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Tatouage

J’ai depuis vendredi soir un magnifique tatouage sur mon avant bras droit. Un signe chinois qui marque de rouge ma peau et dont je ne connais absolument pas la signification. J’espère que je n’arbore pas un « Merde à celui qui lira » chinois. Cela n’est pas trop dans mes habitudes…

Il n’est pas non plus dans mes habitudes de me tatouer ou de me trouer la peau façon percing. Je ne suis pas une adepte de ces signes ethnico-mode qui vous collent une image de branchitude au rabais. Ne faisant pas partie d’une tribu aborigène pour lesquels ces marques sont une réelle signification culturelle et communautaire, je ne vois pas l’intérêt d’aller me faire mal pour décorer mon corps de machins comme cela. Bêtement, j’essaie déjà de l’aimer tel qu’il est, sans brouillage. Nature. Mais je ne condamne pas du tout ceux qui le font. Chacun son truc. Ce n’est pas le mien, c’est tout.

Bref… Comment ce signe rouge a donc atterri sur mon bras ? Ben… parce que, vendredi soir, en revenant de l’école, j’ai fait un concours de bulles Malabar avec mon fils.

J’aime bien les Malabars. Ils ont un goût d’enfance.

Donc, sur le chemin gris, à côté des voitures de gens très pressés et très professionnels qui conduisent le regard fixe et l’esprit vaguement ailleurs, Louis et moi, nous avons fait des bulles roses.

Il est nettement plus fort que moi. Ce doit être le manque d’entraînement sans doute.

En arrivant, j’ai eu droit à la cérémonie du tatouage malabar. On colle sur la peau, on mouille et puis on enlève le papier pour révéler le dessin. Génial.

Voilà. Je suis très fière.

Hélas, le malabar, comme les plaisirs de la vie, finit, à un moment donné, par ne plus avoir de goût, il faut alors le jeter. Quant à mon tatouage, je crains qu’il ne parte vite dans la bonde au bout que quelques douches…

La saveur douce et sucrée du bonbon , il faut apprendre à ne pas vouloir la retenir, la garder prisonnière pour prolonger le plaisir, car alors elle s’échappe et devient un magma informe et amer qui squatte notre palais. Accepter de l’apprécier tel qu’elle est, limitée. Pour qu’elle puisse se renouveler dans un autre petit emballage jaune.

Le bonheur est éphémère, comme les Malabars, mais ils ont tous les deux le mérite d’exister, un jour, et de pouvoir revenir nous visiter, un autre jour, si nous ne nous y accrochons pas.

Demain, peut être… Si je passe par la boulangerie ?

Pour une fois, Freud m’a fait beaucoup rire…

« Les sujets qui passent beaucoup de temps à mettre leurs chaussettes en raison d’hésitations et de vérifications incessantes au moment d’enfiler cet attribut, sont soit des névrosés obsessionnels (le pied est un substitut du pénis et la peur est celle de l’onanisme) soit des schizophrènes (les mailles des chaussettes sont autant de substituts de l’organe génital féminin.) » In La Psychose freudienne

Désormais, lorsque j’ouvre mon tiroir à chaussettes j’ai l’impression de faire une chose essentiellement cochonne, avec tous ces objets sexuels étalés, là, dans un ordre relatif qui attentent ma main avide et mon pied … (ah, le pied !!!)

Il n’est d’ailleurs pas forcément évident de choisir,  alors que l’on est encore ensommeillé et humide de la douche matinale, la bonne paire de chaussettes qui ira bien.

Les messieurs ne me contrediront pas, c’est galère. On veut les noires mais on ne trouve que les marrons, on trouve les bleues mais en fait elles sont mal appareillées (la femme de ménage ou soi même étions un peu ailleurs en les rangeant après la lessive), on cherche celles de tennis et on ne trouve que celles de ville. On a mis les bleues et c’est très vilain avec le pantalon et les chaussures, noirs tous les deux, qu’on a choisis ensuite… Il faut changer les unes ou les autres… mais après, cela ne va plus avec la chemise…

En plus, on n’a pas le temps, on s’énerve et on finit par partir au bureau avec une chaussette grise et une marron…. et supporter toute la journée les sourires en coin de la réceptionniste et les gloussements niais de certains collègues, à moins que ce ne soit l’humour lourdingue et pleins de sous entendus grivois de certains clients.. « Ah Ah… vous n’étiez pas réveillé ce matin, Monsieur Dupont, une nuit bien occupée ?? Ah Ah ! » avec un clin d’oeil complice parfaitement déplacé.

