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Liberté

Le train roule vers ma maison perdue dans la campagne. J’ai osé !

J’ai décidé de partir, simplement parce que j’en avais envie. Me retrouver seule avec moi même, quel luxe.

On est tellement formaté pour ne fonctionner qu’en fonction des autres, et moi comme tout le monde, que j’avais un peu peur, quand même. Tout ce vide, tout ce silence, toute cette liberté, qu’est ce que j’allais en faire ?

Mais voilà, j’ai osé.

Arrivée à Lamballe. Ma voiture m’attend sagement. Je conduis. Le paysage encore hivernal avec ses arbres dépouillés a la lumière du printemps. Les champs ont verdi depuis ma dernière visite, des brins d’herbe décoiffés ont recouvert le brun de la terre. Je me sens puissante et libre. C’est moi qui ai le volant, je décide, j’accueille, je suis. J’évite de me poser des questions sur ce qu’il convient de faire, sur ce que je devrais faire, sur l’utilité de ce voyage. Je suis simplement là, dans cette voiture, vers ma maison.

Ce sont des jonquilles qui m’accueillent, des primevères, et la douce chaleur de la maison.

Il n’y a pas de demandes, pas d’exigences. Que le silence bienveillant d’un espace à mon écoute. Je peux y chanter, y danser, faire des grimaces, lire, écrire, tricoter, écouter la radio, rester 3 h sous la douche, ou ne rien faire d’autre que de rêver, personne n’y trouvera rien à redire.

Nuit douce. Paisible.

Puis une journée de pluie et de soleil. En alternance. Évidemment, pour ma première balade, je me suis fait saucer. Le temps de me demander si je sortais, comment, pour aller où, et le soleil s’est caché pour faire place à du vent et à de grosses gouttes qui me fouettaient sous le ciel devenu gris et lourd. Je rentre, trempée,je change de jean, de chaussures, je m’installe dans mon fauteuil avec un livre…

Le soleil revient…

Alors, je prends mes clés et je me précipite dehors, sans penser, juste pour choper le soleil.

Balade au milieu des champs, respiration, caresse de la lumière sur la peau… un bon pas sur la route. Un clin d’oeil aux vaches enfermées dans l’étable, les pauvres. Des violettes blanches au bord du chemin. L’air est froid, piquant, vif. Le ciel est magnifique, lumineux, habité par des ailes légères et des chants d’oiseaux.

Tout ça, juste pour moi, pour sentir mon corps être vivant. Je suis allée n’importe où, puis je suis revenue.

Arrivée à la maison, le temps de me faire un thé, de gros grêlons ont frappé mes fenêtres… Cette fois, j’ai gagné ! Yes !

Puis, rien. lu, écrit, traîné… mangé un pain au chocolat.

Personne ne me manque plus. Je me suis trouvée. Ça fait du bien d’être. Ça fait bizarre aussi. Pas l’habitude… Je sens bien une petite pointe de culpabilité d’avoir « perdu mon temps » qui essaie de se faire entendre…

Parce que vivre, rendre hommage au monde, profiter de notre temps d’existence pour le savourer, c’est perdre son temps ? ou pour une fois, le remplir de conscience et de profondeur ?

Sais pas. M’en fous. Je vais me coucher avec mon livre et mes bouillottes.

Bonne nuit.

Demain, je reviens dans le monde compétitif de l’efficacité et de l’ordre. Je vote.

Nous voulons danser encore… Nous allons danser encore !

A la gare du Nord:

https://www.youtube.com/watch?v=Gq9qFvoMKaY

Pour en finir avec la peur et la culpabilité… reprenons confiance en notre puissance.

Parce que nous sommes puissants à partir du moment où nous acceptons nos limites, notre condition humaine, la vie, la vieillesse, la mort, la maladie… Sans en faire un drame.

Le bouddhisme a raison de dire que nous nous rendons malheureux tous seuls. C’est en donnant autant d’importance à nos limites, en en faisant un drame, au lieu de les accepter et de les laisser passer, que nous nous fabriquons une vie pourrie.

Le détachement à l’asiatique est bien souvent le meilleur moyen de vivre, et nous en avons bien besoin en ce moment ! Cela nous permet d’encaisser les chocs sans trop souffrir, de faire qu’ils ne durent pas très longtemps et de récupérer notre sentiment de puissance là où il est effectif: pour construire notre vie.

A quoi bon vouloir changer ce qui n’est pas en notre pouvoir ? Marc Aurèle le disait déjà il y a bien longtemps… On ne peut que le subir, souffrir encore plus, avoir peur et se reprocher de ne pas être super man (ou woman)… et subir encore plus. Se sentir impuissant (alors qu’on se trompe simplement de lieu de la puissance humaine).

La sagesse est d’accepter ce qui est.

D’observer ce qui est

Et de mettre en place ce qui est utile pour nous et pour les autres pour que ce truc qui est négatif n’impacte pas trop notre vie ou celle des autres

Et oublier ce truc

Pour porter notre attention sur ce que nous avons plaisir à faire.

Exemple (chacun pourra faire sa propre réflexion là dessus, je vous donne le mien)

Le covid nous est tombé dessus. Pandémie mondiale.

Qu’est ce que c’est ? Une maladie infectieuse qui tue essentiellement les personnes fragiles et âgées (donc avec un corps fragilisé, une immunité défaillante, un mécanisme usé). Une maladie qui se transmets assez vite car elle a une phase d’incubation sans symptômes très contagieuse. Une maladie qui attaque surtout dans les pays riches et les gens en mauvaise santé physique et psychique (c’est à dire, les populations qui ont développé, par exemple,  un affaiblissement du microbiote avec une asepsie quotidienne trop importante, la désinfection permanente, les antibiotiques, une alimentation industrielle pauvre, sucrée, grasse et polluée, du stress et qui s’imposent une vie pourrie…). Une maladie qui tue peu, mais qui peut être très pénible et donner des séquelles. Une maladie que l’on n’a pas encore assez étudiée pour savoir exactement comment elle se transmet et comment elle fonctionne exactement. Une maladie donnée par un organisme vivant, le virus, qui sait développer très vite des stratégies de résistance aux anticorps ou aux médicaments. Une maladie qui fait terriblement peur et qui a généré des réactions dans tous les sens.

