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Management performant et tarte aux pommes.

On dit que les femmes et les hommes ne sont pas égaux parce que les femmes savent la journée être des managers performantes, et le soir cuisiner d’excellentes tartes aux pommes.

C’est totalement idiot. Pour peu qu’ils s’appliquent, les hommes peuvent également faire de très bonnes tartes aux pommes !

Quant au management, il y en a aussi qui y arrivent !

Ca y est, on va encore se taper les galettes…

Bon, je ne parle pas pour moi, je n’ai pas vraiment fait la fête cette année encore et on ne peut pas dire que j’ai mis mon foie à dure épreuve…

Mais pour les autres !

Ils viennent juste de s’ingurgiter foie gras, chocolats, saumon fumé sur canapé, dinde, marrons, vins fins et pas fins, bulles diverses, alcools et j’en passe…

Il y a juste le raton laveur qui manque…

et on recommence avec des galettes au beurre fourrées à la frangipane, bien sucrées et bien grasses.

Rien que de les voir parader sur les étalages des boulangeries et pâtisseries, j’ai mal au coeur…

Pitié !

Une fois, c’est chouette, 5, 6 ou 10 fois dans le mois, cela devient du gavage.

Reste plus qu’à prélever nos foies pour les donner aux oies et aux canards encore vivants après les fêtes, en réparations pour leurs dommages subis au profit de nos tartines…

Résolutions…

Agnès (c’est à dire moa),

  1. Cette année 2013, l’Amour se posera dans ta chambre comme un grand oiseau de toutes les couleurs, sans même que tu t’en rendes compte, pendant ton sommeil peuplé de rêves…
  2. Les soucis, les factures, les bouffeurs d’énergie, tu n’en feras pas toute une histoire. Tu les mettras avec ta colère dans un grand panier tressé de dérision et tu l’enverras valdinguer dans les étoiles (et accessoirement dans la Seine qui coule près de ta maison lors d’un cérémonial purificateur et réconciliateur que tu inventeras… et tant pis si les automobilistes pressés qui passent sur le pont pour rejoindre leur banlieue grise te prennent pour une allumée…) afin de retrouver l’enthousiasme de la liberté, de la simplicité et du sourire sans arrière pensées.
  3. Tu ne te laisseras plus empoisonner par l’alcool triste de la défiance et de la peur issus des souvenirs lourds du passé. Pour cela, tu les déposeras poste restante à l’adresse de Nulle Part pour ne plus JAMAIS les voir pointer leur vilain nez de rats crevés dans ta vie et, ménage fait, tu retrouveras ta confiance… en toi, en la vie, en lui, en l’autre. Tu t’ouvriras avec un sourire aux surprises de la vie.
  4. C’est avec le sourire que tu ramasseras les chaussettes sales et même propres (et dépareillées) pour un tour de manège gratuit dans la lessive pleine de bulles et tu oublieras de râler parce que cela ne vaut pas une bonne séance de chatouilles avec les enfants, suivi du fameux jeu-du-ménage qui fera briller la maison de mille feux…
  5. Tu attraperas le succès avec un grand cerf-volant aux couleurs de l’arc en ciel, et juchée sur un dromadaire philosophe, tu traverseras le monde et ta vie en laissant les frileux et les peureux à leurs attitudes de grosses nouilles…
Bisous

La jungle ? ou comment notre société est en train de s’autodétruire…

Au moins, la jungle a un côté aventureux et exotique qui vaut le coup !

Ce qui n’est pas le cas de nos villes post modernes où des espèces voraces et carnivores, voire cannibales sont en train de coloniser les lieux publics. Ces espèces sont de deux ordres: celles des quartiers en déshérence, contaminées par la violence des médias (mais non, on vous dit que montrer la violence en permanence dans les jeux et à la télé est une « catharsis » et protège les jeunes de celle-ci, elle évite les débordements, si, si… De toute façon, un peu de cannabis et ça calme tout le monde…) et de l’économie (celle , officielle qui les éjecte et celle de trafic illicite qui les récupère ); et celle des quartiers chics à base d’égoïsme et de loi du plus fort (j’ai de l’argent (enfin, mes parents en ont) alors, casse toi de mon chemin!). Ces deux espèces ont un point commun: la seule valeur reconnue n’est pas la valeur humaine de la vie mais l’Argent, le pèze, le flouze, les dividendes, le prix..

