Page d'archive 8

La Tarentelle…

Toute seule dans ma maison en désordre, j’ai regardé « Tous les soleils » sur mon petit lecteur DVD.

Sur mon lit, avec mon chien à mes pieds, la musique baroque, L’Italie et l’histoire très douce d’un deuil et d’un amour se sont reposés à mes côtés.

Et mon esprit s’est mis à danser la Tarentelle. Mon coeur l’a suivi…

D’autres visages, d’autres mains m’ont entraînés dans cette jolie danse qu’est la Tarentelle…

C’est le bonheur qui s’invite dans ma vie, parce que c’est comme ça et qu’il y a un moment où l’on décide que décidément, souffrir est surtout bien bête…

Demain, sans doute, la magie va s’effacer et l’ombre va essayer de reprendre ses droits. La solitude, la lutte et l’impression que je n’y arriverai jamais… comme d’habitude. Mais peut être pas. Peut être que le joie va prendre ses quartiers. Il est peut être temps de tourner cette putain de page triste et de dire au revoir à l’angoisse, cette vielle maquerelle qui me fait croire depuis si longtemps que l’on ne va m’aimer et prendre soin de moi que si je vais mal…

Je n’en ai plus besoin…

J’ai envie d’être une femme libre et joyeuse, de cette naîve gaîté toute simple qui pare de beaux atours la vie et de couleur rose mes joues. Un peu bête, c’est vrai, mais si l’intelligence est forcément sérieuse et triste, je préfère être simplette. C’est plus agréable à vivre…

Et si je l’invite, le bonheur viendra bien vite…

sourires…

 

Festival de Préfailles (5éme édition)

Une perle musicale sur la côte de Jade, une bulle de plaisir dans ce monde de brutes…

Le festival m’a offert de merveilleux moments.
Frederic Chiu ne m’a pas déçu. Ce mec est vraiment magique. Ses mains caressent le piano dans une relation symbiotique et amoureuse.
C’est réellement magique. Son jeu parait facile et passe du bruissement calme de l’eau fraiche du torrent de montagne à la violence des orages en mer, avec fluidité et justesse.
Il éveille les profondeurs de âme, de l’être, ses mains sourient avec bienveillance à ceux qui l’écoutent…
Il me donne envie d’écrire de la poésie, de dessiner… de pleurer et de rire, de me relier au monde…
Rebelotte ce soir. Il joue avec Mr Demarquette, violoncelliste…
Hier, soirée coréenne. Un peu déstabilisante au début. Pour apprécier cette musique d’Asie, on manque de repères.
L’émotion musicale vient sans doute des liens que l’on tisse avec les sons et notre histoire personnelle, nos émotions…
Or là, ce sont des sons tellement nouveaux qu’on ne sait à quoi les relier…
Mais au fil de l’écoute, des choses s’éveillent, l’expression d’une humanité universelle apparait et le coeur reconnait des choses.
C’est moins facile qu’avec la musique occidentale mais plus subtil…

Notice explicative du sujet Agnès

Agnès est une femme. ok, ça ce n’est pas un scoop… mais bon…

Donc, elle va généralement réagir d’une manière présentant  une certaine similitude avec l’élément féminin dont elle fait partie. Ce n’est pas fait exprès, mais c’est en quelque sorte une constante de fabrication…

Donc, Agnès étant une femme, lors d’un stress important, elle va avoir tendance à avoir besoin de se confier pour décharger sa peine et exprimer son émotion. Cela va faire baisser la pression et l’écoute et le soutien moral qu’elle va recueillir va lui confirmer qu’elle est légitime à penser ce qu’elle pense et la rassurer sur elle-même. Elle sait très bien que la solution à ses problèmes, elle ne la trouvera qu’en elle-même, comme tout un chacun. Mais la force de la trouver, cette solution, elle la trouvera dans la parole d’encouragement d’un autre, dans la présence amie d’un autre à ses côtés.

