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Janvier 2022

J’ai envie de retrouver la légèreté de la vie que l’on nous a confisqué.

Le « On », je me fous éperdument de lui donner un nom. Donnez lui celui que vous voulez: covid, gouvernement, complotistes, qu’importe !

Il ne s’agit pas de revenir à la vie d’avant.

Certes, elle apparaît tellement plus belle qu’elle n’était, maintenant qu’on nous en prive. Mais au fond, elle avait bien des défauts, et, pour ma part, je me souviens aussi à quelle point elle était creuse, superficielle, violente et stupide.

Il fallait toujours aller plus vite, toujours accumuler plus, dans un délire productiviste et consumériste (qui va avec, logique), un délire qui nous détournait de l’essentiel et nous mettait les nerfs à vif. Compter, mesurer, évaluer, donner des pouces ou des étoiles, juger… nous devenions des petits comptables dévoués aux chiffres et nous négligions les mots de la poésie, la saveur du temps qui passe, la douceur de la lenteur, le repos du rien.

Et nous étions esclaves consentants des donneurs de leçons qui nous disaient comment vivre et surtout, surtout, avec quoi. Qu’est ce qu’il fallait avoir dans sa vie pour avoir une vie digne de ce nom?

Et nous étions sommés, comme des gamins de cour de récréation, de nous montrer mutuellement nos « avoirs ».

Moi, j’ai une plus belle montre que toi, moi j’ai plus de likes, moi j’ai un plus gros réseau, moi, je me suis fait plus de mecs ( de nanas, des deux, ou autres… ), moi j’ai un plus bel appartement, moi j’ai un plus gros salaire, plus de chaussures, plus de voyages, plus de sorties en « after », un plus beau titre de manager en anglais…

Comparer et chercher à en avoir plus.

ET surtout, dans cette « compétitivité », tout garder pour soi.

Exclure celui qui « n’a pas », qui n’est pas, qui est obligé de fuir son pays, sa famille, sa culture avec rien dans les poches, si ce n’est son être. Mais un être humain qui n’a rien, on s’en tape ! pas intéressant… Il peut crever. Et c’est ce qu’il fait, en Méditerranée , dans la Manche ou sous les coups de la misère et la guerre.

On ne partage pas.

Ce que j’ai, n’est qu’à moi. Cela finit par me définir. Je ne sais plus être, je ne sais qu’avoir et faire (ou faire semblant).

Avoir. Même s’il ne s’agit que de « vues » sur un petit écran qui asservit mon âme, nôtre âme.

Montrer son cul ou son assiette du midi est devenu un must.

Alors, non, je ne regrette pas le « temps d’avant ». Il était singulièrement pourri.

Et les rapports humains ont été biaisés par ce matérialisme technologique et suffisant.

La terre, les autres, les tendres, les vrais, les doux, les lents, les fragiles, souffraient dans une indifférence générale.

On oubliait tellement vite que ce qui nous construit, c’est notre relation au monde et aux autres dans un partage ouvert et généreux. Seul, on n’est rien. On devient dingue.

En nous enlevant nos illusions de bonheur acheté dans les boutiques (ou sur le net), on s’est retrouvé tout cons.

Sans l’illusion d’une sociabilité de façade qui nous faisait jouer un rôle, nous ne savons plus qui nous sommes.

Sans tenir compte de l’Autre comme un semblable et comme la richesse de l’altérité, on n’est rien.

Aujourd’hui, ce monde là s’est cassé la gueule. Il a montré son vrai visage. Mais derrière, on réalise qu’il n’y avait rien, juste de l’apparence. On est pris de vertige.

Ce vertige nous angoisse.

Mais il nous apprends aussi beaucoup de choses.

Alors, non, je ne regrette pas le temps d’avant. Je ne regrette pas non plus de vivre ce moment de vie, sans acheter, sans consommer, sans ce qui n’était pas l’essentiel.

Et je rêve de construire, maintenant, une autre société.

Construite sur l’Être, la relation entre les êtres, la joie du partage, la légèreté de ne pas avoir pour avoir, le plaisir d’accueillir la beauté, l’harmonie et le souffle du vent dans la nature ou dans les villes… en retrouvant qui nous sommes.

Oser retrouver qui nous sommes et renoncer aux désirs frelatés que le marketing nous impose.

Décidons nous mêmes de nos désirs et de nos besoins.

Osons demander l’aide des autres pour les réaliser. Créons ce que nous allons partager, dansons ensemble, prenons nous dans les bras, prenons soin les uns des autres, utilisons la matérialité de ce monde pour émerveiller la vie. La nôtre et celle des autres… Arrêtons d’avoir peur !

Osons le bonheur

Je vous embrasse chaleureusement sans distance sociale ;) et sans masque…

 

Tous à la campagne

C’est une illusion que de croire que nous pouvons vivre, nous, humains, dans une civilisation urbaine, et quasiment que urbaine.

En réalité, si nous voulons que l’avenir existe, il va falloir que nous redevenions tous des bouseux !

Balade sur la Côte d’azur

Comment exprimer le langage de la nature, qui chuchote à mon oreille ?

La lune ronde qui se reflète dans l’ébène des flots,

L’eau claire des vagues, le bercement de la houle, douce et maternelle,

Le soleil qui caresse ma peau et me réchauffe sur le sable,

Les arbres qui dansent au gré d’une brise douce,

Les oiseaux qui chantent de concert au réveil de la nature;

Le café en terrasse, face à la baie scintillante

L’amitié

« Sois » m’est chuchoté au cœur.

Mais ce n’est pas si simple. En général, nous préférons faire, ou avoir.

Se définir par nos actions, ou par notre avoir, on sait faire. C’est le message de la culture sociale qui nous entoure. C’est ce que les autres font sans cesse pour eux, pour nous. Valider leur image d’eux, valider leur image de nous est la solution de facilité… Mais ce n’est qu’une image… Derrière, y a t’il quelque chose ?

C’est ce quelque chose qu’il y a derrière qu’il faut construire, découvrir, épanouir. Notre être.

