Archives pour la catégorie Non classé



Fatigue

Reconnaître ma fatigue et ne pas lui en vouloir…

Prendre soin de moi au lieu d’être en colère parce que personne ne le fait pour moi.

Assumer aussi ma colère vis à vis de ma famille simplement maladroite et qui ne sait pas me voir telle que je suis. Ils ont mis des lunettes déformantes qui font de moi une « pauvre fille ratée » incapable de rien. Juste bonne à plaindre et à mépriser. Je comprends les handicapés qui refusent la pitié des biens portants ! Je vis cette pitié qui rabaisse, humilie et maintien l’autre en dépendance, lui déniant toute réelle liberté et valeur propre.

Prendre un bain et aller m’enivrer d’une exposition sur Venise et le Canaletto.

Et aller mieux…

Parce que je le vaux bien ! sourire triste…

Alexithymique

Cure de sommeil et de repos. De lecture aussi.

Cela fait du bien… Et cela m’a permis de tomber sur l’explication, peut être, de mes problèmes avec « Lui ».

Lui qui ne parle pas, ou peu. Et qui ne me permets pas de savoir où j’en suis avec lui.

C’est vrai quoi ! Quand je fais un de ces tests crétins pour magazines féminins ou que je regarde mon horoscope amoureux (il faut bien s’occuper dans la salle d’attente du médecin ou aux toilettes de chez soi… Oh et puis, j’avoue, cela m’amuse ces idioties…) je ne sais jamais quoi lire: le paragraphe Célibataire ou le paragraphe Couple.

Bon, du coup, je choisis celui qui me plait le mieux… Mais cela me laisse un goût de pas honnête. cela fait des prédictions aléatoires, bien loin de leur côté scientifique et rassurant  de ce genre de textes…

Bref, Il n’arrive pas à dire ses sentiments. Donc, j’ai deux options:

  • Soit il n’en a pas. Mais dans ce cas, je ne vois pas trop ce que je fais dans sa vie… et lui dans la mienne. ce n’est même pas pour le sexe… 3 fois en 6 mois, on ne peut pas dire que ce soit un record de sex bomb ! (oui, j’exagère un peu, mais c’est ma vie tout de même… Cela dit, on n’est pas loin de la réalité).
  • Soit il n’arrive pas à les exprimer. Il est alexithymique et là, ça se corse grave. Parce que je suis censée faire quoi, moi, dans cette histoire ? Devenir Pénélope ? Nonne ? Faire ma vie de mon côté sans tenir compte de lui pour finir par l’oublier et aller voir ailleurs et tant pis pour lui ? Refouler ma frustration et rester la gentille copine qui renonce à ses besoins et ses désirs ? Le prendre en main et le secouer comme un prunier pour qu’il sorte enfin sa purée (sentimentale) et qu’il avoue (version « Nous avons les moyens de vous faire parler! »)? Devenir sa thérapeute et lui concocter une ou deux séances de divan (« Dis moi tout. Raconte moi ton enfance. Que penses tu de ta maman? Je comprends…. Mmmm …. oui….   Mmmmm ….. oui….. Bien sûr….. . C’est 70 € »). Lui donner le lien sur cette page ?

Je ne sais plus trop quoi faire ….

Si vous avez des idées ….

Un site que j’ai trouvé avec un test intéressant:

http://www.vaincre-anxiete-depression.com/etes-vous-alexithymique/

 

PS: Pour mon ex mari, je crois que j’ai trouvé la solution. Me pardonner d’avoir été si bête en l’épousant. Accepter que ce qui a été fut. Mais me libérer de tout lien avec lui en l’oubliant simplement. Cela passe par le pardon et le recentrage dans mon présent. Je ne suis plus la femme qui a vécu avec lui, je suis autre… enfin moi même, libre. Je tourne la page sans colère et cela me convient. Je reconstruis ma vie à partir de zéro? et bien, cela me permettra de la construire bien plus belle que celle que j’ai déjà vécu. J’en garde de magnifiques enfants et une expérience humaine riche.

Mon ex, ce pervers

Depuis 7 ans, je l’ai quitté.

Pour ne pas mourir et permettre à mes enfants de garder une mère.

Mais sa destruction est toujours à l’oeuvre.

