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Incarnation

Cet après midi, je suis entrée dans une joaillerie. Me faire percer les oreilles…

J’ai renoué ainsi avec mon arrière grand mère, Eugénie, née en 1876, dont je vais pouvoir porter les boucles d’oreilles en grenat.

Par elle, je me sens désormais partie prenante d’une lignée de femmes, libres et intelligente, à qui, m’a t’on dit, je ressemble. Des vieux parents qui l’ont connue m’ont trouvé le même regard qu’elle. J’ai l’impression désormais d’être accueillie dans une famille, d’être la fille de quelqu’un, de m’ancrer, enfin.

Je l’ai retrouvée il y a peu, consciemment, elle qui n’a cessé de m’aimer et de me suivre. Elle qui, sans doute, m’a permis de me défendre et de survivre, me soufflant son énergie dans les bronches, me rassurant sur mon identité de femme lorsque j’en doutais tellement, me poussant à me reconnaître pour ce que j’étais, m’aidant à me relever après chaque chute…

Je suis désormais heureuse d’être. Fière d’être issue d’elle et des femmes de ma famille paternelle. Des femmes qui n’ont jamais été des victimes, jamais soumises aux hommes, respectées et aimées, aimantes aussi, douces autant que fortes. Rassurantes.
Je ne sais pas si je serai digne d’un tel héritage, mais je reprends le flambeau. J’ai du chemin à faire. Mais maintenant je sais où je vais car je sais d’où je viens (et en quel état j’erre… oui, bon, c’est facile…). Je me suis incarnée en retrouvant mes racines et le flux d’énergie qui passe par elle…

Une de mes filles s’appelle Eugénie….

Chronos

C’était vrai ce qu’il disait… Que la rencontre, celle qui compte, se fait « comme ça », sans qu’on y pense.Sans doute, elle y pensait trop. Sans doute, elle demandait trop et trop vite à la vie, aux hommes. Elle avait fait des progrès, mais ce n’était pas encore cela.

Fermer les yeux et attendre, confiante, qu’un baiser vienne un jour se poser sur ses lèvres…

Ou plutôt, non, ne rien attendre et être simplement bien, dans sa vie, chaque instant. Ne pas tout gâcher dans une attente stérile…

Cela lui faisait peur…  Si peur… encore. Au fond, la vie, le bonheur lui faisait terriblement peur et elle sabotait systématiquement toute chance d’y accéder. Elle n’attirait que ceux qui ne savaient pas aimer, ceux qui ne pouvaient être heureux, simplement, dans un partage libre et épanouissant. Elle avait peur de recevoir parce que, enfant, recevoir avait été trop lié à une menace de mort.

Elle haïssait le temps. Le temps menait tout droit à la mort. Implacable. Le temps dévorait tout: elle, ce qu’elle aimait, l’espoir et la beauté. Le temps abîmait la vie, le temps vous entrainait vers la mort avant que d’avoir vécu, avant d’avoir pu goûter au bonheur. Et puis ensuite, c’est fini. Trop tard…

Trop tard, deux mots qui la glaçait d’angoisse. Trop tard, circulez, il n’y a rien à voir, la pièce est finie. « Tu n’as pas su saisir l’instant et il s’est envolé comme un papillon. Il ne reste rien dans tes mains qu’un peu de cendres amères… »

La nuit précédente, elle s’était réveillée en larmes, oppressée, haletante. Il lui avait fallu de longues minutes pour se calmer et reprendre une respiration normale. Elle avait revécu son enfance, revécu cette douleur atroce de n’être rien. De n’appartenir à aucune famille et surtout pas à la sienne.

Non pas abandonnée. Pour être abandonnée, il faut pouvoir perdre quelque chose. Elle, on ne lui avait rien donné… que pouvait on lui reprendre ? On avait satisfait ses besoins physiologiques mais elle restait transparente, inexistante… Un spectre.

