Archives pour la catégorie Non classé



Pourquoi écrire ?

Pourquoi écrire ?

Pourquoi laisser les mots couler de mes doigts sur le clavier de l’ordinateur, pourquoi ?

Cela me sert à quoi ?

Les mots, leur musique, leur magie sont mes armes pour donner un sens à ce que je vis… Bien pauvres armes, imparfaites, incomplètes, malhabiles… comme moi.

Mots qui viennent du plus profond de moi, mots qui me disent, me dévoilent et me dissèquent pour y trouver le noeud, le sale monstre en mon sein qui dévore ma force vitale et me maintient prisonnière de ses sortilèges.

Mots qui se moquent de ce qui me détruit et le fait éclater dans un éclat de rire.

Arracher de moi ce qui me fait tant de mal…

Illusoire mais illusion sans cesse recommencée devant mon écran. je ne peux faire autrement. Je ne sais pas faire autrement.

Qui me dira qui je suis ? Qui me dira ces mots magiques: « Tu as le droit à l’existence simplement parce que tu es, pas par ce que tu fais, bien ou mal »

Moi ?

Cela ne suffit pas. Je ne me crois pas. Comment croirais-je quelqu’un qui n’existe pas…

Je n’existe que pas ces mots que je trace, là, sur mon écran ou sur mon papier. Petits signes noirs qui se détachent de la blancheur pure. Signes cabalistiques que je mets entre moi et mon angoisse, pour me protéger.

Mots qui me font être celle que je voudrait être, qui me font vivre ce que je voudrai vivre. Ce que je ne peux ou n’ose pas vivre…

Douceur de mes mots qui me sont caresses et me consolent lorsque je suis perdue.

Petit à petit, ligne après ligne, phrase après phrase, ils me prennent par la main pour me montrer le chemin. Le chemin de la réalité, de la distance, de l’humour, du sens… loin de mes peurs et de mes fantasmes qui tuent l’espoir et me condamnent.

Cela me sert à ça… écrire…

Chronique de la pluie nantaise

 

Et bien voilà…

J’ai osé mettre mon linge à sécher dans le jardin, confiante en la nuit claire et étoilée d’hier soir, pleine de douceur et de chants d’oiseaux, et ce matin… il pleut.

Le jardin est détrempé, mon linge et moi également (il a bien fallu que j’aille le récupérer…). Et une nouvelle machine à faire tourner…

Grandeur et petits tracas de la vie quotidienne… Il faut dire qu’en ce qui concerne la pluie, nous sommes gâtés sur notre belle côte Ouest. A peine avons nous des velléités de robes légères, de chapeaux de paille et de lunettes de soleil, que nous devons, vite fait, aller ressortir les bottes en caoutchouc… Le ciel pleure.

Et nous aussi, les cheveux plaqués sur la tête par les gouttes assassines, grelottant dans la jolie robe de printemps et le nez caché au fond d’un mouchoir, trempé lui aussi…. Beurk !

Marre de ce temps pourri ! Marre de devoir garder les manteaux d’hiver toute l’année ou presque ! Marre d’être blanche comme une endive (le fameux teint nantais… très en vogue au XVIIIeme siècle mais totalement has been aujourd’hui…) !

En plus, cela ne donne pas le moral. Pour peu que l’on ait des ennuis, de quelque nature qu’ils soient, ils prendront des proportions abyssales… Tout nous paraît terrible, impossible à surmonter et on se noie dans un verre d’eau… de pluie.

Franchement, lorsqu’on a un chagrin d’amour ou des soucis professionnels, il vaut mieux penser à émigrer vers des cieux plus cléments… au risque d’avoir envie de solutions définitives qui ne solutionnent rien du tout.

Le ciel pleure et mon cœur aussi.

Je rêve de soleil et d’amour… ou à défaut d’une journée sous ma couette avec un bon livre, de la musique et un plateau repas sur lequel je pourrais picorer tout ce que j’aime.

Un bon feu dans la cheminée est aussi un bon remède aux trainées lancinantes de la pluie qui bat les carreaux. On se sent en sécurité, au chaud et au sec et un léger frisson d’égoïsme vient nous remonter dans le dos comme une caresse…

Hélas, dans l’immédiat, je suis coincée devant un bureau impersonnel, dans un local commercial plein de courants d’air, avec comme vue panoramique la rue grise et mouillée dans laquelle passent des voitures, des camions et des passants dégoulinants, tristes, les yeux baissés vers les flaques d’eau et pressés d’arriver à destination. C’est moins bien…

 

Voilà… voilà….

 

Bon, et maintenant ? Tous les manuels de développement personnel vous le diront, pour être heureux, il faut être capable de voir les petits diamants de la vie quotidienne, même dans la merdasse la plus noire….

Donc, cherchons…

Il y a le monsieur en voiture qui s’arrête avec un sourire pour vous laisser traverser et vous éviter ainsi d’attendre trop longtemps sous la pluie battante, il y a le thé fumant qu’on va se préparer pendant la pause et qui vous réchauffe d’un coup de soleil à l’intérieur, il y a les parapluies de toutes les couleurs qui se baladent dans les rues et les lumières qui se reflètent dans les flaques, il y a les arbres et les plantes qui sont toutes repeintes à neuf et qui respirent un grand coup…

Il y a aussi les copines à qui on envoie un petit mail puisqu’on a le temps, vu qu’on ne peut pas aller faire la zouave sur une terrasse. Et les rapports humains, y a rien de mieux pour se réchauffer…  non ?

