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Soirée TV et chasse aux mouches

Je n’ai pas la télévision chez moi, à Nantes.

Et oui, je fais partie des derniers irréductibles qui refusent la petite lucarne avec les images qui bougent dedans.
Mais en vacances, forcément, j’ai la télé, puisque j’habite dans la maison familiale. Je découvre donc les joies du zapping, des pubs idiotes, de la manipulation , de la bouillie intellectuelle raz la moquette…

Oui, bien sur, il y a Arte, et quelques émissions très intéressantes…C’est vrai.

Mais je ne peux pas les regarder. Soit parce que elles sont à des heures impossibles, soit parce qu’elles correspondent à un plaisir égoïste et solitaire (non ce n’est pas cochon, je parle de plaisir intellectuel) qui ennuie sérieusement mes enfants. A moins de passer ma nuit à regarder la télé au lieu de dormir, je ne peux en profiter. Dès que l’écran s’allume, c’est magique, j’ai trois lutins qui débarquent illico et qui manifestent bruyamment leur opposition à tout programme culturel un peu corsé.

« La télé c’est pas fait pour se prendre la tête ! On a déjà les devoirs de vacances que tu nous oblige à faire, tortionnaire ! alors, ça va bien ! hein ! »

Donc, je dois subir surprises surprise, des variétés lénifiantes avec sourires garantis, des pubs pour décérébrés (même mes enfants les trouvent connes, et le plus jeune a 7 ans…), les comédies débiles et m’enfuir au fond du jardin avec ma chaise longue pour avoir le calme nécessaire pour lire mon bouquin…

Dans le genre pub-qui-prend-les-spectateurs-pour-des-idiots, il y en a des costeaudes ! Entre les pubs pour les lessives qui font peur aux tâches (Bouh !), les bouteilles d’eau qui parlent et les boissons pour ados qui transforment les dits ados en goutellettes d’eau fraîche, et j’en oublie, on a l’embarras du choix… Il y a même une, sans doute une pub américaine mal doublée, qui m’a choquée mais qui traduit bien notre société en faillite économique… celle où des gens bien sous tout rapports essaient de vous convaincre de leur vendre votre or contre du cash. Je ne sais pas pourquoi, mais ça fait requin qui profite du malheur des gens… J’ai détesté.

Bon, et puis les séries…. Heu, je me suis fait prendre à certaines qui sont plutôt bien faites…

Et me voilà aux abonnées absentes à l’heure de mon feuilleton d’aventure. Honte !

Et la chasse aux mouches du titre ?

C’est le sport des vacances d’été, avec sa variante chasse aux moustiques (celle là, plotôt nocturne) lorsque on ne reste pas avachi devant la télé.

Parce que, devant la télé, on est tellement hypnotisé par l’écran qu’on ne les remarque même pas.

Par contre, dans la cuisine, elles vous tournent autour comme une escadre de chasseurs de guerre et surveille tout ce qui pourrait se boulotter…

D’ailleurs savez vous comment une mouche ça mange ? Elle vomit sur sa nourriture pour commencer à la digérer et l’avale ensuite, vomi avec. Beuurk…

Et puis il y a celle de la sieste. Celle qui vous rend dingue à voler partout avec un bzzzzz totalement indélicat alors que vous essayez de sombre dans une bienfaissante torpeur. Parfois elle pousse la perversion à venir se poser sur votre nez.

Alors la guerre est déclarée. On se lève, on attrape ce que l’on peut, ce qui tombe sous notre main vengeresse (savate, tee shirt qui traîne, serviette éponge…) et on surveille la bête. Bzz, droite, gauche, virage, haut, bas, droite, virage….Bzz on devient fou et on frappe partout, et on ne l’abat même pas…

On attend qu’elle se pose pour lui tendre une embuscade.

Mais pas folle la mouche, elle ne se pose pas…

Alors au lieu de se reposer pour une sieste de vacance bien méritée, on passe 20 mn à courir dans la chambre, à frapper les murs, les rideaux, les vitres, quitte à casser une lampe ou deux, et on en sort épuisés…et la mouche est toujours vivante.

J’ai même l’impression qu’elle nous fait un pied de nez avant de s’envoler tranquillement dans l’azur, au moment où nos enfants viennent dans la chambre pour réclamer notre présence et les activités promises. « Dis, on y va quand à la piscine ? »

La prochaine fois, on l’aura !

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Vacances, bis repetita

L’aventure continue.