En effet, elle a appris, dans son enfance et ensuite en se confrontant aux stéréotypes de sa vie sociale, qu’une femme est inapte à analyser correctement un problème et à rationaliser les choses. Par contre, on l’a encouragée, à la place, à exprimer ses émotions et ses sentiments comme la marque de sa féminité: « Ca ne mange pas de pain et pendant qu’elle chiale, elle ne fait pas de conneries… ». Confronté à une difficulté, elle arrive à lâcher la tension émotive mais elle n’a pas confiance en elle pour la partie résolution du problème et va inconsciemment se trouver incompétente. Elle  cherche donc chez un autre la preuve qu’elle est malgré tout légitime et capable de régler le problème. C’est pourquoi une femme va spontanément parler de ses problèmes, non pas pour qu’ils soient résolus mais pour obtenir ce soutien moral dont elle a besoin pour agir.

En revanche, un homme a du très tôt apprendre qu’il est sensé être capable de résoudre tous les problèmes et de trouver toutes les solutions avec un esprit clair et aiguisé dénué de toute émotivité, à la Monsieur Spock (pour ceux qui étaient trop jeunes pour la série Star Treck, Mr Spock avait de grandes oreilles pointues et aucun sentiment, un genre d’ordinateur sur pattes et avec un brushing impec). Celle ci serait une preuve de faiblesse et de confusion…

Un homme qui a des difficultés, va donc se recroqueviller dans sa bulle, s’interdire d’ « ennuyer les autres avec ses problèmes » et chercher les solutions dans la solitude. Ce faisant, il refoule ses émotions comme inadaptées, une marque de sa « féminité » cachée et donc de son incompétence (puisque dans le stéréotype social inconscient tout ce qui est féminin est confus et incompétent). Au risque de somatiser… et de ne pas trouver de solution (car la confrontation des idées est quand même une source de résolution des problèmes efficace)…

Face à une femme qui l’appelle pour lui parler d’un souci, il va être désarmé. Il se sent incompétent à enrayer l’émotion féminine (« Elle pleure, merde, je fais quoi ??? »… puisqu’il ne peut être ému et le dire, c’est interdit…), et il va chercher des solutions pour aider celle qui se confie à lui, et pour sortir de son sentiment d’incompétence. Il va faire ce qu’il estime le plus utile s’il était à la place de la femme.

Or, ce n’est pas ça qu’une femme vient chercher… Cela peut même l’agacer sérieusement qu’il lui dénie la capacité à trouver elle même les solutions qu’elle sait très bien être capable de trouver seule… Au lieu d’encouragements sur elle-même (« ces personnes qui t’emmerdent sont effectivement très con, tu as raison d’être en colère et je te fais confiance pour trouver comment t’en sortir, quoi que tu fasses, je te soutiens… »), elle a l’impression de se trouve face à un mec qui n’a pas confiance en elle et cherche à la rendre dépendante et infantile (tu devrais faire ça, ou ci…).

D’où problèmes de communication et malaise. Chacun se sent incompris et incompétent…

En bref, une femme exprime ses émotions et évite la somatisation, mais n’ose pas s’affirmer et décider sans soutien extérieur. Elle se condamne à l’impuissance et se victimise parfois si ce soutien extérieur lui fait défaut.

Un homme refoule ses émotions (risque à terme de somatiser… oh le beau cancer, ou le bel infarctus!), devient donc froid et distant. Par contre, il ose s’affirmer mais il risque aussi de s’isoler durablement dans l’illusion de sa puissance. Il se condamne à se débrouiller seul. Or un humain est un être social, il devient fou dans la solitude.

Comme le disait Jung, l’être humain complet est celui qui accepte en lui sa part féminine et masculine, quel que soit son sexe, au delà de tous les stéréotypes… Qui trouve le moyen terme entre affirmation de soi et expression de sa fragilité émotionnelle (une fragilité source de force morale). Et la bonne communication entre les hommes et les femmes est justement le dialogue compréhensif entre les uns et les autres avec la prise en compte de leurs différences et de leur étrangeté. C’est l’accueil de l’autre dans son mode de fonctionnement hérité ou non, sans jugement et avec bienveillance… voire amour…

Période de changement et de reconstruction.