De la cuisine et autres frivolités… françaises

Je suis en train de lire le livre Julie & Julia de Julie Powell dont est tiré le film récemment sorti sur nos écrans. Ben oui, je ne lis pas que Stendhal … mon aura culturelle va en pâtir mais en sortant des cours de la fac je me sens totalement incapable de me plonger dans autre chose qu’une littérature légère.

Littérature qui, au demeurant a toute sa place dans le monde des livres. Le but de ceux-ci n’étant pas de rendre la vie plus agréable ? Et non pas de nous permettre d’étaler une culture frimeuse dans des soirées littéraires et mondaines parfaitement hypocrites ? En tout cas, c’est mon avis.

Il est des jours (et des mois parfois) où on a envie de laisser nos neurones les plus intelligents respirer à leur aise dans les vacances bienvenues. Il est des moments où on a envie d’oublier que de tels neurones existent parce qu’ils ont été suffisamment utilisés au travail toute la journée pour n’avoir envie de rien le soir. Il est des instants de bien être tranquille où on n’en a rien à faire de faire l’intelligent… A supposer que l’on le soit, d’abord ! Bref, je lis ce livre qui n’est certes pas la quintessence de la littérature contemporaine mais qui me divertit et je ne lui demande rien de plus. J’adore, même…

 

Mais là, je suis un peu agacée. L’héroïne, qui panique à la Bridget Jones parce qu’elle va avoir 30 ans (merci pour moi qui ai un âge bien plus respectable… je suis donc un vieux croûton tout juste bon à mettre au rancart ???) s’est mis en tête de refaire toutes les recettes d’un livre de cuisine censé être le prototype de la cuisine française…. Et alors là j’hallucine !

 

Quelle image grasse, lourde, compliquée et tarabiscotée de la cuisine française est décrite complaisamment dans ce livre ! Il est bien sûr précisé que le livre en question date des années 1960, mais même à cette époque là, on ne cuisinait pas ainsi ! Heureusement ! La population française serait à l’heure actuelle totalement décimée par de l’obésité, des surcharges pondérales cholestéroliques et diabétiques, des arrêts cardiaques et des problèmes au foie et aux reins dus aux mauvaises graisses saturées (ou insaturées, je ne sais plus… bref à celles qui nous rendent malades !)

D’ailleurs, elle parle à un moment du fameux paradoxe français. Comment les françaises font elles pour rester minces avec des habitudes culinaires telles que celles décrites par Julia Child dans son livre ? Et bien parce que ce livre n’a tout simplement rien à voir avec la vraie cuisine française. A par les titres de recettes…. Ou alors il est le résultat d’une abominable escroquerie à cette pauvre américaine naïve qui a cru apprendre la cuisine à Paris après la dernière guerre, et à qui on a infligé  une version réinventée par un cuisinier fou, psychopathe et adepte du gras. A moins que ce ne soit qu’une action de résistance française contre le colonialisme anglo-saxon à la de Gaulle… Ou bien il avait des actions dans une clinique spécialisée dans le traitement des excès lipidiques…. Je ne sais pas… Mais il y a un truc !

Mais, ce qui est sûr, c’est que cette cuisine, compliquée et lourdingue n’a jamais été celle de la France…

 

Bien sûr, ces recettes ont peut être existé, sans doute, il y a bien longtemps dan des livres de recettes du XIXeme siècle… A une époque où se remplir la panse était une manière de promotion sociale et manifestait avec éclat l’état de sa fortune et sa supériorité face aux pauvres. Etre gros, gras et rubicond était la quintessence de l’arrivisme du Bourgeois, au même titre que les bijoux style arbre de Noël dont il couvrait sa femme dans les dîners. Désormais, c’est plutôt à la voiture (jaguar, mercedes, porsche rouge si possible… ou autres, je ne suis pas très experte en la matière…) ou au blackberry (ou iphone dernière génération) qu’est dévolu ce rôle social.

Le but n’était pas d’apprécier la le raffinement des mets mais de « se faire pêter la panse » et que cela se voit… D’où des plats imaginés par les cuisiniers de l’époque, plus faits pour être montrés (les aspics, les gâteaux décorés à la crème au beurre, la mayonnaise en décoration sur n’importe quoi… et le règne de la poche à douille…) et ensuite engloutis par des gosiers énormes (le produit de base n’a pas beaucoup d’importance, il est inondé de sauce). La cuisine doit faire « riche », sa saveur n’a pas beaucoup d’importance…

Bien sûr, c’est vrai, en tant que petite française, je ne peux nier que j’ai des souvenirs de dîners familiaux interminables au cours desquels on devait manger des tas de choses passablement indigestes et que je n’aimais pas. Un reste de cet esprit bourgeois qui a sévi, à l’époque de mes grand-parents, nés en 1900, et qu’on essayait de manifester dans les grandes occasions, assez rares heureusement.

