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Dostoïevski

« L’homme est malheureux parce qu’il ne sait pas qu’il est heureux… Ce n’est que cela !!! » Les Possédés.

La dépression (je ne parle pas de la dépression pathologique, mais de celle de nos vies quotidienne de petits névrosés communs…, la petite dépression qui se traîne au long cours et qui empoisonne l’air de rien, notre univers), c’est ne vouloir (ou ne pouvoir) voir que le négatif d’une vie. Ou plutôt de pratiquer une subtile dichotomie: On ne voit que le négatif de notre vie, et que le positif de la vie des autres. Le résultat est bien évidemment particulièrement désolant…

Ce qui est étonnant, c’est de voir à quel point on s’accroche désespéremment à cette vision de la réalité. Comme si on avait peur de ne plus être malheureux…

Des côtés négatifs, tristes, des manques, il y en a toujours dans la vie. Ces moments de baisse d’énergie, des vides, ces tristesses, font partie intégrante de toute existence normale. Ca va, ça vient… et ce sera passé demain ou après demain… puisque tout change tant qu’on est vivant.

Mais justement, as t-on envie d’être vivant ? Se l’autorise t’on ? Nous a t’on autorisé à l’être ?

En d’autre termes, nous a t’on autorisés à vivre la tristesse comme la joie ? A égalité pour l’un et l’autre? Nous avons parfois l’impression que nous devons être heureux, parfaits, toujours au top, au risque de décevoir nos géniteurs (surtout nos génitrices) au narcissisme fragile… Etre simplement nous-mêmes, avec des hauts et des bas, sans être des gagnants « obligatoires » remetraient trop violemment en cause la réussite de leur mission parentale, et par là même eux mêmes.

Faire comme si on pouvait être heureux tout le temps, tout de suite et sur commande, parce qu’il est « normal » de l’être, est la porte ouverte à la dépression (parce qu’on voit bien que cet idéal est inaccessible, enfin, il faut bien avouer qu’en fait, on s’est bien débrouillé pour le considérer comme inaccessible). Ou bien, on masque le problème par un faux self et on se construit un personnage qui obéit aux normes imposées, fait semblant d’être heureux et vit une vie « parfaite » vide de sens à notre place, pendant que meurt le vrai soi.

Bref, la dépression… quelles qu’en soient les causes, comment ça marche parfois ?

Comment peut-on, au long d’une vie se laisser couler dans un flot morne et gris de tristesse, sans espoir d’aborder quelque part? Comment peut on s’y enfermer un jour, et ne plus vouloir en sortir ?

Non, je ne sais pas.

(sinon, ma fortune serait faite !!!!)

Mais je sais qu’il y a des attitudes qui « aident » à s’y complaire. Dont celle dont je parle dans le début de cet article: ne voir que le négatif et refuser de faire autrement sur la foi de certitudes que l’on renforce soi même.

Si l’on est seule, on regrette de ne pas avoir de partenaire, si l’on est en couple, on regrette que le partenaire ne soit pas à la hauteur, si on a du travail, il est stressant, si l’on n’en a pas, on est nul. Et à mesure que l’on envie ce que l’a pas, on le pare de toutes les vertus et on ne voit pas ce que l’on a. On devient jaloux de ceux qui ont ce que nous désirons sans voir qu’on s’illusionne bien souvent sur ce « trésor » et qu’en plus on ne voit pas qu’ils n’ont pas ce que nous, on a.

Parce que, ce que l’on a, n’a pas d’importance. On refuse de le voir, on le néglige, on le minimise, on l’oublie. On préfère se focaliser sur nos manques et nos douleurs jusqu’à l’obscession et on passe à côté d’une vie qui, sans être parfaite, est plus que supportable.

En même temps on imagine que tout sera réglé, qu’il n’y aura plus d’ombres dans notre vie lorsqu’un jour on obtendra l’objet de nos désirs. Enfin, on aura comblé notre manque.

Cet homme (cette femme) qui nous aimera sera parfait, nous comprendra et nous permettra de nous épanouir pleinement, ce travail que l’on obtiendra nous rendra à nous mêmes et nous redonnera toute notre dignité…

C’est un leurre…

Et la porte ouverte à toutes les desillusions. Désillusions qui vont ensuite nous renforcer dans notre conviction stupide que nous n’avons pas le droit, ou la chance, de pouvoir être heureux… D’ailleurs, il est étrange de constater que nous agissons souvent comme si c’était précisément là notre souhait. Pour plus de sécurié sans doute, pour donner raison à nos croyances, on fait tout pour le rendre inaccessible, ce bonheur…

On le met sur un pied d’estal, on le rend global et idéal, on le grime en potion magique. Et on se désinvestit de notre responsabilité dans son élaboration. Il faut qu’il nous soit donné, en bloc, parfait, comme un cadeau du père Noël.