Une phase positive de ma vie mais pas forcément facile à vivre car il y a beaucoup de choses en moi que je dois reconsidérer et réinventer. Un défi à être…
Je ne suis plus la femme que j’ai été, je ne suis pas encore la femme que j’ai le désir d’être, respectueuse de moi…
Je dois reconsidérer toute ma vision des choses, de moi même et de mes relations avec les autres… en faisant le tri entre ce qui m’a été imposé et ce qui vient de ma propre énergie…
Ben, c’est loin d’être facile.
Le conditionnement est costaud et ne lâche pas sans créer de l’insécurité et de l’angoisse, il ouvre la porte à un inconnu rempli de la crainte d’ être incapable de le construire… alors qu’en réalité, ce n’est pas si dur, je sais que j’en suis capable mais il y a un interdit très fort à me réaliser qui bloque tout.
C’est pourquoi, à mesure que les verrous sautent, je suis paniquée de tout ce que j’ai à faire…
J’ai la trouille de me prendre pour ce que je ne suis pas… de n’être pas à la hauteur…
Je suis dans une espèce de sidération face à moi même…
Je fais des listes de « A faire » et je ne les suis pas.
J’ai mille idées, projets et je ne les réalise pas…
Bon, j’espère que cela ne va être qu’un passage…
Sans doute ce passage au désert est-il nécessaire pour clarifier les choses…mais Pfff, c’est pénible !
Bon, et puis gérer la relation avec lui. Accepter nos différences ou accepter qu’elles soient incompatibles.
Je ne sais plus trop où j’en suis…
Je vois bien qu’avec lui je suis en train de travailler mon rapport avec les autres.
Une manière de travailler sur mon défi…
Il est exactement mon opposé, introverti autant que je suis extravertie.
Selon la typologie de Jung, la personne extravertie se nourrit de l’énergie qui émane de ses interactions avec les autres, les évènements et le monde. Pour la personne introvertie, c’est le contraire, ce sont ses pensées, ses réflexions et sa vie intérieure qui lui procurent l’énergie vitale dont elle a besoin. Une énergie qui nourrit en retour son monde intérieur.
Une différence d’être qui peut tout bloquer entre nous ou au contraire nous enrichir l’un l’autre en nous poussant à nous ouvrir à notre opposé. Ne plus fonctionner en circuit fermé pour lui, devenir plus autonome et plus libre pour moi…
Mais pour l’instant, cette difficulté de communication m’angoisse car j’ai besoin d’avoir l’image que l’autre a de moi pour me sentir rassurée. Et je ne sais comment lui parler de ça…
Là, il faut que je me rassure toute seule.
C’est vraiment dur…car mon image de moi est encore très fragile et si peu positive…

Maîtresse 1 / Agnès 1 – Match nul

J’ai un problème avec la maîtresse de mon fils.

Il a 9 ans. Il s’agit donc de la maîtresse d’école. L’autre type de maîtresse, je ne m’en mêle pas, mes fils sont censés être assez grands pour se débrouiller tout seuls avec quand ils en ont…

Donc, nous avions Rendez-vous aujourd’hui et elle m’a posé un lapin. Sans doute pour se venger du lapin que je lui ai moi même posé sans le vouloir parce que j’avais oublié… (un peu débordée la maman…). Mais bon, on est censé en avoir fini avec ce genre de comportement à l’âge adulte…

Bref,  mon petit bonhomme aux yeux bleus, lui, il n’arrive pas à se défendre tout seul.

Ce doit être son côté dans la lune, ou sa manière littérale de comprendre les consignes, ou sa perception tellement subtile des choses qu’il s’y noir dedans, je ne sais pas mais le fait est que sa maîtresse l’a pris en grippe et n’a de cesse de le mettre en échec, allant même jusqu’à l’humilier en classe devant ses camarades…

Je ne pense pas qu’elle fasse exprès ou qu’elle soit une incarnation de Cruella (sans les cheveux blancs ni le manteau de fourrure), mais elle me paraît débordée par son métier, et manifestement pas à l’aise dedans…

Bref, c’est la maîtresse qui crise et c’est mon fils qui prend.