Et pour nous les filles, c’est encore pire lorsqu’il s’agit de bas ou de collants…

Parce qu’en plus, ils filent…

Un grand moment que celui où après avoir extirpé du tas qui git dans le tiroir, le bon collant, on en a enfilé la moitié et que tel un héron sur sa patte, on est en train d’enfiler l’autre dans un équilibre instable, lorsqu’il décide de filer.

Une magnifique balafre pas belle du tout se met à zigzaguer sur la jambe et sous nos yeux exaspérés. L’heure tourne, on va louper notre rendez-vous et il faut qu’on enlève le tout, qu’on le jette à la poubelle, et qu’on recommence l’opération au stade de l’archéologie tiroiresque, avant de constater que c’était notre dernier collant noir et qu’il ne nous reste plus que le bleu marine à dentelles et à paillettes, pas forcément au top avec notre programme de la journée.

On se demande d’ailleurs furtivement pourquoi on l’a acheté celui là (sans doute une erreur due à la fièvre des soldes. Nb : soldes: grave maladie lors de laquelle on achète n’importe quelle merde sous prétexte qu’elle a une étiquette – 60 %)!

En plus, il est indestructible à l’inverse de ceux qui sont mettables, mais pas plus d’une demi journée.

Non, celui là, il a résisté à tout, les soirées dingues, le chien de la tante qui vous saute dessus, les griffes du chat et l’osier traitre des chaises de la caféteria… Il est impossible à jeter et continue à squatter notre tiroir…
Alors, on se rabat sur les chaussettes et on délaisse la petite robe classe pour notre bon vieux jean…

Bon… mais pour gainer nos gambettes, une nouvelle épreuve cornélienne nous attend, nous les filles.

Justement, à supposer qu’ils ne filent pas, qu’allons-nous choisir ? Les bas glamour qui nous arrivent à mi cuisses et ont effectivement une charge érotique évidente (je suis sûr que Freud aurait adoré les Dim up, surtout les noirs à jarretière à dentelle) en enserrant voluptueusement nos jambes douces comme un papier cadeau… Ou les collants, plus pratiques qui évitent les courants d’airs coquins mais pas toujours agréables sous la jupe mais sont nettement moins sexy, et c’est un euphémisme. Ils font plus bastion que paquet cadeau.

Haïti

Il n’y a pas de mots.

Ils, elles, l’homme, la femme, l’enfant, le vieillard souffrent.

Et nous non. Enfin, pas ainsi, pas autant.

On se sent minable et impuissant… et vite, vite, après avoir signé un chèque, on pense à autre chose…

Moi comme vous, et j’ai honte…

mot d’enfant, Louis en l’occurence

Louis, 7 ans, regarde les poissons rouges tourner dans le bocal avec attention. Il s’interroge sur leur manière de respirer, sur le sang que l’on voit dans les branchies, sur la qualité de l’eau… et puis… « Pourquoi il n’y a pas de bulles quand les poissons , ils pètent dans l’eau? »

les neurones en déroute…

Epuisée par une journée entière de partiels… et ce n’est pas fini…
Je vous parlerai des chaussettes de Freud une autre fois. Je ne regarderai jamais plus mes chaussettes de la même manière, désormais…

A plus

Agnès

Nouvelles du monde. Guerres inter-religions, massacres gratuits

A midi, entendu à la radio la nouvelle de la révolte copte au nord de l’Egypte.

A la sortie de la messe de minuit, il y a eu une fusillade qui a tué 7 personnes.