Ce n’est pas évident d’être un spectre, à 1 mois, à 8 ou 10 ans, à 20 ans et ensuite …

 (ça, c’était avant… ces journées de fin avril…)

Une belle journée de printemps

Les cerisiers du jardin sont recouverts de fleurs. Dans mon hamac, somnolante dans la langueur de ce début d’après midi ensoleillé, je reçois une pluie de pétales blanches comme une neige d’été. Elles virevoltent devant mon nez, dansent dans les rayons du soleil, caressent mes bras nus, se glissent tout contre moi…

 

L’arbre fleuri, au dessus de ma tête, est magnifique. Il se détache sur le bleu sans nuages du ciel. Noir des branches tordues, blanc des milliers de fleurs ouvertes aux insectes, dessin posé sur du bleu pur. On dirait du Staël. Ou un tableau japonais contemporain. Je respire. Tout est calme. Les enfants lisent ou jouent tranquillement avec le chien, je traîne dans ce hamac, un livre à la main, que je lis par intermitence. Parfois, je ferme les yeux et je me laisse emporter par cette vague de douceur. Je dors un peu, je rêve.. Mon esprit s’évade, attrape un mot, une idée au vol, joue avec, s’interroge, comprends et puis s’élance pour aller voir ailleurs ou pour s’évaporer, dans la liberté de l’instant.

 

Beauté, légèreté, mon âme danse.

 

Je suis le bourdon qui butine cette profusion de fleurs, je suis l’oiseau qui volète de branche en branche à la recherche d’un endroit où nicher, je suis le bleu pur du ciel, je suis le rire des enfants. Je suis tout cela et en même temps, je suis profondément moi…

 

Sensation étrange, que je ne connaissais pas.

 

Pas de devoirs, pas d’obligation, pas de jugements, pas de peur du regard des autres… Juste le plaisir d’être. Simplement. Je souris en écrivant cela… C’est un petit moment de bonheur que cette après midi là.

 

Il a été. J’en ai profité, et puis, il s’est évanoui parce qu’il fallait bien reprendre pied dans la réalité objective de la vie. Faire manger les enfants et les ramener à leur père, le coeur serré et lourd.

 

Mais qu’importe, il a été et j’en remercie la vie. Il a été et me remplit de force pour les jours qui viennent. Il reviendra.

 

Le bonheur, comme l’amour, ce ne sont pas des états, des statuts que l’on arrive un jour à attraper et qu’il ne faut pas lâcher. Ce ne sont pas de Graals à conquérir et à garder jalousement comme un trésor précieux. Non, le bonheur, comme l’amour sont des chemins. Ils sont libres, vont et viennent, nous surprennent toujours. La seule chose à faire est de ne rien faire. Ne plus leur courir après mais leur ouvrir notre coeur pour être capable de les accueillir dignement lorsqu’ils se présentent.

Administration à la française

Pardon à tous les fonctionnaires qui vont lire mon blog, ceci n’a rien de personnel, mais il faut avouer que le système administratif français a parfois des allures d’univers à la Kafka…

 

Hier, je suis allée aux impôts.

 

Malheur à celui qui ose mettre ses pieds innocents dans cet antre de l’incomunicabilité et de l’incohérence.

 

J’avais juste à indiquer une erreur d’adresse. Ils m’avaient envoyé les impôts de mon ex mari chez moi… Une petite correction qui n’a rien de techniquement difficile, qui prend trois secondes, que j’aurais même pu déposer simplement pour qu’ils puissent corriger leur erreur dans leurs listing. Ben non…cela ne se passe pas ainsi dans l’administration française !

 

D’abord, on m’écoute à peine et on me donne un petit numéro. Je suis censée attendre avec le troupeau des contribuables au regard vide, hommes et femmes las, qui attendent depuis des temps immémoriaux et semblent n’avoir plus aucun espoir de retrouver la vie normale

 

Mes enfants étaient avec moi. Nous avions des courses à faire.

Nous avons attendu 1heure 15 exactement pour qu’un fonctionnaire me prenne le dit papier et me dise qu’il va faire le nécessaire (5mn).

1 heure 15, assise sur des chaises dures et inconfortables, imaginées sans doute par un designer fou pour donner le plus de douleurs dorsales possibles, et qui tiennent plus de l’instrument de torture que d’éléments de mobilier, à regarder des gens manifestement employés ici, aller et venir, papoter entre eux,  se donner des nouvelles du petit dernier et, parfois, appuyer sur un bouton pour appeler un des nôtres, membre du troupeau démoralisé qui vient se faire tondre mais en essayant de comprendre pourquoi l’ogre budgétaire a tant besoin  son petit nécessaire… Une heure 15 avec des enfants qui ont attendu sagement d’abord, puis nerveusement, puis ont été faire pipi, puis ont été jouer avec la seule chose susceptible de ressembler à quelque chose de ludique, soit le distributeur d’eau, puis sont retournés aux toilettes, puis ont inspecté la totalité de l’endroit, y compris les dessous des tables et des chaises, puis….