Dans le temps et l’espace du moment présent, sa réalité. Car là est notre réalité.

Pas dans les rôles sociaux que nous jouons le long de nos journées d’apparence.

Oui, c’est dur car cela nous oblige à renoncer à l’apparence. L’apparence qui, aujourd’hui, remplace l’être, mais qui , seule, permet d’appartenir au groupe. Notre civilisation est une société d’image. C’est une tarte à la crème que de dire cela. Mais, en tirons nous vraiment toutes les conséquences, de cette phrase ?

Cela veut dire que le groupe, dans notre culture, ne nous accepte que si nous nous conformons à ses choix. En l’occurrence, apparaître au lieu d’être. Et il faut beaucoup de courage pour accepter de faire un pas de côté pour refuser d’apparaître, si être une image vous prend tellement de temps et d’espace, vous détruit tellement vos relations humaines, que vous ne pouvez plus être.

Même moi, j’ai du mal.

S’accepter et se respecter est devenu difficile aujourd’hui, car c’est se mettre à l’écart. Renoncer à la sécurité du groupe, se retrouver seul. Et la solitude imposée génère l’angoisse.

Mais ne pas être génère une angoisse encore pire.

Peut être ce que me susurre la nature, ici, c’est qu’il s’agit d’être malin.

Être mais en jouant, en conscience, le jeu social de l’apparence. En faisant attention à ne pas aller jusqu’à se trahir soi même. Prendre du recul. Être compassionnel et choisir son image, son apparence, pour maintenir le lien avec le groupe.

Et rencontrer des gens qui « sont ». Car il y en a de plus en plus…

Bref… Qu’en pensez-vous, chers lecteurs ?

Bisous

Henry, Jean…

Ce texte pour m’excuser.

Mon billet de colère sur les messieurs bien sous tous rapports était peut être excessif. Bien sûr que certains hommes se comportent comme cela. Mais je vous ai un peu trop assimilés tous les deux à ces hommes au cœur sec qui utilisent les femmes pour leurs menus plaisirs sans aucune considération pour elles.

J’étais en colère car la femme de Jean m’a appelée, peu de temps avant mon billet vengeur, pour me dire que son mari ne m’avait jamais aimée, qu’il n’avait jamais rien éprouvé pour moi, ni sentiment ni rien, et que j’étais globalement une « erreur » de zizi affolé, peut être de l’âge qui vient… Que sais-je ?

Ses propos n’étaient pas si directs, mais elle avait manifestement besoin de classer l’histoire de son mari avec moi comme un truc sale. Là où cela m’a fait mal c’est qu’elle a bien insisté, comme une évidence, qu’il lui avait assuré qu’il n’éprouvait rien pour moi.

C’est assez logique, quelque soit la réalité, que pour avoir la paix face à une femme jalouse à l’excès (tout cela après une relation chaste et terminée depuis plus de 2 ans), qu’il lui ait dit cela.

Sauf que je l’ai cru. J’ai cru qu’il m’avait ainsi traitée comme un cul. Un cul qu’il n’avait pas eu, mais bon…

Et cela m’a blessée. Bêtement. Je crois toujours ce que l’on me raconte. En tout cas, c’est mon premier mouvement, le plus naturel chez moi. Cela fait de moi une grande naïve, un peu couillonne, et m’a maintes fois mise dans des situations plus que délicates.

Bref, je me suis laissée manipuler (je dois dire avec brio), et j’ai écrit mon blog coléreux.

Maintenant, avec le recul, je ne crois plus à sa version. C’est illogique avec les faits.

Sans être amoureux, ça c’est le secret de son cœur, je crois que Jean avait des sentiments sincères pour moi. Nous nous entendions bien. Et le sexe n’était pas au centre de cette relation. D’abord, parce qu’il n’y en avait pas (je ne voulais pas), ensuite, franchement, si Jean avait voulu juste coucher, il ne se serait pas tourné vers une femme de mon âge… Il avait bien le choix d’une plus jeune, plus à même d’être plaisante à regarder à poil… Mais mon refus de le retrouver dans mon lit a sonné le glas d’une relation amoureuse pour lui. Je le comprends. L’amour platonique n’est pas donné à tout le monde.

Quant à Henry, il m’a aimée. J’en suis sûre. Mais il est resté corseté à ses principes bourgeois étriqués et s’est soumis. Il a été lâche. Mais il n’a pas été cynique.

Voilà. Erare humanum est.

Il me fallait remettre les pendules à l’heure.

Pour autant, je leur souhaite à tous les deux une belle vie d’homme. Qu’ils trouvent le chemin de leur équilibre et de leur épanouissement.

Je m’occupe du mien, d’épanouissement, et je n’ai que faire de garder des rancunes et des colères qui ne feraient que m’encombrer…  La vie a voulu que nos routes se séparent, c’est bien.

Par contre, je veux garder le souvenirs des bons moments qu’ils m’ont offerts.

Et j’oublie les autres…

Conflit existentiel

Oui, bon, je suis pas mal sur le sens de ma vie en ce moment…

Ca tangue, ça remue, ça bouscule et j’ai parfois le mal de mer…

Mais j’ai l’impression que je ne suis pas la seule en ce moment. Non ? Sauf que, peut être à cause de mon métier, je m’efforce d’en être consciente et à cause de ma nature un peu pitbull, d’améliorer les choses.

Je refuse de ne pas être bien dans mes baskets. C’est comme ça. Je ne me suis jamais résignée et si la solution fait mal ou m’angoisse parce qu’elle est l’inconnu, je fonce quand même. J’explose, j’écrabouille, je pulvérise, je dissocie façon puzzle, (pour paraphraser Audiard) doit dans le problème. Je serre les dents et j’avance.

Le corrolaire c’est une certaine naïveté car parfois, dans mes relations avec les autres, je fonce aussi sans me méfier et je reste loyale très longtemps avant de réaliser que je me fais avoir ou même carrément détruire (enfin, détruire, ça c’était avant. Maintenant, j’ai quand même appris à m’éloigner des gens toxiques, dès que je les repère…)

Bref.