Seulement sept morts? Ce n’est pas grand chose, on peut l’oublier, il y a pire et plus médiatique de par le monde…

Il s’agissait de représailles pour l’ »enlèvement » d’une jeune fille musulmane par un jeune homme copte… Une histoire banale entre deux peuples qui ont interdiction de s’aimer…

Je ne peux m’empêcher d’imaginer l’histoire d’amour entre ces deux jeunes de communautés en guerre, à la Roméo et Juliette. Une histoire d’amour et de sang où des hommes se déchirent pour des raisons futiles camouflées derrière des questions de principes et de religion…

Quel est donc ce Dieu cruel qui se repais de sang et de souffrance ? Quels sont ces gens qui condamnent l’amour et la vie et qui refusent de voir leur frère et leur égal dans un autre être humain? Oui, je sais, je paraît naïve et stupide. Le monde est ainsi fait qu’il faut être cynique pour pouvoir y survivre sans dommage moral collatéral.

Mais moi, je veux au moins écrire ainsi à que point cette manière de penser me révolte. Combien je méprise ceux qui se gargarisent de leur « force » et de leur « intransigeance dogmatique » de leur certitudes de détenir la seule « vérité », celle qui tue (fausse vérité, en réalité), ceux qui se retranchent derrière une religion dévastée de son véritable sens et qui s’en servent comme instrument de leur propre pouvoir totalitaire et destructeur. Ils ne sont pas du côté de la vie qui construit, mais de celui de la haine qui détruit. Ils transforment notre monde en un épouvantable désert où la violence est le seule déesse respectée, où tout est mort, gris et froid.
Ce n’est pas le nombre de morts qui compte, c’est le fait même qu’ils existent. Que leur bouche ne mangera plus, n’embrassera plus, que leur poitrine ne sera plus remplie par leur souffle, que leur coeur ne battra plus pour personne. Sept pertes sèches pour l’humanité, sept morts idiotes, inutiles et douloureuses. Sept meurtres insupportables comme tous les meurtres, que rien ne peut légitimer. Sept larmes que je verse en pensant à leurs proches, larmes qu’ils ne connaîtront pas. Sept morts dont tout le monde se fout…
 

Nouvelle année 2010 en naufragée volontaire dans l’île

Face à la mer, le visage embrassé par le vent et les embruns, presque giflée dans une étreinte plutôt sauvage, les bottes dans le sable vierge, mes épaules sous le caban bleu marine caressées par le soleil doré de l’hiver, je respire enfin.

Balade sur les sentiers de l’île pour commencer la nouvelle année…

Pas de voitures, pas de téléphone, pas d’internet, pas de télé… juste le bruit des vagues et des oiseau, juste les conversations entre amis, juste l’élégance secrète de ce petit bout de terre au milieu de l’eau où je me sens pleinement vivre et me remplir d’énergie.

Je remplis mes poumons et mon cœur de beauté, de liberté et de bonheur. Je l’emmagasine au fond de moi comme un trésor précieux, un remède ensoleillé, une réserve secrète à réutiliser, en cas d’urgence, les jours gris et tristes, lorsque tout est lourd et sans avenir.

Les reflets dansent une belle sarabande sur les eaux grises et bleues de l’océan. Ils éclaboussent le paysage et le font rire.Les galets ovales, ronds, tordus, lisses, se mêlent aux coquillages et se teintent alternativement d’ombre et de lumière au gré des vaguelettes qui viennent lécher la plage, devant mes pieds.

Le ciel, et les nuages légers, au dessus de ma tête, chantent l’air de la liberté et des voyages. J’aime bien. Voyage immobile dans lequel j’ai l’impression de devenir grande, légère et libre. Mon esprit s’élance. Je peux aller où je veux, je peux ouvrir les portes de la cage et de m’élancer dans l’espace sans même avoir à me déplacer. Je n’ai plus de limites, hors celles que j’accepte et je décide.

Je souris… Cette belle journée augure bien de cette nouvelle année.

Je ramasse un galet roulé par l’océan, creusé de quelques souvenirs de sa vie sous-marine. Je le fais rouler doucement dans ma main, il est lourd et doux dans ma main, plein de tendresse. Il viendra se reposer sur mon bureau, souvenir de cette journée, clin d’œil plein de soleil et d’océan.