Totalement ténatisé et anxieux en classe, il est envahi d’émotionnel ingérable pour lui et devient… bête.

Ce qu’il comprend en 3 mn, voire 3 secondes à la maison ne s’imprime simplement pas à l’école. Je suis obligée de refaire les cours pour qu’il ne se prenne pas des notes catastrophiques. C’est bizarre que cette nana ne comprenne pas qu’un climat affectif positif (se sentir apprécié) et sécure est la condition indispensable d’un apprentissage quel qu’il soit… surtout à cet âge…

Enfin, je ne la changerai pas et l’année se termine…

 

Apprendre à aimer… 2

L’amour vrai, le gratuit, celui que l’on donne et reçoit librement, sans y mettre la logique commerciale du je t’aime pour que tu m’aimes, du besoin de se rassurer, ou de la revanche sur une enfance douloureuse… et bien, c’est dur de l’apprendre, je trouve.

Car il comporte, pour ceux qui ont été blessés par l’amour, ceux qu’on n’a pas su porter dans l’amour d’eux mêmes, une dose d’angoisse bien difficile à gérer.

Lorsqu’on arrive, adulte, sans le bagage émotionnel d’une enfance aimée, on se sent nu. On a froid, on a peur. On a beaucoup de mal à croire en soi, on doute sans cesse de l’amour que l’autre nous porte (on dira d’ailleurs « semble nous porter »).

Alors, dans toute relation qui se présentait, le schéma instinctif était le suivant:

on a tellement peur de décevoir l’autre s’il se rend compte de notre réalité (forcément nulle et mauvaise, pas aimable)… et de le perdre, que l’on disfonctionne. Et pour faire bonne mesure, on récidive. on rejoue sans cesse la même pièce: on se précipite, on aime à la folie, on donne tout pour retenir l’autre, on n’ose pas être soi même, on a peur…

bref, on est malheureux et on devient suspect: quelqu’un de collant, pas authentique et même manipulateur.

Et on se fait quitter. Et on recommence avec un autre…

Car  comment pourrait on être aimé?

On n’est pas soi même. On n’ose pas être soi même… un soi même totalement déconsidéré par son histoire d’enfance…

Il est impossible d’aimer quelqu’un qui ne s’aime pas, ne se respecte pas, n’existe pas par lui même, n’ose pas exister et se l’interdit même. C’est comme aimer le vent. On est face à du vide, du faux semblant.  Il n’y a pas de partage, d’échange possible. Et on voit bien, au bout d’un moment, que l’autre ne vous regarde pas, vous, il regarde sa propre blessure d’amour. Il vous « prend » pour le soigner, pas pour vous connaître…

Or, ceux qui doutent d’eux mêmes demandent à l’autre de leur donner ces assurances et ces réponses qu’ils ont en eux mais dont ils n’ont pas l’accès. Mission impossible et source de malheur. On ne se répare jamais que seul.

Mais ce schéma sentimental est ancré et rassurant car il est connu. Il fait souffrir dans des échecs répétés mais on arrive à s’en arranger, à oublier qu’on l’a mis en place. Oui, c’était malgré nous, on a pas fait exprès, on a été victime au départ… Mais adultes et au bout d’un certain nombre d’échec, il faut arrêter. Faire le point, réfléchir et changer…

ET puis un jour, on décide de casser ce schéma destructeur.

Aimer, c’est être curieux de celui (ou celle) qui n’est pas soi, qui est différent(e) de soi.

C’est s’émerveiller de l’autre.

Encore faut il savoir qui on est, aimer et connaître ce moi qui est en face du soi de l’autre, être un sujet stable en son moi pour poser des actes et des chemins vers cette différence.

Oui… ce n’est pas facile.

