur, ce qui n’arrive pas souvent… Je n’oserais jamais lui dire tout cela…

Enfin, peut être si, désormais. Je change quand même peu à peu et je me mets à voir mes engagements amoureux d’un oeil plus serein et moins peureux (Arghhhh j’ai peur qu’il me jette, je suis une nulité et il ne va pas vouloir de moi, ma vie dépend de ce homme, je ne peux vivre sans lui, ma vie sans sa présence n’a ps de sens, je veux mourriiiirrr…. et je vous en passe et des plus idiotes… Bon, vous y êtes, pas besoin d’un dessin je suppose. On est plein comme cela, hélas…) Et quitte à ne pas avoir la quantité, je crois que je vais me rabattre sur la qualité… The must sinon rien…

Donc, c’est rien en ce momentLangue….  Sourires…

Petite salade de printemps

Bien que le fond de l’air reste frais, le soleil se décide à faire son apparition sur notre bonne ville de Nantes.

J’ai ressorti le hamac sous les cerisiers en fleurs et je m’octroie de temps en temps des siestes de béatitude. Je ne fais rien, je ne pense même pas, je me contente de réaliser que je suis en vie et que ce n’est pas si mal.

On peut appeler cela « méditation », cela fait plus chic et c’est tout à fait dans l’air du temps…

J’ai lu quelque part que cela évite le gros vilain stress et les somatisations qui vont avec. En plus, vous avez toutes les chances d’être ensuite beaucoup plus performant… (enfin, si c’est une chance…)

Je ne suis pas vraiment sûre de devenir performante en bullant ainsi, en tout cas, ce n’est pas l’impression que cela me donne, lorsque je vois les montagnes de choses urgentes à faire qui s’accumulent sur mon bureau pendant que je « médite ». D’autant plus qu’après, je n’ai pas le temps de m’y mettre car je dois vaquer à mes obligations familiales…

Mais bon, tant pis pour la performance, je renonce à la culpabilité. Na !

Au supermarché de mon quartier de ma ville de province (moi, c’est U…) pas hyper glamour il faut bien l’avouer, mais qui compense son manque de branchitude par l’honnêteté simple des produits proposés, j’ai craqué pour des fraises (celles avec du goût, et, hélas, des tas de pesticides… il faut accepter de vivre avec son temps…), des petits pois frais et des mignonnes salades. Le tout préparé ce soir avec des quartiers de pamplemousse, une vinaigrette balsamique et du pain craquant, c’était vraiment sympa…

Voilà, voilà, les petits oiseaux s’activent dans les branches de mon jardin pour y construire leurs nids… et moi, je commence à me dire que je devrais peut être songer à « observer deux papillons » comme dirait Desproges. Flute, c’est le printemps ! Non ?

Mais, en fait, je ne sais pas si c’est par flemme ou quoi, mais la personne que j’ai envie de séduire aujourd’hui, c’est… tout bêtement moa…Clin doeil

Y a du boulot !!!

Oui, mais avec de la persévérance, et de la discipline, je crois que je vais pouvoir y arriver… un jour… peut être….

Autoportrait en parfaite idiote

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C’est assez perturbant, il faut bien l’avouer, de réaliser, au fur et à mesure que le voile de nos vieilles habitudes protectrices se déchirent, à quel point on a pu se comporter en parfaite idiote…

Je crois qu’en la matière, je peux prétendre à un prix haut la main… L’oscar de la crétine de bonne foi… Moi qui ne gagne jamais à une loterie ou un jeux de hasard, j’ai cette fois, je crois gagné le pompon ! Mais il faut dire que cela n’a rien à voir avec un quelconque hasard…

 J’ai tout fait toute seule de mes petites mains habiles, j’ai tout organisé de A à Z, je pourrais en tirer un livre « Comment irrémédiablement rater ses relation amoureuses et passer pour une pauv’ fille… »

Le pire, c’est que je me croyais une victime, de la fatalité, d’une malédiction familiale, des mecs (tous les salauds sauf celui en cours… provisoirement), de la société, des blessures psychologiques des hommes, de mon ex, et j’en passe… Mon imagination pour trouver une explication à mon malheur était extrèmement fertile.  La seule personne que je n’ai pas supectée, c’est moi… Je n’en étais pas responsable…