Les enfants subissent leurs devoirs de vacances après les toons du matin, je prends mon petit déjeuner sur la terrasse devant le soleil qui illumine des grands pins autour de la maison, et les cigales commencent leur concert peu à peu. L’une, puis l’autre, puis toutes les autres… Les odeurs de la garrigue viennent se mêler à celle du pain grillé et du café.

Hier, je me suis achetée un magazine de chiotte (qui va y aller d’ailleurs) juste pour le tee shirt…(je confirme, il n’y a vraiment rien d’intéressant dans ce canard… même aux toilettes, il m’ennuie.)

Mais personne ne va profiter de mon look glamour ! Je suis dorée à point comme un abricot, veloutée comme une pêche, sucrée et fraîche comme un melon (un bon)… et perdue au fin fond de la cambrousse avec trois enfants et un chien…

Ah lala ! PFFFF !!!! C’est du gâchis…Clignement d'œil

Pourtant la vie n’est pas si terrible. Il y a eu le concert à Salon, et puis le marché avec plein de légumes et de fruits mûrs, et puis les olives, et les balades pour les mûres (si on oublie les moutisques serial killers qui nous ont dévorés pendant la cueillette), et puis la chaise longue et puis la lecture (je me fais un livre pas jour) et puis glander béatement…

Une horrible paresseuse….

Concert à l’Empéri (Salon de Provence): Mistral gagnant

La cour Renaissance est un écrin superbe pour la musique. La pierre blonde des arcades s’illumine de couleurs dorées dans le soir qui tombe. La nuit s’approche doucement à mesure que le bleu du ciel devient de plus en plus sombre et profond.

Quelques étoiles illuminent cette voute bleu marine à bleu nuit.
Nous sommes assis là, emitoufflés, pour les plus chanceux, dans des couvertures à cause du Mistral, et le hautbois, le piano, la clarinette, les cors… viennent se répondre sur la scène et raisonner en nous. C’est comme du miel et on oublie que l’on tremble de froid dans nos sandalettes dorées et nos robes lègères de soie…

Je suis bien, et cela raisonne en moi comme le plaisir.

J’adore venir ici. J’y puise l’énergie et la beauté. Je ferme les yeux et je goûte ce présent plein de cadeaux pour mon âme…

Et la prochaine fois, si le Mistral s’invite encore à la fête, je m’équipe en moonboots, robe fourrée et passe-montagne ! rires !

 

J’ai un problème avec le temps… et mes mails

Je réalise, depuis quelques temps, que je suis lentement en train de basculer dans une dépendance insidieuse et terrible, comme une bonne partie de mes contemporains, et cela à cause de la tyrannie qu’Internet fait peser sur nous.

 

Je m’explique: je suis devenue accro aux mails. J’y pense tous les jours, il me faut ma dose dès que j’ouvre mon ordinateur et j’ai beaucoup de mal à ne pas laisser ma souris aller cliquer quasiment toute seule sur l’icône ad hoc pour ouvrir ma boîte. J’en suis même à lire, parfois, ces pubs ineptes et destinées aux lobotomisés comme moi, lorsqu’il n’y a pas de messages personnels… honte !

 

Y a t’il un club des mails addict ? Un genre de AMA (Accros aux Mails Anonymes , ce dernier terme se rapporte à accros, pas à mails. Je n’aime pas du tout les mails anonymes, c’est très frustrant) qui regrouperait des gens dans mon cas… Sûrement.  Il suffit sans doute de surfer sur internet et d’envoyer quelques mails pour en faire partie … ce qui me semble paradoxal et contre-productif.

 

Les mails perso…

Rester en contact avec ses amis. Une grande idée… qui finit par produire une dépendance certaine et quasi névrotique chez certaines personnes fragiles (comme moi)… On finit par ne plus pouvoir décider du menu de midi ou de la couleur de la culotte à enfiler le matin sans en référer à la terre entière par internet.

Ca donne un truc comme ça: « Dis, tu crois que je mets la rose ou la bleue ? » Réponse: « j’en sais rien, lol, et crois tu que les poireaux vinaigrettes sont une bonne idée pour le déjeuner? Re-Réponse: « cela dépend si tu mets beaucoup de vinaigrette dessus ou si la vinaigrette est allégée ou pas. Mais pour les panties ? » Re-Re -Réponse: « ah, parce que c’est des panties ? et tu mets quoi par dessus ? La vinaigrette est allégée mais à l’huile d »olive »Re-Re-Re-Réponse: « j’hésite entre une jupe courte et un jean. C’est un peu contradictoire l’huile d’olive et l’allègement de la vinaigrette ? non ? » Re-re-re-re-réponse: « Si on la voit (la culotte) tu mets la plus jolie, et celle assortie à la jupe. Sinon, tu t’en fous… Bon et pour mes poireaux ? »