Le soir, belles rencontres avec toute une compagnie qui n’a pas oublié d’avoir de l’humour. Béné, Véronique, Eric, André, Elisabeth, Bertrand, et les autres… Fous rires et assiettes goûteuses, vins gourmands et conversations intelligentes, musique, danse, yeux rieurs, simplicité.

Demain, nous irons nous faire une orgie d’huitres ramassées sur les rochers, à marée basse, armés d’un piolet et d’une bouteille de blanc à partager (le vin, pas le piolet)…

Le gôut salé et tendre de l’huitre dans la bouche, je remercie la vie de me faire ce merveilleux cadeau. Un vol d’oies dont je ne me rappèle plus le nom (si l’un de ceux qui étaient là s’en souviennent, qu’il veuille bien éclairer ma lanterne…) s’élance de la petite étendue d’eau retenue par une hanse de rochers tout près de nous et nous passent au dessus en papotant. Un chien vient nous dire bonjour avant de suivre son maître joggeur. Les petites vaguelettes de lamer qui commence à remonter clapotent à nos pieds. Cela sent bon, la mer, les algues, le sable, le vent. On est bien. Si on n’avait peur de s’exploser en glissant sur les algues, je crois bien que l’on danserait…

L’année 2010 commence bien, sous le signe de l’amitié, de la liberté et de la beauté… Chouette !

 

A Poils

Vaste sujet que ces petites choses accrochées à notre peau et qui nous rappellent incidemment que nous faisons partie de la grande famille des animaux à fourrure.

Par ces temps de froidure… On aimerait que cela nous serve à quelque chose, tant qu’à faire, mais on est obligé de constater qu’ils sont relativement inefficaces face au vent et à la pluie… A vrai dire, leur fonction utilitaire porte un peu à caution…

Quant à leur fonction décorative…

En avoir ou pas… Toute la question est là. En fonction de la géographie de sa position corporelle, le poil sera sauvagement arraché ou au contraire bichonné et soigné avec tendresse.

De la boucle de cheveu élégante et racée au petit poil pubien tout frisé, le poil est porteur d’un imaginaire teinté d’instinct primal que je me propose de visiter ici en un voyage rêveur…

Le poil viril est assez bien perçu. Sur le torse velu, la femme est censée s’attendrir et se reposer. Sur la joue qui gratte après quelques jours sans rasage, elle passera sa main, d’un air entendu, comme une vierge qui tâte ses espérances.

En ce qui concerne l’art capillaire masculin, toutes les options sont possibles, du court à la romaine au catogan qui se la joue créatif mais qui peut être assez sympa. Personnellement, je n’aime pas trop la chauvitude, et je préfère ne pas en parler, je serai bêtement négative.

En général, un homme, c’est un individu à poils. Cela permet, à nous les femmes, de réchauffer notre hiver et accessoirement nos orteils gelés au fond du lit. D’ailleurs, la preuve, c’est que la plupart des vrais hommes dorment nus… enfin, en tout cas, ceux que j’ai connus assez intimement pour le constater de visu. Ce qui ne donne pas une quantité suffisante pour en faire un échantillon crédible et donc ce que je viens d’écrire n’engage que moi…

Par contre, tout change lorsqu’il s’agit des femmes. En tant que membre de cette éminente confrérie (consoeurie, devrait-on dire plutôt) j’ai du subir l’épreuve initiatique de l’arrachage des poils.

Je vais vous dire une chose. On fait semblant de supporter cela avec élégance et humour mais la réalité des choses, c’est que ça fait super mal !

La nature nous a créées femmes avec des poils. Ben oui, il fallait être mon stupide frangin pour croire à 17 ans que les femmes n’ont pas de poils sur les jambes à l’état naturel. On en a aussi sous les bras et même sur la foufounette (si, si…).