Ce matin, dans la demi-conscience de l’éveil, j’ai reçu un message.

De moi sans doute.

Un petit bout de film perturbant que je souhaite partager, car il illustre assez bien,  je crois, notre humaine condition. Et surtout en ce moment.

L’image montre un cadre, assez joli, posé dans un jardin, calme, doux, facile… des pampres végétales l’entourent. Il est posé sur une herbe tendre… Il est dans une atmosphère d’évidence, de non efforts…

Dans le cadre est écrit les mots: « je meurs ».

Mais une voix vibrante et aimante, belle et musicale, me dis, alors que je regarde le tableau : « Ne meurs pas, Agnès !, ne meurs pas! ». Comme une prière.

Mon interprétation, pour ma personne, est que j’ai reçu, par l’histoire de ma famille, par la mienne, et par ce que j’ai vécu, l’injonction de mourir, de ne pas vivre. Que c’est la seule et la meilleure solution pour moi. renoncer à vivre, subir, obéir, mourir à sa force de vie parce que personne ne veut de moi sur cette terre et que je dérange les autres. Ma seule échappatoire est de devenir leur esclave, de devenir une enveloppe vide, de renoncer à être, pour n’être que leur objet utile, en attendant que la mort me délivre…

La mort comme la solution à la souffrance. Comme solution à cet interdit au bonheur de l’incarnation, de la vie, de l’intelligence et de la créativité. la mort douce de ne plus être et de se fondre dans un océan de rien comme dans le sommeil, le repos. La fuite. Le renoncement.

J’ai l’impression d’entendre les mots de ma mère lorsque j’entends « Meurs ! C’est tellement mieux de mourir ! Ils ont tellement de chance, ceux qui meurent ! Ils ne sont plus malheureux sur la terre… Meurs, pour ne plus souffrir, ma petite fille, c’est mieux pour toi, c’est ce que je souhaite au fond de mon coeur pour toi… C’est tellement horrible d’être une femme ! »

Comment ne pas faire un parallèle avec ce qui se passe en ce moment ?

Mon interprétation plus générale, c’est que nous sommes face à des injonction paradoxales qui nous poussent à renoncer à la vie.

Mourez, les pauvres, les étrangers, les fainéants, les sans travail, les fonctionnaires, les artistes, les gens qui aiment être ensemble, les gens qui aiment se rencontrer, se parler, rire, se prendre dans les bras, s’embrasser, s’aimer, les gens qui ne veulent pas être indifférents aux autres, ne s’occuper que d’eux-mêmes, ne pas être un winner individualiste et connecté, coupé du réel dans un monde virtuel dans lequel il est seul !

Mourez, ceux qui veulent simplement vivre leur vraie vie, avec leur Etre complet: corps, intelligence, esprit, et raisonner avec le monde reel, temps, espace, relations avec le vivant, tout le vivant!

Mourez ceux qui veulent simplement boire un verre en terrasse, rire au cinéma, s’enthousiasmer au théâtre, caresser un autre corps, comprendre et décider de ce qui est bon pour soi… mais aussi se sentir respecté, apprécié, pris en compte dans son travail, dans sa vie privée, dans ses décisions…

La mort (psychique) comme solution de facilité pour garantir la paix sociale, et l’Ordre actuel.

Mais la petite voix ne renonce pas.

Dans mon rêve éveillé, elle répète, elle encourage, elle aime. Sa voix chaude et vibrante, pleine d’énergie, me demande de prendre mon courage à deux mains et de ne pas renoncer. De ne pas croire à la solution facile, de ne pas m’y laisser entraîner parce que lutter serait trop dur ou que je ne peux pas le faire. Elle encourage. Au sens étymologique du terme. Elle parle à mon coeur. Elle parle à ce qui aime en moi pour le réveiller, pour me donner la force de m’aimer assez pour choisir la vie et ne pas céder aux sirènes de la soi-disant évidence.

Vivre, ce n’est pas facile. Il y a des épreuves, des larmes, des souffrances, oui.

Mais ce combat est toujours vainqueur. Toujours. Toujours. Promis.

Choisir de vivre, c’est choisir d’être. Etre fier de soi, Etre libre, Etre drôle, Etre bien. Etre heureux car on apporte tout ce bonheur aux autres qui vous le rendent bien. Etre intégré dans une grande communauté de vie qui vous insuffle force et courage, paix et bonheur, rires et tendresse.

On ne peut pas être heureux seul.

On ne peut pas être heureux si on n’est pas vivant, pour tisser ces liens dont nous avons besoin.

Et on ne peut tisser ces liens si on renonce à être.

Aujourd’hui, nous sommes face à un monde qui nous infantilise, nous culpabilise, nous rend honteux d’être, qui nie notre intelligence et notre capacité à décider de notre vie, en conscience.

Ne renonçons pas à vivre. Ne mourons pas à nous mêmes.

Personne n’a à nous dire ce que nous devons faire ou pas de notre vie. Personne n’a à décider du Bien pour nous. C’est à nous de décider des régles qui protègent le bien commun, pas à de soi-disant experts ou des politiques véreux.

Soyons libres.

Libre d’être celui ou celle qu’il est.

Libre de réaliser notre potentiel professionnel et d’offrir au monde le meilleur de ce que nous savons faire, marqué de notre sceau comme la signature des maîtres sur leur chef d’oeuvre. Pouvoir être fier et reconnu dans notre « faire », parce que tranquille dans notre être, confiants en soi. Dans l’estime de soi.

Libre de penser et de débattre de sa vie, de sa santé, de ce qui nous concerne, considéré comme intelligent et raisonnable.

Libre d’avoir envie d’être heureux. Avec les autres. Car il n’y a pas de bonheur sans les autres. Oui je me répète mais c’est important. Ce n’est pas au numérique que nous devons être connectés, mais aux autres. Le numérique nous informe (au point de nous submerger) et décide pour nous tellement de choses (soi-disant mieux). Mais nous avons plus besoin de communication que d’information. (la communication va dans 2 sens, l’information dans un seul).

