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Jouissance jubilatoire…

Deux jouissances pour le prix d’une ou l’histoire de l’oubli de la jubilation dans les sociétés humaines…

Ceci est malheureusement arrivé lors de la « réduction » de la femme à un objet. Or, il ne peut y avoir relation avec un objet, que possession et utilisation.

Il y a donc, à mon sens (et selon mon expérience, qui n’engage que moi) deux sortes de jouissance dans la vie humaine.

La première est la jouissance physiologique.

Celle qui nous rattache à nos cousins animaux et qui n’est là que pour favoriser la reproduction. En gros, nous en donner envie (c’est plutôt agréable en général) et faire remonter les spermatozoïdes vers les trompes, à la rencontre de l’ovule. Pour celle-là, on se débrouille assez bien tout seul. Elle dérive globalement de la masturbation, et ne concerne que le corps. Suite de spasmes agréables, elle fait un peu perdre la tête mais se concentre vraiment sur les organes génitaux et on en sort secoué et épuisé… ouf !

Et l’autre…

Et puis celle, proprement humaine, qui, comme toutes les choses spécifiques à l’homme (le langage, l’écriture, les rapports sociaux…), demande un apprentissage et une transmission. Elle est issue de la relation proprement humaine et concerne à la fois le corps et l’âme. Énergétique, elle est aussi plus profonde, moins secouante et plus vibrante et elle est aussi bien plus durable. On en sort plein d’énergie et pas fatigué du tout…

La plupart des hommes ne cherchent pas plus loin que la première. Épatés par leurs premières expériences en solitaire sous les draps de leur adolescence, ils se contentent de vivre celle-là, sans se douter qu’une autre jouissance existe. Ce sont les « S’amsuffit  du sexe» qui se masturbent simplement sur les corps des femmes, juste à le recherche de leur propre plaisir et qui sont sans doute responsables des vers de Brassens, « 99 femmes sur 100 s’emmerdent en baisant… » Ils sont persuadés que la jouissance des femmes dépend de leur engin (le plus gros possible) et les plus avisés s‘intéressent un peu également aux préliminaires clitoridien. Techniciens avisés, ils sont performants, compétitifs (genre la mienne est plus grosse que celle du copain, ou bien, elle bande plus longtemps, et variantes kamasoutresques…) et oublient allègrement la relation humaine qui doit s’ajouter à l’acte.

J’en ai connu un qui a transformé une rencontre amoureuse en séance de gym dans laquelle je faisais plus office de matériel de sport que de personne. Une grande affiche des positions du Kama Sutra était affichée dans sa chambre et il a consciencieusement suivi toutes les positions dans un trip solitaire… Pas emballant…

D’autres sont très appliqués. Il font bien « tout comme il faut ». Ils se sont renseignés sur des magazines féminins feuilletés en douce dans la salle d’attente de l’ophtalmo ou du médecin, ou sur internet. Ils connaissent la stimulation clitoridienne et s’appliquent à faire « jouir » leur partenaire comme des bons élèves avant de se laisser aller à leur éjaculation, les yeux fermés pour bien se concentrer… Mais, là encore, c’est une vision tronquée, limités aux spasmes des organes génitaux qui est la règle. Les bonobos, les gorilles ou les canards font de même.

A leur décharge (si je puis me permettre), ce n’est pas forcément fait exprès. Ils ont « appris » le sexe à partir des films pornos et des vantardises adolescentes et personne ne leur a expliqué à faire l’amour. Seulement à baiser. Et c’est dommage, parce qu’ils loupent le meilleur !

Faire l’amour implique la totalité des deux personnes, plus quelque chose en plus qui circule entre eux. Le corps en entier, les émotions, l’intelligence et l’amour qui se déverse de l’un vers l’autre. La jouissance humaine d’une femme peut partir d’une jouissance physiologique pour irradier, dans la relation, jusque dans son ventre, son cœur, sa peau, des pieds à ses cheveux, partout et s’unir à la grande vague correspondante dans le corps de son amant. Ils tanguent alors et vibrent ensemble dans quelque chose qui les dépasse et dansent en jubilatoire.

C’est bien mieux qu’un truc de pénis et de clitoris… frotti frotta, mmm, pschitt et puis voilà !

Enfin moi, je trouve…

Sauf que pour cela il faut prendre le risque d’aller sincèrement à la rencontre de l’autre et oser aimer…

Femme de 50 ans (besoin de votre avis !)

50 ans : ce fut une fin pour nos grand mères et nos mères.

Ce sera un début pour nous.