Le seul dieu reconnu est le Veau d’or… Je préférais les anciens dieux…

Plus aucune notion du « vivre ensemble », du dialogue, de la prise en compte de l’autre. L’ère de la concurrence signe le culte de la performance. Celle-ci étant mesurée, non pas en fonction des talents des individus, mais par les chiffres de son compte en banque…

Je suis écoeurée. Et je crois que le quartier dans lequel je vis, qui abrite ces privilégiés du porte monnaie, me sort par les yeux.

Comment expliquer à mes enfants le partage, le respect des plus fragiles (laisser sa place à une vieille dame ou à une jeune maman dans le bus), la communication humaine et la beauté du geste gratuit quand ils voient se comporter ces groupes d’ados bardés de technologie high teck hors de prix, qui ignorent tout ce qui n’est pas leur propre nombril et s’attribuent les meilleures places, de droit, au mépris total des autres, les écrasant, en plus, de leur superbe.

Il y a de quoi être en colère… et je le suis…

 

Bref, tout va bien…

Juste un petit mot avant mon thé et mon bouquin au coin du feu (je profite de mes dernières heures de liberté avant l’arrivée de la horde de sauvages que sont mes enfants…)

Ces derniers temps, au terme d’une maturation douloureuse digne d’un furoncle purulent, j’ai fait une mise au point salutaire de ce que je suis en train de devenir.

Ce ne sera pas la dernière, mais je crois que là, vu ce que j’en ai bavé, j’ai un peu été raclé une bonne partie du pire… Visite guidée de mon côté sombre…

J’ai ainsi mis à jour (âmes sensibles s’abstenir, c’est pas joli joli):