On avance alors en terrain inconnu. Tout est bizarre, étrange, et la vieille peur reste au fond de nous, prête à fondre sur nous en angoisse à la moindre alerte, à la moindre crise. On a tellement peur de ne pas être aimée qu’on a du mal à renoncer à ces paroles: « je t’aime », à un engagement clair, tout de suite, au mirage de l »âme soeur » miraculeusement trouvée ou de la passion immédiate.

On a du mal d’attendre. Attendre de laisser naître le sentiment, de lui laisser la liberté de croître comme il l’entend, de mieux connaître l’autre, de mettre de l’amitié dans l’amour…

Peut être que l’homme qui me plait aujourd’hui, et à qui je plait, ne m’aime pas…

Peut être qu’il n’a pas la curiosité de moi…

Peut être.

Mais je n’y peux rien. L’amour est libre et ce n’est pas en le mettant dans la cage des serments et de l’engagement que je vais le faire naître, vivre et croitre.

Ce n’est pas parce qu’il m’aime que moi, je vais avoir envie de l’aimer. Mais je vais avoir envie de l’aimer parce qu’il est ce qu’il est, simplement. Et s’il m’aime aussi, tant mieux.

C’est moi seule qui peut choisir de l’aimer parce qu’il me convient, tel qu’il est. Ou de ne pas le faire.

L’amour est. Il ne se contrôle pas, ne se demande pas, encore moins s’exige.

C’est un taiseux, il y a peu de mots, mais il y a les paroles des yeux et du corps…

Je prends le risque de me tromper. Mais je prend aussi le risque d’avoir raison…

Cet amour, il vient de naître…

Vivre l’instant…

Ne pas aller trop loin…. et prendre le temps…

 

Apprendre à aimer…

 J’apprends à ne plus attendre rien de lui que le plaisir de l’aimer.
L’amour gratuit sans rien attendre en retour est bien plus confortable parce qu’on sait qu’on ne peut être ni déçue ni souffrir.
Je ne sais pas s’il m’aime, même si dans nos échanges il me parle bien d’amour par ses yeux ou en me serrant fort dans ses bras.
Il est timide et maladroit, pas assez sûr de lui pour arriver à s’engager dans une relation amoureuse avouée.
Mais il en a envie.
Il n’ose se l’autoriser car il n’a plus de travail, pas de stabilité et des responsabilités nombreuses.
Il a l’impression qu’il n’a rien à m’offrir et n’arrive pas à s’aventurer trop loin dans l’émotionnel.
Et bien, je l’aime comme cela.
Je sais que d’une manière ou d’une autre je suis dans son coeur…
Voilà. Simplement.
Tant pis si cela ne dure pas ou si un jour, je renonce parce que j’ai besoin de plus. On verra bien à ce moment là.
Pour l’instant je le prends comme il est. Et je cesse de me poser des questions.
Et tu ne peux pas savoir quel soulagement cela fait.
Ma relation avec lui sera celle que je vais décider de vivre, avec ce qu’il décide de m’apporter. Pas plus, pas moins…

Fiction… Lettre à une femme, si semblable à moi…

Chère amie,
Il y a chez toi une désespérance profonde que je sens sous tes mots.

Et cela me navre. En particulier envers les relations (amoureuses ou non). Comme si tu pensais qu’il te fallait te contenter d’un truc bancal car tu n’auras jamais mieux.

En tout cas, que toi, tu n’y auras jamais droit. Une sorte de fatalité qui fait qu’après l’échec de ta relation avec ton mari à laquelle tu a cru envers et contre tout (et à laquelle tu n’es pas loin de croire encore), rien d’autre ne peut exister. Un homme bien qui puisse t’aimer vraiment, pour toi, tu penses que cela n’existe tout simplement pas. Alors autant faire avec ce qu’on a, cet homme qui ne te convient pas mais qui te permet de sauver les apparences et de n’être pas seule…

C’est sans doute dur, ce que j’écris, mais je crois que l’une comme l’autre nous avons à vider un abcès vieux de plusieurs années, à faire le deuil de nos ex et de ce que nous étions alors. Renoncer à nos illusions d’alors, affectives, sociales, existentielles. Admettre que nous nous sommes plantés dès le début et que nous ne sommes pas ce que nous nous efforcions d’être pour correspondre à l’image que nous croyons avoir choisi en les épousant, ces hommes destructeurs.

