Page d'archive 2

Cher Thierry Izac

Tu as laché prise hier.

Le cancer qui rongeait ta poitrine et t’empêchait de respirer t’a interdit de vivre.

Et tu as accepté ce que tu ne pouvais pas contrôler. Tu as eu raison, tu as agi en sage, en homme libre, prenant la meilleure décision possible pour toi.

Mais nous, nous avons pris la violence de cet arrachement en pleine figure. Cela a été si rapide ! Tu nous donnais l’impression de pouvoir gérer la bête immonde encore un peu et nous espérions que cela serait possible. Ce fut dur d’accepter de ne plus jamais te voir, ne plus t’entendre, ne plus rire et discuter avec toi… C’est encore terriblement insupportable. Tu avais acquis une philosophie de la vie qui nous apaisait et nous faisait du bien… et puis, pfft, tu as disparu comme le génie des contes, nous laissant abandonnés et nous sentant trahis. Pas par toi, mais par la vie. celle qui organise les rencontres pour ensuite détruire les rèves d’amitié et d’échanges qu’elle avait fait naître.

Tu es tranquille maintenant, mais nous, nous nous sentons stupides. Stupides d’avoir cru que nous avions le pouvoir de te retenir, stupide de croire que nous avions le temps, stupide d’avoir faire des rêves de futur, aussi modestes étaient ils…

Mais je veux croire que cette histoire, si brève et si intense, ne va pas finir comme ça, si bêtement. C’est peut être la loi des arcs en ciel. Il apparaissent comme un cadeau pour s’évanouir si vite, si vite… il en reste cependant toujours quelque chose dans l’âme…

Je veux croire que quelque part tu seras près de moi comme un grand frère qui saura me protéger et me guider. Tu en savais tellement plus que moi sur la vie et ses chausses-trappes. Et il y avait tellement de tendresse et de respect dans tes mots et des messages… tellement de confiance…

Cela me manque terriblement.

C’est sans doute mieux ainsi parce que c’est ainsi et que cela ne peut pas être autrement.

Mais aide moi à me consoler et à sourire à la vie malgré ton absence.

Il y a tellement d’amour dans cette amitié… La mort ne peut pas tout détruire…

Je t’embrasse tendrement

Agnès

Voyage au centre de la terre… ou presque

Jules Vernes voudra bien me pardonner, mais mon épopée de ce soir vaut bien le rapt que je me permets de faire de son titre.

Partie de République à 10h et quelques, je comptais bien rejoindre mes pénates et accessoirement mes enfants pour une bonne nuit réparatrice en vue de l’important exposé que j’ai à présenter demain matin.

C’est vrai que la première péripétie m’est imputable. La tête ailleurs (oui, j’avoue, j’ai souvent la tête ailleurs que dans le prosaïque du quotidien… ce doit être ma nature poète… hum hum… bon…), j’ai pris mon métro à l’envers.

Non, pas en faisant le poirier, je n’ai plus l’âge de ces facéties, mais je suis partie dans la mauvaise direction.

Pour m’en rendre compte au bout de 5 stations… quand même !!!

En parisienne avisée, je râle in petto sur mon côté tête en l’air et également sur la fâcheuse tendance du métro à aller là où je n’ai rien à faire (oui, je suis de très mauvaise foi… comme la plupart des parisiens des transports en communs…) et, bon, je prends benoitement le métro dans l’autre sens.

Tout se passe bien en quelques stations et puis… boum crac. L’incident technique !

Le bon vieux incident technique du métro ! Annoncé par une voix d’hôtesse irrésistible qui vous dit très poliment d’aller vous faire voir ailleurs, et en particulier dans les correspondances. Or, de correspondance, point. A Château d’eau, la seule correspondance, c’est l’autre direction. Celle que j’avais pris par erreur (vous vous souvenez ? faut suivre…)

Bon, alors, je reste zen et je me poste sur le quai en face du train arrêté car « incident technique ».

Et je le vois tranquillement repartir alors que le mien de train, enfin, celui que je suis censée prendre n’apparait pas plus que les cavaliers à soeur Anne du haut du château de Barbe bleue…

Après une respiration avec le ventre comme les meilleurs yogis et quelques shakras à dénouer, je reste calme et confiante… Mon train ne va pas tarder, me permettant de continuer mon voyage…

Ben non, un deuxième, puis un troisième train en face passent devant mon nez, sans que le mien apparaisse…

Bon, je vous la fait courte…

J’ai finalement craqué pour prendre le train en face (le 4eme) pendant que celui que j’attendais arrivais en gare…

Mais bon.