Sa stratégie est simple: m’empêcher par tous les moyens de reconstruire ma vie, de retrouver ma liberté d’être humain, de vivre, simplement.

D’abord, me laisser sans ressources. Me laisser me débrouiller pour assumer seule les enfants sans aucune participation financière. J’avais un peu de biens, je me suis ruinée. J’ai vécu dans l’angoisse des factures, des échéances et du lendemain. Je ne pouvais rien faire pour m’installer dans la vie, avoir une vie sociale, amoureuse, puisque je n’en avais pas les moyens financiers. Etre obligée d’être une femme dépendante car incapable de s’assumer correctement seule. Juste gérer l’urgence en utilisant ce qui aurait du me servir de retraite un jour.

Et puis, cela veut dire être une femme perpétuellement en train de se battre pour survivre, chercher du travail, étudier, faire des petits boulots, gérer le ménage, le linge, tout sans aucune aide, seule. En permanence épuisée, physiquement et moralement, sans personne pour la soutenir. Cela use. Parfois je craque et je fais chier tout le monde.

Ensuite, m’interdire toute vie sociale en m’accusant de n’importe quoi à nos anciens amis. Ce fut le désert. Tout de suite. Et lui, de parader avec les dîners,les soirées, les invitations aux week ends de ce petit monde dans lequel il était encore invité pendant que je devais m’occuper des enfants, seule, chez moi.

M’interdire toute vie sociale et donc également amoureuse, puisque il a fait en sorte de me charger des enfants n’importe quand, toujours au dernier moment, sans jamais me prévenir et quasiment en permanence. Je ne peux rien prévoir, organiser. Impossible de souffler tranquillement, d’être libre d’aller chez quelqu’un, impossible de passer quelques jours pour moi. 28 jours par mois, tous les mois. Je me souviens de we gâchés car il m’avais imposé les enfants le vendredi soir alors que je devais partir, et cette année, il me les donne du 26 décembre au 2 janvier afin que je ne puisse pas avoir une semaine tranquille autour du Nouvel an pour être invitée ou simplement profiter de quelques jours avec celui que j’aime. Je suis, à cause de mon ex, en décalage avec tout le monde.

Il fait planer, en outre, sur les enfants, de sombres menaces (que je sais sans réalité, mais le doute persiste) qui m’empêchent d’exiger ma part de liberté. Je sais, de toute façon, qu’ils sont mieux avec moi qu’avec lui, qu’il est manipulateur et anxiogène pour eux et je dois donc sacrifier ma vie pour eux. Je n’ai pas le choix… Je dois être toujours disponible pour eux.

Comment reconstruire ma vie alors que je suis si peu enviable: sans argent, sans lieu de vie à partager ou même présentable, avec mes enfants dans les pattes en permanence? Avec un divorce qui continue de me polluer la vie et des factures sans fin?

Qui osera prendre le risque de m’aimer et de se charger de tout cela ?

Il me l’avais dit quand je suis partie: « Tu ne t’en sortiras jamais, je ferai en sorte que personne ne voudra de toi! »

7 ans après, j’en suis toujours là malgré tous mes efforts…

Bébé d’amour

C’est étonnant  (et en même temps cela ne m’étonne pas) que Freud (et les psys) n’ait jamais parlé d’amour… c’est l’essence de l’humanité… A la place ils ont parlé de sexe… cruelle erreur…