Le bonheur existe, l’amour aussi.

Sans prince charmant mais avec toute la force et la beauté d’un vrai sentiment qui vous emporte sans concessions.

Mais il faut être disponible pour cela, et les hommes le sentent.

Si tu ne peux pas ouvrir ton coeur à cause de la blessure qui continue d’y saigner, les hommes « bien »  vont passer leur chemin. Ils ne forceront pas l’accès.

Les autres, les immatures, les narcissiques, les blessés qui ont besoin de se rassurer dans une relation affective illusoire, ils t’utiliseront  pour la gaudriole ou pour être des béquilles psy, pour frimer dans un dîner ou pour rassasier leurs sens, mais ils ne t’ aimeront pas vraiment.

Inconsciemment, tu interdit l’accès à ton coeurs : il y a trop de cadavres dans ton âme.
C’est à ces cadavres qu’il faut renoncer, à rien d’autre.
Rien de désespéré, juste la douceur d’un lâcher prise.

L’homme qui t’aimera viendra, bien sûr, quand tu t’aimeras toi même.

Une citation que j’aime bien:
« Aimer vraiment, c’est aimer en silence, avec des actes et non des mots. » L’ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon.

Bises
Agnès

Ma mère…

censure familiale.

désolée…

 

sexe, sexe et compagnie

« Il n’y a pas d’acte sexuel. »

C’est pas moi qui dit ça, mais Lacan… Cet homme avait le sens de la formule qui fait boum !

Il n’y a pas beaucoup de phrases qui ait autant fait causer ! Il est vrai que cela va contredire la vox populi qui aurait plutôt tendance à dire qu’il n’y a que ça qui soit intéressant dans la vie…

Ce matin (ou hier, je ne sais plus), sur les ondes de France Cul (ture) la bien nommée (du moins en ce qui concerne mon sujet du jour), une émission sur Lacan et sa phrase paradoxale. Ben oui, un psychanalyste, à la suite de Freud, ça doit tout ramener à la sexualité… D’où la provocation ! Wouaouhhh  le mec !!!! Grave !

Alors, il y avait un monsieur psychanalyste et certainement lacanien, qui nous a expliqué avec des circonvolutions intellectuelles et un peu alambiquées (je ne suis pas sûre d’avoir toujours tout compris… faut dire, je ne suis pas aussi intelligente que ça… normal, je suis une femme…) qu’en fait c’était métaphorique (bon, ça règle rien mais ça fait savant) et que cela avait un rapport avec le langage. En gros (c’est un peu (beaucoup) caricatural, mais on comprend mieux) l’animal peut nique tranquille car il ne parle pas. Alors que l’homme, lui, dès qu’il parle, il met une distance, un trou (excusez moi, c’est le langage de Lacan), un manque infranchissable entre les êtres et donc l’acte sexuel, la jouissance, ne peut avoir lieu que pour soi. Il ne peut plus avoir de communication avec l’autre, car le sexe est incommunicable…

Bref, si tu parles pendant que tu baises, ça fout tout par terre…

Ben dites-donc, ce devait pas être super folichon dans le lit de Lacan…

Moi, j’ai une autre vision des choses, et les mots ne me gênent pas, au contraire… Il faut dire que pour moi la jouissance n’est pas un acte solitaire (masturbatoire) obtenu grâce à un frotti frotta avec un truc (main, vagin, bouche, autre…), mais une rencontre de deux êtres humains pleins d’amour qui parlent et se répondent avec leurs êtres (corps et esprit… donc langage) dans une danse qui les amènent à la jouissance l’un par l’autre. La jouissance de l’un va entrainer la jouissance de l’autre et vice versa, dans un feu d’artifice d’énergie qui bouleverse tout l’être et le régénère…

Mais rare sont ceux qui savent…

Comme disait Brassens, 99,9 % des femmes….

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