Bref, Cette conversation passionnante n’a rien d’un dialogue entre Pascal et Descartes et ne présente, en fait, aucun intérêt pour les deux parties qui n’ont rien à cirer des dessous de l’une et du menu de l’autre. Par contre, elle a scotché  deux personnes, normalement pourvues d’un cerveau en état de marche devant un écran, pendant une bonne partie de la matinée, à raconter des fadaises ineptes au lieu d’utiliser le dit cerveau à des tâches plus en rapport avec leur niveau culturel supposé.

Et ne faites pas ceux à qui cela n’arrive pas… Je ne vous crois pas…

Je doute que vos mails soient tous à la hauteur des écrits de Spinoza ou de Montaigne… En tout cas, pas les miens… hélas.

Bon, et puis, il y a les mails pubs qui vous pourrissent votre boîte (surtout la mienne car je ne sais pas mettre en place les trucs qui les éliminent d’emblée…). D’ailleurs,ces lanceurs de mails pubs sont bigrement bien informés (Big Brother est passé par là…) car je n’ai jamais reçu de pubs pour le Viagra ou pour les appareils destinés à agrandir le pénis… Ils savent donc que je ne dispose pas de l’outillage nécessaire…

 

Quant aux mails crétins ou aux mails absurdes… je n’en parle même pas… J’ignore. Mais cela prend du temps, mine de rien, d’ignorer…

Chaque fois que j’ouvre ma boite mails, je suis donc obligée de passer presque 10 mn (au moins) pour éliminer d’un clic désabusé tous les « machins » qui l’encombrent. Tout cela pour découvrir que le seul mail que j’attend vraiment n’est pas au rendez-vous et je suis très déçue…

A tord.

Car ai-je vraiment le droit d’exiger une communication permanente et immédiate avec ceux que je prétend aimer ? Pourquoi devraient ils en permanence m’informer de leur vie dans les moindres détails? Quelle liberté nous reste t’il si communiquer devient une obligation au lieu d’être un plaisir?

Et si cette frénésie de rester sans cesse connecté, collé aux autres n’était pas un moyen de nous fuir nous mêmes ?

Je me pose la question… et je vais me coucher…

Il y avait 61 messages sur ma boîte ce soir… Ben oui……….. emoticone

 

Envie d’écrire

La radio diffuse une vieille chanson de blues des années 50, la machine à laver vient en contrepoint ronronnant, le chien est couché à mes pieds… et j’ai envie d’écrire.

Jouer avec les mots, les faire raisonner dans ma tête, le coucher sur le clavier, les emprisonner dans ma prose, les faire naître dans mes phrases.

A vrai dire, l’après midi est douce.

Il y a peut être un homme qui m’aime quelque part, je lui ai parlé hier, je pense à lui, pense t’il à moi? Je ne sais pas… Il vit sa vie, moi la mienne. J’espère qu’il y est heureux.

Il y a plein de choses à faire sur mon bureau, des papiers à remplir, des informations à chercher, des dossiers à termoiner, des demandes à faire. Je n’ai pas encore trouvé mon stage professionnel pour l’année prochaine…

Il y a plein de choses à faire dans ma maison. Ranger, épousseter, changer les draps des lits, passer l’aspirateur, classer mes livres, repeindre l’escalier…

Il y a plein de choses à faire dans mon jardin. Arroser les bambous et les tomates cerises, cueillir les fraises des bois, ratisser les allées, enlever les mauvaises herbes, installer la terrasse…

Je ne fais rien de tout cela.

Je suis assise dans ma cuisine, l’ordinateur sur la toile cirée rouge à points blancs et j’écris…

Je souris au temps qui passe. Pour une fois je ne lui en veut pas. Peut être m’apportera t’il des paroles de ceux que j’aime, bientôt, demain ou dans un mois. Le temps est un allié lorsqu’on cesse de le prendre pour un ennemi. Il permet à la vie d’être. Pourquoi vouloir emprisonner le présent dans une immobilité mortelle?

Demain sera un très beau jour, qu’il soit chargé d’épreuve ou de joie, il sera de toute façon plein de ma vie…

Pour vivre ma mort sans regrets…

Alors j’écris. Je peins mon présent pour pouvoir le lâcher…

Et je me photographie, même parfois….Clin doeil
Autoportrait

Le Bonheur, il est où?