  1. Mon égoïsme camouflé en générosité. Heureusement pas toujours, mais il y a en moi une partie très égocentrique qui pense d’abord à soi avant de penser à l’autre et qui a dans la tête de monnayer sa gentillesse. Je me donne ainsi le beau rôle à mes yeux et je me sécurise. (Parce qu’en fait, je me sens trop minable pour être aimée comme ça, de but en blanc, pour mes beaux yeux, sans que j’y aide un peu mine de rien… )
  2. Ma colère. Oh lala ! ça, c’est une vieille histoire… Toute petite j’ai du ravaler ma colère devant l’injustice et le mépris dont j’étais l’objet. Du coup, je la cultive à l’intérieur mais je la refoule. Et elle revient bien pire sous le masque de la tristesse, ce qui me permet de manipuler l’autre en toute bonne foi, en lui faisant pitié. (vous savez, le coup des yeux attendrissant du chat botté dans Shrek ?) En fait, cela ne marche pas vraiment, et je me retrouve seule à pleurer dans mon coin sans attendrir personne, mais bon…
  3. Mon égo (ou mon mental). Un sacré coco, qui veut tout diriger et me fait faire de grosses conneries en me persuadant de regarder avec ses oeillères et en travestissant la réalité. Qui me mène par le bout du nez et me fait prendre mes désirs d’être aimée (légitimes) pour un besoin de dépendance (« sauve moi, aimes moi mon beau prince … « ) et une tactique de domination par la victimisation. Il se veut tout puissant et veut tout contrôler, en faisant mine de me défendre contre les grands vilains monsieur et le gros méchant monde… Le prince de l’illusion, mon égo… Perfectionnisme et toute puissance: tout maîtriser contre un monde qui m’en veut et qui est bien dangereux…
Je dois en oublier mais c’est déjà pas mal.
A côté de cela, j’ai des bons côtés, heureusement, mais bon…
D’où ça vient, ça ? Parce que je ne crois pas être fondamentalement mauvaise… (comme la plupart d’entre nous d’ailleurs…) Ben, comme pour tout le monde, ce sont des réactions de défense, de survie, de stratégies mises en place dans l’enfance (mais pas que) pour faire face à des évènements ou des personnes dangereux et qui nous ont profondément blessés. Pour survivre à cette souffrance, on a trouvé ça. Pas très glorieux mais bon, à 3 mois, 4 ans ou 10 ans, on n’a pas vraiment le choix des armes face à des adultes maltraitants (même s’ils ne font pas exprès).
Donc, mon égoïsme, c’était une manière de me garder vivante psychiquement face à une famille qui ne voulait pas de moi. Jouer à la gentille idiote pour avoir le droit de respirer. Etre serviable pour essayer d’attirer des bonnes grâces dont j’avais tant besoin. Penser un tout petit peu à Moa, vu que personne n’y pensait à part moi…
Ma colère, ben, c’est une réaction normale face à la différence de traitement dont j’étais l’objet. Mais refoulée car, si je l’exprimais, je sentais bien qu’elle ne serait pas entendue, au contraire, je me ferai encore plus rejeter, mépriser, pas aimée. Une colère rentrée se transforme en tristesse. Mais là non plus, ce n’était pas recevable. Donc, j’ai joué le rôle de la petite fille gaie « comme un pinson », le clown de service pour avoir une petite place… Mais le clown était triste et une sombre violence bouillait en lui…
Quant à mon égo, mon mental, c’était une tentative désespérée pour comprendre ce qui m’arrivait et mettre du sens, des raisons à ce mésamour. Comprendre, comprendre pour rester dans une logique vivable… mais à force il a pris le contrôle. Comprendre pour ne plus sentir. Se raconter une histoire pour que la vie garde un sens…
Bref, comme dit l’autre (je ne sais plus qui, je n’ai pas la télé) une femme avertie en vaut deux et désormais, je sais me regarder dans ma vérité (ou presque) et faire gaffe à agir selon ma conscience et non manipulée par ces princes noirs de mon inconscient. (désolée Mr Freud, il n’y a pas beaucoup de sexe dans mon histoire… Paradoxalement, de ce côté là, ça va très bien… bon, un peu rare ces temps ci mais pas de problèmes notables)
Remettre de l’ordre dans tout ça, et désamorcer ces bombes du passé pour m’en libérer. Je n’en ai plus besoin. Je suis une grande fille et je n’ai plus besoin de rester dans ces stratégies infantiles. La dépendance de l’enfant, c’est terminé. Game over… Revenir au présent.
Etre consciente de ce qui se passe en soi permet de se sentir plus légère et d’agir sans être poussée malgré soi vers des extrêmes stupides (du genre avaler 1 litre de glace au chocolat accompagné de chantilly et de muffins, se rouler par terre devant un imbécile éjaculateur précoce parce qu’il vous largue (au lieu de se dire bon débarras), hurler et vouloir muuuurrriir parce que l’autre zouave a oublié d’appeler, devenir une larve molle comme une nouille trop cuite, vautrée dans un lit parsemé de livres, de miettes diverses, de mouchoirs en papiers chiffonés et de cartes divinatoires (beurk) pleurant qu’on est toute malheuuureuuse, que personne ne nus aiiimmmme (ouais sauf tous nos amis, quelques membres de la famille et notre chien) et qu’on « va finir seeeuuullle » au milieu de nulle part (en fait on est très précisément localisée dans son appartement) en serrant un nounours compulsivement dans ses bras, pare ce que… on ne sait même plus pourquoi, en fait…)
Bref, se comporter avec le QI d’un dinosaure (y z’étaient pas fins…) et le glamour de tata mochetonne.
Alors qu’en fait, tout va bien.
  1. Je suis vivante.
  2. Je suis plutôt pas mal et pas trop conne
  3. Mes enfants sont merveilleux (de mon point de vue)
  4. J’ai plein de projets
  5. Je peux être rigolote
  6. J’ai plein d’amis qui arrivent encore à me supporter
  7. Je séduis manifestement encore (tiens, le 31, dans le métro, je me suis faite draguer… Non, il n’était pas complètement bourré…)
  8. La vie est belle, pleine de surprises et finalement assez sympa (ne plus projeter le passé sur le présent et le futur, un peu d’ordre !)
  9. Celui qui va m’aimer va avoir une sacré chance ! (prenez des tickets !)
Plein de bisous pour la nouvelle année de la part de la nouvelle Agnès…

Fin d’année, début d’année… bilan ?