C’est d’amour que l’enfant a besoin. Dès même avant la naissance, d’ailleurs…
Bien sûr il ne le conceptualise pas. Il ne peux le qualifier d’amour. Il n’est pas conscient !
Mais le vécu d’un enfant n’est pas seulement des soins.
Quand il s’agit de simples soins sans amour, le bébé se laisse mourir. (il y a eu des expériences dramatiques en ce sens au XVIII em siècle, je crois…)
C’est dans une relation d’amour que le bébé peut se construire, même s’il en est inconscient.
Ma mère et mon père ont été parfaits en ce qui concerne le « care ». De formation médicale, c’était tip top pour le « soin »: nourriture, propreté, environnement calme et adapté etc…
Mais manquait l’amour (et parfois même existait le rejet).
Et c’est là que ça coinçait.
Et il a fallu le prothésiste de mes parents, un homme qui regrettait de ne pas avoir d’enfants, qui s’est occupé de moi, pour que j’accepte d’avaler mes biberons… Parce que lui, il m’aimait. (et comme il bossait et n’habitait pas là, on ne peux parler de « soins », trop discontinu.)
Voilà, je suis sûre de ce que j’avance (même si c’est contraire à l’enseignement psy.)
Pour avoir eu moi même des enfants, la relation avec un tout petit n’est pas la relation de soin, mais une relation d’amour.
Le vrai amour est gratuit et n’est pas la dépendance. En tant que mère (ou père),  on sait qu’on élève des enfants POUR qu’ils nous quittent, donc sans aucune demande. L’enfant est dépendant (il a plein de demandes) mais pour devenir lui même il doit rejeter cette dépendance et les parents doivent l’y aider.
De même dans la relation d’aide, en psychothérapie, sans relation d’amour (et je ne mélange pas amour et sexualité comme Freud), rien ne se passe.
La plupart de nos blessures sont des blessures d’amour et elles ne peuvent se guérir que dans une relation d’amour qui permet de reconstruire.
Les mots permettent de comprendre, de savoir la vérité sur soi, mais cela ne suffit pas. Pour guérir, il faut une relation d’amour. (et ce n’est pas le simple transfert freudien…)
Je me souviendrai toujours de ce thérapeute qui m’a guéri de ma souffrance d’absence de père, rien qu’en posant sur moi un regard d’amour. Et je précise: pas de désir, pas de possession, pas de besoin, mais d’amour totalement gratuit, libre, tendre et respectueux. En 5 minutes, dans le silence, quelque chose a bougé en moi. Une plaie a commencé à guérir. J’ai été nourrie, moi qui avait faim depuis si longtemps et j’ai pu utiliser cette nourriture à être.
Karl Rogers a bien compris cela. L’écoute bienveillante, c’est cela: aimer la personne qui vient demande de l’aide et lui permettre de comprendre qu’aimée, elle a le droit de vivre et d’être heureuse… d’elle même, sans rien demander à personne. Elle est nourrie et peut aller son chemin de vie.
C’est de l’ordre de l’expérience, du vécu, pas de l’intellectualisation. cela s’inscrit dans le corps en entier et pas seulement dans le mental. C’est une trace corporelle, pas un raisonnement…

La trace…

On n’a aucun souvenir avant 5 ans, mis à part les souvenirs reconstitués à partir de ce qu’a dit l’entourage…

Par contre le corps garde la trace des anciens traumas et cette mémoire du corps se réactive face à des situations qui ressemblent même de loin à la situation initiale.

Alors, elle envahit tout et nous remet dans une position de dépendance totale vis à vis de notre environnement, une dépendance où notre survie est en jeu, comme lorsque nous étions tout petits. On revit, on ressent, on redevient exactement tel qu’on était alors, au moment de la situation traumatisante initiale.

J’ai vécu, toute petite, bébé, une peur intense. J’ai cru mourir, J’ai ressenti une telle agressivité à mon égard, une telle violence, que j’ai voulu mourir. La « tradition » familiale et mon carnet de santé m’ont appris qu’effectivement j’ai refusé de me nourrir pendant un mois à un mois et demi après ma naissance. Je vomissais tout. Je vomissait cette vie si insupportable d’angoisse, je me vomissais. Surtout quand c’était ma mère qui se chargeait de me nourrir…

Cette angoisse de mort, innommée, indicible, sans mots,  je ne pouvais alors la comprendre (je ne pouvais que la ressentir). C’ est la même qui me retombe dessus quand je suis face à de la violence, du rejet, de l’abandon ou simplement de l’indifférence de la part de quelqu’un que j’ai investi d’amour, d’un rôle dans ma vie. Cela me submerge sans que je puisse mettre des mots ou même des images dessus.

C’est la peur noire, profonde, brute, devant laquelle je suis impuissante. Je n’entrevois d’issue que dans la fuite, dans la mort… Je veux que ça s’arrête, c’est atroce. Je vomis, j’ai des apnées. Je ne veux plus respirer…

Et pourtant j’ai survécu, j’ai grandi. J’ai quand même voulu vivre. Je suis maintenant une adulte qui fonctionne à peu prés bien. Des bonnes volonté m’ont pris en pitié et m’ont donné le goût de vivre malgré tout… et puis cette vie en moi qui est si forte …

Rien n’a été oublié et je dois gérer ces passages où je perds pieds sans raison apparente.