Bref, au lieu de nous disputer, comme dans une cour d’école en fonction de ce que le maître a imposé, aimons nous, rencontrons-nous, car la voix de la vie, c’est « bats toi pour vivre ! Ne renonce pas ! et ensemble faisons respecter (reconstruisons) la démocratie qui est bien malade aujourd’hui.

Pour faire la démocratie, il fait se parler, se respecter et être ensemble.

Personne ne peut vivre pleinement son être sans démocratie, aujourd’hui.

Surtout, il faut être vivants !

Bises

Petit vademecum pour désastre politique

Nous sommes face à des pervers.

Dans un systéme pervers.

Un systéme pervers qui se prend pour la normalité et nous impose l’incohérence et la folie comme la seule voie possible. TINA.

Bon.

Alors, que fait-on face à un pervers ?

On explique, on négocie, on argumente, on discute ? Non, cela ne sert à rien. Un pervers se croit tout puissant, l’alpha et l’oméga de la réalité, du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Il est la seule origine du réel (qui n’est que son fantasme) et donc les autres ne peuvent avoir raison que s’ils sont de son avis. Il est seul dans son Olympe. Or une discussion suppose un émetteur et un récepteur, donc deux personnes à égalité. Impensable.

On lutte ? Non. Cela ne sert à rien non plus. Le pervers a organisé sa vie pour que le rapport de force soit toujours en sa faveur. Grâce au mensonge et à la manipulation, il utilise toutes les institutions, toutes les règles et toutes les structures de pouvoir pour ses propres projets (parce que c’est notre projeeeeet !) c’est à dire sa propre domination absolue. Et, plus on lutte, plus on le renforce.

On fuit ? On renonce ? On se retire du monde ? On va dans une ZAD… Bien mais individualiste. On se sauve avec les copains mais on laisse le monde se casser la gueule… Pas top. Cela ne permet pas de changer quoi que ce soit et c’est le laisser maître du terrain. On se protège individuellement, mais on renonce, d’une certaine façon a construire une société, un commun, un espoir. On végète et on déprime, coupés de la force créatrice de vie.

Ouais, Agnès, ben alors, on fait quoi ?

On ignore et on agit.

Surtout, on renonce à le peur. A la colère créée par le mensonge et à la tristesse.

On ne bâtit rien sur ces émotions négatives. C’est pour cela qu’il les génère en permanence. La peur tétanise ou rend agressif, elle divise, elle détruit. La colère monte les gens les uns contre les autres, génère de l’incompréhension, de l’agressivité, du rejet et potentialise la peur. Elle enferme dans les caricatures et empêche la communication. Elle nous détruit aussi car on a honte d’avoir cédé à la colère. La tristesse empêche l’action. Elle est temps de deuil, d’immobilité, de renoncement. Elle détruit toute solution.

A la place, on choisit la joie, la fraternité, l’enthousiasme et l’humour.

La joie, ça donne envie de vivre

La fraternité, ça construit la société et cela facilite la vie de tout le monde

L’enthousiasme, ça fait agir, et persévérer

L’humour, ça permet de ne pas subir et de récupérer sa liberté.

Et l’ouverture à l’autre, la curiosité envers l’inconnu et la confiance en notre génie commun.

L’autre, les autres, là, qui se prennent pour des génies, on les ignore, on se moque d’eux, on trace notre monde sans eux.

Le zozo, on le laisse parader mais on n’obéit pas. On le prend à son propre piège et lui faisant croire à notre soumission en disparaissant de ses radars numériques et, tranquillement, concrètement, on construit des liens réels entre vrais gens.

Au lieu de manifester contre lui ou contre le système, ou contre une loi, et de se faire tellement taper dessus qu’on hésite à y retourner, on se retrouve pour manifester pour nous. On va dans la rue pour se rencontrer, échanger, danser et construire ensemble quelque chose de positif, qui nous plait.

On met en place des lieux où on réfléchit ensemble à l’avenir de notre quartier, de notre rue, de notre village, de notre région, de notre espace de vie, on s’invite à des banquets républicains et démocratiques pour rêver ensemble à une nouvelle société, on participe à des création d’activités, on donne des coups de mains, on s’entraide, on invente, on fait des tentatives (là la ZAD, c’est chouette si elle est un ferment ouvert sur les reste de la société, lieu d’expérience, un levain qui va faire lever la pâte…),

Dans les manifs, on crée des évènement participatifs. par ex: au lieu de prendre des tracts politiques qui disent globalement toujours la même chose, on s’échange des petits mots, des dessins, une expression, un phrase, un message, une demande, une proposition d’aide ou de lieu de rencontre, une musique, un poème, … Un truc qui va te faire rencontrer le mec ou la nana à côté… et ça circule…

Ca dure 1 heure, et après tout le monde se barre. Mais avec des richesses plein le coeur. De manifestation en manifestation, cela crée des liens, des collectifs, du partage, un réseau dans lequel on se reconnaît et on s’entraide. On tisse le tissu social que les sbires du néo-libéralisme s’acharnent à saccager.

Et les flics se retrouvent comme des cons, tous seuls, à nasser personne… si ce n’est leurs collègues déguisés en black blocs….

Autre idée, des balles de ping pong avec des mots forts dessus (genre liberté, fraternité, démocratie, bienvenue en France, je vous aime….) que chacun apporte à un endroit précis… avant de partir … Belles images en perspective: Les FDO en train de courir après les milliers de baballes dévalant par exemple les escaliers du sacré coeur…

Bref, on s’aime…

Un truc qu’il ne peut connaître, l’amour. dommage pour lui. C’est son choix

Et la politique, ma brave dame, elle est où à part dans le titre ?

Ben, partout. Quand des humains se rassemblent dans un café ou une salle des fêtes ou chez Mme Michu du troisième, pour décider ensemble de comment ils veulent vivre ensemble, c’est de la politique.