J’ai eu l’impression, cette année, de tirer une charrue sans les boeufs. Toute seule…

Ce n’était pas particulièrement rigolo et je me sens bien fatiguée. Je crois bien que je ne suis pas Swartzy et que passer en force, ce n’est pas mon truc…

Sans doute, je m’en mets trop sur le dos…

Et je ne tiens pas compte de mes vrais besoins, qui sont parfois plus simples que les exigences de perfections du monde. Je me suis un peu trahie, méconnue et trompée cette année. J’ai voulu croire à des illusions et oublié de regarder la réalité en face…

J’ai refoulé ma colère qui s’est transformée en tristesse, j’ai renoncé à mes limites, j’ai négligé les messages de mon corps et exigé de moi ce que je n’avais pas à faire. Je me suis épuisée à courir après les papillons diaphanes du rêve et n’ai pas pu construire les bases solides de ma vraie vie…

Bref, Bilan assez minable si ce n’est que j’ai ouvert les yeux sur ma réalité et sur mon ombre et que je commence à pouvoir prendre du recul sur ces vagues de souffrances qui me submergent et me poussent à vouloir tout foutre en l’air quand je ne maîtrise plus rien. Je commence à repérer les fragments de discours destructeurs qui me pétrifient de terreurs et me plongent dans les larmes et le néant. Les « je ne vaux rien » « Il me rejette » « je ne suis pas aimable et pas aimée » « je rate tout » « je n’y arriverais jamais » « j’ai mal et seul, lui, peut me soulager » « je ne peux rien faire pour moi » « cela ne sert à rien » « je n’en peux plus, je sombre…. », etc.

Donc, cette année, je vais essayer d’ouvrir les yeux sur la vie, m’accepter telle que je suis (avec ma colère, mon égoïsme et ma trouille), et d’aller à la rencontre de mes vrais besoins…

2013, ce sera l’année où mes enfants vont grandir d’une année avec bonheur et dans la réussite!

2013, ce sera l’année où je vais m’offrir d’aimer et d’être aimée par un homme qui aura envie de me rendre heureuse et de partager ma vie, simplement. Entre le tube de dentifrice et  les casseroles, entre fous rires et tendresse, il mêlera ses chaussettes sales avec mes bas Dim up,  laissera flirter ses caleçons avec mes culottes en dentelles (ou en coton petit bateau les jours où j’ai besoin de confort douillet), partagera ma boite de kleenex les jours de rhume, et les soupirs sur nos ex d’un air entendu… Un type qui aura sa vie et ses passions, ses envies et ses obligations mais s’intéressera aussi aux miennes, de temps en temps, histoire d’alimenter une conversation enrichissante (qui m’apprendra les mystères du turbo réacteur ou de l’entomologie (c’est un exemple), et écoutera d’un air narquois mes théories fumeuses en psychologie). Un viril poilu qui me dévorera toute entière et se laissera câliner avec furie par Moa…Un vrai mec, quoi… (toute contre façon s’abstenir)

2013, ce sera l’année de mon déménagement dans un appart plus grand, plus calme, plus lumineux et plus plus… (Bon, OK, peut être en 2014…)

2013, ce sera l’année de mon diplôme et de mon titre de pyschologue pour de vrai

2013, ce sera l’année de « je gagne des sous avec mes petites mimines, comme une grande » et je retrouve mon autonomie financière

2013, ce sera l’année de la fin de mon divorce et de la liberté, enfin !