Image de soi qui se lézarde dans le miroir. Image qui s’éloigne des standards du jeunisme obligatoire, visage où la vie s’est inscrite, doucement ou pas, unique.

Lézarde vers un effondrement ou une reconstruction ?

On a vécu, aimé, pleuré, ri, séduit, essayé de trouver sa place, sa juste place dans le monde tel qu’il nous était donné.

Et puis, on se trouve là, étonnée et surprise face à ce miroir qui nous renvoie cette image de nous qu’on reconnaît sans se reconnaître.

Age des paradoxes, des remises en question, du sens.

Ai-je bien fait ? Ai-je bien agi ? Silence

 

Et puis après… est-ce si important ?

Tout cela est le passé, c’est fini. Il n’est pas encore temps de le fixer dans un bilan crispé et un jugement définitif. On a agi. Voilà. On a vécu. Bien ou mal, on a traversé le monde de notre présence et on est arrivé ici, là, au présent.

Une fin ? Non.

Une naissance, un recommencement, un tremplin, une nouvelle vie, avec expérience, cette fois.

Vivre quelque chose de radicalement différent, de nouveau et de vivant (je dirais « jeune »). Bien dans son corps accepté, vibrante d’âme, donneuse de vie.

La perte de nos fertilités biologiques nous ouvre la porte de la fertilité d’une autre sorte à inventer. Créative, spirituelle, intellectuelle, poétique, artistique, sage, philosophique, belle, généreuse…

Chacune la sienne. Le passage du temps et les épreuves nous ont modelées, rendues plus humaines et nous ont appris tant de choses ! Appris à être, à assumer notre féminité, sa douceur et sa puissance, qui met en mouvement, en vivance, notre corps, notre sexe, notre esprit et notre cœur. Les hommes jeunes ne s’y trompent pas, qui recherchent les « kougards », des femmes qui savent être femmes et les guider vers la découverte de leur virilité.

Car être femme, cela s’apprend (comme être homme d’ailleurs.) L’être humain n’est pas déterminé. Il doit donc apprendre à être, grâce aux autres mais aussi grâce à lui même, par la pensée sur soi.

Pendant des siècles, la société nous a coupé de notre savoir féminin, on nous a reléguées dans nos rôles « traditionnels » de mères ou de putain, on nous a interdit d’être femmes grâce à l’ignorance de notre corps, de notre sexe.

Il faut arriver à 50 ans, parfois, pour se libérer des rôles assumés, dans la soumission ou la révolte, et prendre le risque d’une remise en question de notre être, pour enfin, le rencontrer dans sa vérité.

Parfois, c’est une maladie, un accident qui nous y pousse. Parfois, une « crise » de vie, un divorce, un licenciement, qui produit un effondrement du sens de notre vie, une remise en question psychologique…

Passage douloureux, mais sans doute nécessaire, pour déconstruire ce qui nous avait enfermées, pour ouvrir la prison des culpabilités, des frustrations, des peurs et des croyances erronées.

Nos nouveaux enfants ne porteront pas de couches (ça, on en laisse le plaisir aux plus jeunes… héhé ), nous ne paierons plus tous les mois un tribu au sang versé avec la fatigue et les douleurs, nous n’aurons plus peur de tomber enceinte lorsque nous prendrons du plaisir dans les bras d’un homme (les contraceptif, c’est bien, mais il y a des ratés !… et puis, la capote avec un mec sans HIV, c’est bof !), nous ne serons même plus obligées de faire semblant (au lit, au bureau, à la maison… on s’assume)…

Nous allons être libres !

 

Libres d’utiliser notre énergie créatrice pour autre chose ! Pour ce qui nous correspondra, ce qui sera la marque de notre nouvelle fertilité : notre don au monde, notre empreinte pour et dans le monde.

Libres car essentiellement responsables de nous mêmes, nous pouvons enfin prendre le risque de renverser la tyrannie du sexisme rampant qui n’ose se dire, qui se cache mais se pratique encore très bien.

Libres parce que nous ne sommes plus dépendantes. Que peux t’on nous enlever ? Nous n’avons plus peur de ne pas vivre (la maternité, le mariage, la carrière, la reconnaissance des autres), nous l’avons vécu. Bien ou mal, mais c’est fait. Il nous reste à aller vers l’essentiel, ce qui est gratuit : l’amour, la joie, l’épanouissement de nous mêmes, le partage de cette richesse avec d’autres.

Les plus belles histoires d’amour arrivent souvent à 50 ans !

On partage ce que l’on est au lieu de demander à l’autre de nous rassurer et de nous donner ce qui nous manque.