Il est vrai, aussi, qu’à l’époque, je n’aimais pas grand-chose. Cela devait avoir un rapport avec mon conflit oedipien, mais là n’est pas le propos. Cela dit, j’atteste que jamais, je n’ai vu sur la table familiale les plats décrits par Julie avec leurs kilos de beurre, de crème, leurs sauces dégoulinantes et quasi automatiques ni, Dieu merci,  ses préparations au saindoux. Beurk !

 

Jamais non plus, je n’ai vu ma grand-mère ou ma mère cuisiner plus d’une heure tout compris mêmes les jours exceptionnels…. Ces braves femmes avaient assez à faire par ailleurs pour perdre leur temps à des préparatifs compliqués et inutiles décrits dans le fameux livre… cela ne leur serait d’ailleurs jamais venu à l’esprit, au demeurant.

La cuisine en France, d’après ma petite expérience, qui vaut ce qu’elle vaut, c’est-à-dire pas vraiment grand-chose, est plutôt basée sur deux grands principes : la simplicité et la qualité des produits.

Du coup, les sauces ne sont pas toujours nécessaires et ne viennent que  rehausser délicatement le goût d’une viande ou d’un poisson dans une harmonie de saveurs qui permet à tous les ingrédients de s’épanouir. Jamais pour être déjà saturé de gras et de sauce pour masquer l’ingrédient principal. De même pour les légumes, pourquoi les cuire, recuire, blanchir, faire sauter, réduire pour en faire un salmigondis où on a bien du mal à retrouver le légume d’origine ?

Quant aux desserts, foin des crèmes diverses et variées qui squattent littéralement les descriptions du livre. Crèmes au beurre, pâtissières, ménagères, bonne femme et j’en passe… J’en ai mal au cœur rien que de lire ces passages. Lorsque Julia écrit qu’il faut mettre du beurre dans la crème anglaise, ou que tous les desserts ou presque sont à base de crème, j’ai eu des frissons d’horreur dans l’échine. Chez nous, les desserts étaient légers, fruités et simples. Les tartes étaient composées pâte brisées (farine, beurre, 1 jaune d’œuf, eau) sur laquelle on mettait les fruits et un peu de sucre. Le tout au four. C’est super bon.

La bonne cuisine française « de ménage » (pratiquée dans les foyer au quotidien) est plutôt équilibrée, à part quelques plats exceptionnels à base de fromage fondu (fondue savoyarde ou tartiflette) originaires de régions de montagnes où le côté roboratif était important pour se protéger du froid…

Et moi, qui vient du sud de la France, où on fait la cuisine à l’huile d’olive, où on mange beaucoup de fruits et légumes et peu de viande (notre région était une terre de pauvres avant d’être colonisée par les hordes de touristes et de retraités du Nord), j’ai l’habitude d’une cuisine que ne renierait pas les ayatollah diététiques… J’ai des souvenirs de repas préparés par une vieille dame provençale sur sa cuisinière à bois qui étaient à chaque fois un ravissement ! Tarte à la tomate, ratatouille, gigot de 7 heures (on le mettait simplement badigeonné d’un peu d’huile, sel poivre, herbes de Provence et piqué d’ail, dans le four du boulanger après la fournée), tians, daube (cuite 2 jours sur une daubière), brouillades de truffes… et j’en passe. Pas de beurre, pas de saindoux, pas de lard et pas de crèmes…et pas de préparation compliquée, juste un peu de temps et de la douceur…

 

Une chose encore… faire de la cuisine française et faire l’impasse sur les vins me parait du dernier ridicule. Je ne lui lance pas la pierre, elle est américaine… Elle ne peut pas savoir…Mais prétendre goûter à des « mets » français supposés raffinés en buvant un cocktail sucré est une aberration culinaire et papillaire. Les dites papilles étant assassinées par l’alcool fort et le sucre avant de pouvoir découvrir la saveurs des aliments de l’assiette.

La plupart des plats français ne s’imaginent pas sans leur vin et leur pain… C’est comme un coca sans bulles ou un drapeau américain sans étoiles pour reprendre des images qui peuvent parler à nos amis d’outre atlantique. Pas besoin non plus d’en avaler des litres. Un verre est suffisant.

 

La cuisine (et pas seulement française) est une alchimie complexe qui doit être comprise dans son ensemble, avec sa portée historique et culturelle. Elle traduit, il me semble, l’esprit du peuple qui l’a produite et en ce sens elle est éminemment respectable. D’ailleurs, la cuisine française n’est pas supérieure aux autres. Il y a des découvertes culinaires absolument délicieuses à faire dans le monde entier (j’ai cependant une réserve pour les insectes genre coléoptères à croquer dans le sud-est asiatique ou les termites africaines grillées, même avec du miel… à moins que ce ne soient les sauterelles qu’on grille avec du miel, je ne sais plus …). Des habitudes à respecter pour comprendre et vraiment entrer dans le vif du sujet : on n’appréciera pas un délicat plat chinois sans les baguettes en bois, on comprendra mieux un plat indien en buvant de l’eau, du thé ou un lassi, plutôt qu’un verre de vin français…

 

