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Sagesse amérindienne

(extrait du livre de Dhyani Ywahoo)

  1. « Ne dis que la vérité.
  2. Ne parle que des bonnes qualités des autres.
  3. Sois un confident et ne répands aucune rumeur.
  4. Ecarte le voile de la colère pour libérer la beauté intérieure de chacun.
  5. Ne gaspille pas ce qui t’est donné, et tu ne seras pas dans le besoin.
  6. Honore la lumière en chacun. Ne fais pas de comparaisons: considère chaque chose pour ce qu’elle est.
  7. Respecte toute vie; dégage ton coeur de l’ignorance.
  8. Ne tue pas et ne nourris pas de pensées coléreuses qui tuent la paix comme une flèche.
  9. Agis maintenant; si tu vois ce qu’il faut faire, fais le. »

Et je pourrais ajouter:

Ne cherche pas à être quelqu’un. Sois, tout simplement.

Chacun est parfait tel qu’il est, avec tous ses défauts qui ne sont que la face sombre de ses qualités.

Accepter d’autre parce qu’il est lui, autre que soi, différent et donc enrichissant, et non parce qu’il correspond à soi, à l’image miroir que l’on voudrait avoir de soi, à ce qu’on voudrait qu’il soit pour nous plaire, nous correspondre, être même que soi…

Vouloir réduire l’autre à ce que l’on voudrait être soi, est destructeur pour chacun.

S’émerveiller de l’autre tel qu’il est, s’émerveiller de soi tel que nous sommes, est la voie juste d’une relation humaine.

Ma vie rêvée

Elle (là c’est de moi que je parle. Au futur. Bon, ça c’est ok ?) monte les escaliers de cet immeuble cossu de Paris.

Cela sent l’encaustique que madame Michu, la concierge transexuelle qui a remplacé madame Ramirez il y a 3 ans et qui ressemble bien plus au cliché habituel de la concierge parisienne, avec ses chaussons défraîchis, son tablier à large poche ventrale sur sa robe à fleur enlaçant un embonpoint qui signe une légère propension à abuser des douceurs et sucreries, que la fine et élégante madame Ramirez, partie sous d’autres cieux, son doctorat de linguistique en poche, Bref, donc, cela sent l’encaustique que madame Michu  s’applique à mettre sur la rampe et autres parties boisées « pour que tout brille ».

L ‘épais tapis sur lequel s’épanouit des arabesques rouges et mordorées comme un bouquet de fleurs d’automne  étouffe le bruit de ses talons et amortit ses pas. Aujourd’hui, elle ne prend pas le vieil ascenceur en forme d’entrée de métro, elle monte chez elle à pied. Elle prend plaisir à se sentir chez elle dans ce bel escalier lumineux et calme qui contraste agréablement avec les bruits de la ville.

Un grand panier autour de son avant bras nu (elle revient du marché), quelques tiges d’arum enveloppées d’un bruissant papier brun à la main, elle grimpe, comme une jeune fille vers son appartement.

La clé. La porte s’ouvre. L’entrée. Elle pose son cabas sur le plancher, file mettre les fleurs dans un vase dans la cuisine, dispose le bouquet sur sa cheminée et balançant ses chaussures d’un léger coup de pied sur le tapis, elle se love dans le grand canapé d’angle qui lui fait face pour commencer le livre qu’elle a trouvé tout à l’heure à la librairie du coin (une des rares qui résistent encore à la grande distribution amazonniesque).

Un thé délicat dans un mug coloré viendra compléter le tableau.

Il fait clair, de grands pans de ciel bleu (oui, il y a du ciel bleu à Paris) éclabousse la fenêtre, et des toits gris ponctués de cheminées en brique laissent imaginer mille et une histoires sous leurs pentes douces.

Elle sourit. Tout à l’heure, elle ira à son cabinet, écouter des histoires de vies, tristes, dures, tendres, drôles, avec toutes les palettes de l’humanité dedans. Tout à l’heure, elle se mettra à son bureau pour écrire d’une jolie plume des histoires gaies, tristes, émouvantes, pleines de vie et d’humour. Tout à l’heure, elle fera un gâteau au chocolat pour parfumer la maison et un plein panier de frites parce que c’est ce que préfèrent ses enfants…

Elle sourit, pense à ces papiers plein d’embrouilles et à ces difficultés qui font que la vie est ce qu’elle est, et se dit que bah! ce n’est pas si grave.

Elle est en vie. C’est l’essentiel.