Sauf que, désormais, je comprend. Désormais je peux mettre des mots.

Cela me permet de prendre du recul et de tenter de me séparer de ma peur. De le désintérioriser, de faire qu’elle ne soit plus moi. L’adulte que je suis peut prendre soin de ce bébé perdu.

Avec l’aide de ceux qui m’aiment.

Reprendre confiance en la vie et remiser cette peur totale dans les oripeaux des monstres d’enfance.

Le vilain monstre qui m’a fait si peur s’est dégonflé…

Mais je le surveille encore quand même…

On sait jamais…

 

Déprime, dépression et demi…

C’est vachement dur à vivre…
Gérer mon trauma d’enfance qui réactualise chaque fois la crise, dès que les circonstances ressemblent un peu à ce que j’ai vécu…
Cette impression de mort psychique… De perte totale d’énergie de vie, de dérapage incontrôlé qui m’envoie valdinguer dans le mur…
PAF je m’écrase et je perds le souffle…
Et je pleure…
Et puis, j’arrête et je vais mieux…
Pour recommencer à la moindre occasion.
C’est épuisant. J’ai l’impression de tourner en rond.
Bon, c’est vrai maintenant je peux mettre des mots dessus, je comprends le mécanisme… Je me laisse moins longtemps embarquer…
Mais le ressort de merde fonctionne toujours quand même.
Savoir ne suffit pas.
Tant que je ne serait pas libérée de ça, je serai entravée…
La voie est peut être dans le lacher prise et l’acceptation. La vraie, pas celle du bout des lèvres ou celle qu’on dit mais qu’on ne fait pas.
Je n’y arrive pas. Besoin de silence, de retraite volontaire dans un bel endroit face à la nature, face à moi. Tranquille. Paix extérieure, seule, pour pacifier l’intérieur, l’écouter, le consoler, prendre le temps.
Besoin de m’aimer avec ça, comme ça…
Ma vie est trop bousculée. Pas le temps, trop de bruit, d’obligations.
Je m’écroule le soir sans avoir pu faire tout ce que je devais faire…

12/12/12

Ah la la ! Qu’est ce que les esprits superstitieux, qui sont légions en nos temps sans religion (mais avec beaucoup de religiosité sauvage et de gourous en tous genres) vont bien nous inventer…

12… Un chiffre symbolique. Les 12 tribus d’Israël, les 12 apôtres, les 12 chocolats que je vais manger à Noël (si il n’y a pas de fin du monde avant…). Là, tout de suite, je ne vois pas…

Mais je vous fait un point en fin de journée…

 

Petit traité du désir

Le désir adéquat est celui que je ne prend pas le temps d’écouter, celui qui cogne à la porte de ma vie et auquel je n’ose ouvrir. pourquoi donc ? La logique voudrait, au contraire, que je puisse écouter ce désir, pour le réaliser, en profiter et me sentir comblée.

Une sourde peur me tenaille… Parce que le désir nait du manque et ce manque me fait peur…

Peur d’en être blessée, torturée, abîmée…

Je ne veux pas souffrir du manque.

Les boudhistes disent renoncer au désir, pour éviter la souffrance.

Mais quelle souffrance? Quel désir ?

Renoncent-ils au désir d’épanouissement ? Celui que Spinoza et Jollien appellent adéquat ?

Non, je ne crois pas. Les bouddhistes et autres affiliés zen cultivent au contraire ce manque, ce vide qui permet à la vie de bouger, d’être, cet espace où la vie s’épanouit, ouvre ses ailes de papillon. Sans lui, la vie même ne saurait exister. Sans le manque, je ne me mets pas en mouvement, je n’ai pas envie, je n’ai pas le désir d’aller chercher ce qui me manque, l’énergie nécessaire à mon être qui est, agit et construit sa vie.

Alors ?

Alors, je crois que la tendance humaine, pas très courageuse et pas très confiante, préfère la facilité du plein. Elle refuse ce vide qui l’angoisse et cherche à se remplir. Ce sont les désirs d’avoir.