Alors qu’il est là, à portée de main sous nos yeux aveugles, qui attend patiemment qu’on veuille bien le construire peu à peu, l’accepter tel qu’il est: imparfait, lacunaire, fragile, en pointillé… mais tenace.

Comme nous…

Nous refusons obstinément de voir le problème autrement, nous nous obstinons à rester crispés comme si c’était l’unique voie de notre salut. Et comme cela ne marche pas. Forcément. On se renforce dans l’idée que nous ne l’aurons jamais, ce bonheur…

 Et à force de se mordre la queue, on se dévore tout entier.

Dimanche après midi

Le parc était parsemé d’éclats de soleil d’hiver. Un soleil doré, qui faisait vibrer l’air et donnait de la hauteur aux arbres et à mes pensées. Le ciel bleu pâle essayait de sourire aux rares promeneurs emmitouflés dans leurs manteaux, écharpes et gants… Quelques chiens, curieux, flairaient des pistes étranges et fascinantes entre deux brins d’herbe verte imprégnées d’humidité grasse. Je me sentais libre et entière…
J’ai marché dans ces rayons jaune d’or. J’ai dansé le long des allées, j’ai observé la carpe paresseuse dans le petit lac coréen au bout du parc, j’ai caressé les hautes herbes dessechées qui attendent le printemps dans une immobilité sereine, j’ai chanté face à l’espace, la musique dans mes oreilles, j’ai enlacé les arbres, j’ai planté mes pieds dans la boue lourde de ma terre, j’ai entendu les oiseaux se dire bonsoir. Et puis, je suis rentrée chez moi boire un chocolat et grignoter une brioche, avant de jouer un peu à la guitare. Boum boum boum… le rythme de la vie et de mon coeur…

Sciences… indéboulonnables déesses…

« Je suis fermement convaincu que le mode de pensée « scientifique » de cause à effet, qui fonctionne très bien dans le monde inorganique et que nous nous sommes mis à utiliser avec plus ou moins de bonheur pour résoudre les problèmes humains, est aujourd’hui mort en tant que philosophie générale de la science. Il ne devrait plus être appliqué dans la mesureoù il ne fait que nous entraîner cvers une pensée ad hoc, c’est à dire une pensée où une cause engendre un seul effet et où un facteur produit un facteur, ce qui blmoque notre sensibilité aux changements systémiques et organiques… où un seul stimulus est conçu pour modifier l’organisme tout entier, lequel adopte un nouveau comportement dans tous les compartiments de la vie. » Abraham Maslow.

Le règne de LA SCIENCE, critère universel de Vérité et de Savoir est malheureusement encore bien solide. Même lorsqu’il est évident qu’elle, et ses techniques, n’apportent que des réponses partielles, voire pas de réponses du tout aux questions les plus essentielles de l’humanité.

La marque de l’homme connaissant, est son humilité. Ainsi, il peut rester ouvert à ce qui est plus grand, plus complexe et plus subtil que lui et en tenir compte pour prendre ses décision ou pour peindre une image du monde. Ce n’est pas ce qui se passe. La science et les scientifiques ont la grosse tête et se prennent pour des dieux.

Et nous fonçons vers le mur avec allégresse…

sourire

Deux psychanalystes se rencontrent à une soirée. L’un des deux se précipite sur l’autre et le giffle sans prévenir. Ce dernier reste interloqué, puis il hausse les épaules en disant: « c’est son problème. »

Les jolis soutien-gorges

Choses promise, chose due…

Le pendant de la petite culotte (ou du string, shorty ou autre) est, pour nous, les filles, le soutien-gorge. Apanage de notre féminité, nous avons hâte, à l’aube de l’adolescence de pouvoir en arborer un, quitte ensuite à trouver ce truc gênant et pas très agréable à porter.

Donc, toutes jeunes, avant même d’avoir vraiment quelque chose à soutenir, nous voilà en train de rêver devant les vitrines des boutiques de lingerie, et à rejeter les épaules en arrière pour faire apparaître devant notre mère les prémisses de nos oeufs aux plats, histoire de lui faire comprendre qu’il est temps qu’elle nous emmène enfin acheter LA chose.