En fermant les yeux, elle pense à ce grand mec qui lui avait dit, deux jours avant de mourir, « Tu sais, il faut profiter de chaque jour comme un cadeau. Le reste, n’y pense pas. De toute façon, tu n’y peux rien. » Quel beau cadeau il lui avait fait. Elle sourit et lui envoie, où qu’il soit, une douce pensée, pleine de rires et de tendresse.

Elle sourit et pense à cet autre homme qui hante son ceour mais qui n’est pas à ses côtés. Elle ne l’oublie pas.
Elle sourit et accueille celui qui partage sa vie, ses éclats de rires et ses colères, sa cuisine et sa salle de bain. Un homme bien.

Elle a de la chance.

Ce qui est sympa chez les philosophes, c’est qu’il pensent…

Bon, OK, pas tous et pas toujours. Mais dans notre monde de la rapidité, du prêt à consommer et du prêt à penser, c’est assez rafraichissant.

La pensée n’est pas un truc rentable. Cela prend du temps, cela n’est pas scientifique et cela risque de bousculer l’ordre établi. Ouhhh vilaine ! La pensée, dans notre monde organisé selon les plans binaires de la rationalité scientifique (mesurable et reproductible, vrai/faux, bon/mauvais) est trop libre pour avoir droit de cité. seul l’expert qui sait, qui s’appuie sur des preuves « scientifiques » donc irréfutables car appuyées sur des protocoles et des batteries de chiffres et de calculs compliqués, a le droit de s’exprimer. Il tient sa légitimité du nombre. Il a raison.

Ce qui est grand dans la science, c’est que cela nous dit la Vérité. Que cette vérité nous aide à vivre et à conduire notre avenir, ou pas, franchement, là n’est pas la question… C’est important parce que seule la science avance pour dire la Vérité.

J’ai écouté une émission à la radio qui parlait d’une expérience « scientifique » avec des moyens, du temps et des tas de scientifiques, reprise par d’autres scientifiques avec du temps et des moyens, pour mettre en évidence que les chiens battent la queue à droite s’ils sont contents et à gauche s’ils sont pas contents. (ou l’inverse, je ne sais plus trop). C’est en effet fondamental pour l’humanité de savoir cela. Un grand pas est fait pour nous tous, en ces temps de risques écologiques majeurs, de misère et de guerre pour la moitié de la population mondiale  ! Essentiel que dis-je, prioritaire…

Du coup, j’ai regardé ma chienne avec un autre oeil.

Et là, j’ai été très désapointée.

Des gens très savants dépensent de l’énergie, du temps et de l’argent à étudier les battements de la queue des chiens, et ma chienne n’en tient manifestement pas compte ! A quoi ca sert qu’ils se décarcassent et que la science nous illumine de son savoir ??? hein ???

Elle bat de la queue soit symétriquement, soit n’importe comment.

Un instant je me suis demandée si elle n’était pas un extraterrestre déguisée comme dans Men in Black, et que j’allais bientôt avoir un reptile gluant et pas ragoutant dans mon salon (Dieu merci elle est castrée, je n’aurais pas de petits !).

 Ou bien elle ne fait aucun effort… Franchement !

Alors, j’ai changé de station à la recherche d’un philosophe. J’avais envie d’entendre quelqu’un penser. pour faire rebondir mes idées sur les siennes, pour le seul plaisir de jouer et de regarder en souriant l’éclosion de nouvelles idées comme on regarde des bulles dans le champagne.

Des idées pas « scientifiques », pas prouvées, pas plus légitime que de la légitimité d’être nées dans un cerveau humain, libres d’inventer de créer la réalité pour réenchanter le monde !

D’imaginer d’autres possibles que la simple répétition de ce qui est enfermé dans des lignes de chiffres, mesuré et stérilisé, redite du passé solidifié dans des études d’ experts.

 

 

Ode à la vie

une tourterelle s’est posée dans le jardin…

Combien de temps nous reste t’il à vivre ? 30 ans? 2 jours? Nous ne pouvons que poser des conjectures vaines.

La vie est si fragile. Si belle aussi de cette fragilité. La goûter telle qu’elle est et apprécier chaque instant, non pas parce qu’il est bon ou mauvais mais parce que le fait même de pouvoir l’apprécier veut dire que nous avons la chance d’être vivants, simplement.