Qu’est ce qu’on peut mettre en place ? A l’échelle des autres, regarder ce que les pays qui ont peu de cas et peu de morts ont fait et en prendre exemple. Étudier tous les travaux scientifiques sur le sujet sans arrières pensées commerciales. On a plus d’un an de recul maintenant. On peut. Fermer les frontières et isoler les cas testés + (les retirer de la société le temps de la maladie, les soigner) semble une bonne formule. Renforcer notre immunité collective en prenant de bonnes habitudes alimentaires (bio, pas de produits transformés), d’activité (marche), de respiration, de détente et de plaisir (no-stress, on prend son temps que ce soit au travail, en amenant les enfants à l’école ou en faisant ses courses) et en tissant des liens vrais et humains avec les gens qui nous entourent (c’est fou ce qu’un sourire, c’est efficace !) aussi.  A notre échelle personnelle, en se testant dès qu’on a un doute, en s’isolant si nécessaire, en développant notre propre immunité personnelle avec de la vitamine D, du zinc ou tout ce qui nous fait du bien ou est censé nous faire du bien (le placébo a une réelle efficacité thérapeutique), en vivant notre vie comme elle nous plait, dans le respect de nous mêmes et des autres. Ce qui veut dire danser, se marrer, se régaler, embrasser et prendre le risque de vivre. Avec un grand V. Ne pas priver le monde et les autres de notre présence. Être là pour eux, être là pour nous mêmes. Sentir qu’on décide, librement, de notre vie. Ne pas obéir aux injonctions par peur ou servilité mais parce qu’on les a réfléchies et considérées comme bonnes.

Oublier ce truc. Le covid n’est pas la vie. Le covid n’est qu’un épisode de vie, d’histoire. Dans 2 ans, ce sera du passé. Donc, ce n’est rien, qu’un truc qui bientôt ne sera plus un sujet. Un truc comme il y en aura d’autres. Ne pas lui donner plus de place dans notre vie qu’il n’en prend. Donc, s’intéresser à autre chose de plus important pour notre chemin de vie. Par exemple, avoir un projet, aimer, être heureux, penser, créer, renouer avec quelqu’un, pardonner, se pardonner, s’aimer dans toute notre petitesse et notre imperfection, avec beaucoup de tendresse et d’autodérision, cuisiner pour nos amis, aider ceux qui nous demandent de l’aide, les écouter, etc. Il y a plein de choses à faire dans une vie qui nous donnent le sourire au lèvre et la fierté de vivre.

Et sourire à la vie, parce que le soleil se lève chaque matin, parce que nous respirons, parce que pour l’instant nous ne sommes pas malade (et si nous le sommes, soignons-nous pour ne plus l’être), parce que nous ne sommes pas morts (et si nous le sommes, la question ne se pose plus), parce que le monde recèle plein de merveilles, qu’il y a plein de gens géniaux à découvrir ou redécouvrir, que la beauté est partout, il suffit de vouloir la voir, parce que être heureux et se marrer, c’est la meilleure recette de vie et le meilleur vaccin !

Et ça, c’est possible. Et franchement, je ne vois pas pourquoi je m’en priverai pour aller geindre dans mon coin que tout va mal, que c’est la catastrophe, que c’est l’horreur… Eh, mec, c’est toi qui décides que c’est l’horreur ! Pas moi !

Le Bien peut toujours vaincre le mal parce que le mal et le Bien naissent en nos cœurs. Il suffit de choisir.

C’est la puissance de l’être humain, sa liberté. Il peut dire Oui. Il peut dire Non. Il n’est pas conditionné, sauf s’il se laisse faire. Réveillez vous ! prenez la responsabilité de votre vie pour bâtir un chemin qui vous donne envie de sourire… (Cf, la Vie est belle, le film…)

Et non, le sourire n’est pas niais…. Ceux qui le pensent sont simplement maso et de tristes sires sans intérêt …

Bises à tous de tout cœur

A.

chocolat chaud et autres douceurs

Chouette, il refait froid.

De lourds nuages dans toutes les nuances de gris (1) passent au dessus des toits parisiens.

Il pleut doucement dans le bassin du Luxembourg mais les canards s’en moquent.

Les arbres ont toujours leur tenue stricte de l’hiver, il y a juste quelques primevères dans les parterres.

J’aimais bien le soleil, mais j’avais en réserve de quoi faire des chocolats chauds et des flambées de cheminée. C’était trop dommage d’avoir à attendre l’année prochaine !

Certes, on se doutait que cela n’allait pas durer. Le climat danse la carmagnole autour des prévisions des météorologistes. Le cycle des saisons, on s’en tape. maintenant, c’est free style.

Alors, je n’étais pas sûre. Même pas pour les Saints de glace ! D’ici qu’on se retrouve avec une canicule en mars !

Donc, voilà, il refait frais, un temps de saison. Chouette.

Je suis allée faire ma balade, je suis rentrée et je me suis fait un chocolat chaud et un feu dans la cheminée.

Pour fêter la fin de l’hiver. Et la réalité du monde loin des fausses émotions qu’on nous impose.

chocolat chaud et autres douceurs

La vie est belle. Maintenant.

On vit. Et même, on sourit, on se sent libre et heureux. On vit ce que l’on décide de vivre, pleinement, librement, loin du regard social un chouïa parano en ce moment ! Qu’est ce qu’on est dingue ! Je dirais même plus, irresponsables !

N’en déplaise à ceux qui voudraient nous tétaniser de trouille et nous empêcher de vivre au nom d’un virus qui passe par ici et repasse par là, qui se moque du monde et des arguments d’autorité péremptoires et qui ne fait des dégâts que parce que nos experts autoproclamés disent n’importe quoi (souvent de façon contradictoire) et que nos gouvernants font n’importe quoi. Ou pas.

Ils ont peut être une idée derrière la tête. Peut être. Il y a des chances. …

Une idée très simple (2) du genre: il faut protéger les profits, il faut que les riches restent riches. Point.

Ben oui, c’est vrai ça. S’il n’y avait plus de (très très) riches, les pauvres ne pourraient plus recevoir leur charité (uniquement si ils sont bien sages). Ce serait ballot! Le ruissellement, la croissance, le progrès (des dividendes), tout ça, tout ça ! Tout le monde sait que les pauvres, ils ne savent pas se débrouiller tout seuls, et qu’ils ont besoin qu’on leur dise comment vivre… Ils sont cons, les pauvres ! Et surendettés en plus quand ils ne sont pas ivrognes (et leurs jeunes sont drogués et violents, des « sauvageons »). Alors, travaille, le Pauvre ! et si tu est rentable, tu aura une photo dédicacée de Bernard, ou une médaille.

Flute, je ne voulais pas en parler. Ce machin s’est encore une fois invité…

La prochaine fois, je l’ignore, promis. C’est lui faire trop d’honneur !

Bises

(1) sans sous-entendus cochons

(2) Ca c’est pour ceux qui vont tout de suite me traiter de complotiste.

Le plaisir du jardin … du Luxembourg.

Il y a la lumière, à travers les branches des arbres encore nus, qui strie et dessine la terre dorée.

Il ya les gouttelettes d’eau qui scintillent partout, posées sur une feuille, luisant sur un banc, s’étalant sur la pelouse…

Il y a l’odeur qui s’élève, douce et sincère, odeur de feuilles qui finissent de se défaire après l’hiver, de jeunes pousses d’herbe qui pointent leur nez sur les platebandes, de tendres bourgeons, de champs de narcisses naissants, de paix et de nature.