Le tout en me posant la sempiternelle question à laquelle je ne pouvais évidemment pas répondre: »Dis maman, c’est quand qu’on s’en va ? »

J’ai haï mon ex mari qui m’obligeait à vivre un tel supplice et à perdre ainsi mon temps, surtout en période d’examens. J’ai haï l’administration française, normée, bornée et sclérosée, incapable de traiter les problèmes de manière adaptée et intelligente, je me suis haïe d’être allée me fourrer là.

La prochaine fois, je mets le papier en question à la poubelle et basta !

Merci Maestro!

Il parle.

Elle écoute.

Elle aime bien ce qu’il dit, le son de sa voix, son accent catalan, ses mots en français qu’on dirait inventés dans une sorte de poésie surréaliste. Elle se laisse un peu bercer…

Il est musicien.

Il s’emporte parfois : »La musique, ça s’écoute, ça ne se parle pas! »

C’est vrai, la musique est un langage en soi, quel besoin de la mettre en mots? Mots savants, mots redondants, mots gonflés de leur importance, de leur intelligence vaine, creuse et vaniteuse…

Mots de critiques qui se vengent de la pauvreté de leurs propres dons artistiques pour s’arroger le droit de juger les artistes et l’art, dans un charabia intello.

La musique , c’est pour elle un langage de l’âme, une vibration particulière qui vient à la rencontre de notre propre vibration. Chaque musique a la sienne. Unique et particulière, elle transmet quelque chose de l’âme unique et particulière de celui qui l’a écrite. Et cela raisonne en nous… ou pas. La musique, c’est de l’émotion qui lui tord les tripes, la fait sourire de bonheur ou lui arrache des larmes sans qu’elle comprenne pourquoi. C’est comme ça. c’est tout. Et il n’y a rien à en dire.

Elle doit écrire un article. Mettre des mots là où elle n’en a pas envie, faire semblant, un peu. Cela fait partie de l’exercice. Elle essaie d’être honnête et louvoie en ne faisant que des articles sur lesquels elle n’a pas de doutes. Celui-là, elle va l’écrire avec plaisir.

Il y a chez cet homme une passion joyeuse, une vie puissante, quelque chose qui sonne juste et vrai. Cela fait du bien. Elle oublie un peu l’interview… Elle n’écrit plus.
Elle aime se taire. Apprendre. On a toujours à apprendre des autres…

Dans ce café un peu bruyant, il y a une enclave humaine, amicale. Un île.

Personne ne joue de rôle, personne n’a besoin de faire semblant, d’épater l’autre ou de l’écraser de sa superbe. Ce serait ridicule et je crois bien que cela les ferait rire tous les deux… Ils n’ont rien à prouver, simplement à dire et à écouter, à s’enrichir des paroles de l’autre, à partager.
Parfois une phrase, une remarque raisonne en elle. « Oui, il a raison. » « Tiens, c’est drôle, je pense pareil. »

Qu’il est agréable de se trouver ainsi un frère le temps d’un café, de ne plus être seule… C’est un trésor qu’elle emmène ensuite, lorsqu’ils repartent chacun à leur vie. Elle, dans sa voiture, vers un repas à préparer pour ses enfants qu’elle se dépèche d’aller chercher à l’école, lui, à pied, vers son appartement.

Merci Maestro !

Le philosophe et le printemps

Il était temps !

Le printemps vient enfin de pointer son nez… j’avais l’impression qu’il avait oublié qu’il devait ces temps-ci faire son entrée en scène.

La douceur est revenue et le soleil caresse avec tendresse nos pauvres visages rendus blafards par un si long hiver. Je comprends ce que nos ancêtres pouvaient désigner par les rigueurs de l’hiver… eux qui n’avaient ni chauffage, ni eau chaude à volonté, ni maisons confortables mais des masures ou des châteaux pleins de courants d’air…

On se reprends à courtiser le bonheur. Le bonheur des petites choses, le bonheur d’être là, vivant, le bonheur de l’instant. Car à quoi bon attendre ?