Ben oui, mais la démocratie ? les institutions ? Les partis ?

Ah les partis….

Quel parti va pouvoir changer les choses ?

Est ce qu’un parti, tels qu’ils sont aujourd’hui, peuvent changer les choses ?

Pour la majorité des français, non.

Bon, là, je fatigue.. Il est 23h17.

Demain, je reprends…

Bisous

 

Ces bons pères de famille…

Encore …

Me voilà accusée de violer des bons pères de famille…

Ces messieurs me la jouent énamourés et vaincus par la force de leurs sentiments pour moi, par ma faute. Je les aurais pris par surprise, je les aurais attrapés dans mes rets scandaleux, détournés du droit chemin, eux qui ont eu jusques-là un comportement irréprochable… et qui ne regardaient que leur femme…

Mais voilà, c’est plus fort qu’eux ! Ils mettent à mes pieds leur cœur palpitant, me trouvent passionnante et merveilleuse et me dévorent des yeux, ne cessent de penser à moi, et sont tout tourneboulés… Je bouleverse leur vie…

Bon, au détour d’une question de ma part, il avouent du bout des lèvres qu’ils sont mariés.  Et qu’ils n’ont pas du tout l’intention de ne plus l’être. Mais qu’importe ! Ils m’aiment ! Ils font tout pour m’en convaincre, me rappellent, vont voir 10 fois ma photo sur linkedin, m’écrivent des mots tendres et respectueux, m’invitent au restaurant, m’écoutent pendant des heures en ayant l’air de me trouver géniale et intelligente… Et puis lorgnent mon décolleté et font de discrètes allusions à la chambre à côté… Mais en tout bien tout honneur, par amour… Il faut bien, de temps en temps se laisser aller à la force de la passion, que diable !

A condition d’être rentrés pour dîner pour que bobonne ne se doute de rien. Faut pas pousser…

L’investissement en parole est considérable. Ils ont du se faire conseiller par une boite de com. Par contre, la partie d’investissement de la personne, en vrai, est particulièrement succincte…

La première fois, il y a environ 14 ans, j’ai plongé dans l’histoire et je suis tombée amoureuse. J’ai horriblement souffert.

Cette fois-ci (mais ça date aussi un peu), je me suis un peu plus méfiée.

Sa femme m’a appelée aujourd’hui. Nous avons parlé et je me suis rendue compte que le monsieur avait réécrit l’histoire pour se donner le beau rôle, celui de la pauvre victime. Comme le fit, en son temps, Henry.

Or, leurs grands sentiments et leur harmonie d’âme avec moi sont sérieusement corrélés avec les activités couchées aboutissant à un acte sexuel vite fait bien fait (enfin, bien fait, je n’en sait rien parce que je n’ai pas été jusques là, au grand dam de ces messieurs), avant de reprendre leur vie tranquille de bons pères de famille. Ben oui, une petite baise, et puis on se sent bien mieux.

Enfin, pour ceux qui ne sont pas corsetés par leurs principes poussiéreux et hypocrites et tiraillés entre leurs désirs et leur surmoi garde chiourme, n’est ce pas Henry ? On séduit, on aime, puis on n’ose conclure. Parce que conclure, cela aurait été écouter la vie et l’amour en soi, être honnête et vivre dans la vérité… Non le mensonge bienséant est plus rassurant, le malheur dont on a l’habitude plus tranquille, la mort de l’âme permet d’être passif et de ne pas prendre la responsabilité de vivre… et tant pis si cela crucifie l’autre que l’on a entrainé dans l’aventure… Je me demande si ce n’est pas encore pire. Au moins, Jean, je l’ai vu venir avec ses gros sabots.

En gros, ils veulent le beurre, l’argent du beurre et baiser la crémière.

Sauf que je ne veux pas être la crémière.

Problème.

Mais qu’importe, ils insistent, tentent des approches maladroites, des regards tendres, des suppliques… On ne vit qu’une fois… carpe diem. Et puis quoi, ils ont payé le restau, quand même !

Mais c’est d’ailleurs ce côté maladroit qui, à chaque fois, m’a fait croire qu’ils étaient sincères. Les pro de la maitresse, heureusement, je les repère de loin.

Mais j’ai une certaine tendresse pour ces hommes bafouillants, hésitants, manifestement mal à l’aise avec une situation dont ils n’ont pas l’habitude. Je les écoute, j’essaie de les comprendre, je leur explique mes limites, parfois, même, je me laisse prendre par cette douceur d’être « aimée »… Je me dis: « Au fond, et si ils avaient vraiment des sentiments pour moi… » J’essaie de les écouter et de les orienter vers une relation  amicale, une tendre complicité, une connivence intellectuelle, puisque je ne pourrait être la maîtresse d’un homme marié. Et puis, qui sait, peut être, qu’effectivement leur mariage bat de l’aile (pour le premier, Henry), pourquoi abandonner ce pauvre homme à la solitude d’une vie sans amour ? Alors, laissons lui le temps de faire ses choix et de prendre ses décisions… Qui suis-je pour décider pour eux de leur vie ?

Cette maladresse que j’ai pris pour le signe de réels sentiments pour moi, et qui n’étaient simplement que manque d’habitude. Ou pas. En fait Henry m’a aimé. Et peut être aussi Jean, un peu. Mais aucun m’a accepté d’assumer les conséquences de cet amour. Car sinon, comment expliquer qu’ils se soient mis dans des situations pareilles, sans même aller au lit ! Qu’ils m’aient poursuivis malgré le fait que je me refusais à être une maîtresse, rappelée, gardé des photos de moi, rompu pour revenir après ?

Découverts par madame, là, le ton change. Il s’agit de sauver sa peau, ses habitudes et sa respectabilité.

Et ce que je ne supporte pas et me met en colère, c’est leur tendance à se comporter comme des minables, des lâches et des pleutres. Face à leur femme, effondrée, ils plaident non coupable et même pas responsables. Tout est de ma faute. Je suis une horrible femme fatale qui les a manipulés et obligés à sortir du droit chemin, une salope effrontée qui les a allumés et excités pour les faire chuter.