Il y a le chant des oiseaux qui émerveille le ciel bleu et blanc, les plumes qui tourbillonnent et se déposent doucement, les vols des tourterelles qui répondent à la navigation des canards sur le bassin, la danse de la vie qui s’exprime et nous rassure.

Il y a la dignité simple des arbres, solides et tranquilles, pleins de sève en attente, pleins d’humble puissance. Ancrés, chevillés à la terre, traversant le temps au rythme lent de la vie, si loin de l’agitation malsaine de notre temps et de ses peurs !

Et il y a les amies que l’on n’a pas revues depuis longtemps, avec qui on discute de tout et de rien. Le plaisir de l’échange, de la présence, des regards et de la joie d’être là, ensemble, souriantes, vivantes et pleines de projets.

« On recommencera, hein ? »

« Oui ! »

Et on se sépare sur cette promesse. Promesse qu’on réalisera, parce que cela fait tellement du bien.

Quel que soient les circonstances, quelque soient les restriction, un jour, sûr, on reviendra ici (ou ailleurs) pour partager un moment et faire de la vie une fête !

Parce que la vie est la plus forte, qu’elle est en nous et que personne ne peut nous l’enlever. Personne !

Et si, et si, la prochaine fois, on amenait de la musique pour danser ?

 

Un peu d’histoire anti Darwin

Tous les grands pontes de la science qui croient qu’ils ont accès à la vérité révélée à leurs cerveaux (et ordinateurs) surpuissants nous disent d’autorité un certain nombre de choses qui m’agacent.

Oui, j’ai ce culot. Même pas impressionnée par leurs grands titres !

Pour autant, je ne veux pas faire pas comme eux, en prétendant savoir la vérité.

Les lignes ci-dessous ne sont que des hypothèses et des essais de réflexion.

Mais ils s’appuient sur la réflexions et l’analyse la plus poussée possible des éléments dont on dispose. Une recherche de cohérence dans le savoir.

Je ne parle ici que du paléolithique (-50 000 à -15 000 ans environ) en Europe, ce que j’ai étudié. Au mésolithique, quand le climat a changé pour devenir celui des 4 saisons qu’on connait, les choses ont radicalement changé.

Les sociétés des hommes ont toujours été construites sur une hiérarchie entre des dominés et des dominants, dans un rapport de pouvoir. Bref, il y a toujours eu des chefs.

Un groupe d’homme sans chef (ou femme-chef au pire), ça ne peut pas exister. Il y a toujours eu une concurrence entre les être humains et seuls, les plus forts (ou les plus riches) imposaient leur volonté aux autres. Donc, dès qu’il n’y a plus de chefs, c’est la gabegie, l’anarchie et les hommes sont des loups pour les autres hommes. Ils s’entredéchirent. Genre scénario à la Mad Max. Or l’histoire nous montre que les plus grandes horreurs, génocides, violences, guerres, n’ont été faite QUE lorsqu’il y a eu des chefs. Ce sont eux, les chefs, qui ont initié la violence, pour l’espace vital, leur gloire ou leur dieu. La soumission à l’autorité et la peur a fait le reste.

L’annexe à cette idée, c’est que la démocratie directe et l’autorité librement consentie sont des utopies irréalistes. L’entraide, la douceur, la solidarité sont des trucs de faibles qui ne marchent pas, qui ne construisent rien de valeur. Et bien c’est faux. La démocratie est le système le plus efficace sur tous les plans. Il engage chacun dans un projet commun, il économie les forces et l’énergie de tous et permet de créer et d’inventer des merveilles grâce à l’intelligence collective. Ne serait-ce que parce que l’intelligence est dialogique. C’est à dire qu’elle fonctionne en question/réponses. Donc, elle est la plus vive lorsque plusieurs personnes y participent dans une saine émulation, sans concurrence, dans l’égalité. L’intelligence humaine ne peut fonctionner seule. Elle s’étiole et tourne en rond. C’est la rumination et bientôt la folie. Un cerveau a besoin d’un autre cerveau humain pour fonctionner. Voilà, c’est comme ça. Le génie solitaire est un leurre. Einstein n’aurait rien été sans sa femme…

Nos ancêtres étaient des chasseurs cueilleurs, vivant misérablement d’un peu de chasse et de cueillette

N’importe quoi !

1. Ils ne cueillait rien ou par grand chose. D’abord les végétaux non améliorés ne ressemblaient à rien, voire étaient toxiques. Vous avez déjà essayé de manger une carotte du paléolithique ? ou une graine de céréale ? ou une noisette de l’époque ? Ben vous auriez eu du mal à vous remplir une dent creuse avec. Et en plus c’était pas bon. Beurk. Demandez aux paléo biologistes.

Qui plus est, vu le climat, vous aviez la majeure partie de l’année sous la neige et la glace. Vous cueillez quoi par -25 °, 1m50 de neige et un sol gelé ? Vous croyez que 3 mois par an (dégel, été, regel) ça suffit pour faire des réserves pour l’année et pour une tribu d’une vingtaine de personnes ? Sérieux ! demandez aux paléo-climatologues.

2. Ils ne chassaient pas non plus ou très peu. Juste pour le fun. Pourquoi ? Vous avez déjà essayé de tuer un mammouth (pour rappel la peau est laineuse et encore pus épaisse que celle d’un éléphant, enrobée d’une bonne couche de graisse mettant à l’abri les organes vitaux, avec une pointe de flèche au bout d’un bout de bois ? Alors un renne de temps en temps, peut être, mais franchement, aller crapahuter dans la neige dans un froid glacial pour tuer une bébête alors qu’il y avait autour d’eux des tas de carcasses congelées à disposition, faudrait être con; Et ils n’étaient pas cons. Sinon, on ne serait pas là aujourd’hui, à trembler devant un virus (parce qu’on refuse de dépenser de l’argent pour les gens qui soignent, bon). Parce qu’à l’époque du paléolithique, il y avait peu d’humains et plein de bébêtes (non immortelles), et un climat qui ressemblait aux coffres de Picard. Pour manger il suffisait d’aller se servir. ET il y en avait pour tout le monde. Pas la peine de créer une hiérarchie. Au contraire, il fallait le concours de tous pour réussir l’opération de prélèvement du gigot, de la cuisine, de la fabrication des trucs pour découper, présenter, et pour la distribution et le rangement. Sans compter sur le salage, séchage, enfumage pour se faire un peu de rab pour les jours de tempête. Bref, nos ancêtres n’étaient pas de grands guerriers, de nobles chasseurs ou d’avisés cueilleurs, mais des charognards. Et cela leur convenait très bien. Le prestige devait être plutôt au niveau de l’intelligence, de l’art, de la philosophie plutôt que de la force physique. Savoir interpréter la nature pour savoir où trouver le cadavre encore chaud (et savoir comment récupérer dessus tout ce qui était utile: viande, tendons, os, fourrure…) était plus important que de s’affronter à un tigre à dents de sabre pour la frime! Parce que, libéré du souci des ressources alimentaires et de la chasse, on avait du temps… Pour soi, pour les autres, pour créer. A preuve, les magnifiques oeuvres d’art conservées dans nos musées qui datent de cette époque.