Chose qui va nous placer, par la grâce de ses bonnets A, dans la catégorie Femmes. Celles qu’un garçon peut avoir envie de regarder… Bien sûr, on met un peu la charrue avant les boeufs… les dits garçons, à cet âge là, sont bien loin de s’intéresser vraiment à nous… Ils en sont encore aux billes,  aux mangas et aux blagues idiotes par téléphone.

Cela va prendra d’ailleurs pas mal de temps. Un ou deux ans plus tard, alors que les filles arborent fièrement un bonnet B, voire C pour les plus chanceuses, les garçons sont assez inquiets, voire paniqués de voir leur propre corps se mettre à n’en faire que des siennes… Il y a des poils qui poussent partout, et il n’y a pas que des poils qui poussent, d’ailleurs. Les boutons rouges et purulents envahissent leur visage en pleine mutation, leur voix mue et passe du grave au suraigu sans prévenir. Bref, ils ne ressemblent à rien…le savent (car ils ne sont ni aveugles ni stupides) et se sentent plus en sécurité dans leur bande de garçons ou dans leur tanière qui pue à traîner en pygama. Les seules filles autorisées de leur univers sont virtuelles, en papier ou sur un écran d’ordinateur. MSN est un merveilleux paravent pour oublier l’alien qu’on est en train de devenir et exister en tant que super mec qui tombe les filles… avec une souris.

Mais revenons à nos moutons… Petits moutons de dentelles de calais, de voile évanescent, de broderies mutines qui enserrent et mettent en valeur les deux seins qui font désormais partie de notre paysage corporel.

Il a fallu s’y habituer, à ces deux là. On réalise que courir sur une plage, nue et libre, les cheveux dans le vent, n’est finalement pas si comode que cela. Ca tire, ça secoue, ça fait mal. On est obligé de les soutenir un peu avec les mains, ce qui donne un look un peu oie stupide et dandinante et finalement, cela ne cadre pas avec l’intention du début. Bon, ok, il y a celles qui en sont restées au bonnet A, voire -A. Celles là, elles peuvent se la jouer nordique libérée… mais nous, les rondes, on se venge lorsqu’elles essaient de mettre une robe décolletée…. yek yek…

Bref, nos tiroirs se sont remplis d’adorables « ensembles coordonnés », culotte et soutien gorge. Et c’est là que cela se gâte. Une culotte se porte une journée, pas plus. Un soutien gorge, peut se porter quelques jours à moins d’avoir des problèmes récurrents de sudation pathologique. Et donc, on se retrouve très vite avec des trucs dépareillés, plus du tout coordonnés, inmontrables. En plus, retrouver l’ensemble dans le foutoir habituel du tiroir à lingerie tient de la fouille archéologique ou de la recherche de l’aiguille dans la botte de foin. Suivie de la fouille dans le linge propre mais pas sec, de la fouille dans le linge sec mais pas repassé et enfin, en désespoir de cause, dans le linge sale… « Ah, oui, il est encore là ! flute », il faut choisir un autre ensemble. L’heure tourne, on est de plus en plus stressée et on finit par prendre n’importe quoi, la culotte noire avec le soutif rose (c’est horrible) en se disant qu’aujourd’hui on ne se laissera pas approcher et enlever nos vêtements ou alors par un aveugle.

Les culottes et les soutien-gorges ne cessent de divorcer et c’est pénible. Pour les forcer à une entente conjugale sereine, je les ai fourrés dans des sacs en plastique de surgelés, chaque couple dans un sac. Il y a des disputes mais dans l’ensemble, cela tient à peu près la route…

Et puis, il y a les rebuts. Ceux qui ont perdu leur moitié par décès (le tissu a craqué, l’élastique a eu une attaque, la dentelle a rendu l’âme), par vieillerie (la culotte ne ressemble vraiment plus à rien, grisâtre et informe et ne peut même pas être déclassée en culotte pour les règles tellement elle est devenue moche. Nous avons du l’euthanasier à la poubelle) ou par kidnapping (la machine à laver, le fétichiste de passage…).

Ces soutien-gorge là, qui ont d’ailleurs en général perdu de leur superbe, sont gardés pour les jours gris, les jours culottes-petit-bateau, les jours où on se moque bien de fantaisie et de séduction, mais simplement d’être bien, confortable. Ce sont de vieux copains à qui on ne demande plus de briller et d’épater la galerie, mais simplement d’être là, prés de soi, dans la douceur de leur présence.