Soyons clair, je ne sais pas.

Sinon, je crois bien que ma fortune serait faite.

On peut hasarder quelques phrases…

Le Bonheur, c’est donner du sens à notre vie.

Si notre vie a un sens, elle est heureuse. Accepter une certaine dose de manque crée le désir et donc crée le mouvement et partant, le sens.

Mais pour cela, on a besoin de l’autre. Pour qu’il y ait désir, pour qu’il y ait échange, pour qu’il y ait joie, pour qu’il y ait avancée dans la vie, mouvement.

Prendre le risque de la confrontation avec l’autre, dans le respect et la liberté est la vocation de l’humanité, la créativité et le chemin du bonheur.

Désir du sens, désir le la jouissance de vivre, mais pas tout seul, dans l’intéraction avec l’autre. L’autre nous fait avancer dans la connaissance de nous même. Une meilleure conscience de nous même nous permet de nous aimer tels que nous sommes et donc d’accueillir l’autre pour ce qu’il est.

La vie est mouvement, pulsation, vibration de l’énergie, désir, parfois entravée, parfois dynamisée par les circonstances, les autres ou bien nous mêmes. Mais nous sommes libres de l’accepter telle qu’elle est.

Non, je vous promets, je n’ai pas fumé la moquette ….Innocent

Les Musicales de Préfailles

C’est la fin du festival et c’était vachement bien.
L’eau a continué imperturbablement à être glaciale et mouillée malgré mes remontrances, mais il a fait beau (très beau d’abord puis presque beau… ce qui est déjà pas mal pour la Bretagne) et je me suis baignée tous les jours. Si !

J’ai réussi, une fois anesthésiée par le froid, à faire quelques brasses, aller-retour, avant de me sécher au soleil (enfin, ce qu’il y avait comme soleil, mais on a fait avec, un peu aidée par la serviette) et de filer dans ma chambre d’hôte pour me décongeler sous la douche.

Aujourd’hui, je suis même restée 10 mn, voire un quart d’heure dans l’ooooocéan, ce qui fait que je vous écrit de sous mes couvertures, avec une tisane chaude à la main, toute bleue (moi, pas la tasse. La tasse, elle est rouge).

Il va falloir, pourtant, que je sorte de mon chaleureux igloo (chaud dedans, froid dehors) pour aller au dernier concert, ce soir, à la chapelle.

Un concert qui promet d’être assez génial consacré à la musique celtique et que je n’ai pas envie de manquer. Et puis, je dois faire mon devoir de photographe de festival…

Donc, le festival s’est bien passé. Une bonne couverture médiatique (vive moi), même si on a raté France 3 (mais il ne savent pas ce qu’ils ratent… Dans quelques années, lorsque le festival sera devenu une référence culturelle incontournable, ils viendront pleurer une audience que nous leur marchanderons, en leur rappelant, l’air de rien, et avec toute la modestie dont nous sommes capables, ce petit incident…)

Il y a beaucoup plus de monde que l’année dernière et nous avons même du refuser des entrées…I

l y a eu un merveilleux pianiste, Fréderic Chiu (j’ai vécu ce soir là une expérience unique de beauté, de force et d’énergie, c’était magique et magnifique), un super groupe de jazz, un ensemble Klezmer (juifs d’Europe de l’Est… et la résonance de cette musique en moi m’a vraiment fait penser que j’ai du sang de là bas dans les veines… passes moi le samovar… et parles moi yiddish…), un groupe de flamenco et de beaux moments de musique de chambre superbement interprétés. Ce soir, donc,  musique celtique… ça va fez nost… en mieux… Deux harpes dont une celtique, un violon, un alto, un violoncelle, une flûte et une basse. un ensemble de grande classe qui nous ont fait sentir le vent de la lande bretonne dans le coeur et les gigues d’antan, avec les jeunes filles en fleur et les garçons ennamourés qui s’observent, se frôlent et rêvent pendant la danse…

Bon, à part cela, j’ai quand même réussi à continuer mon roman qui prend forme, dans la solitude des grands créateurs…De belles rencontres aussi, plein d’idées et pas mal de pages de journal noircies…

Festival de Préfailles

Comment exprimer en mots ce qui touche ce qu’il y a au plus profond de soi, cette vibration sensuelle et spirituelle qui vous emporte, vous pénètre dans le grand mouvement qui vous relie à l’univers? L’éveil…
Je ne sais pas. Et pourtant j’ai envie d’exprimer l’expérience que j’ai eu la chance de vivre hier…

Hier, nous avons eu le récital d’un grand pianiste, Fréderic Chiu.