Bon, et bien voilà, j’ai fait ma bougon de mauvaise humeur…

Je vais pouvoir me replonger dans le dit livre avec plaisir et m’amuser des clichés qu’il contient, sans lui en vouloir. Après tout, l’auteur fait montre d’un enthousiasme et d’une ouverture d’esprit face à la cuisine française qui est plutôt sympathique… même si elle est un peu à côté de la plaque… de cuisson (nul comme blague mais ce soir, je fatigue…)

Et moi, cela me convient…

 

 

Il est des jours…

Il est des jours gris qui pèsent sur les épaules, des jours où l’on se sent écrasés de fatigue au moindre effort, des jours moroses où l’avenir semble ne même pas exister, des jours si tristes…

Ces jours là, il faudrait les chouchouter et les bercer dans nos bras pour les consoler. Les entourer de douceur et les envelopper de tendresse. Ils n’y sont pour rien, les pauvres! Chassés de partout, ils sont arrivés dans nos vies imperceptiblement, sans même que l’on s’en rende compte et ils s’installent, l’air las, parce qu’il faut bien qu’ils existent et qu’ils se posent un peu. Ils sont fatigués eux aussi et ils aspirent à un peu de soin…

Il ne sert à rien de se mettre en colère pour les chasser. Ils en seront encore plus tristes et pèseront plus lourd sur notre coeur. Non, pour les alléger, il vaut mieux les accueillir pour ce qu’ils sont. Des moments à vivre. La trame constitutive de la vie, une harmonie de toutes les couleurs où le gris et le noir ont également à jouer leur partition; Un morceau de musique dans lequel les graves mettent en valeur les aigus pour y créer la beauté imparfaite et émouvante de l’humaine condition.

Ces jours là ont leur utilité. Ce sont des moments de pause, de repos et de paresse qui nous permettent, mine de rien de nous ressourcer. C’est comme l’hiver où tout s’endort dans une immobilité qui ressemble à la mort mais qui prépare en sourdine le printemps. Les jours de tristesse préparent les jours de joie. Ils ne peuvent d’ailleurs pas exister les uns sans les autre… Enfin, il me semble.

Oui, oui, facile à dire, Agnès… mais, le fais-tu ?

Oui, non… si…
Il me semble que l’on a pas vraiment le choix.

Je n’aime pas ces jours là. Je ne les ai jamais aimés et je me suis toujours efforcée de les chasser, de les réduire, de les oublier, de les nier, quitte à faire semblant, dans un trompe l’oeil bien au point pour les autres mais qui me met en porte à faux au fond de moi . Ils réveillent trop de mauvais souvenirs et de souffrances muettes pour que je puisse leur sourire… Oui, mais…

Le résultat est pire. Ils finissent pas s’incruster dans ma vie comme de vilains parasites et me coincent dans leurs rets noirs et étouffants jusqu’au blocage. Ils prennent alors toute la place. Je n’existe que par eux, prisonnière d’une malédiction que j’ai moi même concoctée. C’est stupide.

J’ai envie d’essayer de faire autrement et des les accepter simplement. Etre douce avec moi, régresser pour me materner un peu et me donner ce qui m’a tant manqué autrefois. Des choses simples, un malabar, un bol de chocolat chaud, un bain moussant qui sent bon, un film drôle, des caresses tendres sur la peau d’une joue, une sieste… des petits riens qui vont peu à peu amadouer ces jours gris et les rendre supportables ou même pleins de richesses.

Il n’y a de richesses que celles du coeur. Ces jours là créons de la richesse en nous aimant nous-mêmes un peu plus.

Qu’avons nous à y perdre ?

De la religion sinon rien…

 

Hier soir, je suis allée voir un opéra, Le Concile d’Amour, adapté de la pièce d’Oscar Panizza, un auteur suisse allemand un peu fou de la fin du XIX ème siècle (il est mort en 1921). Il y attaque violemment l’Eglise catholique accusée de toutes les dépravations (avec raison en ce qui concerne l’époque incriminée, le règne des papes Borgias qui ont « un peu » exagéré dans la licence morale…) et la Religion dans son ensemble.

Farce burlesque autant que dénonciation délirante, la pièce est pourtant porteuse de messages d’un réel humanisme. Elle défend le respect de l’homme, de sa faiblesse comme de sa grandeur, de son droit inaliénable à la liberté et à l’amour véritable.

Las ! l’Opéra n’a pas tenu ses promesses. Il nous a été imposé un sermon ennuyeux et finalement bien pensant, pas de délire, pas de burlesque, pas d’humour… On reste dans les limites de la décence, du politiquement correct, on ne prend pas de risques, on se méfie de la folie…

La folie ouvre pourtant bien des fois les portes de la sagesse… Par son outrance même, elle a le culot de déranger les idées reçues et de faire bouger les choses. Idées reçues souvent sclérosées et porteuses de souffrance sous leur apparente bienséance.

Mais… c’était un exercice difficile et… eh bien… on ne réussit pas toujours… Qu’importe.