D’une manière plus générale, les femmes de 50 ans ont la chance de pouvoir remettre l’être humain au centre de notre société et détrôner le règne de l’avoir pour inaugurer l’idée du règne de l’être. Elles ont le temps, le bagage, la sagesse.

Autrefois maîtresses de la vie et de la mort, les femmes sont garantes de l’humanité contre les mécanismes de notre société déshumanisée soumise à la finance destructrice.

Avoir 50 ans, c’est oser, c’est rire, c’est choquer parfois, c’est devenir pleinement vivante et dire au monde que la femme, sans être forcément l’avenir de l’homme, a bien des choses à lui apprendre ! A commencer par savoir être !

Match Point…

D’un côté, A (elle) qui tente par tous les moyens d’obtenir de lui (B) la prise en compte de son besoin d’être rassurée.

De l’autre côté, B (Lui) qui tente de parer les coups adroitement. Il ne sait quoi répondre ni quoi faire pour la rassurer.

A, très perturbée par les démarches de son divorce, déstabilisée, essaye la demande.

B, active son répondeur pour ne pas répondre. Il est occupé ailleurs.

Frustrée, A laisse un message un tantinet culpabilisant.

Géné, B fuit et ferme son téléphone. Il esquive et reste silencieux. Surtout ne pas rappeler ou expliquer son « injoingnabilité »…

A se sent profondément rejetée. Elle active ses fantasmes d’abandon et ses traumatismes infantiles et va pleurer dans la salle de bain.

B vit sa vie… Balle au centre.

A n’a pas dormi, ou mal. Elle s’est battue avec des scénarios catastrophes toute la nuit où son ex mari, le poids de ses responsabilités et sa plainte ont partagé son lit. Elle en veut à B de la laisser « comme ça », toute seule…

Elle récidive de manière automatique en laissant un message larmoyant et désespéré à B.

B a réouvert son téléphone mais ne répond pas. Ne rappelle pas. On ne sait même pas s’il écoute le répondeur…. peut être efface t’il le message dès les premiers mots. Peut être pas, et se sent il encore plus mal à l’aise, incapable de savoir comment réagir, coincé dans ses comportements mâles acquis… Prendre soin de l’autre, il ne sait pas faire.

Fatiguée de ce match stupide, A accepte de considérer que si B n’a pas envie de la soutenir et d’investir dans leur relation, c’est son droit… Mais qu’elle a aussi le droit de se dire qu’un mec comme ça, ce n’est pas top pour elle et qu’elle a envie d’un mec plus attentif et surtout librement plus présent…

Mais, bon, il peut y avoir un autre match…

Sexe masturbatoire et sexe jubilatoire

Deux jouissances pour le prix d’une ou l’histoire de l’oubli de la jubilation dans les sociétés humaines…

Consécutivement à la « réduction » de la femme à un objet.

Il ne peut y avoir relation avec un objet, que possession et utilisation.

A finir

Lettre

Comme d’hab, tu as une bonne analyse et il n’est pas étonnant non plus que je projette sur les autres mes propres problèmes. Ce qui pose problème chez moi m’apparait d’une manière évidente chez les autres, sans doute plus clairement que chez moi. Cela s’appelle la projection. C’est classique. Un bon moyen d’apprendre à se connaître…

Mais il y a chez toi une désespérance profonde que je sens sous tes mots. Et cela me navre.

En particulier envers les relations (amoureuses ou non). Comme si tu pensais au fond qu’il te fallait te contenter d’un truc bancal car tu n’auras jamais mieux. En tout cas, que toi, tu n’y auras jamais droit. Une sorte de fatalité qui fait qu’après l’échec de ta relation avec ton mari à laquelle tu a cru envers et contre tout (et à laquelle tu n’es pas loin de croire encore), rien d’autre ne peut exister. Un homme bien qui puisse t’aimer vraiment, pour toi, tu penses que cela n’existe tout simplement pas.

Alors autant faire avec ce qu’on a, ce mec qui ne te convient pas mais qui te permet de sauver les apparences et de n’être pas seule.
C’est sans doute dur, ce que j’écris, mais je crois que l’une comme l’autre nous avons à vider un abcès vieux de plusieurs années, à faire le deuil de nos ex et de ce que nous étions alors. Renoncer à nos illusions d’alors, affectives, sociales, existentielles. Admettre que nous nous sommes plantés dès le début (mais sans en être non plus coupables… pouvions nous faire autrement ?) et que nous ne sommes pas ce que nous nous efforcions d’être pour correspondre à l’image que nous croyons avoir choisi en les épousant.