 

Les femmes étaient dominées (genre tirées par les cheveux dans la caverne, avec un seyant déshabillé de peaux de bêtes dévoilant un bout de téton) ou des matriarches menant les mecs à la baguette (de mammouth)

Les femmes étaient puissantes et libres. Les hommes aussi. Il n’y avait pas de domination.

A quoi sert une domination ? A confisquer les ressources pour une minorité de personnes qui ont le pouvoir. Ca sert à maintenir l’inégalité.

A quoi cela aurait servi dans une époque où l’égalité était la seule condition de la survie? Car l’égalité permettait l’intelligence collective, la solidarité et la cohésion du groupe. Les ressources étaient abondantes, cela n’a aucun sens de s’en arroger une partie et de la capitaliser. D’autant plus que la viande se conserve mal très longtemps. Des céréales, de l’or, des dollars, OK. Mais de la barbaque avariée ? L’inégalité brise la solidarité et faisant du favoritisme, de la concurrence, des jalousies et des conflits et met le groupe en danger. D’ailleurs, les paléontologues ne trouvent pas sur les rares squelettes de cette époque des signes de violence sociale (genre pointe de flèche dans le crâne). Bon, on n’a pas beaucoup de squelette. C’est peut être pour cela. Bon, relisez ci dessus: comment vous faites pour enterrer mamie dans du permafrost ? Et attendre le dégel n’est pas trop possible non plus, Mamie ne ressemblerait plus à rien, et elle attirerait les charognards (il n’y avait pas que les humains).

Alors, comme vous avez lu Freud et sa Tribu primitive, vous allez me dire: les hommes pouvaient se battre pour avoir les plus belles femmes.

Alors, je n’y étais pas. Et il devait bien entendu y avoir des petites histoires de jalousies et des drames d’amour. C’est humain. Mais les femmes n’étaient la propriété de personne, les hommes non plus. Pourquoi, les femmes se sont soumises aux hommes plus tard ? Parce qu’elles dépendaient d’eux et de leur force physique pour survivre. Mais pas au paléolithique. Les deux sexes étaient à égalité et s’aimaient librement, vraiment, pour eux mêmes. La femme n’était pas un trophée. Et l’enfant le fruit de l’amour et pas un investissement (pour garder les chèvres ou hériter de la fortune). Pourquoi je dis ça ? Parce que je crois qu’elles n’étaient pas des imbécile et qu’en 30 000 ans elles ont eu le temps de s’observer, de se comprendre de se transmettre les secrets de la vie et de leurs corps. Elles maîtrisaient leur fécondité. Elle étaient les maîtresses de la vie, pouvaient décider de l’avenir du clan en mettant au monde son avenir d’entre leurs jambes.

Des petites figurines féminines ont été retrouvées avec 27, 28, 30 stries sur le corps. Les stries du milieu à l’emplacement du pubis. Calendrier lunaire ? Non ou pas seulement. Calendrier menstruel personnel. Elles pouvaient ainsi déterminer leur période fertile et adapter le nombre d’enfants de chaque clan en fonction des ressources et des désirs du clan et de leur propre désir. La naissance sécurisée par les rites de rasage des parties génitales et l’accompagnement du clan des femmes (les sages femmes) à l’accouchement. Les naissances, plus espacées, rendant les enfants plus précieux. Et sauvegardaient la santé et la vitalité des femmes.

Pas étonnant que dans l’imaginaire collectif, ces débuts du monde ont été gardés en mémoire comme le Paradis terrestre…

Aujourd’hui, on est dans un monde riche. L’intelligence et le travail humains peut produire tout ce qui est nécessaire pour tous. On a bien mieux que les pointes de flèches.

Alors on a le choix:

Soit on partage et on met en avant l’intelligence, l’amour et le respect et on construit une belle société stable et heureuse (dans laquelle chacun pour se construire son propre bonheur). On affronte les dangers ensemble et on y trouve des solutions ensemble.

Soit on préfère la domination et on va vers un monde de violence. Lutter, abattre les dominants pour devenir dominant à son tour, c’est la logique qui s’est mis en place depuis 15 000 ans. Subir, se coucher et devenir les esclaves des dominants, dans l’abandon de notre liberté et de notre propre puissance, c’est leur Projet ! Tout cela n’aboutit en général qu’à plus de souffrance.

Mais c’est vous qui voyez !

Viva la vida !

 

Rêvons un peu…

Nous sommes en 2031, le monde vient de traverser une crise majeure pendant laquelle toutes les structures sur lesquelles on comptait se sont cassées la figure. Pas toutes en même temps, mais l’une après l’autre, en forme de domino matinées de dégoulinade comme un plastic qui se déforme et qui fond.

L’économie réelle s’est effondré a créé des millions de chômeurs, les gens n’ont plus eu à manger, les jeunes se suicidaient car ils ne pouvaient plus se projeter vers un avenir, les emplois qui ont résisté se sont précarisés et ubérisés, la police a imposé la loi du prince, la pollution a continué, la destruction du climat s’est accéléré, la peur régnait…

Les apôtres de l’Apocalypse, et les marchands de peur nous prédisaient un monde à la Mad Max. Un univers darwinien dans lequel les loosers se feraient exploiter par les plus forts (c’est à dire les plus riches) sans piper mot, et où la violence ferait office de loi. Selection naturelle. Aux riches peu nombreux un monde protégé et isolé, aux autres, un monde détruit, servile, de fourmis qui s’entredéchirent pour quelques miettes de subsistance lancées par les riches.

Famines, guerres civiles, misères, épidémies, catastrophes naturelles et effondrement du climat et de la biodiversité…

Certes, la situation n’était pas facile.

D’un côté, ceux qui tirent parti des crises pour prendre de plus en plus de pouvoir et dominer de plus en plus autoritairement, et qui, face à la crise climatique et environnementale, se sont déguisés en écolos pour continuer leur course folle à la destruction. Marketing à coup d’images, de montages vidéo et de mensonges pour une apparence verte, dans une Absurdie hallucinante ! Acheter des voitures hybrides pour ne plus consommer de pétrole ? Faire du tri pour ne rien recycler et tout envoyer en Chine ou en Afrique ? Mettre un magnifique site bien vert avec de belles images de campagnes pour vendre une appli qui génère un flux destructeur de data ? vouloir une croissance verte ? une finance verte ? etc…

De l’autre, ceux qui veulent que les choses changent mais restent tétanisés par la peur  (à quoi bon …) et surtout par la crainte de perdre ce qu’ils ont (leur voiture, leur emploi salarié, leurs habitudes, leur ketchup et leur Nutella, leur soja bio d’exportation et leurs avocats (bio aussi) destructeurs de forets primaires, leurs tee-shirts à 10 € au Leclerc du coin…). Ceux qui croient qu’on ne peut rien faire. Il y avait aussi ceux qui espèrent un soulèvement massif qui renversera les puissants par la violence d’un grand soir… et l’attendent… sans rien changer en attendant dans leur vie (juste en faisant du vélo et en triant leurs emballages…)

Et puis, il y a eu ceux qui ont dit non.