Résultat, il est minuit et je viens de rentrer. Epuisée et stressée… Ce qui augure mal de ma future prestation demain matin… Si j’arrive à me réveiller…

J’aime la RATP et ses aventures merveilleuses dignes des meilleurs récits d’aventure ! C’était presque de l’Indiana Jones !

Lui…

Voilà.

Je n’ai pas fait exprès. Il est arrivé dans ma vie alors que cet autre homme que j’aimais, que j’aime peut être encore, me gardait à distance et me fuyait.

J’avais mal de cette mise à l’écart,  de cette fuite devant moi, de ce refus de ce que je lui offrais. Je me sentais minable et sans intérêt pour qu’il me traite ainsi. Je n’avais pas le droit de l’aimer, il refusait de m’aimer.

Et puis lui…

Lui, il m’a écoutée, il m’a regardée comme quelqu’un de merveilleux, il m’a rendu mon pauvre sourire, il m’a fait rire, il m’a pris la main et l’a serrée avec tendresse. Il m’a dit qu’il me voulait heureuse…

Un jour, il m’a embrassée et m’a demandé l’autorisation de me caresser avec douceur et respect.

Je me suis vue belle et aimée dans ses yeux…

J’ai fermé les miens et je me suis laissée faire…

J’ai cru que cela n’avait pas de conséquence. Que je pouvais prendre cette douceur et me reposer dans ses bras de la dureté de ma vie.

Et puis, je l’ai pris moi aussi dans mes bras, je l’ai regardé.

Et ce que j’ai vu m’a plu. Trop peut être.

Je me sentais étrangement bien, étrangement moi même, joyeuse et légère, avec lui.

Me venait de l’énergie, des désirs et des envies. La vie, qui s’étais arrêtée, se remettait à couler dans mes veines… parfois comme un torrent de montagne, parfois comme une fontaine claire et bruissante…

J’ai eu envie de créer, de réussir et de vivre, grâce à lui.

J’ai eu envie de le connaître, de marcher à son pas, de le désirer, tout le temps, tout le temps…

Et je ne sais pas s’il m’aimera assez …

Le jazz joue doucement ses notes étrange dans ma maison… quelques larmes coulent sur mes joues…

Je suis seule. Avec mon clavier et mes pauvres mots.

Je suis triste, mon coeur est lourd… mais c’est malgré tout très doux. C’est tendre et un peu écoeurant comme une sucrerie, c’est beau comme une bulle de savon irisée qui tremble un peu et éclate en gouttelettes odorantes, c’est fragile et émouvant comme la vie.

Les notes du piano jouent sur mon coeur une balade mélancolique. Je pleure mais je vis. Et lui, mérite t’il tout cela?… pirouette de la vie qui nous secoue. Acceptation profonde de ce qui est, quelque soit demain, aujourd’hui je m’enveloppe dans les replis de mes rêves et je me sens vivante. C’est comme ça…

Je ne l’ai pas fait exprès. C’est né en moi peu à peu lors de nos échanges, sans que nous nous en rendions compte. La plante a germé, a grandi et sa fleur s’est lentement épanouie dans nos coeurs. J’aimerais qu’elle porte du fruit. C’est si beau, cela. C’est le sens même de la vie.

Je me sens un peu idiote d’écrire tout cela. Je me sens idiote de ne rien avoir vu venir. Prisonnière de ses yeux et de ses mains sur moi…

Citation

« La créativité ne s’épuise pas. Plus vous en faites usage, plus vous en avez »

Maya Angelou, 85 ans, écrivain et poète.

Il serait peut être temps de faire confiance en ma propre créativité. Bien sûr, pour l’instant, c’est assez problématique à cause de toutes les charges « raisonnables » et dans les normes que je dois accomplir. Etre une femme pour moi, se décline aujourd’hui dans la version stéréotypée de la mère et de la divorcée dépendante. Trouver le temps pour être disponible pour mes enfants tout en réussissant des études et un projet de carrière ne me donne pas le temps de la rêverie propre à la maturation de mes projets littéraires. Courir après un budget qui s’épuise dès le début du mois, vivre sans réelle intimité car nous sommes dans une trop petit appartement ne me permet pas non plus l’esprit tranquille propre à la création. Le réel pèse de toute sa force écrasante sur ma vie.