La vision de Dieu et des rapports religieux dans cette pièce m’a cependant interrogée. Rien d’immanent, de transcendant, de spirituel dans cette pièce. Un vieux Dieu cacochyme perclus de rhumatismes, prisonnier du temporel, personnage issu des images d’Epinal de l’époque (le vieillard à la barbe blanche) et qui se plaint de ne pouvoir mourir, une vierge perverse qui détient la réalité du pouvoir sur les hommes, un Jésus minable « qui se laisse manger » comme dans un mauvais roman cannibale…

Pas grand-chose à voir avec la théologie, quelle soit catholique ou d’un autre bord.

Mais cette image de la trinité (Marie tenant plus ou moins le rôle du St Esprit, absent) est fort instructive pour comprendre la société qui lui a donné naissance, ce XIX eme siècle supposé si religieux, voire fanatique et puritain.

En fait, il me semble que ce XIX eme siècle a, au contraire, malgré le nombre de ses églises et de ses prêtres et religieuses, été le plus matérialiste et athée de l’histoire de l’Europe. Si religion il y a eu, ce ne fut que la religion de l’argent et du pouvoir que celui-ci procurait. La religion n’étant que le bâton merdeux du pouvoir utilisé pour asseoir la domination sans partage de la bourgeoisie sur  le peuple. Enseigner la résignation aux volontés divines, ainsi que la promesse d’une récompense au ciel, d’autant plus importante que les souffrances endurées étaient nombreuses et profondes, permettait à la classe dominante d’asservir sans culpabilité d’autres être humains qui n’avaient pas la chance d’être « bien nés ». Mettre l’opprobre sur le plaisir et la liberté que l’on pouvait vivre en dehors du Travail aboutissait au même résultat.

Dieu est celui que l’on doit « craindre », qui juge, qui condamne et qui trône sur un fauteuil doré entouré de ses anges, la barbe blanche et le regard sévère.

Où est la douceur et l’amour du prochain des Evangile, où est la nature intemporelle de la divinité (pour laquelle être jeune ou vieux n’a également aucun sens), où est la liberté de l’homme sans laquelle il ne peut y avoir d’amour ? Ben… Certainement ailleurs que dans cette religion masochiste et sociale, une religion qui a servi de prétexte à une domination politique, un simulacre que l’on retrouve encore chez les intégristes de tous poils qui se servent de la marionnette Dieu, créé à leur image,  pour asseoir leur propre puissance. Et l’on exige des sacrifices, et l’on tue, et l’on fait tuer pour la plus grande gloire de ce soi-disant Dieu.

Pas étonnant que les hommes respectueux de leur semblables ne supportent pas ce Dieu fantoche et le dénoncent comme faux… Ils ont raison. Ce Dieu là n’existe pas.

Quant à savoir si un vrai Dieu existe, c’est l’histoire privée de chacun de nous… Cela ne peut donner matière à opéra…

Des roses…

En préparant mon bain, ce soir, j’ai subitement réalisé que depuis un ou deux ans, je m’étais adonnée une addiction bien particulière, celle des roses… Une période qui est en train de s’achever, chose dont je me suis rendue compte en déversant dans ma baignoire : du bain moussant à la rose, des sels de bains de la mer morte à la rose et un soupçon d’huile de rose. La main au dessus du bouillonnement rosoriférant, pendant que la baignoire se remplissait, je me suis réalisée un peu monomaniaque… D’autant plus que je m’étais apporté un petit encas sur un plateau sur lequel trônait une théière de thé… à la rose. Ben oui, j’ai un petit rituel à moi qui me fait beaucoup de bien (vous pouvez essayer, c’est super… sauf pour les kilos).

 

Lorsque je rentre d’une journée de crapahutage un peu stressant sous un ciel plombé accompagnée par une température frisquette et divers personnages revêches qui m’ont bien agacée, une journée normale, quoi, je cesse à l’instant de me comporter en femme responsable et correcte et je m’offre ce plaisir de sybarite qui consiste à prendre un bain chaud avec de la mousse et qui sent bon, un livre à portée de la main, une tasse de thé et un certain nombre de tartines…

C’est assez courant chez moi d’avoir envie de faire plusieurs choses à la fois. C’est toujours pareil. J’ai l’impression de perdre mon temps si je me contente d’une seule activité à la fois. J’ai tellement d’envies, et tellement envie de les combiner, histoire d’ajouter les plaisirs que je n’arrive pas à les mettre en ordre, chacun son tour avec un ticket et que je tente, parfois jusqu’à la catastrophe, d’avoir quelques mains supplémentaires à la Shiva.

Cela peut être de lire en tricotant, d’écrire en grignotant et en lisant, de repasser en regardant un film et en dansant, de dîner en lisant et en prenant des notes etc… En général il y a toujours de la lecture en jeu et puis d’autres trucs (souvent manger). Je n’ai jamais essayé lire en faisant l’amour, je crois que cela serait assez mal perçu par le monsieur à l’œuvre, mais je crois que cela me plairait… Tout cela est assez inquiétant, au fond et je me garderai bien d’en toucher le moindre mot à mon psy !!!