Enfin, comment ne pas parler du plaisir intense et jouissif du soir, lorsqu’on les enlève, enfin, et qu’on peut enfin laisser vivre libres et frémissants, nos seins… C’est comme d’enlever des chaussures trop petites… Le matin, on a mis ce soutien-gorge langoureusement (c’est pas vrai, on l’a fait machinalement, la tête ailleurs, mais il faut préserver la légende… et faire rêver les hommes…) donc, nous avons passé cette lingerie chic d’une main voluptueuse, imaginant les regards torves qui se veulent discrets des hommes et c’était bien agréable. Le soir, ils ont rempli leur office et rejoignent le panier à linge sale le devoir accompli.

Car nous savons la faiblesse des hommes concernant la naissance laiteuse et douce de notre poitrine qui apparaît entre les dentelles de Calais (ou de Monoprix). C’est pourquoi le soutien gorge devient une arme de séduction massive à longue portée.

A balconnet, à armature, avec des petits coussins là, ils arrivent à transformer une poitrine lambda en bombe à retardement. Les seins sont gonflés, rebondis, l’air de vouloir s’échapper de leur prison de broderie délicate, offerts à la concupissance masculine mais tels de vrais Tentales, innaccessibles. A moins de faire l’effort de conquérir la belle détentrice de tels appâts.

L’étape suivante est assez cocasse. La belle a succombé, a perdu l’essentiel de ses défenses, et se pâme, offerte entre les bras du mâle. Avec le soutien gorge. Bon. Il faut l’enlever. Et là, ça se complique. Rares sont les hommes capables de dégraffer la chose d’une seule main (puisque l’autre est censée continuer à caresser l’objet de sa flamme pour entretenir le feu). Il y a des ratés, des murmures, des râles, parfois des gros mots, jusqu’à ce qu’il déclare forfait et nous demande de le faire nous mêmes…  Ben oui, cela s’attache dans le dos… et la seule chose qui les interesse dans notre dos, c’est la partie basse. Au niveau de la cage thoracique, c’est plutôt le devant qui les branche… Peut être que s’ils s’enhardissaient à tripoter notre dos (on aime aussi les massages), cela leur faciliterait la tâche… d’une pierre deux coup, si je puis me permettre cette métaphore hardie…

Et le brave soutif, vaincu, se retrouve abandonné sur le tapis… en compagnie de la petite culotte qui ne tarde pas à le rejoindre, et ils entamment une petite belotte en attendant…

 

 

essai sur l’amour

Celui qui renonce à avoir « tout tout de suite », sait regarder vraiment l’Autre et patienter, celui qui sait vouloir l’Autre, non pas pour lui mais pour un enrichissement mutuel, celui là sait aimer. Au delà des émois de la découverte sensuelle et du léger tournis des premiers moments de la découverte amoureuse, aimer se change en art subtil: on y découvre toutes les facettes d’une relation, on ne craint pas de nouer des liens avec la beauté de la férocité, la beauté de l’inconnu, la beauté du pas-beau. Et par là même on devient l’amant essentiel…

C’est le besoin de forcer l’amour à se perpétuer uniquement dans sa forme la plus positive qui finit par provoquer la mort de l’amour. La perspective de la fin des choses fait peur. On ne supporte pas de quitter l’antichambre pour entrer dans la chambre de l’amour. Car on devine qu’il faudra alors nous affronter aux parties les plus sombres de nous-mêmes: à nos peurs, à nos blessures, à nos insuffisances, à nos angoisses infantile, à notre faim d’amour secrète que nous traînons depuis si longtemps (dans laquelle l’autre n’est qu’un remède), à la mort d’une partie de nous-mêmes qui a été mal construite… Il y a même une véritable terreur qui nous prend et nous donne envie de fuir, très loin, pour nous recroqueviller en nous mêmes. Et laisser notre âme, malade de ses plaies, mourir de dépérissement.

Craindre ou mépriser l’amour conduit à son anéantissement.

On traine une existence lamentable, boiteuse, précautionneuse. Il y a rupture de la libido. On est comme un enfant qui cherche toujours quel est la part du gâteau la plus grosse, quel lit est le plus moelleux. On s’inquiète surtout de savoir si on est l’amant(e) le plus séduisant(e) au lieu de chercher à savoir ce que l’on veut vraiment vivre au plus profond de soi.

Cet être se replie sur les plaisirs faciles, tente d’éviter toute incertitude et la peur qu’entraîne cette incertitude. Il est à la fois très prudent et très avide. Il fond sur tout ce qui peut lui apporter de la satisfaction immédiate. Le contraire l’effraie. Il n’arrive pas à aller au delà de son désir de fuite, de son besoin de sécurité, car il ne se connaît pas, il ne s’écoute pas, et ne s’aime pas lui-même.