Mais les temps changent et je me jure de ne plus renoncer à ma fantaisie et à ma créativité pour rendre ma vie et celle de mes enfants plus jolie. Tant pis si mes créations sont minables et de peu de valeur. A la hauteur du peu de temps et de moyens dont je dispose. Elles auront le mérite d’exister et de me rendre un peu ma vie à moi…

J’espère, d’ici 85 ans, devenir moi aussi écrivain et poète pour de vrai…

Ces hommes qui ne sont pas libres…

Tu veux m’aider, mais je n’ai pas besoin d’un homme qui me rendes simplement des services. Aussi grands soient ils… et m’exclut de sa vie.
Je n’ai pas besoin de bavarder des heures au téléphone parce que c’est le seul moyen de se parler,
Je n’ai pas besoin de quelqu’un qui agira à ma place ou qui me dira quoi faire. Je sais trouver mes propres solutions.
Je n’ai pas besoin d’être dans l’attente de te voir et de souffrir de ton absence.
Je n’ai pas besoin de savoir que ta vie est ailleurs et que je ne peux en recevoir que les miettes…
J’ai besoin d’un homme qui m’aime et qui se donne les moyens de mettre en actes cet amour;
J’ai besoin d’un homme capable de s’investir dans ma vie. Au quotidien.
J’ai besoin d’un homme qui sera présent autrement qu’au téléphone (ou par mail)
Quand un de mes enfants est agressif car en mal être, j’ai besoin d’un homme pour me prendre dans ses bras et me donner la force de tenir mon rôle de parent… Et dans ce cas, toi, tu es où ?
Quand je dois faire ma déclaration d’impôts et que je n’y comprends rien… Tu es où?
Quand je suis fatiguée le soir, vers 19 h et que les enfants réclament leur diner alors que j’ai la tête qui tourne d’épuisement et ne suis capable de rien, tu es où?
Quand j’ai besoin de travailler et d’être au calme, pour gérer les enfants, tu es où?
Quand j’ai envie de faire l’amour et d’être caressée tendrement, tu es où?
Quand je dois prendre une décision difficile et que j’ai besoin d’échanger pour agir, tu es où?
Quand je n’ai pas le moral chaque matin, et que j’ai besoin d’un regard aimant pour m’encourager et me motiver, tu es où?
Quand je me couche le soir, pour me souhaiter bonne nuit dans un baiser et réchauffer mon lit et mon coeur, tu es où?
Quand je dois trouver un moyen de réparer et de valoriser ma maison pour la vendre au mieux (alors que la suite de ma vie en dépend), tu es où?
Quand j’ai froid dans le coeur et que j’ai besoin de tes bras autour de moi, tu es où?
Quand j’ai besoin de partager les frais de la vie courante pour pouvoir aller au bout de mes projets, tu es où?
Quand j’ai envie de te sourire et de te voir me sourire, puisant dans ton sourire l’énergie à ma vie, tu es où?
Quand j’ai envie de rire avec toi, tu es où?
Quand je dois trouver le courage d’avancer chaque jour, tu es où?
Quand les enfants veulent jouer avec moi alors que je n’ai pas le temps à cause de tout ce que j’ai à faire (et que je n’arrives pas à faire), tu es où?
Quand j’ai envie de te voir heureux et de me dire que j’y suis pour quelque chose, tu es où?
Pour me défendre et me protéger, tu es où?
Pour passer un week-end tranquille et reposant dans le plaisir d’être ensemble, tu es où?
Quand je dois résister à la méchanceté du monde et de mon ex, tu es où?
Loin de moi, avec une autre à qui tu as donné des droits sur ta vie ou bien, loin de moi, avec une autre priorité qui me fait passer au second plan.
C’est vrai, moi, j’ai envie que l’homme que j’aime soit libre.  Attaché ni à elle, ni à moi, ni à tes peurs.
Pour que notre relation soit gratuite et puisse s’épanouir sans être coincées dans des droits et de devoirs qui créent, non pas de l’amour mais un petit commerce misérable où on s’est vendu, où on possède l’autre, où on le traite comme un objet avec un service après vente . Je ne cois pas au couple qui vit sur des rapports de pouvoirs. Je ne veux ni être dominée, dépendante de toi, ni te dominer et contrôler ta vie.
Parce que je crois profondément  que l’amour n’est vrai que s’il est libre. L’engagement dans une relation doit se renouveler chaque matin.
C’est cela qui crée sa force, non pas les prisons d’une parole donnée une fois et qui n’est souvent qu’un mensonge.
On ne peut décider d’aimer, on ne peut obliger personne à aimer, on ne peut se forcer à aimer. L’amour est forcément un don gratuit renouvelable chaque seconde.
Tu m’as dit que tu avais très envie de me voir m’épanouir et être heureuse.
Comment te croire si je te vois faire l’inverse ?
Tant pis. Ce n’est pas grave.
Je n’ai aucun droit à réclamer une chose que tu devrais simplement avoir envie de me donner comme une évidence.
J’ai mal de m’être trompée et d’avoir cru que c’était possible.
Je vous embrasse… vous ces hommes que j’aime bêtement et qui ne sont pas libres…