Ces hommes qui m’ont fait la cour pendant des mois, qui  étaient avertis des limites que je posais à une relation amoureuse (les hommes doivent être libres d’entrer dans ma vie, pas d’y faire des CDD de quelques heures plus ou moins renouvelables), qui mendiaient mon attention, qui me portaient au nues, m’ont fait un flan pas possible (genre: je t’appelle juste pour entendre ta voix, pour Henry, sans doute plus romantique; genre, je bande comme un âne et je me permets des gestes déplacés afin que tu te rendre compte par moi-même, pour Jean) se défendent en prétendant que je leur ai sauté dessus !

Non mais je rêve !

Et non content de me traiter de salope, ils pensent rassurer leur femme en niant tout sentiments envers moi. Ni d’amour, ni tendresse, respect ou amitié envers moi, rien. Je suis ravalée au statut de cul. Un cul tentateur. En fait, les pauvres choux, ils se sont fait manipuler par une femme fatale qui les a ensorcelés. Bien sûr qu’ils ne voulaient pas coucher avec moi ! C’est moi qui les ai forcés, et ils ont courageusement résisté.

Ben voyons ! Mais pour qui ils se prennent ? Pour des Adonis, des Don Juan, des hommes tellement irrésistibles que les femmes se jettent à leurs pieds en leur disant « prends moi, prends moi … »

Quels mufles et gamins pris la main dans le pot de confiture ! C’est pas moi, c’est elle !

Ce serait moi qui aurait voulu une relation pourrie, avec un homme jamais disponible, inattentif à ce que je vis, m’interdisant de construire une vie de couple, de partager les moments doux du quotidien, d’avoir un homme qui m’accompagne dans ma vie quelque soit mon chemin, qui partage mes enthousiasmes et mes tristesses, ma famille et mes voyages, mes découvertes et mes épreuves. Qui s’engage pour moi parce que je suis unique et précieuse, plus précieuse que tout, pour lui?  Je renoncerait à tout ça pour une partie de jambes en l’air ?

Mais pour qui ils se prennent ?

Je suis en colère.

Par leur trahison, par leur manque absolu de respect, par leurs mensonges et par leur violence à mon égard, à l’égard des femmes, par leur bêtise surtout.

Je suis aussi en colère contre moi: comment j’ai pu les prendre au sérieux ?

Vexés, sans doute de ne pas avoir réussi à obtenir ce qu’ils voulaient, ils se vengent. Comme des gosses.

Et je m’en veux de les avoir pris pour des hommes. Des hommes capables d’avoir des sentiments et de les assumer dans la vérité et le respect des autres. Des hommes capables d’amour. Des hommes virils et tendres.

Pas des mômes qui n’assument pas leur virilité et ont besoin de la domination masculine pour se rassurer. De donner en pâture celle qu’ils ont désirée et même peut être aimée, pour sauvegarder les apparences, leur propre virilité.

Comme si c’était une évidence que le désir des hommes devait être obligatoirement accueilli et accepté par les femmes, comme si ils nous faisaient un honneur de nous désirer et que nous devions naturellement les laisser user de notre corps pour qu’ils prennent leur plaisir, quelque soient les conséquences et les souffrances que cela peut engendrer auprès de nous qu’ils disent aimer. L’officielle ou l’officieuse. Celle qui est trompée, trahie, et celle qui attend le bon plaisir du prince et ne vit que par pointillés, de loin en loin. Aucune des deux n’est aimée. Juste utilisée. Car quand on aime, on souhaite que l’autre soit heureux. Pas juste que l’autre vous tripote la bite.

 

 

Shahima, petite fille

La Shahima particulière de mon précédent billet semble être hors de danger aujourd’hui.

Il lui faudra affronter l’exil, la perte de repère, la barrière de la langue, le mépris et la discrimination, et surtout l’indifférence gênée des bons français « qui ne peuvent aider, car on ne peut pas prendre en charge toute la misère du monde… ».

Mais au moins, elle ne mourra pas, massacrée par les talibans.

Mais je laisse le texte précédent pour toutes les petites Shalima, Nisar, Waqar, Rokhsar, Sonbal, Murtaza, Mustafa, Salma, Yousuf, Ismail d’Afghanistan; pour toutes les jeunes filles, les jeunes femmes et les femmes qui ne seront pas protégées contre la Sharia des talibans, cette loi des hommes violente et cruelle qui les nie, les torture, les dénature et les tue.Pour tous les hommes qui sont des hommes et qui respectent et aiment leurs femmes, leurs filles et leur pays et refusent d’obéir à une loi qui fait d’eux des bêtes sauvages.

Une loi des talibans qui trahit l’esprit de la parole de Dieu dans le Coran. Leur loi islamiste, caricature grimaçante de l’Islam, trahison de la parole divine, n’a, d’ailleurs, heureusement rien à voir avec l’ordre divin, quelque soit le nom de Dieu. Une loi imposée par des hommes faibles, minables, castrés, stupides, qui ont peur, et qui se vengent de leurs peurs devant la vie, l’amour et la joie par la destruction. Des anges déchus ? On a déjà vu cela…

Une loi qui a prospéré sur les ruines, l’humiliation et la destruction générés par les pays occidentaux dans les pays « sous développés ». La ruine des valeurs humaines, l’humiliation de la dignité humaine, la destruction du travail et des liens humains… Au profit d’une poignée de plus riches qui ne savent même plus quoi faire de leur argent…

Au bout du troisième yacht, on se lasse…

Et notre président qui a bonne conscience, qui avalise la destruction et la violence, qui méprise le peuple qui a fait la bêtise de l’avoir cru, ne parle, à propos de cet abandon des forces américaines et occidentales du peuple afghan, après avoir détruit toute organisation politique traditionnelle qui pouvait tenir tête aux talibans (qui n’ont rien de traditionnels), que de la peur des riches face à l’émigration !