Le bonheur existe, l’amour aussi. Sans prince charmant mais avec toute la force et la beauté d’un vrai sentiment qui vous emporte sans concessions.

Mais sommes nous vraiment disponibles pour cela? et les hommes le sentent. Ils nous utilisent pour la gaudriole ou pour être des béquilles psy, pour frimer dans un dîner ou pour rassasier leurs sens, mais ils ne nous aiment pas vraiment. Parce que nous ne sommes pas encore capables d’aimer vraiment. Inconsciemment, on leur interdit l’accès: il y a trop de cadavres dans nos âmes.
C’est à ces cadavres que j’entend renoncer, à rien d’autre.

D’ailleurs, je ne suis pas désespérée, juste sonnée.

Le lacher prise me permet de maintenir mon angoisse face à l’avenir à distance.
Une citation que j’aime bien:
« Aimer vraiment, c’est aimer en silence, avec des actes et non des mots. » L’ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon.
Suis-je capable d’aimer en silence ?
Bises
Agnès

Neige

Quelques cristaux de neige sur le pelage noir de mon chien

Rideau doux et froid qui s’abat sur Paris

Le silence des rues blanches, calme.

Le pain frais qui fume au sortir de la boulangerie

Des flocons s’attardent sur mes cils

Sourires, baiser de l’hivers

Mon article est paru…

http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=2259

YES !

Supposée suprématie naturelle des mâles…

Le mâle de la mante religieuse aimerait bien avoir cette suprématie … mais peut point…

Il y perd la tête…

L’idée selon laquelle la prédominance des mâles est une donnée naturelle qui se vérifie dans le monde animal est totalement fausse. Il suffit d’aller pointer son nez dans la jolie exposition qui se tient en ce moment au Palais de la Découverte (en provenance du Muséum d’histoire naturelle de Londres, ils sont vraiment bien ces anglais !) pour s’en convaincre… (Bêtes de sexe)

C’est une vision déformée par notre androcentrisme légendaire et culturel qui nous fait voir ce que nous avons envie de voir dans la nature. En fait, dans la plupart des espèces animales, c’est la coopération qui a cours (et pas la domination) entre les parents , ce qui est parfaitement logique pour donner un maximum de chances à leur progéniture de devenir adultes et donc parents à leur tour. La vraie domination est très rare et elle est généralement à l’encontre des mâles qui se font bouffer…

J’entends par domination une restriction importante de la liberté d’action des femelles en matière sexuelle accompagnée de punition allant jusqu’à la mort… comme chez l’espèce humaine.

Quant au choix de leur partenaire, les animaux femelles sont bien plus malignes que nous pour gruger leur mâle soi disant « dominant »: on se rend compte qu’elles développent des stratégies élaborées (vagin alambiqués, inaccessibles sans leur consentement, parois lisses pour faire tomber le bouchon interdisant leur accès à un autre mâle (oups, c’est tombé… hi hi… tu viens Marcel, Jules est parti…), petit coup vite fait derrière les buissons, etc…) pour ne copuler qu’avec l’élu de leur choix et quand elles en ont envie. Par exemple, chez les Merion superbe (c’est des oiseaux), 76 % des poussins sont d’origine illégitime.

Le doute sur la paternité leur permet, comme chez les chimpanzés, d’éviter qu’un mâle jaloux ne tue un petit qui n’est pas de lui. Comme tout le monde copule avec tout le monde, personne ne sait vraiment de qui est un petit et donc tout le monde s’en occupe… CQFD… C’est t’y pas mieux comme ça ?

A ce propos, les moeurs libertines des femelles produisent des grosses couilles chez les mâles (je parle science, là, si !) Le mérion déjà cité a des testicules représentant 25 % du poids de son corps… le chimpanzé a les siennes 4 fois plus grosses que celles de son cousin le gorille (qui a des femelles plus fidèles). C’est simplement pour produire plus de sperme et donc pour augmenter ses chances de devenir père: en inondant la femelle en quantité on espère gagner la compétition de la fécondation…

Ca donne à penser…

Dans la nature, donc tout existe. Tout les comportements sexuels et de couple. De la monogamie fidèle, à la grande partouze, en passant par le ménage à trois, le harem de femelles ou de mâles, l’échangisme, l’homosexualité, la parthénogenèse, l’hermaphrodisme, la reproduction asexuée, la femelle qui se prend pour un mâle (la hyène tachetée entre autre qui va jusqu’à imiter le pénis et les testicules), la femelle qui bouffe le mâle, le mâle qui s’installe dans la femelle, celle qui fait une réserve de sperme pour l’année, etc…

Comparer les comportements humains avec ceux des animaux (même simplement ceux des singes chez qui, également, tous les comportements sexuels co-existent selon les espèces) est une aberration. C’est comme comparer les carottes avec des poireaux sous prétexte qu’ils sont des légumes tous les deux et entrent dans la composition du pot au feu !