Si l’on n’est pas capable de mettre de la poussière magique de bonheur dans notre quotidien, là, maintenant, c’est qu’on ne sera jamais heureux.

Le bonheur ne s’attend pas. Il est un état d’esprit, un regard sur la vie, un sourire, une envie de le vivre. Il n’est pas donné ou pris au piège. Il est libre. Il vient de nous. Mouvement d’ouverture, de joie, il transfigure n’importe quelle vie, lui donne de l’éclat.

Je lis Robert Misrahi qui a si bien écrit sur le bonheur.

Je suis au soleil, le livre à la main, dans une chaise longue inondée de la lumière chaleureuse. Les premières fleurs de mon jardin commencent à s’entrouvrir. Quelques oiseaux s’enhardissent à picorer les graines que j’ai déposées pour eux. Je ne bouge pas pour ne pas les effrayer… Un rouge gorge, un autre passereau aux plumes bleues, volètent dans le cerisier entre deux chapardages.

J’aime vivre… et je souris au ciel bleu.

Miss catastrophe

Hermione, belle croisée labrador noire, est donc arrivée dans notre famille le 1er février dernier.

Elle arrivait de la SPA locale, était toute sale et avait  besoin de beaucoup de tendresse. Elle a une manière de nous regarder ave ses grands yeux tendres absolument craquante et nous sommes tous devenus accros… sauf le voisin.

Cet imbécile-né, non content d’avoir une fenêtre qui plonge en direct sur mon jardin au mépris de toutes les lois de l’urbanisme et de mon envie d’un bronzage intégral sur une chaise longue dans mon jardin, se met à râler à 21 h parce que mon chien lui casse les oreilles…

Certes, elle me les casse aussi à moi… Mais elle est jeune, pétulante et narguée par le chat de l’autre voisin. Beaucoup d’éléments que j’ai, dans un premier temps, expliqué au voisin, tout en grondant Hermione.

Ce pignouf m’a grossièrement interrompu pour me lancer que ce que je faisais était stupide (ah bon, c’est stupide d’élever la voix pour faire taire son chien et l’éduquer un peu ?) et qu’il fallait que je la rentre illico-presto parce qu’il en avait décidé ainsi unilatéralement.
Là, je me suis, je l’avoue, un peu énervée, et je lui ai répondu que, dans ce cas, je lui demanderai d’avoir l’obligeance et le privilège de venir ramasser les crottes de la chienne dans ma cuisine demain matin, puisque celle-ci n’aurait pas eu le temps de les faire dans le jardin… Il n’a pas vraiment aimé.

Puis, je suis allée vaquer à mes affaires…
Il a donc continué à pérorer tout seul, un instant, avant de battre en retraite.

Cela dit, avec un spécimen pareil, je crains des représailles à la hauteur de son niveau de convivialité (largement en dessous du niveau communément admis dans une société civilisée) sur mon pauvre chien, genre boulettes empoisonnées ou coup de chevrotine. Il en est capable… Il est universellement détesté de tout le quartier pour son caractère irascible et pour sa tendance à se croire tout permis tout en interdisant tout aux autres.

Hermione, elle, inconsciente de la tempête qu’elle a provoqué, câline et se fait câliner par les enfants, les yeux mi-clos de plaisir et leurs pattounes emmêlées. Il y a des rires qui fusent, des ronronnements et des yeux pétillants de malice et de tendresse… Un moment de bonheur que le crétin d’à-côté ne peut même pas imaginer. Dommage pour lui…

Petits bonheurs

Le bonheur de croquer dans une baguette bien chaude, en sortant de la boulangerie…

La mie douce et odorante contraste avec  la croute dorée et craquante… Cela réchauffe les mains, c’est bon…

Après le crouton, on s’attaque au reste de la baguette par petits morceaux. On ne peut pas s’en empêcher, c’est terrible… Allez encore un petit bout…