Renoncer au désir de vie au profit de multitudes de désirs, hochets du quotidien qui satisfont ma petite personne en la rendant brillante comme une boule de dancing aux multiples facettes aux yeux des autres… Bling bling !

Ces petits désirs, qui nous semblent plus faciles à combler mais qui dépendent des autres (donc de magnifiques sources de frustrations) vont me donner, à chaque fois, l’illusion que, ça y est, si j’ai « ça » (l’amour d’un autre, de l’argent, une super voiture, la reconnaissance, un avancement, un poste de pouvoir, une maison, un petit ami, telle robe avec un prix soldé, une jolie femme dans mes bras, un gros diamant à mon doigt, un diplôme, mon nom sur la liste des best sellers, et on peu rajouter à l’envi tout ce que la plupart d’entre nous poursuivent sans relâche…) je serai comblée… et puis non… (Flute!)

Si on l’obtient, cela perd tout son charme. Très vite, le désir s’éteint, et on est tout triste… Et on repart sur un autre truc ou une autre personne… C’est rien, on s’était trompés, mais cette fois, c’est la bonne…

Mais vous avez vu ? J’ai écrit: désirer avoir (de l’amour, de l’argent etc…). Avoir. Pas être.

Désirer l’autre, désirer « avoir » l’autre est aussi une manière d’éviter de se désirer soi même, éviter d’ »être » avec l’autre (et vraiment l’aimer, en le laissant libre).

Si on ne l’obtient pas. On est frustré, en colère. Et on accuse l’autre ne ne pas nous donner ce dont nous avons besoin. Dépendance qui nous vient de notre enfance… Demander à l’autre de nous combler comme on le faisait auprès de nos parents, tout ça pour s’éviter de s’aimer et de s’accepter soi même et de bien s’occuper de soi, en responsabilité… Et donc éviter de cultiver en soi ce manque créateur de vie…

Et l’on court après nos petits désirs… désespérément … On y met toute notre énergie…

Serait-ce pour oublier le désir de l’être qui est le simple désir d’aimer la vie en soi ?

Un désir d’amour plus grand que moi, qui nait en moi pour me faire simplement être. Un désir qui n’est pas importé du dehors.

Du coup, on est libre, ce ne sont pas les autres à qui je demande de me combler (les pauvres, ils ne peuvent pas !) mais à la vie en moi. Et les autres sont libres…

C’est donc cela, sans doute, que les bouddhistes veulent dire: renoncer aux désirs d’avoir au profit du désir d’être.

Oser se reconnaître origine de ce désir de vie, si grand, si impressionnant… et si simple… Oser désirer. Oser aimer dans un élan libre de toute contrepartie… Aimer gratuitement, librement, pleinement, simplement pour le plaisir d’aimer… Oups !

Parce que, ben oui, c’est bien joli, tout ça, mais, moi, j’aimerai bien recevoir en échange de ce que je donne…

Faire de la vie, de l’amour un vilain marchandage, quelle tentation !

Devenir comptable comme les enfants qui comptent les gestes faits lorsqu’ils aident à ranger la table du dîner (« ah, moi, j’ai ramené les assiettes et Louis, il n’a ramené que deux verres… c’est pas juste ! »). « Ah moi, je l’ai aimé et lui (variante: elle), il (elle) ne m’a même pas aimé autant… C’est pas juste ! »

C’est si simple de faire comme on en a l’habitude, désirer que l’autre nous comble à l’image de l’enfant que l’on n’est plus… et attendre le père Noël…

Mais une tentation bien dangereuse car ces amours là, ces désirs là, finissent généralement assez mal… Parce que l’autre est autre et n’est pas là pour nous mais pour lui.

 

 

 

compulsion d’écriture

Voilà…

Il m’a bouleversé. C’est stupide. Je le savais et j’avais peur de le revoir. Et bing, paf! Tout dans la figure !

J’ai du l’écouter, en souriant, raconter son amour pour une autre. Respecter cela. Il en a parfaitement le droit, c’est super pour lui.

Mais pourquoi cela me blesse tellement ? Pourquoi ?

Je ne comprends pas. Je ne suis pas sensée avoir des sentiments pour lui. Je le connais bien peu et ce n’est qu’un ami. point barre.

je ne veux pas être comme ça. c’est trop con. Voilà.