Bon, il est vrai que j’ai remarqué une certaine ressemblance entre le visage de la tortue mâle en train de copuler (concentrée, les yeux mi clos, un rictus de souffrance au bec… « eh ! dit il, Je voudrais vous y voir, vous, de niquer avec une carapace,  une dame qui a elle même une méga carapace et qui attend patiemment que ça se passe en mâchouillant un brin d’herbe, alors que je sue sang et eau en m’agitant et qu’en plus, il y a un voyeur qui me filme…) et certains visages que j’ai pu admirer de la part de certains de mes amants (pas ceux qui me lisent, là, bien sûr… les autres) en pleine action…

En fait, ce qui caractérise l’être humain par rapport au sexe animal, c’est qu’il a le choix.

Il n’est pas déterminé par son espèce à avoir tel type ou tel type de comportement sexuel. Certains préfèreront la monogamie, d’autre la liberté sexuelle, d’autres encore pas de sexe du tout, quelques uns l’homosexualité, le don juanisme, l’orgie ou le « ménage à la française (à trois). Le problème arrive quand les deux partenaires n’ont pas la même conception de la « bonne conduite »…

Ca peut poser souci.

Avec du sang sur les murs…

Demain, si vous êtes sages, je vous parle de jouissance (ouais !!!! ) et de Lacan (ooooh…)

bisous

La guerre

Visionné « le cochon de Gaza » avec mon fils, 10 ans.

- Maman, ça sert à quoi, la guerre ?

- A ne pas partager, mon fils. A garder ce qu’on a pris un jour, son pays, son manger, ses sous, à le garder pour soi tout seul… A ne pas partager… Et on tue l’autre pour ça…

- Et l’autre, il veut te tuer aussi, pour prendre et garder ensuite ce qu’il a pris pour lui tout seul ?

- Oui.

Détente

Devant son ordinateur, elle hésite, les doigts au dessus des touches, un peu comme un pianiste juste avant les premières secondes du concert. L’époque est tendue. Tout est grave. L’entreprise vit dans une ambiance de drame permanent et de catastrophe imminente. Comme dans un camp retranché, les ennemis sont à l’affut, partout, tout le temps, pour vous détruire et vous piquer vos parts de marché, votre argent, votre travail, votre vie…

Les mots qui vont naître sous ses doigts ont dans son imaginaire le poids de quelques éléphants bien écrasants. Il s’agit de ne pas se tromper, d’écrire ce qu’il faut, d’obéir à la sacro sainte règle de la performance. Il faut produire le texte parfait pour que rien ne puisse lui être reproché. Efficace rime avec tension, vitesse, perfection, concurrence, compétitivité, responsabilité solitaire et insurmontable.

Elle soupire, se redresse, essaie de dégager ses épaules du poids des éléphants.

Les mots qui se présentent à son esprit ne lui paraissent pas assez bons. Elle les juge imprécis, douteux, maladroits…

Puis plus rien ne se présente. Le vide angoissant. Elle n’y arrive pas.

Elle essaie de se souvenir des règles qu’on lui a apprises. Trouver un début, un milieu, une fin, rentrer dans les normes de qualité, le moule impersonnel et obligatoire. Mais là aussi, cela lui échappe. Comme si ces injonctions défilaient à toute vitesse devant ses yeux sans qu’elle puisse les saisir le moins du monde…

Elle se sent hors jeu, incompétente. La peur d’être rejetée, virée, mise au rencart de la vie sociale lui fait battre le cœur comme un métronome fou.

Elle se tend encore plus dans l’effort pour produire se foutu mail de réponse à son chef de service.

Il va encore la critiquer, comme chaque fois…

Son portable sonne. Elle a oublié de l’éteindre… Elle lève les yeux pour aller le chercher et rencontre le battement d’ailes d’un piaf devant sa fenêtre… Il vient picorer des miettes provenant du balcon d’au dessus. Une petite goutte d’eau lui tombe sur la tête et l’ébouriffe un instant comme un clown.

Elle sourit, surprise…

Puis se met à rire, regarde l’écran ouvert qui attend, imperturbable et froid, et se barre pour aller voir un peu la vie qui est dehors, respirer l’air de la liberté et remettre à sa vraie place les droits et obligations de son travail…

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