Affronter tout cela, au contraire, l’accepter, renoncer au plaisant pour aller creuser vers l’essentiel, faire confiance à sa force de vie, à la puissance cachée derrière son renoncement, c’est faire ce qu’il faut pour guérir les blessures et au delà des apparences, mettre du baume sur les plaies.

Il y a des forces régénératrices puissantes dans l’amour, dans l’amour tel qu’il est et non tel qu’on le voudrait. Faire face à ses souffrances profondes avec tendresses et compassion, les désenchevêtrer de notre âme, accepter qu’elles meurent ou se transforment, permet une re-naissance de l’être. L’amour fait ce miracle. Il nous force, toujours, à nous regarder en face. Car il faut être stable sur ses pieds pour marcher et aller vers l’Autre sans se prendre les pieds dans le tapis… Certains font l’erreur de croire  qu’ils fuient la relation avec l’autre. En fait, ils fuient l’amour ou la pression de leur histoire d’amour. Ils ont tout simplement peur de vivre et d’être eux-mêmes.

Tout ce que vous cherchez vous cherche aussi… il suffit de rester bien tranquille et cela vous trouvera…

 

Commentaires s’il vous plait !!!!

J’ai besoin de vos commentaires, même succints, pour qu’il y ait un échange…

Deux mots, ou même un seul, mais quelque chose !

Je suis un peu solitaire dans ma tour d’ivoire.J’envoie des mots, des phrases et des idées dans le vent et… aucun écho. C’est assez triste, non?

Alors, si vous aimez dites-le moi (et redites le moi plein de fois, j’adore….)

Si vous n’aimez pas, dites le moi aussi, cela m’intéresse et m’ouvre à de nouvelles idées et à d’autres univers…

Please ! !!!!!!!!!!!!!!

Petit mot du dimanche soir

Il était une fois un ange qui était une femme.

Oh oui, je sais, vous allez dire les anges n’ont pas de sexe… et vous avez raison.

Mais cet ange là en avait un. C’est un mystère mais c’est ainsi.

Cet ange avait une mission très spéciale, il faut dire. Il devait aller auprès des femmes pour les aider, leur souffler qu’elles étaient dignes de respect, qu’elles étaient belles et qu’elles faisaient de belles choses. Il protégeait la vie aussi, la vie dont les femmes étaient dépositaires, gardiennes. Il les aidaient à prendre soin de leurs enfants, à s’émerveiller sur un petit pied qui sortait d’un chiffon sale alors même que tout était difficile dans leur vie. Il les aidait à créer, devenir peintres, écrivains, musiciennes, cuisinières, artistes, médecins, chef d’entreprise, sculpteur et bien d’autres choses encore. Car les femmes ont tellement de richesses en elles !

Cet ange avait beaucoup de travail, vous pensez ! Avec ce qui se passe en ce monde!

C’était un ange qui aimait rire et qui aimait la douceur, qui était fort et qui n’était que tendresse. Il était respect et Vie. C’était un ange qui permettait aux femmes de donner un sens à la vie des hommes. Car ce sont les femmes qui font les hommes, savez-vous? Elles leur permettent d’être un jour un homme lorsque, devenus grand, ils doivent se séparer d’elles et qu’elles les poussent dooucement vers les autres au lieu de les garder pour elles. Est-ce pour cela, parce qu’ils savent cela, qu’ils n’ont parfois de cesse de les rabaisser de les mettre sous leur pouvoir ?
Lorsque l’ange passait, les femmes oubliaient de pleurer et retrouvaient le sourire, leurs mains devenaient actives et elles n’avaient plus peur de se réaliser. Il était cette lumière qu’on trouve parfois au fond des yeux de certaines femmes. Cette petite lumière d’amour et de sagesse dans ces yeux délavés pas l’âge de celles qui ont connu toutes les cruautés du monde et ont été, finalement, plus fortes.

Clarissa Pinkola Estes appelle cet ange la Femme Sauvage. Celle qui redonne vie aux choses mortes en nous.
Elle est en moi comme en chacune de mes soeurs, comme en ma mère, grand mère et toute la lignée de femmes avant moi. Femmes qui ont eu le courage de porter en leur sein la petite fille qui deviendra ma grand mère, ma mère, moi… femmes blessées mais qui ont eu le courage de vivre.