J’étais très bien dans ma vie avant. Je n’ai pas besoin de lui et celui qui m’aimera va bien finir par se pointer et ce sera facile et évident.

Ce n’est pas lui. Il n’est pas pour moi. Il est pour elle. Ils se sont retrouvés et c’est très bien.

En quoi cela m’empêche de respirer librement et d’être bien ?

Je ne comprends pas. Je suis stupide, conne, barrée, hystérique… Je ne me comprends pas…

Tout mon corps me hurle quelque chose que je ne veux pas entendre. Que je ne DOIS pas entendre: « Vas y, cours lui après, dis lui que tu as envie de le connaître, envie de lui. Envie de l’écouter, de le toucher, de faire l’amour… Que tu ne sais pas pourquoi mais que ça t’est tombée dessus là… »

Ca va se calmer. Ce sont mes hormones, la lune, je ne sais pas… Un truc bizarre. Je vais l’oublier et le laisser tranquille.

Et…

J’ai mal à la tête…

 

 

Face à face existentiel

L’ Epreuve.

Vivre, être comme une épreuve.

Cet après midi, affronter ma peur en parlant, en affirmant qui je suis et ce que je veux vivre.

Ne plus me contenter des miettes, ne plus être sans importance, transparente, inexistante. Ne plus me contenter d’être traitée comme annexe, 5 eme roue du carrosse, strapontin, cul…

J’ai froid, je ne respire plus, je tremble, je pleure, je me sens mourir, secouée par mes émotions comme une tempête. Peur de vivre comme d’une transgression qui va me conduire à la destruction.

Interdit d’ »Etre « ,qui me vient de mes parents, interdit qui me broie.

Interdit au nom duquel je n’ai pas le droit d’exister, et encore moins d’être reconnue, aimée, prise en compte. Du coup, toute affirmation de moi, avec une valeur existentielle, toute expression de ce moi existant, devient une exigence inacceptable pour les autres, dans mon esprit malade des croyances infantiles…. Et la peur d’être rejetée, abandonnée, détruite, me glace de l’effroi de la mort.

L’épreuve d’affronter cela et d’ouvrir ma conscience à une vision d’adulte, plus large, plus haute et surtout plus sécure.

Accepter mes émotions, les bercer doucement pour les calmer. Elles sont légitimes et traduisent une vraie souffrance, une vraie peur de l’enfant dépendant, pour sa vie même, de ses parents.

Elle sait, la petite fille, que ces adultes sont plus forts qu’elle et qu’ils peuvent la détruire. Ils ont la force, les mots, les comportements, les regards qui peuvent tuer. Sa vie dépend de leur bonne volonté. Leur déplaire en existant, en désobéissant à leur ordre d’être transparente, sans valeur, inexistante, sans demandes, sans rien, est extrêmement dangereux pour elle. Elle mourrait…

Elle ne veut pas mourir, alors elle s’adapte, elle se fait toute petite, elle accepte tout et n’importe quoi, elle donne et ne réclame jamais, elle s’oublie… elle leur obéit. Elle n’existe plus.

Adulte, elle a continué ainsi. Accepté l’inacceptable pour survivre.

Jusqu’à ce que… la douleur soit trop forte. La limite atteinte.

Longue plongée dans son monde intérieur dévasté, nettoyage, rangement, table rase et reconstruction.

Et aujourd’hui, l’épreuve de devoir être, poser son être face à Lui qu’elle aime et qu’elle ne veut pas perdre. Renoncer volontairement à ce qu’elle était, cette femme restée longtemps fidèle aux croyances de son enfance qui la rendait si dépendante…

L’épreuve de devoir dire « Je », « J’ai envie », « J’ai besoin » face à lui. Avec le sourire de la tranquille assurance.

Avec humour.

Avec amour.

Et surtout pas avec peur….

Mais c’est fou comme la peur colle aux basques…

1...34567...28

Commentaires récents

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne
  • Album : New york
    <b>rue1.jpg</b> <br />
Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par Agnès Falabrègues et plus de 40 millions de professionnels

Laisse moi mettre des poème... |
Le Dragon de la Rivière |
Tisseurs de Mondes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Nothing to Say
| Au delà des apparences...
| Les Aixclats du coeur