2013, ce sera les premiers pas de Moi nouvelle manière…  C’est à dire une fille pleine de défauts (si, si, plein !), mais qui sait (enfin) où elle va et ce qu’elle veut, parmi les difficultés et les ratés « pédagogiques » de sa vie…

Et d’abord un grand ménage.

Par exemple, Lui, l’alexithymique (voir quelques articles avant), qui est si souvent aux abonnés absents… et bien, s’il ne vient pas à moi, je ne viendrai plus à lui. Tant pis. Marre d’avoir sans cesse l’impression de le harceler pour quémander l’honneur de sa présence ou d’un signe de lui… S’il ne veut faire aucun effort pour moi, je ne peux l’y obliger. Il a le droit de vivre sa vie ainsi, de ne jamais être disponible. Mais moi, j’ai le droit d’avoir envie d’une autre type de relations. Moi, j’ai besoin d’un homme qui s’implique dans une relation humaine et respectueuse, simplement, sans chichis, sans se poser des questions existentielles (j’ai peur, j’y vais, j’y vais pas…je sais pas) dans la légèreté et l’humour.

Hugh ! J’ai dit !

Bonne année  à tous !!!!

 

 

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Fatigue

Reconnaître ma fatigue et ne pas lui en vouloir…

Prendre soin de moi au lieu d’être en colère parce que personne ne le fait pour moi.

Assumer aussi ma colère vis à vis de ma famille simplement maladroite et qui ne sait pas me voir telle que je suis. Ils ont mis des lunettes déformantes qui font de moi une « pauvre fille ratée » incapable de rien. Juste bonne à plaindre et à mépriser. Je comprends les handicapés qui refusent la pitié des biens portants ! Je vis cette pitié qui rabaisse, humilie et maintien l’autre en dépendance, lui déniant toute réelle liberté et valeur propre.

Prendre un bain et aller m’enivrer d’une exposition sur Venise et le Canaletto.

Et aller mieux…

Parce que je le vaux bien ! sourire triste…

Alexithymique

Cure de sommeil et de repos. De lecture aussi.

Cela fait du bien… Et cela m’a permis de tomber sur l’explication, peut être, de mes problèmes avec « Lui ».

Lui qui ne parle pas, ou peu. Et qui ne me permets pas de savoir où j’en suis avec lui.

C’est vrai quoi ! Quand je fais un de ces tests crétins pour magazines féminins ou que je regarde mon horoscope amoureux (il faut bien s’occuper dans la salle d’attente du médecin ou aux toilettes de chez soi… Oh et puis, j’avoue, cela m’amuse ces idioties…) je ne sais jamais quoi lire: le paragraphe Célibataire ou le paragraphe Couple.

Bon, du coup, je choisis celui qui me plait le mieux… Mais cela me laisse un goût de pas honnête. cela fait des prédictions aléatoires, bien loin de leur côté scientifique et rassurant  de ce genre de textes…

Bref, Il n’arrive pas à dire ses sentiments. Donc, j’ai deux options:

  • Soit il n’en a pas. Mais dans ce cas, je ne vois pas trop ce que je fais dans sa vie… et lui dans la mienne. ce n’est même pas pour le sexe… 3 fois en 6 mois, on ne peut pas dire que ce soit un record de sex bomb ! (oui, j’exagère un peu, mais c’est ma vie tout de même… Cela dit, on n’est pas loin de la réalité).
  • Soit il n’arrive pas à les exprimer. Il est alexithymique et là, ça se corse grave. Parce que je suis censée faire quoi, moi, dans cette histoire ? Devenir Pénélope ? Nonne ? Faire ma vie de mon côté sans tenir compte de lui pour finir par l’oublier et aller voir ailleurs et tant pis pour lui ? Refouler ma frustration et rester la gentille copine qui renonce à ses besoins et ses désirs ? Le prendre en main et le secouer comme un prunier pour qu’il sorte enfin sa purée (sentimentale) et qu’il avoue (version « Nous avons les moyens de vous faire parler! »)? Devenir sa thérapeute et lui concocter une ou deux séances de divan (« Dis moi tout. Raconte moi ton enfance. Que penses tu de ta maman? Je comprends…. Mmmm …. oui….   Mmmmm ….. oui….. Bien sûr….. . C’est 70 € »). Lui donner le lien sur cette page ?