Eh, Oh ! Ce sont des humains, comme toi ! Mieux que toi !

Et ces gens que tu méprises, apportent plus d’intelligence et de talent à la France que toi !

Ce n’est d’ailleurs pas difficile. La barre n’est pas bien haute !

Shahima, Nisar, 5 ans, Waqar, 7 ans, Rokhsar, 4 ans, Sonbal, 7 ans, Murtaza, 12 ans, Mustafa, 14 ans, Salma, 15 ans, Yousuf, 16 ans, Ismail, 19 ans, et tous les autres… pardonnez à la France d’avoir un président qui ne va pas essayer de vous sauver, de vous aider, qui vous refuse la fraternité et la bonté humaine.

Un président qui va faire de votre tragédie un thème de communication au mieux, un silence assourdissant au pire.

Pardon.

Et pour ceux qui auront réussi à arriver chez nous, Bienvenue.

On va se serrer un peu pour vous faire une place. Il y a encore dans ce pays des hommes et des femmes de bonne volonté…

Bisous

 

 

Regardez ces enfants et ces femmes, monsieur le Président, et dites leur, les yeux dans les yeux, qu’ils doivent mourir.

Shahida, 2 ans, Nisar, 5 ans, Waqar, 7 ans,…

Rokhsar, 4 ans, Sonbal, 7 ans, Murtaza, 12 ans, Mustafa, 14 ans, Salma, 15 ans, Yousuf, 16 ans, Ismail, 19 ans,

et tous les autres…

Leur univers c’était l’enfance. Les jeux, l’école, les rires et les bonbons.

Les câlins de leur mère, la tendresse de leur père, l’insouciance de grandir et d’apprendre.

Dans leur pays, l’Afghanistan. Ses montagnes, ses musiques, son art et ses fêtes où tout le monde partage des plats et des danses, l’amitié et les chants, l’amour et la vie.

Mais les talibans en ont décidé autrement.

Les filles doivent être esclaves.

Les garçons des combattants de l’Islam.

Aucun ne doit apprendre, aucun ne doit réfléchir, aimer, vivre libre.

Ils doivent juste obéir. Sinon, ils seront tués.

Devant leurs parents. Coupables de les avoir aimés et instruits, coupables de respecter Dieu le miséricordieux qui protège la vie des petits enfants, coupable d’avoir chanté et fait de la musique pour émerveiller le monde.

Aujourd’hui, ils essaient de fuir, de venir en France pour pouvoir vivre, pour échapper à ces hommes violents qui sèment la mort.

Mais Monsieur le président de France en a décidé autrement.

Il se moque que Shahiba, petite fille de 2 ans, soit égorgée.

Seul compte son petit intérêt électoral, et il n’est que mépris et indifférence devant le sort de ces enfants. De ces femmes violées et lapidées, de ces hommes torturés et égorgés…

C’est loin, c’est des sauvages, des terroristes, on s’en fout. N’est ce pas ?

Si Shahima, et les autres enfants d’Afghanistan meurent à cause de vous, monsieur le Président, vous en porterez l’entière responsabilité. Vous avez le pouvoir. Vous refusez de les aider. Soit.

Vous devrez donc assumer les conséquences de vos actes, de vos ordres.

Et je gage, Monsieur le Président, Messieurs et dames les ministres, que le regard innocent d’un enfant afghan, viendra vous hanter. Ce ne sera que Justice.

Vous aurez prouvé à la face du monde votre inhumanité et votre violence.

Vous aurez perdu toute légitimité à détenir la moindre autorité, le moindre pouvoir, vous ne serez plus rien.

Par votre seule et unique faute.

Shahima, depuis son paradis, vous demandera éternellement: « J’avais 2 ans, j’étais encore un bébé, et tu m’as froidement laissé mourir. Tu as condamné mes soeurs plus grandes à être des esclaves sexuelles, tu paieras. Tu paieras par la honte, le mépris qui s’abattra sur toi. »

« Regardes-moi, monsieur le Président de la République française, tu m’as tuée.

Regarde mes yeux d’enfant, et assume. »

Mais tu t’en moques…

Je sais bien, en écrivant qu’il est inutile d’en appeler à une humanité et à des valeurs auxquelles tu as depuis longtemps renoncé au profit du pouvoir et de l’argent.

Crise existentielle

Ben oui, cela arrive, même aux pros!

Cela arrive surtout aux pros…

Je traverse ces temps-ci des turbulences assez désagréables qui me poussent à tout remettre en question et à tout changer. On pourrait croire, que, Youpiii, on change la déco ! C’est joyeux, enthousiasmant et facile. Quelques conseils dans les magazines féminins, qui savent tout sur tout, n’est ce pas? Détachement, Yoga, méditation et ouverture des chakra et le tour est joué dans la joie et l’épanouissement (oui, la bonne humeur, ça fait plouc). En plus, il y a plein de petites entreprises éthiques par de jeunes-trentenaires-en reconversion -parce-que-leur-travail-(bien payé)-n’avait-plus-de-sens-pour-eux et qu’ils veulent « faire leur part » comme Rabhi l’a dit et proposer des produits éthiques et responsables qui vont sauver la terre et vous rendre meilleur… Si vous avez des sous à leur donner. Parce que … bon… Rabhi et l’austérité heureuse, ça va 5 mn. Après il y a les dîners (bio) en ville avec les cousins stat uper qui n’ont pas encore vu la lumière!

Je me moque.

Parce que tout ce fatras est mensonger et c’est juste du ripolinage de la société matérialiste, inégalitaire, productiviste et violente en vert bio et éthique. Du pipeau. Les trucs industriels ne se vendent plus, on va retravailler le produit en fonction de la cible pour faire acheter. Cher si possible. Et qu’en plus, cela ne marche pas.

Très honnêtement, cela m’agace autant que ces « groupes de travail pour le bonheur en entreprise » qui ne font que légitimer un harcèlement systémique hyper destructeur et violent pour humilier les gens. Vous êtes mal, c’est que vous ne savez pas gérer votre stress ou que vous êtes trop con pour comprendre les directives « bienveillantes » de votre boss. Ici, bienveillante veut dire paradoxale, donc destructeur…

Ben oui, une crise existentielle, c’est hard ! vachement !