Donc, me voilà, une main pour tenir le livre, une autre pour tourner les pages, une main pour beurrer la tartine et y mettre la confiture (qui dégouline), une pour la porter le tout à la bouche, une main pour attraper le thé, une autre pour sortir le fromage de son emballage (oui, car j’aime bien aussi le fromage avec mes tartines), une main pour récupérer l’emballage dans la baignoire, une pour sécher la main qui tient le livre pour ne pas lui faire de tâches… et un cerveau qui essaie d’éviter que tout cela ne finisse en catastrophe, le livre dans la mousse, la tasse cassée et la tartine surnageant dans l’ensemble… D’autant plus que le plaisir ne serait pas au rendez vous si je ne faisais pas tout cela en position allongée et détendue… Cela ne correspondrait pas à l’idée que je me fais de la chose…

Ce qui fait un certain nombre de mains supplémentaires… et des talents de contorsionniste que je n’ai pas vraiment.

 

En définitive, cela participe à cette perpétuelle impression que j’ai d’être en perpétuel jonglage et devrait contribuer à un stress certain. Ben… non… Je m’en sors plutôt bien, à part quelques ratages dus à un manque d’entraînement ou à un pas de bol de fatigue.

 

Pour en revenir à la rose, au fond, il y a d’autres parfums dans la vie …

Mais, j’avais sans doute besoin de douceur… J’ai toujours aimé les roses, comme ma grand-mère. J’ai un souvenir tendre de son jardin rempli de ses roses qu’elle affectionnait tant, trouvant dans leur beauté et leur parfum, la douceur qu’elle n’avait pas eu dans sa vie. J’aime aussi beaucoup les pivoines, mais outre qu’elles ne sont pas associées au sourire de ma grand-mère, elles n’ont pas le même parfum subtil et ennivrant. Et puis elles ont beaucoup plus de mal à pousser dans mon jardin.

Il y a environ un an, donc, je me suis mise à faire une fixette sur les roses. Eau de toilette à la rose, savon à la rose, thé à la rose, shampoing et bain moussant à la rose, confiture à la rose, rosiers de toutes sortes dans mon jardin et j’en passe… Je traquais la rose et le rose dans les allées de supermarché, restant des heures à scruter les rayons à la recherche du joli flacon rose qui allait me permettre de m’adonner à ma drogue.

Et puis, là, d’un coup… bof.

J’ai envie d’autre chose, de plus dynamique, de plus varié aussi, de plus normal.

Une page se tourne et sans renier mes amies les roses (j’aurais du mal, avec toutes celles que j’ai plantées dans mon petit jardin…), je décide de m’ouvrir à la vraie vie !

Soirée d’automne

La nuit est en train de tomber doucement devant ma fenêtre.  La lumière un peu bleutée qui émane de mon ordinateur remplace le foyer crépitant du feu bois ancestral que je n’ai pas dans ma maison.

Ecrire, dit-elle.

Une manière d’imprimer une trace dans cette exitance que nous n’arrêtons pas d’essayer de comprendre. Enfin, moi, en tout cas… L’envie de mettre des mots sur une réalité insaisissable, histoire de lui donner un cadre rassurant et de la faire rentrer dans un univers connu, mon univers, celui des livres et du langage. Sans doute parce que je suis maladroite dans la vie, sans ce filtre là, qui me protège.
J’ai mis quelques textes anciens, des chroniques, des nouvelles… mais je crois que l’intérêt du blog ne réside pas là. Il existe dans la communication à autrui, avec un autre, inconnu et semblable, d’une expérience de vie. Expérience à la fois unique car je ne suis comme aucun autre et universelle car ma vie n’est pas si originale et je ne vis que ce que beaucoup de gens vivent également.

Mais là est la magie de l’écriture. Il est à la fois rassurant de se rendre compte qu’un autre a vécu les mêmes émotions, les mêmes peurs et les mêmes joies que soi, et excitant de découvrir une autre manière d’être.

J’ai envie d’initier ce dialogue, ici, plutôt que de balancer mes textes à l’encan.

Il faudra une certaine rigueur, venir écrire régulièrement. Etre drôle, émouvante et vraie. Je ne sais pas si je tiendrai ce challenge. Le miracle du net permet des choses semblables. Je m’y essaie.

A bientôt

Bergame, début août


Miracle de la technique moooderne, je suis en tenue légère (il fait chaud) dans ma chambre, en train de manger une mozzarella et du panreale i classici da re (ne me demandez pas ce que cela veut dire, je n’en sais rien mais c’est super bon. cela ressemble à des petits cressins grands comme des doigts avec du sésame dedans. Ca croustille. C’est délicieux, et l’onctuosité molle du fromage se marie magnifiquement avec.) Quelques bulles aériennes dans de l’eau des montagnes et voilà un goûter italien… Vous avez vu, je manie très bien le superlatif à l’italienne… Me voilà donc à Bergame depuis hier.
Aucune rencontre à la Dolce vita mis à part un irlandais collant et en transit… et moi même.
C’est que je ne suis pas venue pour m’amuser, ici, mais pour écrire…. rires.

Je me balade donc avec mon appareil photo (un peu lourd) et mon carnet et mon stylo. J’écris un peu partout, dans les églises, sur les bancs publics, sur les tables de tratorias ou de cafés.  Je suis un peu ailleurs et je n’entends même pas quand on me parle.