Envie, moi aussi, d’accueillir cet ange et de l’écouter…

 

Essai simili freudien… (Ersatz à ne pas prendre trop au sérieux…)

En revenant de la fac, les neurones surchauffés, je me suis posé la question existentielle suivante : comment les structures mentales de l’homme se sont elles constituées ? J’ai donc imaginé d’aller voir à l’origine de l’humanité ce qui semble permettre de mieux comprendre les mécanismes psychiques à l’œuvre chez nos contemporains car ils y acquièrent un sens et une cohérence (si, si… Votre voisin exaspérant qui vous fait chier depuis deux ans a une cohérence ! Il a même un mécanisme psychique… incroyable, non ?).

Déterminer quels sont les structures « normales » et pourquoi elles se font formées, dans quel but, permettrait de mieux appréhender les dysfonctionnements éventuels (névroses, psychoses, attitude déplaisante d’un membre de notre famille…). Non ?

A l’origine, Monsieur et Madame Sapiens, dans leur hutte (car l’humanité a surtout commencé dans des huttes de branchages plus ou moins sommaires. Les grottes de l’image d’Epinal avec les massues, la femme tirée par les cheveux et la chasse au mammouth ne sont venues que bien plus tard) se regardent.

Il est homme, elle est femme. Ils ont un seul but, un seul instinct essentiel (à part manger) : perpétuer la race humaine.

En cela Freud ne s’est pas trompé. C’est bien l’instinct de reproduction le plus puissant de toutes nos motivations, puisque c’est à cet instinct que l’on est capable de sacrifier tous les autres (manger, dormir, se mouvoir, ne pas avoir mal…). La libido, l’énergie vitale, l’envie de n….er.

Seulement cet instinct ne s’incarne et de s’exprime pas du tout de la même manière selon les sexes.

Monsieur n’a biologiquement qu’un but : répandre sa semence dans un maximum de boites à ovules. La suite des évènements lui importe peu… Cela, au fond, ne le concerne pas vraiment. Il faudra inventer l’amour pour le retenir un peu auprès de ladite boite à ovule, le temps de la gestation et de la petite enfance. Mais cette deuxième phase n’est que le résultat des manœuvres instinctives de la femme pour qui le but premier n’est pas de faire un maximum d’actes sexuels mais de mener à bien un seul acte : la gestation (et l’allaitement). Depuis la pomme, c’est clair, l’homme se fait manipuler…

L’instinct primaire de la femme ne va donc pas être faire l’amour le plus souvent possible mais de faire naître un petit. Et pour cela, se faire pénétrer environ une fois par an suffit pour obtenir le meilleur rendement possible. L’objectif de la femme implique donc une stratégie beaucoup plus complexe  et étendue dans le temps. L’instinct et le désir sexuel devient secondaire car il n’est que la condition du désir essentiel : devenir mère.

Pour être brutale : l’homme va chercher à séduire une femme pour la pénétrer et le pénis devient l’instrument indispensable et précieux de l’opération (d’où une surévaluation, un surinvestissement des hommes sur ce petit bout de chair). La femme va cherche à séduire un homme pour qu’il la protège tout le long de sa grossesse et de l’élevage du petit, période pendant laquelle elle et l’enfant sont particulièrement vulnérables, et ce beaucoup plus longtemps que les animaux. Et donc le pénis n’a pas une valeur importante pour elle, seulement accessoire. La force, l’intelligence et la puissance de l’homme, par contre, oui. Les seins et son ventre à elle aussi.

 

La nature faisant bien les choses, la femme est fécondée grâce au désir de l’homme, l’homme a un héritier vivant grâce au désir de la femme.

 

Reprenons ce qui nous reste de toute cette histoire. Le bon vieil Œdipe et associés…

Dans la hutte, le jeune mâle a regardé toutes les femmes d’un œil sexuellement intéressé. Il est fabriqué pour cela. Vu la fragilité humaine, c’est le seul  moyen de ne pas disparaître : faire le plus d’enfants possible, donc baiser à tout va. Mais toutes les femmes, c’est en l’occurrence sa mère, ses sœurs, ses cousines, ses tantes, sa grand-mère, etc…. Le monde est petit, surtout dans une hutte… Or, la nature sait que la consanguinité, c’est pas top. Donc il y a un interdit. Il faudra aller chercher sa (ses) partenaires plus loin, le père (le mâle dominant) est là pour y veiller.

Dans nos immeubles civilisés, le jeune garçon revit la même chose. Il découvre son zizi et ses performances (dur, pas dur, dressé, pas dressé, plaisir, pas plaisir…) avec ravissement et a envie de s’en servir sur sa mère parce que c’est celle qui est la plus proche, la plus disponible. Mais en même temps le père le lui interdit : Salut Œdipe ! Bravo Freud.