Ben non. On n’est pas d’accord. Et puis on va faire autrement.

Ils ont compris que la ruse et la vie elle-même est bien plus puissante que la violence. Ceux-ci ont expérimenté, vécu, montré l’exemple pour retrouver leur bonheur, leur temps, leur espace, leur relations humaines… Pas par sacrifice, mais par sagesse et par refus du malheur et de la servitude. Peu de monde eu début. Personne ne croyait qu’on pouvait dire non, qu’on pouvait se passer de la finance.

Car le monde, et cela s’est bien vu dans la crise du coronavirus qui a mis le feu aux poudres, était sous emprise.

Face à une système pervers

Et que fait une victime d’un pervers ? Elle reste inerte, immobile, tétanisée, comme un lapin ébloui par les phares et elle se laisse détruire.Tout le monda avait les phares dans les yeux.

Donc, nous avons mis des lunettes anti éblouissement. Nous avons regardé la réalité, celle que l’on perçoit, pas celle qui nous était imposée à force de médias et de réseaux sociaux, d’enseignement et de « culture », de faux experts « scientifiques » autoproclamés et de « spécialistes » aux titres ronflants qui ne voulaient rien dire. Nous sommes sortis du biais de conformité de Ash, de la soumission à l’autorité de Milgram, de la servitude volontaire d’Arendt… Nous avons commencé à penser la réalité que nous voyions, que nous ressentions, que nous percevions. Nous avons affirmé haut et fort qu’ils avaient tord et que nous avions raison et que nous ne subirons plus.

En même temps nous avons accepté qu’ils avaient (les premiers cités là, au dessus) pris tous les pouvoirs en subordonnant toute la société (le politique, l’économie, la morale, l’enseignement, la santé, la culture…) à l’argent. Plus rien ne pouvait se faire sans argent, qu’ils disaient.

Or, c’est eux qui avaient l’argent

Donc Rien ne pouvait se faire sans eux. Sans leur autorisation.

Et ils croyaient que nous allions être assez stupides pour les croire !

En fait, ça dépend de ce que l’on peut faire. Si l’ont veut devenir manager et gagner 10 000 € par mois à rien foutre, avoir une rollex avant 50 ans et un yacht… oui, on ne peut rien faire sans eux.  Sauf que ça, c’est pour leur petit monde, pour leurs familles et affiliés. Pas pour le peuple, ces feignants !

Mais ils feignent de travailler à nous donner tout ça ! Si on se soumet, ils nous promettent la croissance, le plein emploi, le beurre et le cul de la fermière…

Ils ont pensé qu’il suffisait de nous faire de belles promesses et de nous donner un peu d’argent de poche pour nous payer des légumes bio à la grande chaine multinationale du coin, comme des gamins ignorants? Qu’on allait tout accepter (la pauvreté, le travail à la tâche, la pollution de nos lieux de vie, la destruction de notre santé et de notre intelligence, la destruction de la planète… la fin de la joie et de l’amour entre nous, la fin des insectes et des oiseaux) en échange d’un hochet agité par de Rugy et de belles images à la télé (ou sur Netfix)?

Ben non.

Alors, on a commencé petit.

On a créé des choses sans eux. Pas la peine d’aller mendier leur argent, d’aller les convaincre ou les vaincre, on n’a pas eu besoin d’eux. Parce que nous, au contraire d’eux, on est à la fois intelligents et humbles. Ah la force de l’humilité ! Pas celle des bourgeois catho qui n’étaient que mépris pour les pauvres. Mais celle qui nous rend libres car nous acceptons ce qui est sans avoir besoin de plus.

Enfin, bref !

Il nous fallait récupérer du temps, de l’espace et renouer des relations entre nous.

Donc nous inscrire dans un espace temps à la mesure de l’homme. Créer des oasis vivantes et saines qui prendraient de plus en plus de force.

Des quartiers, des villages, des groupes d’hommes et de femmes qui essaient de vivre en se respectant.

Donc:

On a créé des écoles et des universités pour réapprendre les métiers qui nous sont indispensables. Le jardinage, le bricolage et le soin du linge (ravaudage, couture, tricot, broderie) ont été des matières importantes intégrées dans le cursus scolaire, à côté des « humanités » (pour s’inscrire dans une culture et échanger), de la science (la connaissance précise du monde…) et du sport, dans nos écoles. Au lieu de se bourrer la gueule dans des écoles de commerce, de management ou de marketing, ou de glander dans des facs sans moyens où les profs ne peuvent pas travailler, les jeunes gens qui l’ont décidé ont appris un métier qui leur permettaient de se sentir utiles: artisans, agriculteurs, éleveurs, commerçants, enseignants, infirmiers… et de s’épanouir dans une Oeuvre, un Bel ouvrage, qu’ils vont proposer directement à ceux qui en ont besoin. Pas besoin de Danone pour proposer des yaourts aux copains !

On a créé des monnaies locales pour s’échanger ces biens et services sans avoir besoin de la finance ou des banques. Grace à ces monnaies locales on a pu rémunérer les bonnes volontés qui se mettaient au service de la communauté.

On a créé plein de services et d’équipements locaux en commun pour faire la vie plus belle pour nous: panneaux solaires, éoliennes, voiture et camionnette mutualisée, petits commerces coopératifs, espace internet commun, espaces culturels communs (cinémas, théâtres, ateliers d’artistes…) jardin, verger et élevage communal, service à la personne, maison de retraite ouverte sur la vie et les plus jeunes, soutiens aux familles, fêtes… chacun avait des idées, chaque groupe s’est échangé leurs expériences… (on a cré un journal envoyé par la poste ou distribué par des gens … NTF (nique ton facebook))

On s’est organisé en coopératives pour produire les produits nécessaires, et en réseaux pour s’échanger ceux qui poussaient ailleurs. Pour ne plus avoir besoin d’eux. plus de mondialisation avec le transport crétin de marchandises dans tous les sens.

Du coup, on a créé des emplois locaux. Qui eux mêmes ont créé de la richesses et donc de la demande et donc d’autres emplois…

Et on a pu vivre à notre rythme, en profitant du progrès qui nous est utile. Cool.

Et on a peu à peu repris le pouvoir et la nature a pu respirer.

Plus besoin d’aller au supermarché… Peu à peu, ils ont fermé (plus assez rentables) Et les multinationales qui les remplissaient de produits de plus en plus merdiques ont fait faillite.