Ça fait mal, ça bouleverse, ça angoisse. Ce n’est pas la douce pluie de Bali sur mon corps massé et détendu dans la réalisation de soi. C’est la putain de pluie glaçante du Nord, la nuit, quand tu es tout seul sur l’autoroute, coincé hors de ta voiture en panne (avec les clés à l’intérieur) perdu au milieu de nulle part et avec un téléphone cassé et des hurlements de loup qui se rapprochent, alors que des poids lourds à pleine vitesse te frôlent et t’envoient des gerbes dégueulasse d’eau bouseuse qui pue dans la figure…

Mais revenons à moi.

Mon petit moi sans importance qui s’agite dans son coin devant la bêtise et la violence généralisée de ce monde et qui n’y peut rien. Et qui a du mal à accepter son impuissance, et à comprendre une telle gabegie. C’est tellement absurde que j’ai parfois l’impression de devenir folle.

Donc moi.

Je ne sais pas si « moi » vous intéressera, mais j’écris quand même ma petite histoire personnelle de crise existentielle parce que je crois que pas mal de gens sont dans mon cas, et que cela pourra, peut être trouver des échos chez vous. Cela fait toujours du bien de réaliser qu’on n’est pas tout seul dans son merdier.

Donc moi.

Moi, un petit bébé fille qui débarque impromptu dans une famille qui s’en est trouvé bien embarrassée. C’est un euphémisme…

Ma maman ne me voulait pas, encore pire, j’étais une fille ! autant dire le mal absolu. (j’ai une maman particulièrement misogyne, pire que le pire des machos de mauvaise foi. Bien sûr en tant que femme, elle se déteste aussi… névrose névrose, quand tu nous tiens…). Comme maman est une femme d’action, elle a pensé très fort à éliminer le problème de manière particulièrement radicale… Mais bon, je suis là, elle s’est arrêtée à temps… Mais j’ai eu une sacré trouille… Depuis la mort m’accompagne comme une baby sitter fidèle. Je n’ai pas le droit de vivre.

Mon papa était bien emmerdé parce qu’il pensait quitter maman pour respirer un peu. Bing, une grossesse, coincé. Mon papa est responsable, il est resté. Autant dire que ce bébé, c’était pas un kif !

Mes frères ont été jaloux que je leur prenne leur mère, comme tous les frères. Déjà, ils devaient se la partager à deux et ce n’était pas facile, alors à trois!… Le problème a été vite réglé par ma mise à l’écart. J’étais un membre de la famille de deuxième zone. Ils ont fait bloc avec maman. Moi, je n’avais pas de place.

Il n’y a eu que mon pépé, ma grand mère et le prothésiste (mes parents étaient dentistes) qui m’ont accueillie et aimée comme on doit aimer un bébé. Juste parce qu’il est là, sans condition. Pour les autres il fallait que je mérite de vivre et de faire partie de la famille. Mais ces gens là ne vivaient pas avec nous.

Voili, voilà. J’ai grandi. toute seule, comme j’ai pu.

Je me suis forgée des croyances bien limitantes, bien nulles. Dans le genre, je ne serai jamais aimée parce que personne ne peut m’aimer. Je ne suis pas aimable. Je dois me soumettre aux hommes qui peuvent m’utiliser comme ils veulent sans rien me donner en échange. Je suis le deuxième choix, toujours, ou plutôt celle qu’on ne choisit jamais. Je n’ai pas de place dans ce monde. Invisible, inaudible, minable, inexistante…

Super joyeux.

Alors, ben, je me suis détestée, je ne me suis pas donnée de place, je me suis humiliée moi même.

Et les autres ont fait de même.

Cela dit, je ne suis pas une carpette. J’ai ma fierté quand même ! Alors, je me suis forgée un chouette faux self de fille battante, rigolote et intelligente. Surtout intelligente. Et je me suis inventée une vie de roman, à défaut de le vivre.

Mais là, ça craque. Le personnage se déglingue. Je n’y arrive plus. L’illusion, je n’y crois plus.

Mon cancer m’a donné un beau coup de pied au cul pour que j’arrête mes conneries. Que je me reconnaisse pour celle que je suis. Sauf que je me suis un peu perdue de vue. En fait, depuis toute petite, je lutte pour survivre mais je ne sais pas vivre tout simplement. J’ai une vague idée de moi, mais vraiment très floue…

Quels sont mes qualités ?

Mes talents ?

Mes forces ?

Mes désirs ?

Mes besoins ?

Mes défauts et mes manques, ça va. On me les a serinés toute ma vie. J’ai une vision assez claire.

Encore, ce ne sont peut être pas les bons. Mais ma plus grande fragilité est d’avoir besoin de l’Autre, voire de n’importe qui pour me sentir aimée… Je sais que c’est nul, mais je tombe éperdument amoureuse de n’importe quel godelureau qui me donne (ou fait semblant de me donner) un peu d’attention. Et je suis prête à le suivre au bout du monde et à sacrifier ma vie dans la minute. Ce qui en général les surprend un peu et les mets mal à l’aise (ils n’en demandaient pas tant) avant de fuir à toutes jambes.

Donc je veux changer ça. Commencer le grand ménage. Partir à la conquête de moi, me séduire et me faire confiance. Me permettre d’accueillir la vie et de m’accueillir moi même dans cette vie. Me libérer de mes peurs (vaste sujet), et de mes compulsions de dépendance affective.

Devenir libre parce que je suis moi. Et, enfin, recevoir …

Mais, mes croyances me collent à la peau, refusent de lâcher, squattent mon âme au prétexte qu’elles ont signé un bail éternel… Alors, c’est crise d’angoisse maison, terreurs, insomnies, douleurs partout et lutte pied à pied pour m’empêcher de changer…

Fatiguant

Bisous

 

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