Sauf que là où Freud a un peu déconné, c’est qu’il a décalqué son modèle masculin sur la femme, et cela marche beaucoup moins bien.

La petite fille ne s’émerveille pas sur son sexe à elle. Elle ne peut le voir et bien longtemps, ne soupçonne même pas son existence. Mais cela ne la perturbe pas plus que cela. Elle trouve même le machin des garçons vaguement ridicule et pas très pratique sauf pour les concours de pipi très loin (mais ce genre de performance ne la passionne pas).

Par contre elle aimerait bien avoir des seins comme maman… C’est que la petite fille ne rêve pas de faire l’amour avec son papa (ça, elle s’en fout) mais de devenir mère comme sa maman et que papa s’occupe d’elle (tendresse, attentions, protection…) comme il s’occupe de sa maman.

Le petit garçon est jaloux de papa parce qu’il peut faire l’amour à maman. Elle, elle va être jalouse de maman, oui, mais non pas parce qu’elle peut faire l’amour avec papa (elle s’en fout), mais parce que maman a été rendue mère par papa et que papa s’occupe de maman prioritairement à la petite fille. Cela crée une hiérarchie entre femmes que la petite fille n’aura de cesse de renverser en sa faveur. La séduction ne va pas être purement sexuelle mais plutôt attentionnelle, affective, de pouvoir. Même si c’est toujours la reproduction sexuée qui sous tend toute l’histoire.

L’analyse des désirs et des refoulements va donc être très différents selon les sexes et l’entrée en névrose ou psychose va se faire pour des interactions, des manques et des maltraitances très différents en fonction des sexes. L’homme étant très sensible à tout ce qui a trait au pénis et au désir sexuel stricto sensu, la femme beaucoup plus sensible aux problématiques d’interactions entre individus (amour, pouvoir, liens affectifs garants de protection…). Non pas que le désir purement sexuel n’existe pas chez elle, mais il est subordonné à la relation de bonne qualité avec l’homme. Alors que la relation n’est qu’une option pour l’homme…

Euh suis-je claire ?

 

Ce qui explique que les hommes sont persuadés que les femmes rêvent gros zizis (et de Rocco Si Fredi) pendant que les femmes fantasment sur Georges Clooney (en se moquant totalement de la taille de son engin…). What else ?

 

Les culottes des filles…

Version de la partie mâle de l’humanité:

« Est-ce qu’elle en a une ou pas ? »  « Ah, si je pouvais la voir (autre version: l’enlever) ! »

Version de la partie féminine de l’humanité:

« Est-ce qu’il a vu que j’ai mis une jolie culotte ? »   « Est-ce que cela vaut la peine de mettre une culotte avec des dentelles pour ce rendez-vous ? Ou bien je mets ma culotte en coton grisâtre mais bien plus confortable ? »

Ah, les culottes de filles… Elles font rêver, gamberger, imaginer, fantasmer, calculer… Pourtant ce ne sont que de petits bouts de tissu avec parfois un élastique en plus ou moins bon état autour…

Il faut se rendre à l’évidence, la culotte est un élément de garde robe qui pose un certain nombre de problèmes.

Tout d’abord, l’achat. Lorsque le temps est venu de nous affirmer femmes, à l’aube de l’adolescence, nous commençons à dédaigner les mignonnes culottes de coton, larges et confortables avec des petits nounours dessus, pour cette quintessence de la féminité qu’est la petite culotte avec des dentelles. Le principe semble être le suivant: plus c’est inconfortable, plus c’est sexy. Plus c’est sexy, plus cela va attirer les garçons.

Il y a un corollaire: plus c’est cher, plus, c’est… et le reste est identique.

On a le choix, dans les vitrines glamour des magasins en ville ou dans les rayons beaucoup moins glamour des supermarchés, à tout un choix d’éléments de lingerie à se mettre sur les fesses.

Il y a les classiques culottes, bien sûr. Mais elles peuvent être hautes, basses, extra basses, tellement basses qu’on a l’impression en permanence qu’elle va nous tomber sur les pieds au plus mauvais moment…

Il y a les boxers avec leur étrange manie d’avoir la couture entre les jambes, comme si les fabricants ne savaient pas que c’est justement là que notre conformation anatomique va permettre au tissu de s’immiscer et de provoquer de très désagréables irritations. Et comme il est assez malséant, pour une fille de mettre la main à son entrejambe pour dégager la chose, on en est réduites à supporter en silence, à se trémousser plus ou moins élégamment sur nos chaises de bureaux en espérant que cela va se dégager tout seul ou à faire croire à tout le monde que l’on a une cystite et aller 10 fois par jour aux toilettes.