C’est comme lorsqu’on était petit et qu’on grignotait la baguette en revenant de la boulangerie. On avait été chargé d’aller chercher le pain tout seul. Fier de cette responsabilité, heureux de cette liberté, on n’oubliait pas de prélever notre dime… pour les bonbons de la boulangère…

Et j’arrive à la maison avec une baguette bien entamée et des enfants qui râlent car ils voulaient le crouton, eux-aussi… heureusement, sur une baguette, il y a deux croutons. Je n’ai pas osé m’y attaquer, quand même…

Et bien, voilà, aujourd’hui, je me suis fait plaisir…

Je n’ai pas résisté à l’odeur du pain qui vient de sortir du four, j’ai un peu voyagé en enfance… et cela me faisait sourire, le pain à la main, pendant que je remontais la rue encore froide de l’hiver, avec cette chaleur au coeur…

Gérer le temps…

Nous sommes entrés dans l’ère de la gestion. Il nous faut désormais, non pas vivre mais gérer…

Gérer nos relations, gérer notre carrière, gérer la production ou la consommation, gérer, aussi, le temps.

Je n’aime pas.

Tout homme qui se refuse à entrer dans ce système est voué à l’isolement et à l’incompréhension des foules. J’ai lu, il y a un moment, un excellent essai d’Ernst Jünger sur le temps. Il y parlait, d’une manière à la fois poétique et philosophique qui lui est propre, du monde d’avant l’invention des horloges mécaniques.

Dans ces temps anciens, c’était l’homme qui jaugeait le temps. (Et non l’inverse). La période, l’instant, le moment étaient des notions personnelles avec lesquelles il fallait penser en terme de différence. Chacun avait son propre étalonnage…

Et le monde tournait quand même. On naissait, grandissait, aimait, souffrait, mourrait… de la même manière quaujourd’hui…

Mais au moins, on avait une liberté essentielle: on n’était pas les esclaves du temps.

Nous n’étions pas obligé d’obéir à cette dictature implacable qui égrenne seconde après seconde le temps qui vous est imparti. Il n’y avait pas ces limites imbéciles et rigides qui vous obligent à être sans cesse sur le qui-vive… Personne ne vous attendait à une heure précise.  C’était votre personne que l’on attendait et pas un rendez-vous abstrait. Et à cette personne on acceptait d’accorder la souplesse de vivre, y compris des imprévus. 

On n’était pas assujetti à un chronomètre qui tictaque sans jamais tenir compte du facteur humain, de la voisine qui a besoin d’aide, de l’enfant qui tombe et qui pleure ou de la beauté d’un paysage sous le soleil couchant entrevu au  détour du chemin et comtemplé, parce que la beauté d’un tel spectacle est éphémère et qu’elle fait du bien. Des évènements de la vie, petits ou grands que l’on apportera ensuite à celui qui nous attend, dans un partage qui fait de nous des humains et non des machines.

Et puis, au fond, l’attente pouvait faire partie de la rencontre. C’était un moment de pause pour s’y préparer, s’ouvrir à l’autre, l’accueillir. Il viendrait lorsqu’il pourrait. Il avait donné sa parole… Il viendra

Et on vivait autre chose en l’attendant. N’ayant pas d’échéance exacte, on ne s’arrêtait pas dans une attente stérile. On n’avait pas attribué à cette portion précise de temps une fonction unique et en cas de retard, on avait bien d’autres choses à faire, à finir ou à entreprendre. C’était la règle du jeu. La souplesse.

Je regrette cette période en ce qui concerne la gestion du temps. Elle convient mieux à mon envie de liberté, à ma manière de rester ouverte à un futur que je ne connais pas, à la non obligation d’avoir une organisation stricte et prédéterminée qui laisse fort peu de place à la fantaisie, à la créativité et au simple sentiment de se sentir vivre sans pression.

D’une façon ou d’une autre, qu’on essaie de la maitriser et de la contrôler en l’enfermant dans un emploi du temps précis ou qu’on la laisse se déployer sereinement, la vie passera. Ni plus vite, ni moins vite, et au final, ce n’est pas la quantité de choses qu’on aura réussi à faire dans un minimum de temps qui va compter mais ce qu’on a réussi à être…

sagesse de femme…

Il n’y a pas plus menteur qu’un pénis en érection…

Si j’ai tord, prouvez-le moi… riresLangue

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