Je ne sais plus trop quoi faire ….

Si vous avez des idées ….

Un site que j’ai trouvé avec un test intéressant:

http://www.vaincre-anxiete-depression.com/etes-vous-alexithymique/

 

PS: Pour mon ex mari, je crois que j’ai trouvé la solution. Me pardonner d’avoir été si bête en l’épousant. Accepter que ce qui a été fut. Mais me libérer de tout lien avec lui en l’oubliant simplement. Cela passe par le pardon et le recentrage dans mon présent. Je ne suis plus la femme qui a vécu avec lui, je suis autre… enfin moi même, libre. Je tourne la page sans colère et cela me convient. Je reconstruis ma vie à partir de zéro? et bien, cela me permettra de la construire bien plus belle que celle que j’ai déjà vécu. J’en garde de magnifiques enfants et une expérience humaine riche.

Mon ex, ce pervers

Depuis 7 ans, je l’ai quitté.

Pour ne pas mourir et permettre à mes enfants de garder une mère.

Mais sa destruction est toujours à l’oeuvre.

Sa stratégie est simple: m’empêcher par tous les moyens de reconstruire ma vie, de retrouver ma liberté d’être humain, de vivre, simplement.

D’abord, me laisser sans ressources. Me laisser me débrouiller pour assumer seule les enfants sans aucune participation financière. J’avais un peu de biens, je me suis ruinée. J’ai vécu dans l’angoisse des factures, des échéances et du lendemain. Je ne pouvais rien faire pour m’installer dans la vie, avoir une vie sociale, amoureuse, puisque je n’en avais pas les moyens financiers. Etre obligée d’être une femme dépendante car incapable de s’assumer correctement seule. Juste gérer l’urgence en utilisant ce qui aurait du me servir de retraite un jour.

Et puis, cela veut dire être une femme perpétuellement en train de se battre pour survivre, chercher du travail, étudier, faire des petits boulots, gérer le ménage, le linge, tout sans aucune aide, seule. En permanence épuisée, physiquement et moralement, sans personne pour la soutenir. Cela use. Parfois je craque et je fais chier tout le monde.

Ensuite, m’interdire toute vie sociale en m’accusant de n’importe quoi à nos anciens amis. Ce fut le désert. Tout de suite. Et lui, de parader avec les dîners,les soirées, les invitations aux week ends de ce petit monde dans lequel il était encore invité pendant que je devais m’occuper des enfants, seule, chez moi.

M’interdire toute vie sociale et donc également amoureuse, puisque il a fait en sorte de me charger des enfants n’importe quand, toujours au dernier moment, sans jamais me prévenir et quasiment en permanence. Je ne peux rien prévoir, organiser. Impossible de souffler tranquillement, d’être libre d’aller chez quelqu’un, impossible de passer quelques jours pour moi. 28 jours par mois, tous les mois. Je me souviens de we gâchés car il m’avais imposé les enfants le vendredi soir alors que je devais partir, et cette année, il me les donne du 26 décembre au 2 janvier afin que je ne puisse pas avoir une semaine tranquille autour du Nouvel an pour être invitée ou simplement profiter de quelques jours avec celui que j’aime. Je suis, à cause de mon ex, en décalage avec tout le monde.

Il fait planer, en outre, sur les enfants, de sombres menaces (que je sais sans réalité, mais le doute persiste) qui m’empêchent d’exiger ma part de liberté. Je sais, de toute façon, qu’ils sont mieux avec moi qu’avec lui, qu’il est manipulateur et anxiogène pour eux et je dois donc sacrifier ma vie pour eux. Je n’ai pas le choix… Je dois être toujours disponible pour eux.