Il y a les brésiliens… élégants sur des jambes interminables et des fesses sans une once de cellulite (ça c’est sur le pub) et beaucoup moins sur nous (ça c’est dans le miroir). Il y a aussi les tangas et les strings. Personnellement je n’ai jamais vraiment fait la différence entre l’un et l’autre… Il y a moins de tissus, tellement moins que je me demande l’intérêt de porter ce genre de chose. A la limite, un homme peut avoir envie d’avoir les fesses à l’air et porter un string. Je le conçois. En effet, il y a un rôle sustenseur à assurer, sur le devant, qui peut légitimer le port de la chose.

Mais pour les femmes ? Ca sert à quoi ? Il n’y a rien à soutenir que je sache ! Quant à cacher quelque chose, c’est parfaitement symbolique vu que les dits strings sont rarement en coton bien épais mais plutôt en voile évanescent ou en dentelles transparentes. Cela dit, moi, je veux bien. Je n’ai rien contre. Si certaines éprouvent du plaisir à la ficelle dans la raie, il n’y a aucune raison de les critiquer…

En ce qui me concerne, je ne trouve pas cela bien agréable et si j’avais envie d’avoir les fesses à l’air, je trouve plus simple ne pas mettre de culotte du tout.

Donc, la forme…

Et puis, il y a les culottes de luxe et celles qu’on achète au supermarché entre deux pack de lait et la salade en sachet. Les premières sont infiniment plus chères que les secondes. Elles bénéficient d’un marketing raffiné, d’un packaging classieux et d’une aura de prestige qui fait que chaque femme rêve de pouvoir en acquérir une pour se transformer dans l’instant en une déesse mystérieuse et intensément séduisante. On dépense une fortune (« c’est de la soie, madame ! », peut être, mais au kilo, c’est plus cher que du diamant…), on ressort du magasin avec le joli petit sac avec le petit noeud dessus, l’ensemble culotte et soutien gorge confortablement installé dans du papier de soie, et on se dit qu’avec cela, on va enfin faire décoller sa carrière amoureuse. La femme sublime, c’est nous…

Euh… oui… peut être… Le temps de la porter deux ou trois fois. Parce qu’après quelques lavages, la soie, elle n’a plus de forme et parfois plus de couleur non plus. La délicate dentelle de calais s’est déchirée sur la fermeture éclair du jean. L’élastique a comme une envie de se faire la malle…

Alors que les secondes… arrivent au même résultat dans le même laps de temps, mais au moins, on ne s’est pas ruinées pour cela. Les unes et les autres finissent immanquablement dans le même tiroir, déclassées, avec les utilitaires. C’est la dure loi des culottes…

Or, il me semble que nous, les filles, on se fait avoir.

A vrai dire, ma petite expérience me fait dire, qu’à part les fétichistes patentés (et ils ne sont pas si nombreux que cela), la plupart des mecs se moquent totalement de la culotte. Leur choix se porte beaucoup plus volontiers sur ce qu’il y a en dessous. La culotte, qu’elle soit de soie ou de coton, échancrées ou bien enveloppante, est enlevée en 2 secondes chrono pour laisser la priorité au principal: le véritable objet de leur convoitise. Parfois, c’est tout juste s’ils remarquent qu’on en a une (et s’il ne pensent pas, qu’au fond, c’est une assez mauvaise idée en soi)…

On a pourtant, avant chaque rendez-vous, gambergé pendant un certain nombre de minutes devant le « tiroir » aux petites culottes pour choisir celle qui le fera craquer, celle qui mettra le mieux en valeur notre corps sublime, celle que l’on dévoilera subtilement et voluptueusement et pour laquelle il aura les yeux pleins de convoitise contenue, celle qu’il enlèvera délicatement avec des mouvements lents et sensuels afin de laisser monter le plaisir…

Las ! ils s’en foutent et la durée d’apparition de la dite starlette dans le film (et de sa con-soeur le soutien gorge)  sera désespérément courte, à vous dégouter de faire du cinéma!

Et là, j’en viens au corollaire de la culotte: le soutif. Si possible, le soutif assorti. Comme si ce n’était pas assez compliqué comme cela, il faut donc tenir compte de ce deuxième élément de la paire. Elément qui a, comme les chaussettes, la mauvaise idée de ne jamais être dans le tiroir en même temps que la susdite. Mais ce sera pour un deuxième chapitre.

 

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