Plus besoin de se déplacer très loin chaque jour pour aller travailler (donc plus de frais de voiture eu de RER bondés), le climat a arrêté de se dégrader et les multinationales ont eu du mal à recruter pour leurs open space au milieu de nulle part. Ils ont essayé de nous coincé et refusant de vendre de l’essence. On a repris des chevaux, on a remis des trains, des ingénieurs ont trouvé des alternatives… De toute façon, notre boulot (et tout le reste) était à 10 mn à pied…

Plus besoin de payer un loyer très élevé dans les grandes villes (la moindre demande a fait baisser les loyers, et les investisseurs immobiliers se sont cassés la figure) et en plus, on a tous un jardin ou un bel espace de vie, puisqu’on n’est plus entassés dans des mégapoles.

Plus besoin de subir des N+1 et des reportings débiles, on a une alternative…

Et pas besoin non plus de s’éclairer à la bougie ou de renoncer à voyager. On se retrouve chez des amis d’amis d’amis dans tous les pays, on prend le train, le vélo, le bateau … Parce que de toute façon, on n’est pas stressé et on n’a plus du tout besoin de décompresser à Bali en une semaine chrono. Si on part, on part découvrir le monde en prenant son temps.

Ah, mais c’est sûr, on n’a pas Netflix, ni de mêmes de chat, ni facebook, ni d’instagram, ni des tomates en hivers, ni des pizzas surgelées dégueu, ni des nugets sans viande de poulet, ni les cordons bleu au faux fromages, ni les tee-shirts à 5€, ni les iphones 20… Mais on a d’autres trucs parce qu’on a des idées… on bricole, et puis, on n’a pas le temps d’aller faire un candi crunch, ou perdre son temps avec des mails à n’en plus finir, parce qu’on a un pot à boire avec des potes. Et puis on s’écrit des lettres…

Et surtout, on a eu le plaisir de voir les puissants d’hier se retrouver tout cons avec leurx discours de bonneteaux, tout seuls et ruinés avec leurs dollars et leurs euros inutiles. On n’a pas lutté, on n’a tué personne, on leur a simplement dit non et on est parti vivre de notre côté. Sans eux. Le temps qu’ils s’en rendent compte, ils étaient foutus.

Bon, ils résistent encore… Mais de plus en plus de gens nous rejoignent…

Parce que, franchement, leur offre n’est pas très tentante… ;)

Héhé !

Covid : pourquoi ce qui se passe n’est pas une catastrophe ?

Quelle idiote, celle-là !

Ne se rend t’elle pas compte que la misère est à nos portes et que plein de gens vont perdre leur boulot ?

Ne se rend t’elle pas compte que la mort est à nos portes avec le covid et que « nous sommes en guerre « ?

Ne se rend t’elle pas compte que l’économie va s’effondrer dans nos pays riches ?

Si

Je m’en rend compte mais j’aimerai élargir le débat.

Et puis les discours anxiogènes et dépressifs m’énervent.

Nous avons pris des habitudes de riches ou du moins de simili riches, considérant comme une évidence d’aller remplir nos cadis au supermarchés d’un tas de produits dont nous allons gâcher la moitié et dont l’autre moitié est d’une telle mauvaise qualité qu’ils ne durent pas longtemps et finissent très vite à la poubelle (pour qu’on en rachète plein d’autres) ou nous rendent carrément malades. Nous avons pris l’habitude de penser par notre capacité à acheter, à payer.

Bon, moi pareil. un temps…

Acheter, c’est la vie.

Ce qu’on achète n’a pas d’importance. L’important, c’est de pouvoir acheter. Le pouvoir d’achat, ça pause un homme, ça !

Au début, c’était chouette parce qu’on accédait au confort et à de bons produits. Qui peut dire que la machine à laver n’est pas une bonne chose ?

Mais ensuite, il y a eu un petit problème.

Ceux qui produisaient ont voulu faire plus de profits.

Et puis, ceux qui donnaient de sous à ceux qui produisaient ont voulu de plus en plus de profits pour eux aussi, et rentabiliser leur capital au maximum.

Alors on a diminué les coûts, les investissements, les contrôles qualité, pour pouvoir vendre moins cher, plus, et avec une meilleure marge.

Alors, on a inventé le marketing, le packaging, la manipulation pour pouvoir vendre des trucs inutiles.

Puis on a inventé les réseaux sociaux et les applis (et les mêmes de chat) pour vendre de la pub qui permet de faire du marketing (en gros on vend du vent, mais on se fait donner de l’attention pour que les gens achètent n’importent quoi)

Résultat: les produits qu’on peut acheter sont de 2 catégories: les « pas chers » ou « pas trop chers » fabriqués en masse au mépris de la planète et des gens qui travaillent pour les produire, qui singent les produits de luxe et n’en sont que de pauvres ersatz à l’image du saumon fumé de super marché qui ressemble à du chewing gum orange… Et les très très chers, faits à l’ancienne, de qualité, réservés à une élite.

Ce faisant, en plus, on a perdu le Temps (notre temps personnel à nous, la capacité à le choisir, à le goûter, à l’apprécier, à l’organiser), l’Espace (on accepte de vivre dans de tous petits espaces, de partager des espaces pourris dans le RER, de ne plus avoir de lieu à soi, de ne plus avoir de bureau, d’être hors sol, sans racines, sans intimité) et notre relationnel (exister et échanger avec un vrai quelqu’un, dans une expérience réelle de présence humaine). Et le numérique (pour les pauvres) a créé un monde virtuel, où tout va trop vite, délocalisé, sans relations humaines autres que fictives (donc pas d’apprentissage pour les enfants, pas de pensée, pas de soins, pas de culture, pas d’écoute ou de présence quand ça va pas, rien…)

On est devenus des Robots.

Parce que sans le triptyque Temps/Espace/Relations inscrit dans le réel, on ne peut plus Être.

Être humain et construire jour après jour le sens que nous voulons donner à notre vie

Être humain et prendre son temps, le temps de penser, de choisir, de prendre du recul, de ne plus subir.

Être humain et s’ancrer dans une réalité spatiale avec des racines, des lieux, une intimité préservée..

Être humain et s’inscrire dans une communauté vivante qui est là avec nous, répond et participe à notre vie, même la vieille qui colporte des ragots… ou le voisin qui nous énerve: Le conflit est source de créativité, parce qu’il faut utiliser notre intelligence pour le résoudre.

Être humain et partager notre vision du monde avec de vrais autres et penser ensemble dans un dialogue intelligent (rire et se marrer ensemble aussi, partager des repas, s’émerveiller ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, inventer ensemble, pleurer ensemble…)

Être humain et retrouver toutes les dimensions de notre humanité, les expérimenter et se sentir vivant !

Bon.

Le pire, c’est qu’aujourd’hui, on est tellement habitué à se passer de l’essentiel qu’on accepte.