Enfin, si, bien sûr, je me croyais tellement intrinsèquement nulle qu’il était logique que personne ne veuille de moi… Mais ce n’était pas vraiment de ma faute. J’étais un horrible caca boudin, certes, mais je n’avais rien fait pour cela. C’était le Pas de chance. Ma destinée et ma croix… Et j’aurais bien aimé que quelqu’un, n’importe qui, me dise: « Mais non, t’es pas si horrible, allez… même que je veux bien de toi …. » Histoire de me rassurer…

Et c’est ainsi que j’avais le chic pour m’attacher à tous les mecs qui passaient, surtout et de préférence s’ils étaient un peu destroy émotionnellement. Je retrouvais chez eux la vieille rengaine du « je ne suis pas assez bien »… que j’avais en moi. Du connu, donc. Et, donc, j’allais leur apporter ce que j’imaginais qu’ils avaient besoin (à l’aune de mes propres besoins). C’est un peu compliqué mais j’espère que vous suivez… Je leur offrais donc ce que j’espérais recevoir, c’est à dire de l’attention, de la tendresse et de l’amour rassurant. Sauf qu’ils n’en avaient rien à faire.

Je me faisais avoir dans un jeu de miroirs déformant d’un palais des glaces pervers…

Or, je vois maintenant qu’ainsi, je faisais tout pour me faire marcher dessus.

En fait, mon principe était le suivant: Il m’aime mais ne sait (variante: ne peut) pas l’exprimer. Je vais donc être patiente et aimante (et tout accepter: le sexe pas terrible, les coups de téléphone « oubliés » qui me laissent des heures scotchée à mon portable qui s’obstine à ne pas sonner ou alors c’est ma mère qui appelle (merde !), les semaines de silence (Il travaille….), les mensonges…) pour qu’il se rendre compte à quel point je suis quelqu’un de bien et à quel point il va être comblé avec moi… Et surtout ne rien demander en échange, ni engagement, ni implication. Je fais tout le boulot dans la relation, puisque, le pôôôvre garçon est une personnalité blessée (par maman, son ex, les deux, la société, les femmes, les blessures psychologiques de son enfance…. au choix) qui ne peut exprimer ses émotions et son désir.

Ouais… bon….

En réalité, je crois qu’ils étaient bien aise de trouver une bonne poire pour s’occuper d’eux quelques temps… une nana plutôt bonne au lit, qui les chouchoute, les masse, leur fait des cadeaux, leur envoie des SMS valorisants… en attendant, soit de trouver mieux (une vraie femme qu’on respecte), soit de passer à autre chose (comme de se donner à fond dans le boulot ou une cause). Mais tant qu’ils avaient un créneau, ma foi, on me garde au chaud… c’est cela, j’étais (je suis?) une poire pour la soif, un cul au cas où…

La réalité, c’est que je ne comptais tout simplement pas. S’ils ne manifestaient pas leur amour, c’est qu’il n’y avait pas d’amour. Pas la peine de me faire des films à n’en plus finir pour leur trouver des excuses. Ces mecs là ne savent tout simplement pas aimer. Point.

C’est comme cela, ce n’est pas de leur faute, mais, bon, il n’y a rien à en tirer. En tout cas pour moi. J’en ai assez de jouer les infirmières psy, disponible et nue sous sa blouse…

Et la meilleure, c’est que sans eux, je ne vais pas mourir ! Ben non ! Contrairement à ce dont j’étais profondément persuadée, je n’ai pas besoin d’eux pour exister, pour être moi et être femme… Ils n’ont pas cette puissance là.

Par contre, moi, je redécouvre la mienne, ma force de vie et d’indépendance.

Et j’arrive (pas toujours, mais cela arrive de temps en temps) à poser sur moi le regard sympa dont j’ai besoin et de me rassurer. Bon, c’est vrai, mes vieilles défenses ne se laissent pas abattre si facuilement et je vis encore de grandes angoisses d’anéantissement (si personne ne m’aime, je ne suis pas !!!! mamannnnnnnn! au secours, je sombre……) et ce n’est pas drôle du tout quand on est dedans…

Les veilles habitudes ont la vie tenace !

Par contre, de dehors, c’est parfaitement ridicule….

Donc, voilà… voilà… vais-je continuer à me comporter comme cette pauvre crétine que j’étais? Pas trop envie…

 

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