Ou bien je me balade dans les ruelles, admirant, au hasard de mes pérégrinations les mille et uns secrets de cette petite ville. Une étrange fenêtre renaissance s’ouvre dans un mur de soutènement. Il y a quoi derrière ? Elle est sale et manifestement inutilisée depuis longtemps. Quant aux immeubles habités de vie, ils sont bien loin au dessus… mystère.

Ailleurs, je tombe sur une gargouille auréolée de jeunes pousses de figuier qui lui font comme une couronne, un palais, une façade d’église toute en marbre, une vitrine de design, de fringue, ou… de pâtisserie, une place et sa fontaine frémissante d’eau fraîche.

Ca va faire un peu cliché mais je vous assure que c’est vrai, dans une petite rue sombre qui protège ses promeneurs du soleil brûlant, une femme s’est mise à chanter un air lyrique dans son appartement. La fenêtre était ouverte et c’était délicieux à entendre. Elle avait une très belle voix. Un peu plus loin, c’était un groupe de rock qui s’est mis à remplir l’espace sonore de la rue, en provenance d’un porche qui donnait sur une petite cour intérieure toute fraîche où poussaient quelques plantes vertes en pot.

J’ai sacrifié au café italien. Crémeux, avec sa mousse couleur caramel et son odeur subtile de bois brûlé. La puissance du jus noir que l’on entrevoyait en dessous se faisait sentir à mes narines palpitantes (si, si palpitantes…)
Je dégustais en même temps une gelatti fragola-limone avec une cuillère qui ressemblait à une petite pelle en argent. La douceur de la glace et la force du café produisait un mariage intense. Mes papilles en ont été toutes retournées.
En face de moi, la Plaza Vecchia illuminée de soleil. Le Campanone et la montée d’escalier couverte de fleurs du musée Carrara. Au centre, la fontaine glougloutante comme mon estomac parce que j’ai du boire 75cl de San Pelegrino, la bouteille de 25cl m’ayant paru trop chiche.
J’adore, ici, le jeu de l’ombre et de la lumière. Jeu changeant sur les pierres couleur de miel, jeu élégant qui met en valeur la beauté de l’architecture, le sourire des gens et qui donne à l’atmosphère cette couleur indéfinissable de sensibilité et d’émotion. L’Italie, c’est beau comme le bonheur…
Visité quelques musées, quelques églises, of course, fait le parcours obligatoire comme une bonne petite touriste obéissante, mais je vous en parlerai sans doute ce soir, si j’en ai le courage.
Là, je vais à la chasse au Pannini dans la ville basse, et éventuellement de quelques chiffons de style italiens (c’est les soldes … aïe!). J’ai essayé une ravissante robe qui me moulait à ravir. Le problème c’est que j’ai bien cru rester coincée dedans, les bras en l’air, en essayant de l’enlever. J’ai pensé que même si je ressemblait à une déesse dedans, ce n’était pas raisonnable en l’absence de déchausse pied vendu avec.

Grosses bises d’Italie

Pelouses, tondeuses et Cie

Hier, au vu de la tendance de ma pelouse à se transformer en une sorte de brousse sauvage, j’ai décidé courageusement d’investir dans une tondeuse avant d’avoir à rechercher un Coupe coupe. Je suis partie en expédition vers le plus proche magasin de matériel de jardin. Déjà, ce plus proche était à l’autre bout de la ville. Donc, après les bouchons habituels, les attentes interminables aux feux rouges et les traditionnels goulots d’étranglements nantais (je vous parlerai une autre fois des fameux ronds points nantais: de pures oeuvres d’art…), je suis arrivée à destination.
Après une conversation passionnante avec le vendeur de tondeuses, pendant laquelle j’ai tout appris et rien retenu sur les puissances, les rouages et les dispositifs techniques des divers engins exposés sous mes yeux ébahis, j’ai opté simplement pour la moins chère. Je n’allais pas dépenser une fortune pour couper trois brins d’herbe! Quand même ! Et puis le vendeur m’a assuré que c’était la plus fiable. « Ca dure 10 ans ça, ma petite dame. C’est de la bonne mécanique toute simple, facile à réparer… et garanti deux ans. » Je me suis vue, in petto, avec une belle pelouse garantie pendant 2 ans et même plus tant qu’on y était et j’ai dit « Tope là ». Dans ma tête… je n’ai pas osé le lancer à haute voix dans le magasin… Il y avait des gens respectables à proximité…
Bref, après le trajet de retour avec ma voiture transformée en serre intérieure (bien évidemment, j’avais craqué pour divers spécimens feuillus. Ben, quitte à être là…) me voilà revenue chez moi avec un imposant carton contenant ma tondeuse à gazon… rouge ! J’étais tout à fait contente. J’allais enfin avoir un jardin qui ressemble à un jardin et ne plus avoir honte face à mes voisins qui affichaient des surfaces nickel où pas un brin d’herbe ne dépassait la limite autorisée. Le vendeur me l’avait promis. C’est bien simple, sa maman avait la même.
Pour la carrosserie rouge, il n’avait pas menti. Ma tondeuse était éclatante de gaité. Elle était rutilante. Par contre, pour ce qui est de tondre quelque chose, ce fut un fiasco complet.
Après avoir tout déballé, tout monté, tout démonté parce que je m’étais trompée la première fois, tout remonté, je l’ai enfin posé sur le sol herbeux avec fierté et appuyé sur le bouton jaune en actionnant la manette, tout comme c’était indiqué sur le mode d’emploi et …. rien. Nada. Le bide !
J’ai fini par aller mendier la vieille tondeuse du voisin…
Quand je pense que je vais devoir repartir au magasin, me retaper les bouchons, les attentes interminables aux feux rouges et les traditionnels goulots d’étranglements nantais, pour aller rendre ce foutu engin. Et en plus, je me connais, je suis capable de revenir avec un rosier!