Comment reconstruire ma vie alors que je suis si peu enviable: sans argent, sans lieu de vie à partager ou même présentable, avec mes enfants dans les pattes en permanence? Avec un divorce qui continue de me polluer la vie et des factures sans fin?

Qui osera prendre le risque de m’aimer et de se charger de tout cela ?

Il me l’avais dit quand je suis partie: « Tu ne t’en sortiras jamais, je ferai en sorte que personne ne voudra de toi! »

7 ans après, j’en suis toujours là malgré tous mes efforts…

Bébé d’amour

C’est étonnant  (et en même temps cela ne m’étonne pas) que Freud (et les psys) n’ait jamais parlé d’amour… c’est l’essence de l’humanité… A la place ils ont parlé de sexe… cruelle erreur…

C’est d’amour que l’enfant a besoin. Dès même avant la naissance, d’ailleurs…
Bien sûr il ne le conceptualise pas. Il ne peux le qualifier d’amour. Il n’est pas conscient !
Mais le vécu d’un enfant n’est pas seulement des soins.
Quand il s’agit de simples soins sans amour, le bébé se laisse mourir. (il y a eu des expériences dramatiques en ce sens au XVIII em siècle, je crois…)
C’est dans une relation d’amour que le bébé peut se construire, même s’il en est inconscient.
Ma mère et mon père ont été parfaits en ce qui concerne le « care ». De formation médicale, c’était tip top pour le « soin »: nourriture, propreté, environnement calme et adapté etc…
Mais manquait l’amour (et parfois même existait le rejet).
Et c’est là que ça coinçait.
Et il a fallu le prothésiste de mes parents, un homme qui regrettait de ne pas avoir d’enfants, qui s’est occupé de moi, pour que j’accepte d’avaler mes biberons… Parce que lui, il m’aimait. (et comme il bossait et n’habitait pas là, on ne peux parler de « soins », trop discontinu.)
Voilà, je suis sûre de ce que j’avance (même si c’est contraire à l’enseignement psy.)
Pour avoir eu moi même des enfants, la relation avec un tout petit n’est pas la relation de soin, mais une relation d’amour.
Le vrai amour est gratuit et n’est pas la dépendance. En tant que mère (ou père),  on sait qu’on élève des enfants POUR qu’ils nous quittent, donc sans aucune demande. L’enfant est dépendant (il a plein de demandes) mais pour devenir lui même il doit rejeter cette dépendance et les parents doivent l’y aider.
De même dans la relation d’aide, en psychothérapie, sans relation d’amour (et je ne mélange pas amour et sexualité comme Freud), rien ne se passe.
La plupart de nos blessures sont des blessures d’amour et elles ne peuvent se guérir que dans une relation d’amour qui permet de reconstruire.
Les mots permettent de comprendre, de savoir la vérité sur soi, mais cela ne suffit pas. Pour guérir, il faut une relation d’amour. (et ce n’est pas le simple transfert freudien…)
Je me souviendrai toujours de ce thérapeute qui m’a guéri de ma souffrance d’absence de père, rien qu’en posant sur moi un regard d’amour. Et je précise: pas de désir, pas de possession, pas de besoin, mais d’amour totalement gratuit, libre, tendre et respectueux. En 5 minutes, dans le silence, quelque chose a bougé en moi. Une plaie a commencé à guérir. J’ai été nourrie, moi qui avait faim depuis si longtemps et j’ai pu utiliser cette nourriture à être.
Karl Rogers a bien compris cela. L’écoute bienveillante, c’est cela: aimer la personne qui vient demande de l’aide et lui permettre de comprendre qu’aimée, elle a le droit de vivre et d’être heureuse… d’elle même, sans rien demander à personne. Elle est nourrie et peut aller son chemin de vie.
C’est de l’ordre de l’expérience, du vécu, pas de l’intellectualisation. cela s’inscrit dans le corps en entier et pas seulement dans le mental. C’est une trace corporelle, pas un raisonnement…
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