Attentat à Boston…

De nouveau des images d’horreur, comme dans un mauvais jeu de guerre sur internet. Sauf que là, c’est malheureusement vrai. Le sang répandu est du vrai sang humain…

Attentat à Boston. J’ai découvert ces images choquantes dans le métro, en première page du Monde, dans le kiosque de la presse. Voilà. La violence a gagné. Et une autre violence va s’en suivre, dédouanée par la légitime défense. Elle va s’abattre, sans vraiment de discernement, pour trouver des responsables, des coupables, des gens qui n’ont pas la bonne couleur de peau ou la bonne nationalité ou religion, à défaut de réfléchir sur le sens de toute cela.

Avez vous vu le film The Visitor, sorti en 2008?

Je vous le conseille.

J’ai été désolée et profondément blessée de cette violence gratuite, immonde, qui s’étalait sur la page du quotidien, dans cette station de métro parisien. Une violence qui n’a aucune légitimité si ce n’est de servir les tristes intérêts d’un pouvoir sans justice sous des prétextes divers (la religion, la nation, la liberté d’avoir une arme…).

Désolée de cette souffrance et de ce sang qui éclabousse les Etats Unis…

En même temps… un pays qui bafoue si ouvertement les droits humains au bénéfice de l’argent, qui se moque du respect de la dignité humaine chez une partie importante de sa propre population et plus encore dans le reste du monde, devrait, à partir de cet évènement dramatique prendre conscience de ses erreurs et s’attacher à changer. Dans son propre intérêt. Rien ne pourra le protéger d’une déferlante encore plus dramatique de violence si ce n’est un changement radical dans ses priorités: respecter le monde, les êtres humains et la nature au lieu de ne respecter que l’argent et la finance.

Se tourner vers l’Etre au lieu de vénérer l’Avoir.

Le grand drame de notre siècle est hélas en marche car ils ne sont (et nous ne sommes) pas prêts à entendre la peur et l’humiliation qu’il y a derrière cette violence. Peur et humiliation qui vont être accentuées et rendues explosives par des mesures sécuritaires et répressives, au lieu de les désamorcer en les prenant en considération.

Aucune frontière, aucune CIA, aucune police, aucune armée ne les protégera des conséquences folles de la pauvreté et de la misère qu’ils ont créé dans le monde et chez eux-mêmes…

Ce soir est bien triste…

 

Venise

Les pétales de l’amandier tourbillonnent et se déposent doucement sur le livre ouvert, au creux de la chaise longue. C’est comme une pluie blanche et parfumée qui parsème de confettis le jardin secret sur lequel donne la chambre d’hôte vénitienne. La brise agite un peu les rideaux d’organdi vert pâle. Elle s’emplit de ce calme et de cette image, debout devant la porte fenêtre. Le livre, elle l’a abandonné là il y a deux heures à peine, quand l’amant si longtemps absent est enfin venu la rejoindre.

 

Elle lisait, perdue dans les mots, ailleurs, lorsque son corps mince, habillé de son éternel pantalon noir et de son pull de marin sombre, est apparu dans l’encadrement de cette porte fenêtre. Sans savoir pourquoi, elle avait alors relevé la tête, attirée par une étrange sensation et ses yeux ont rencontré les siens. Il souriait.

 

Elle ne l’attendait pas. Elle savait désormais qu’elle n’avait pas de droits sur son temps et sur sa vie. Sans se soumettre, elle acceptait que cela soit ainsi.