Tout ça pour dire qu’il faut se méfier des trucs soi-disant fiables à 100%.
D’ailleurs, je trouve, mais ce doit être tout à fait personnel, que certains hommes ressemblent un peu à ma tondeuse. On fait tout comme il faut, ils ont l’air super et puis, rien. Le monsieur ne démarre pas du point de vue de la relation (pour ce qui est du sexe, par contre, il démarre même au quart de tour, mais ne mélangeons pas). Il reste là, à se regarder le nombril ou englué dans ses problèmes et a l’air de se demander pourquoi on l’embête tant à vouloir qu’il soit heureux et épanoui…

Les déjeuners de bureau… Choses vues.

Il est une épreuve particulièrement éprouvante lorsqu’on arrive dans une société, c’est celle du déjeuner de bureau.
C’est comme un bizutage. Rater cette épreuve implique d’être jugé indigne de donner tout notre énergie vitale à des tâches aussi glorieuses que classer des documents ou faire des photocopies avec LA photocopieuse de la société.

Nous sommes sensés être une grande équipe soudée et conviviale qui vient sur son lieu de travail, non pas pour gagner à la sueur de son front les quelques sous nous assurant le manger et un toit, mais pour nous épanouir et trouver notre équilibre optimum.
Il ne viendrait à l’idée de personne que, si l’on n’a pas d’acrimonie particulière envers nos compagnons d’infortune, cela ne nous fait pas particulièrement plaisir de nous les taper, en plus des 8 heures obligatoires, pendant la pause-déjeuner !
Certains, oui, on est assez copains. Mais tous ! C’est quasiment mission impossible… Il faut être raisonnable !

Tout d’abord, il s’agit d’être enthousiaste pour cette si sympathique petite réunion. En général, le restaurant est choisi par le Gentil organisateur. Puis, tous les Gentils Membres sont conviés à la cérémonie et pas question de manifester une once de doute ou d’hésitation… Quel plaisir de manger ensemble et de parler de boulot alors que justement on pourrait penser à autre chose !
Puis il y a le menu. Ceux qui mangent bien et veulent des plats gastronomiques, ceux qui font le régime, ceux qui veulent du vin (c’est la fête quand même !), ceux qui sont incapables de travailler avec un peu d’alcool dans le sang mais qui n’osent pas refuser et qui voient venir avec horreur une après midi avec la tête lourde et la bouche pâteuse, ceux qui veulent un dessert, ceux qui n’en veulent pas mais vont lorgner le dessert dans l’assiette à côté…
Le pompon est sans doute à la poupée Barbie de service qui se croit suprêmement intelligente parce qu’elle a un cul potable et des mèches blondes autour d’un visage qui a encore la beauté de la jeunesse. Celle-ci parle fort, donne son avis sur tout (en général un avis particulièrement stupide du genre le fromage de chèvre sent le roquefort ou le vin a un goût d’eau alors qu’il est simplement subtil…) et laisse les 3/4 des plats dans son assiette pour ne pas grossir.
Et puis il y a les potins. Ah ! nous y voilà. Comme fatalement il y a toujours des absents, des gens qui ont quitté la société, des gens qui sont en congé ou en déplacement, on peut s’en donner à cœur joie pour déblatérer et mettre sur le tapis des « histoires » sur les dits absents qui glissent bien vite vers le graveleux.
On finit, au café par se demander si une telle suce bien ou indiquer qu’untel est impuissant…
Un vrai plaisir, je vous dis…
Il ya aussi quelques règlements de comptes faits avec un sourire hypocrite. On peut enfin régler quelques comptes et on ne va pas s’en priver, picrate aidant on se lâche un peu. La ou le mis en cause, ne lâche pas son sourire de commande mais s’en prend tellement plein les dents qu’il se met à rire un peu trop fort.
Voilà. Maintenant, tout le restaurant est au courant et on est aussi bien élevés qu’un troupeau de beaufs français en vacances à l’étranger.
Là où j’ai failli m’étrangler de rire avec mon verre d’eau, c’est lorsque la Barbie susdite a déclaré, l’air parfaitement convaincu qu’elle avait horreur de l’hypocrisie alors que je l’ai vue presque en permanence faire montre de cette magnifique qualité dans l’exercice de ses devoirs professionnels.

1...2425262728

Commentaires récents

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne
  • Album : New york
    <b>rue1.jpg</b> <br />
Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par Agnès Falabrègues et plus de 40 millions de professionnels

Laisse moi mettre des poème... |
Le Dragon de la Rivière |
Tisseurs de Mondes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Nothing to Say
| Au delà des apparences...
| Les Aixclats du coeur