On accepte de ne pas avoir le temps, de courir dans une vie qui n’a plus de sens, d’obéir à des ordres idiots, de faire du reporting, des calls creux, des réunions qui tournent en boucle, de culpabiliser parce qu’on nous dit qu’on est nul, qu’on ne va pas assez vite, qu’on n’atteint pas les objectifs, qu’on ne comprends pas…

On accepte de ne pas penser lorsqu’on est dans le RER ou dans sa voiture, épuisés, on avale du pret-à-penser vomi par la radio, à toute vitesse, ou on s’isole dans du rien avec une appli de candy-crunch. On accepte de manger un pret-à-manger normalisé où la viande n’est pas de la viande et le fromage non plus.

On accepte de ne pas jouer avec ses enfants, de ne pas parler avec son conjoint, parce qu’on n’a pas le temps et qu’il faut finir le dossier machin pour la présentation de demain, manger la pizza surgelée avant de s’avachir devant des séries ou des jeux qui tournent en boucle avec les mêmes ficelles… ou s’effondrer dans un mauvais sommeil.

Pour pouvoir aller acheter des trucs…

Quelle que soit la somme à la fin du mois, c’est juste ça qui compte. On va acheter des trucs. Le must, c’est de se faire livrer… et on se croit puissants !

Ah, ben oui, ma bonne dame ! et comment faire autrement ? Hein, tu fais moins ta maligne !

Ben, je ne sais pas, moi…

Accepter de changer notre vision du monde et revoir nos priorités (qui seront différentes pour chacun)

Renoncer à ce faux-niveau-de-vie de pays riche qui n’est qu’un niveau de mort et un mensonge. Renoncer à ce qui nous parait essentiel parce qu’on nous a dit que c’était essentiel. Arrêter la course.

Réfléchir (ce qui demande du temps, du vide, de la respiration) à ce qui est vraiment indispensable à sa propre vie (et je doute que Netflix soit INDISPENSABLE)

Et s’offrir la vie qu’on rêve. Indépendante et libre. Humaine. Avec l’aide des autres, la débrouille, et l’intelligence collective et personnelle pour avoir tout ce dont on a besoin. Prendre le risque de vivre !

Bon.

C’est difficile. On est dans le déni, la peur et l’impuissance. L’épuisement aussi.

Alors cette crise, qu’on est bien obligés de subir, si on la regardait comme une opportunité?

la chance d’être obligés de changer et de se prendre en main dans toutes nos potentialités, nos talents, nos compétences et oser vivre au lieu de subir notre vie ?

Parce que, de toute façon, on est en train de tout perdre…

Regarder ce que l’on perd. Et ne pas s’y accrocher. Le laisser partir…

Regardez tout ce que vous pouvez gagner. Ensemble.

Soyez comme un aventurier qui met le pied sur une terre inconnue, étrange, dans laquelle tout est à inventer et à construire. Et vous allez être des millions… C’est plus sympa, non ?

Cerise sur le gâteau, en renonçant au modèle capitaliste post-libéral qu’on nous impose, à la société numérique (pour les pauvres) et aux happy few bio de luxe (pour les riches), on échappe à leur État totalitaire.

Parce qu’on ne dépend pas d’eux pour vivre.

Alors …

Ne se rend t’elle pas compte que la misère est à nos portes et que plein de gens vont perdre leur boulot ? Mais : Quel boulot va être détruit ? Celui qui aliène les hommes et détruit notre avenir en bousillant notre planète ? C’est mal, ça ? Quelle misère ? Celle de ceux qui espèrent que les plus riches leur donnent de quoi vivre et attendent d’eux une rémunération minable à livrer leurs pizzas, ne récoltant que leur mépris ? Celle de la servitude volontaire?

Ne se rend t’elle pas compte que la mort est à nos portes avec le covid et que « nous sommes en guerre « ? Mais: Ce n’est pas avec la peur qu’on vainc une maladie. La peur est TRES mauvaise conseillère. Mais avec des soins et de la prudence. Et du bon sens. Lavez vous les mains, testez vous souvent (et isolez vous si vous êtes porteur), et vivez. Nos commandants en chef sont aussi nuls que lors de 1914 ou 1939, malgré leurs grands airs. Pensez par vous mêmes, vous en êtres capables (arrêtez de vous prendre pour des idiots !). (Rappelez vous Milgram!)

Ne se rend t’elle pas compte que l’économie va s’effondrer dans nos pays riches ? Mais: Quelle économie s’effondre? Celle qui est globalisée, prédatrice et qui n’a aucun sens. Pas l’économie de proximité, celle qui produit de quoi manger, se vêtir et prendre soin les uns des autres. Celle là peut renaitre. Et puis, il est peut être temps de renoncer à la suprématie occidentale et de se mettre à l’écoute des pays du Sud (qui résistent bien mieux… tiens, tiens…)

Parce que dès que plusieurs personnes se réunissent et s’entendent, des miracles apparaissent et l’humanité reprend sa marche vers un avenir meilleur. C’est comme ça. Cela a toujours été comme cela, depuis 50 000 ans. Avant, on ne sait pas trop.

PS: si on se contente de vouloir que rien ne bouge dans nos vies et qu’on veut vivre exactement comme avant, ben, oui, ce sera une catastrophe pour nous… mais je crois que personne n’est obligé de rester sur un bateau qui sombre.

Petit article commis par moi (date de 2013)

 

l’adresse:

https://cpp.numerev.com/pdf/articles/souspartie-22/997-l-exclusion-des-femmes-de-l-exercice-du-pouvoir-analyse-psychologique-d-une-fragilite-supposee

 

L’exclusion des femmes du pouvoir s’est installée comme une évidence dans la plupart des sociétés.

Dans la nôtre, aujourd’hui, deux idées fortes en forment la base: Premièrement, la nature biologique et physique des femmes les rend inaptes à exercer des situations de responsabilité et de force. Ainsi, les femmes sont généralement écartées du pouvoir et cantonnées, encore de nos jours, dans leur rôle maternel.

Deuxièmement, la psychanalyse freudienne corrobore et alimente cette vision des choses. Les femmes sont exclues du pouvoir car elles représentent un manque, un « creux ». Par ailleurs, le complexe de castration imputé aux femmes, lié à l’envie de pénis qui structurerait leur psychisme les rendent inaptes au pouvoir.

Or, les arguments avancés, tant biologiques que psychanalytiques peuvent être remis en cause dans une reconnaissance de la réalité féminine débarrassée des stéréotypes et des projections masculines. Nous déconstruisons ainsi les mythes (biologique et psychanalytique) de l’exclusion des femmes du pouvoir sur la base des recherches biologiques et psychologiques actuelles.

Falabrègues, A. (2013). L’exclusion des femmes de l’exercice du pouvoir : Analyse psychologique d’une fragilité supposée.

Cahiers de Psychologie Politique, (22). https://doi.org/10.34745/numerev_757

Neige

Balade dans les rues de Paris par temps de neige…

C’est un exercice de pure joie qui a un petit goût d’enfance.

Le ciel est de ce gris lumineux et bas qui donne à la ville un air étrange, comme une parenthèse, un ailleurs.