Elle avait appris à goûter cette relation comme un cadeau du présent et ne cherchait plus à en imaginer le futur. Il lui avait fallu beaucoup de souffrances et de larmes pour en arriver à cette douce tranquillité.

 

Elle s’était maintes fois effondrée, pleuré dans le silence ou dans les cris, avait lutté contre la colère, le mépris et le désespoir. Elle avait voulu le quitter tant de fois. Et chaque fois, avait renoncé à ses belles résolutions…

 

Et il était là, devant elle, dans ce jardin, à Venise, contre toute attente. Il lui souriait, comme chaque fois un peu embarrassé de lui même. Et ses yeux lui disaient un amour infini et une tendresse que ses lèvres ne prononçaient pas. Il ne savait pas aimer en mots, en discours, en histoire. C’était son corps, ses yeux, ses baisers, son sexe qui lui racontaient la profondeur de son amour… Et devant l’aveu sincère de son corps d’homme, elle avait du mal à ne pas répondre avec l’élan de son cœur.

 

Elle s’était levée, posant le livre sur la couverture légère et vaporeuse qui reposait sur l’accoudoir et sur le siège, et il l’avait accueillie dans ses bras, comme une évidence. Le temps s’était arrêté. Seul le présent existait. Il est là, son odeur, la chaleur de ses bras, la douceur de ses lèvres timides… Peu de mots, des baisers et puis les caresses qui les avaient précipités l’un vers l’autre dans un monde de plaisir.

 

Il dort désormais dans ce lit étranger, dans ce lit qui est devenu le leur.

Elle a envie de graver en elle ces moments qui ne deviendront sans doute jamais une tendre habitude. Les goûter comme une gourmandise, les vivre pleinement tels qu’ils sont.

Elle ne comprend pas pourquoi il refuse obstinément de construire autour d’eux l’enveloppe chaude de ceux qui s’aiment, manifestant face au monde la réalité et la vie de leurs liens.

Et puis elle a renoncé à comprendre. Il est ainsi. C’est lui qu’elle aime aujourd’hui et pas un autre.

Aujourd’hui…

Mais elle sait aussi qu’elle a envie de vivre un jour un compagnonnage tendre avec un homme solide, de trouver un partenaire pour cheminer un chemin nouveau. Et elle sait qu’elle n’y renoncera pas.

Censure

Mon ex n’a rien trouvé de mieux que de produire des pages de mon blog auprès du juge aux affaires familiales, pour prouver je ne sais quoi. Sans doute que je suis une femme dépravée puisque j’ai le culot de parfois parler de sexe… Ou totalement irresponsable puisque j’aime la vie (post L’oiseau), les voyages, l’art et les découvertes (posts Montréal et New york), etc…

Je vais donc faire attention à ce que j’écris, le temps que tout cela soit jugé et clos.

J’avais un sujet assez intéressant sur la peur d’être soi, mais bon. Qui sait comment cela aurait pu être interprété ???

Donc,

Je ne sais pas trop de quel sujet je vais pouvoir parler… Un truc basique, sans enjeu, passe partout, politiquement correct. Du temps qu’il fait, a fait, fera ?

Je ne peux commenter les programmes de TF1 ou de France 2, 3, ou canal +,  puisque je n’ai pas de télévision. Et en plus, si je l’avais, je n’ai pas des goûts très consensuels puisque je préfère Arte ou la 5… Beuhhh ça fait intello…

Voilà.

Merci l’ex…

 

Sexe et humanité: l’art du jouir relationnel

Ils se regardent l’un l’autre.

Leurs corps nus s’attirent et s’effleurent. Ils se respirent avec délices. Il la prend dans ses bras et elle niche son visage au creux de son cou. Un frisson de plaisir la traverse lorsqu’elle sent son odeur. Une odeur subtile qui signe celui qu’il est et le rend unique pour elle. Il est lui aussi ému par la caresse subtile de ses cheveux sur sa peau et par le charme indéfinissable qui s’échappe d’elle. Ils rient, se découvrent, se parlent doucement. Questions pour apprendre l’autre,  paroles douces de tendresse et d’admiration, d’attention l’un à l’autre…

Peu à peu les caresses se font plus affirmées, les mains naviguent sur leurs corps nus, s’attardent sur un endroit qui leur plait ou qui plait à l’autre. Ils expriment ce qu’ils ressentent pour se guider mutuellement. Ils sont embarqués dans un navire vers Cythère et s’organisent comme un équipage aguerri pour arriver au port.