Ceux sur notre tête, ça va sauf lorsqu’ils ont la mauvaise idée de venir s’implanter au dessus de la lèvre supèrieure… cela fait désordre… mes enfants ne voulaient pas embrasser ma belle mère à cause de cela, « Elle pique ! »

Bon, il est vrai que nous avons des rapports plus que particuliers avec nos cheveux. Hymne à la féminité, vitrine de notre être profond, arme de séduction massive (dans l’idéal) la construction capillaire que nous présentons au monde peut nous prendre gravement la tête. Aller chez le coiffeur est toujours (ou presque) une aventure teintée de psychanalyse…

Par contre, les autres poils issus de nos ancêtres arboricoles, on leur déclare la guerre dès qu’ils ont le toupet d’apparaître naïvement à l’adolescence, poussés par leur instinct forcément obscur et hormonal. En même temps que les affreux boutons purulents rouges et écoeurrants qui nous rendent timides et idiotes.

Le poil, sur une peau de femme n’a pas droit de cité. C’était peut être top et hyper sexy à l’époque des cavernes mais c’est désormais totalement mal vu. Qu’on se le dire ! Et ceux qui prétendent respecter Mère nature et garder leur fourrure douillette se verront taxées de mal entretenues, de laissées aller, de négligeantes… Crime impardonnable ! Pour ne pas se retrouver au ban de la société (ou en Allemagne), les filles d’ici doivent donc sacrifier à la terreur anti poils.

Alors il y a plusieurs techniques: à la hussarde: on arrache, à l’hypocrite: on dissout, à la va vite: on coupe.

La première méthode fait mal. Elle vous arrache les poils avec le bulbe et des larmes amères. Surtout au début, après on s’habitue. Enfin, moi, je me suis habituée pour les jambes mais pour la chatounette et les dessous de bras j’ai renoncé.

La première fois que je me suis lancée, poussée par une stupide envie de faire comme mes copines qui sortent souriantes et détendues de l’institut de beauté, j’ai marché pendant deux jours comme un canard, avec les bras en croix tellement cela brûlait. Je n’étais pas du tout souriante et détendue… J’avais plutôt l’air d’une adepte ratée du théâtre expressionniste de rue ou  d’une pauvre demeurée qui vient de subir un grave accident ayant exigé une lobotomie avec des séquelles motrices. Pas eu envie de recommencer.

En plus, ça repousse ! Moins vite, mais ça repousse. L’idée de subir ce calvaire tous les mois m’a définitivement décidée à m’abstenir.  Je suis revenue au bon vieux rasoir, et encore, uniquement les grands jours, ceux où je suis censée apparaître en petite culotte devant quelqu’un… soit, quand je suis amoureuse ou en été (à cause de la plage). Et puis basta !

Les deux autres méthodes comportent aussi leurs risques. Allergie qui vous transforment en machin rouge et gonflé en quelques minutes pour les crèmes dépilatoires. Coupures diverses et variées pour le rasoir (le vilain pansement sur une jambe qui se veut sublime les soirs de « grands soirs », cela fait un peu désordre…)

Ah, et puis, il y a les sourcils. Paraitrait que là aussi, la nature s’est un peu plantée en ce qui concerne les canons esthétiques de la séduction et qu’il faut en enlever la moitié (là, en dessous, selon la ligne p à m et en fonctions de formules mathématiques et géométriques qui me dépassent). Ca fait un mal de chien… et on a ensuite des paupières rouges et douloureuses… au moins quelques heures. Maquillage délicat…

Le plus drôle, c’est qu’après, il existe des crayons à sourcils pour en rajouter… Cela devient un peu n’importe quoi, non ? Il parait que cela permet d’ouvrir le regard… Parce que vous regardez les yeux fermés, vous ?

Bon, je suis un peu de mauvaise foi parce que c’est vrai, c’est plus joli et je m’y suis même mise. Tard, mais quand même… Mais parfois je me dis qu’il y a quelque chose de pourri dans ce royaume de Beauté pour aboutir à des comportements passablement douloureux et franchement pas très logiques.

Ce qui me console, c’est que depuis peu, les mecs sont en train de nous rejoindre dans notre cabinet de toilette SM et se font de plus en plus épiler !