Quelques flocons volettent et viennent, qui se poser sur la fourrure noire du chien, qui venir piquer la joue et jouer avec mes cils.  Je marche, bien emmitouflée dans les multiples couches de laine, de duvet et de coton, un béret jaune sur la tête et des gants assortis.

Cela fait du bien d’avancer, sans avoir d’autre but que de n’avoir pas de but.

Juste marcher, pour le plaisir de sentir que l’on est libre, que l’on peut  profiter de tout ce qui est beau et qu’il y a plein de choses belles et bonnes, juste là, sous mon nez. La danse des flocons, la fraicheur de l’air, les bourgeons qui se préparent, les premières pousses de jonquilles, le goût du chocolat chaud dans le verre en carton, la conversation d’un ami.

Et la perspective de cuire dans l’huile chaude, les bugnes parsemées de sucre glace comme de la neige, tout à l’heure, bien au chaud, dans la cuisine.

Les trottoirs luisent et paraissent tout propres. On a l’impression que l’air est pur et qu’on respire mieux. Il y a parfois une odeur de feu de bois ou de pain chaud…

Les enfants jouent, indifférents aux soucis des adultes, tout à la joie de l’instant, les mains gantées pleines de boules de neige et des flocons sur le bout de leur nez tout rouge. Une écharpe se dénoue et traîne. Ils s’en moquent. Ils rient, éclaboussés de joie blanche et poudreuse.

Et on sourit. Et on profite de la joie de cette neige qui tombe comme un cadeau léger et immaculée, et qui transforme Paris par un doux enchantement. Une magie merveilleuse et éphémère,  dont il faut cueillir la beauté.

Covid ? Quel covid ?

J’ai enfoui mon masque sous un cache masque en mohair qui me tient chaud au nez.

la force du collectif

Le développement personnel, on oublie, Ça, c’était l’ancien monde. Un monde où l’individu est porté au pinacle et devient l’alpha et l’oméga de toute organisation sociale.

Sauf qu’en fait, cet individualisme forcené détruit la société. Et l’être humain.

Sans les autres, l’être humain ne pense pas, n’est pas humain, vit dans l’angoisse et la terreur… exactement comme un autiste. Et c’est cette idée là, de l’individu seul, fort, sans les autres, assouvissant lui-même ses besoins et ses désirs, dans un contrôle et un rapport de pouvoir darwinien permanent (la loi du plus fort, de la « jungle », de la compétitivité, de l’agressivité de survie), le gagnant sur les autres perdants, qui organise la totalité de nos rapports sociaux aujourd’hui. Même à gauche. On est en lutte. Pour gagner. Pour faire perdre l’autre afin de lui imposer notre loi.

Il faut s’affirmer, se faire respecter, s’imposer, être le meilleur, le plus fort, le plus expert, le plus formé, le plus compétent….. le plus soumis, le plus automatisé, le plus dépendant, le plus bête, le plus servile…

Car le développement personnel, le coaching, la psychologie cognitive appliquée à l’idéologie individualiste détruit notre humanité, nous détruit, détruit ce qui fait le sens de toute vie humaine: le lien à l’autre.

C’est le lien, la relation qui nous construit, qui nous rend intelligent, qui nous aide à traverser cette vie dans l’épanouissement de notre individualité. Nous avons besoin des autres pour être nous mêmes.

C’est comme ça. N’en déplaise aux gourous de cette société de dingues. Dans laquelle on nous montre de belles images de gens heureux préfabriquées pour nous pousser à produire et consommer sans limites.

IKEA m’a envoyé un questionnaire sur « comment aider IKEA » à être plus durable.

Ben, la réponse est: en vendant moins de meubles ou en n’en vendant plus du tout. En se sabordant pour permettre à plein de gens qui aiment faire des meubles, partout dans le monde, de travailler et de créer des beaux meubles destinés à ceux qui les entourent, leur petite communauté. Là où ils vivent avec d’autres gens. « Robert, mon voisin, a besoin d’un tabouret comme ci, comme ça, ben je vais lui faire, et pas cher en plus parce que Robert, il n’a pas trop d’argent. Mais il fait un bon cidre et m’en donnera quelques bouteilles lorsqu’il en fera… »

Ce n’est évidemment pas cela qu’ils attendent. Ils cherchent à savoir quels produits et services ils peuvent mettre en place pour vendre PLUS de meubles, tout en donnant l’impression que l’on fait quelque chose de bien pour la planète. Geen washing

L’erreur de beaucoup de projets « durables » de la nouvelle économie, celle que l’on nous vend dans les milieux écolos-bobos, est de toujours réfléchir en terme individuel, de réalisation et de développement personnel. On réalise son propre projet pour révéler son propre talent. Hors sol.

Et la réalité c’est que cela ne marche pas. Sauf pour ceux qui font des formations pour « aider » les gens à réaliser leurs potentiels, chacun le sien, et le pognon pour le formateur. 9a, oui, ça marche.

Marchands de rêves !

Et on voit des palanquées de coachs, porteurs de projets, star upers, éleveurs de chèvres ou créateurs de gites qui se cassent la gueule très vite parce qu’ils veulent faire leur truc seul, sans les autres. Les autres, pouah Caca !

Les seules réalisations qui tiennent sont collectives.

C’est comme ça.

Mais la communauté, c’est dépassé, hippie, chiant, déclassé, à l’image des communatés des années 70 qui se sont pourtant conçues, elles aussi sur l’idée de seul (e)(s) contre tous, loin de la société.

Il ne faut pas s’opposer à la société des être humains mais la transformer, profondément. Pour trouver un équilibre entre faire groupe (tous pour tous) et faire soi (un avec les autres). Ni individualisme forcené, ni communautarisme débile. Équilibre.

Quand on a un projet, il faudrait rester à l’écoute du monde et simplement répondre à une demande de ce même monde. Porter un projet, c’est être à l’écoute, dans la rencontre avec d’autres humains localisé (dans un lieu partagé, quartier, village, parents dont les enfants vont à la même école…) qui fonctionnent déjà ensemble, et qui vont adhérer à ce projet. Que le projet soit amené par une seule personne pour un groupe n’a pas d’importance. Pour qu’il se réalise il faut qu’il deviennent un collectif.

Il va y avoir des milliers de besoins, parce que l’organisation sociale, uniquement orientée vers le profit maximalisé de quelques uns (1%), ne remplit plus son rôle et sa mission de système organisé rassurant et structuré du collectif. Il ne permet plus aux enfants d’apprendre ce dont ils auront besoin dans leur vie d’adulte, aux adultes de travailler avec du sens et de construire des relations familiales stables, aux personnes âgées de dispenser leur sagesse et leur amour à ceux qui viennent derrière eux.

L’humanité a besoin de redécouvrir qu’elle est capable de s’occuper d’elle-même sans les marchands du temple.

Ensemble.

L’être humain a besoin de redécouvrir qu’il ne peut être heureux seul.

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