Les sexes se sont gonflés de désir. Ils finissent par se rencontrer et s’accueillent l’un l’autre. La danse commence, délicieuse, entrecoupée de baisers, de regards et de mots d’amour, de reconnaissance et de respect. Les sexes emmêlés, ils plongent aussi leurs yeux dans les yeux de l’autre et découvrent leurs âmes et leur âme commune qui danse.

Le plaisir est profond, scandé comme une musique, la jouissance vient à eux.

Elle commence par le clitoris, se propage dans le vagin et dans le pénis, elle remonte dans l’utérus, le ventre, le coeur, les seins, les lèvres et jusques au sommet du crâne de la femme pour redescendre comme une marée puissante et douce jusqu’à la pointe des pieds. En même temps, elle part du pénis, des bourses, pour irradier le corps de l’homme d’énergie bienfaisante. C’est comme un grand cercle divin. La jouissance les enveloppe ensemble dans une unité sans limites, elle même unie à tellement plus grand qu’eux mêmes. Expérience étrange que cette spiritualité issue du sexe, dans notre monde matérialiste et rationnel.

La jouissance circule, fait des pirouette, les remplit, les comble, les rend libres et sereins… et peu à peu s’apaise dans un immense bien être qui les laisse l’un près de l’autre, respirant tranquillement le bonheur d’être, présents l’un à l’autre, en souriant…

C’est chouette, hein ?

C’est ça jouir pour un humain (un peu différent des bonobos ou gorilles, non ?)

Ca n’arrive malheureusement pas tout les jours car il faut pour cela oser aimer et croire en soi et en l’autre. Or la plupart des être humains ont peur de la vraie rencontre et se contentent de relations sexuelles Samsuffit, où chacun se sert de l’autre pour quelques spasmes masturbatoires de détente.

Je l’ai parfois vécu, ça. (Donc je peux vous dire que c’est vrai)

Et très honnêtement, j’espère le revivre.

Cela dit, il ne fait pas en faire une obligation et renoncer à l’autre manière de faire l’amour… Le jouir jubilatoire ne se décide pas plus que le bonheur. Il est le résultat d’une rencontre et l’expression de moments magiques… Et surtout pas une performance obligée sous peine d’échec! Surtout pas. Il est des moments où le samsuffit est très bien, et où on n’a pas besoin de plus…

On ne mangerai pas tous les jours à la Tour d’argent ! Parfois un bon pot au feu maison est un vrai plaisir… Ben, c’est pareil. Le pied, c’est d’être libre de choisir ce qui convient à tous les deux au bon moment. Le petit coup de détente, le câlin sans prétention, ou le grand jeu… Selon ses envies et celles de son partenaire… en toute liberté et bien être…

En ce moment, là, comme je ne suis pas en couple, et donc, ben,  j’en suis à sublimer mon désir en écrivant ce blog… bon… voilà.

L’abstinence a aussi l’avantage de nous pousser à créer une oeuvre… rires !

Kenavo !

Illustration du texte précédent… Sexe et préhistoire

Avant la chute…

Quand la femme et l’homme avaient encore tous leur pouvoir de jouissance.

« Le feu crépitait dans l’âtre posé à même le sol. Des ombres étranges dansaient, donnant vie aux dessins magiques qui couraient le long des parois de la caverne. La vieille femme était là, accroupie sur ses talons. Elle avait vécu de nombreuses lunes et donné naissance à des enfants vigoureux et magnifiques. Elle avait pleuré, aimé et ri. Elle avait du accompagner certains de ceux qu’elle aimait vers les terres sacrées de l’au delà et avait souffert de leur absence. Elle avait aimé des hommes profondément, et avait dansé avec eux la danse sacrée de l’amour, emportés dans les vagues du plaisir et de la tendresse.

Son visage maintenant ridé disait tout cela. Le feu éclairait par intermittence ses traits et ses cheveux rassemblés en une immense natte grise enroulée autour de sa tête. Un chat roux présentait ses pattes aux flammes virevoltantes, avec ravissement.

Les yeux de la femme étaient brillants et vifs dans la pénombre douce de l’abri. Elle souriait. Elle était d’une grande beauté.

deux jeunes femmes et leur compagnon intimidés et gauches, lui faisaient face.