Les âmes de Chopin, Debussy, Ravel, Prokofiev et Beethoven étaient invitées et sont venues…
La musique comme un envoutement, mais un envoutement qui libère les énergies, régénère, vibre, s’envole, roule, s’enroule, vole, caresse, s’entrecroise, frappe, se fait douce, tendre, violente, et crée le plaisir à l’état pur.

Le pianiste fait corps avec le piano. Le piano qui se met à vivre, à respirer à murmurer, à gémir, à crier, à chanter, à se tordre sous les mains de l’homme.

Le public qui se tend vers la musique, qui l’accueille, qui la sent, qui l’incorpore en lui comme un grand corps malade qui guérit.

La magie de cette soirée… créatrice d’énergie, vivifiante, merveilleuse…

Il n’y a rien à en dire, simplement être bien, ressentir ce bien être jusqu’au fond de soi, fermer les yeux et sourire…

Et remercier la vie pour ce cadeau…

Du téléphone dans la tisane au concert de jazz

Effectivement, vous l’aurez remarqué, cela n’a pas beaucoup de rapport.

Je vous l’accorde. Mais c’est ainsi que va ma vie, entre un téléphone qui se prend subitement pour une tartine et qui plonge la tête la première dans ma tasse de tisane pour y faire trempette, et un concert de jazz qui va avoir lieu ce soir.

Je suis censée y faire de bonnes photos, attachée de presse oblige, mais je n’ai pas beaucoup dormi la nuit dernière et je ressemble plus à un paresseux endormi sur sa branche qu’à une fringante photographe. Je ne sais même pas si je vais pouvoir trouver le déclencheur tout à l’heure. Quant aux réglages, n’en parlons même pas. Cela tient de mission impossible… Bienheureuse si je ne m’effondre pas sur les bancs en ronflant comme une bienheureuse…. Cela ferait un peu désordre.

En plus, j’adore aller écouter de la musique et je me frustrerai moi même d’un vrai plaisir.

Alors pourquoi avoir passé une nuit blanche? Etait-ce bien raisonnable?

Certainement pas ! Mais bon, vous savez comment va la vie… on se retrouve dans des situations où il faut aller de l’avant et où, bon, enfin… voilà. On préfère ne pas dormir pour profiter de chaque seconde…

Il y a des moments rares que l’on a envie de vivre quel qu’en soit le prix.

Mais cela n’a pas arrangé mon état fe fatigue générale et j’ai l’impression que mon cerveau est entouré d’une espèce de brume glauque qui l’engage vivement à faire la grève.

Ce qu’il fait. Tout en pédalant vivement dans le yaourt, en boucle, avec mille idées absconses qui se précipitent en désordre et m’épuisent. C’est où le bouton Off ???

Or donc, pour arrêter de prendre mon téléphone pour une mouillette, de perdre mes clés, de cliquer sur les boutons qu’il ne faut pas et de me prendre les murs en pleine poire (Aïe)je vais peut être aller faire la sieste…

Paresse

Le printemps est désormais derrière nous et les cerises sont toutes mangées. Soit par moi et les enfants (surtout les enfants), soit par les oiseaux… Ce sont d’ailleurs eux qui en ont eu la plus grosse part!
Ici, il fait maintenant très chaud. Mais sur la façade atlantique le temps change vite, alors j’en profite pour porter mes robes légères … Lorsqu’il fait moche tout le temps, je dois rester en jean, c’est beaucoup moins fun et sexy! Et puis, cela fait râler d’avoir fait ces investissements pour rien!

Ma pelouse s’est transformée en steppe aride, car je ne veux pas gâcher de l’eau pour arroser. Tant pis. On verra ça cet automne pour retrouver un jardin civilisé…

Je traîne lamentablement de la chaise longue à mon lit pour la sieste. C’est les vacances… Après tout, vacance, cela veut dire vide… Alors, je ne fais rien et j’y trouve une certaine jouissance même pas culpabilisante. Je vais à rebrousse poil de ce qu’il est recommandé de faire dans notre société de la performance et de l’efficacité. Remplir chaque parcelle de temps par des choses utiles et valorisantes… Etre actif, rapide et plein d’énergie…

Ben moi, je suis inactive, paresseuse et avec pas beaucoup d’énergie si ce n’est l’envie de m’occuper béatement de ma petite personne et de l’écouter un peu.

Je vais me faire un thé, tiens… Ecrire m’a épuisée…

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