C’est très bien, égalitaire et j’en suis ravie (peut être seront ils plus cool si quelques poils dépassent du collant ou du maillot parce qu’on a eu la flemme, ou pas le courage, cette fois-là, de se charcuter…)

Mais, ben… euh… Moi j’aime bien les poils des hommes. Tous. J’adore aller y chatouiller mon nez et mes lèvres… C’est excitant et sensuel. Je me sens alors avec un vrai mec…

 

 

 

les tartines-frites

Hier, mon fils de 7 ans a inventé un concept. Celui des tartines-frites.

Ce fondu des frites qui n’envisage pas la vie sans ces bâtonnets de pommes de terre cuites dans de l’huile bouillante pas du tout diététique, surtout si elles viennent du Mac Do… a décidé, devant mon refus obstiné de lui faire des frites à toute heure du jour (pour le goûter, le petit déjeuner, au milieu de la nuit…) de se contenter de tranches de pain de forme oblongues tartinées de beurre.

Bon, c’est vrai, c’est quand même une manipulation de ma part. Hier, il voulait aller goûter dans un McDo alors que ses soeurs et moi avions envie d’un thé ou d’un bon chocolat chaud dans un salon de thé cosy. Devant cette conjuration féminine, il a du céder et s’est retrouvé assis devant une table en bois ciré au lieu de faire la queue devant les caisses si aguichantes de son fast food préféré.

Nous avons pu négocier grâce à la présence de coca, mais pour les frites dont il rêvait, c’était pas gagné… Il nous regardait d’un regard noir et vengeur du genre « Quand je serai grand, je ne me laisserai plus faire par les femmes et j’irai boire de la bière et manger des frites grasses avec les copains… »

C’est alors que j’ai eu l’idée de lui proposer des tartines. Et coup de bol, les tartines du salon de thé étaient vaguement oblongues. Le concept des tartines-frites était né. Il a étudié un moment la question après ma suggestion enthousiaste, puis il a estimé que, quand même, c’était moins bien que des vraies frites, mais que le beurre de Beilleveire sur du pain grillé, c’était pas mal.

Ouf ! Nous les filles, nous avons pu savourer nos thés et autres chocolats chauds crémeux. Notre petit mâle semblait content.

Mais la prochaine fois, faudra aller au Mc D… Foi de Louis !

chauds chauds les marrons !

La fin de l’année est toujours le cadre de grandes manoeuvres commerciales qui détruisent un peu la magie qui devraient accompagner les fêtes de la  la fin de l’année.

On ne peux plus pointer son nez hors de chez soi sans être assaillis d’idées cadeaux, de bonhommes pères noëls qui vont du kitch le plus braillard au désign froid leplus snob, d’images de bonheur familial ou amoureux dégoulinant de niaiserie. Tout le monde il est gentil, tout le monde il s’aime…

Et donc tout le monde il achète un max de cadeaux pour tout le monde. Les enfants sont innondés de trucs tous plus rutilants les uns que les autres, souvent censés remplacés des parents pressés, occupés ailleurs et qui n’ont pas les temps de les écouter et d’être simplement auprès d’eux. Alors, culpabilité oblige et soumission aux mots d’ordre de notre société marchande, ils compensent en remplissant leur caddy de jouets et de bolducs.

Ceux qui sont seuls ou malheureux ou malades ou pauvres n’ont qu’à raser les murs ! Ils font tache ! Ils dérangent la grande foire annuelle où l’amour s’achète à coups de cadeaux, où le bonheur est obligatoire comme le champagne, le foie gras et les nausées du réveillon trop gras et arrosé…

Où est la magie de Noël dans cette caricature aux gros sous ?

Où est le sourire gratuit, le partage et l’accueil de l’autre, surtout s’il est petit ou seul ? Il y a manifestement un problème. Notre monde raisonne faux.

Que doivent penser le reste de l’humanité qui n’a droit à rien, de nous voir faire ces folies et gâcher tant d’argent dans des choses inutiles, eux qui n’ont même pas l’essentiel? Avons-nous oublié l’essentiel ?

Chauds, chauds, les marrons…

Profitons en tant que nous le pouvons encore…

Mais il pourrait y avoir un autre chemin, plus généreux et certainement plus utile pour notre avenir. Ce que l’on donne en hivers porte toujours du fruit… au printemps…

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