- Grande Mère, explique nous ! lança, rougissante, la plus jeune des filles.

- Que voulez-vous savoir ?

- Le plaisir, comment vient le plaisir ?

- Il vient de la vie.

- Et la vie, où faut t’il la chercher ? Que faut il faire ? demanda un des garçons.

- La vie nous est donnée. Il n’y a rien à faire. Il ne s’agit que de l’accueillir, pas de la contrôler. Nous ne sommes pas maîtres de la vie. Elle vient dans notre sein, à nous les femmes, et nous devons la protéger et l’aider à émerger au monde.

- Grande mère, à quoi servons nous, nous, les hommes, alors… bredouilla un des garçons légèrement hirsute.

- Oh! Mais vous avez un grand rôle ! C’est de la rencontre d’un homme et d’une femme que nait la vie. L’amour éprouvé, vécu l’un pour l’autre, appelle la vie qui vient se poser dans le ventre de la femme. Rien ne peut arriver sans la communion de vous deux, l’un avec l’autre, l’un dans l’autre…

Les deux jeunes hommes se regardent, un peu inquiets. Ils ne comprennent pas. Pour eux, il y a un simple désir qui les prend au sexe et cette histoire de vie qui se pose…

La vieille femme sourit. Elle connait ces réticences masculines. Ils préfèrent aller au plus simple, ne pas se poser de questions, ne pas se livrer, aussi, aux mains des femmes qui les effraient un peu. Ces femmes qui semblent disposer du pouvoir de vie et de mort sur l’humanité, qui saignent régulièrement sans mourir, qui savent les herbes qui soignent et communiquent avec les grands esprits qui décident de la vie et de la mort…

Désignant leurs compagne, la femme sage dit:

- Sois sans crainte, elles vous guideront. Elles ont reçu l’enseignement des femmes. Elles vous aiment et respectent. Soyez sans peur pour découvrir votre force virile au fond de vous.

Le plus jeune insiste:

- les autres disent qu’il ne faut pas écouter les femmes, qu’il y a danger, qu’elles nous prennent notre force si nous les laissons faire. Qu’elles veulent nous garder pour elles et que pour cela elles nous prennent notre sexe… Qu’elles nous envahissent et nous dévorent si nous ne les dominons pas… le jeune homme parlait de plus en plus vite et commençait à bégayer…

- Il y a en toi une grande frayeur. Qui te l’a donné ?

Le jeune homme rougit et baisse la tête:

- les autres hommes, ceux qui ne veulent plus obéir aux esprits, qui veulent être libres et prendre ce qui leur fait envie. Ils disent que les femmes sont dangereuses, menteuses, qu’elles utilisent leur ventre pour nous mettre en esclavage, faire toujours ce qu’elles veulent… Qu’il faut les prendre et les posséder. C’est tout !

- Ils ont peur, répond la Grande Mère d’une voix douce, parce qu’ils n’ont pas confiance en eux mêmes. Ils craignent pour leur puissance parce qu’ils n’y croient pas au fond, et projettent leur impuissance sur les autres, les femmes. Ils veulent dominer parce qu’ils craignent d’être dominés. Mais, crois-moi, ils se coupent d’eux mêmes et de la vraie jouissance. Ils se comportent comme des animaux furieux parce qu’ils sont blessés. Oublie-les et découvre le vrai plaisir avec ton amie. fais lui confiance et vis ta dimension d’homme. Tu sais, ajoute t’elle avec un clin d’oeil, ils ne vivent pas. Ils survivent et ne peuvent plus voler avec les esprits. Ils sortent de leur éjaculation épuisés et impuissants. Toi, tu en sortira heureux et puissant. Tu pourras te connecter, avec ton amie, aux Esprits, à l’énergie de vie du monde… Crois-moi, ça vaut le coup ! Avec elle, tu va pouvoir créer un nouveau monde… Bon, allez, déguerpissez… j’ai besoin de me reposer maintenant !

 

12345...27

Commentaires récents

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne
  • Album : New york
    <b>rue1.jpg</b> <br />
Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par Agnès Falabrègues et plus de 40 millions de professionnels

Laisse moi mettre des poème... |
Le Dragon de la Rivière |
Tisseurs de Mondes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Nothing to Say
| Au delà des apparences...
| Les Aixclats du coeur