La mort est l’aboutissement de la vie. Basculement vers l’étrange et l’inconnu. Passer à une vie à une autre. Vivre autrement, sans corps, sans nos repère habituels. Mais la mort n’est pas la non-vie. C’est une idée insupportable.

La mort fait partie de la vie même. C’est une autre manière de vivre… Même si je me trompe et que le mort est l’anéantissement, qu’est ce que je risque à croire le contraire ? Rien si ce n’est de pouvoir profiter de la vie qui s’offre, sans crainte.

C’est plus confortable…

Et j’avoue que je préfère vivre dans ce confort là que dans l’angoisse…

Alors le choix est vite fait…

Vivre intensément ce que la vie nous offre, sans réclamer plus, sans le négliger en ne s’y autorisant pas, en reculant le « vivre » à plus tard…

La tourterelle s’est envolée. Elle était belle sur le ciel bleu si pur de ma Provence…

Cher Thierry Izac

Tu as laché prise hier.

Le cancer qui rongeait ta poitrine et t’empêchait de respirer t’a interdit de vivre.

Et tu as accepté ce que tu ne pouvais pas contrôler. Tu as eu raison, tu as agi en sage, en homme libre, prenant la meilleure décision possible pour toi.

Mais nous, nous avons pris la violence de cet arrachement en pleine figure. Cela a été si rapide ! Tu nous donnais l’impression de pouvoir gérer la bête immonde encore un peu et nous espérions que cela serait possible. Ce fut dur d’accepter de ne plus jamais te voir, ne plus t’entendre, ne plus rire et discuter avec toi… C’est encore terriblement insupportable. Tu avais acquis une philosophie de la vie qui nous apaisait et nous faisait du bien… et puis, pfft, tu as disparu comme le génie des contes, nous laissant abandonnés et nous sentant trahis. Pas par toi, mais par la vie. celle qui organise les rencontres pour ensuite détruire les rèves d’amitié et d’échanges qu’elle avait fait naître.

Tu es tranquille maintenant, mais nous, nous nous sentons stupides. Stupides d’avoir cru que nous avions le pouvoir de te retenir, stupide de croire que nous avions le temps, stupide d’avoir faire des rêves de futur, aussi modestes étaient ils…

Mais je veux croire que cette histoire, si brève et si intense, ne va pas finir comme ça, si bêtement. C’est peut être la loi des arcs en ciel. Il apparaissent comme un cadeau pour s’évanouir si vite, si vite… il en reste cependant toujours quelque chose dans l’âme…

Je veux croire que quelque part tu seras près de moi comme un grand frère qui saura me protéger et me guider. Tu en savais tellement plus que moi sur la vie et ses chausses-trappes. Et il y avait tellement de tendresse et de respect dans tes mots et des messages… tellement de confiance…

Cela me manque terriblement.

C’est sans doute mieux ainsi parce que c’est ainsi et que cela ne peut pas être autrement.

Mais aide moi à me consoler et à sourire à la vie malgré ton absence.

Il y a tellement d’amour dans cette amitié… La mort ne peut pas tout détruire…

Je t’embrasse tendrement

Agnès

Voyage au centre de la terre… ou presque

Jules Vernes voudra bien me pardonner, mais mon épopée de ce soir vaut bien le rapt que je me permets de faire de son titre.

Partie de République à 10h et quelques, je comptais bien rejoindre mes pénates et accessoirement mes enfants pour une bonne nuit réparatrice en vue de l’important exposé que j’ai à présenter demain matin.

C’est vrai que la première péripétie m’est imputable. La tête ailleurs (oui, j’avoue, j’ai souvent la tête ailleurs que dans le prosaïque du quotidien… ce doit être ma nature poète… hum hum… bon…), j’ai pris mon métro à l’envers.

Non, pas en faisant le poirier, je n’ai plus l’âge de ces facéties, mais je suis partie dans la mauvaise direction.

Pour m’en rendre compte au bout de 5 stations… quand même !!!

En parisienne avisée, je râle in petto sur mon côté tête en l’air et également sur la fâcheuse tendance du métro à aller là où je n’ai rien à faire (oui, je suis de très mauvaise foi… comme la plupart des parisiens des transports en communs…) et, bon, je prends benoitement le métro dans l’autre sens.

Tout se passe bien en quelques stations et puis… boum crac. L’incident technique !

Le bon vieux incident technique du métro ! Annoncé par une voix d’hôtesse irrésistible qui vous dit très poliment d’aller vous faire voir ailleurs, et en particulier dans les correspondances. Or, de correspondance, point. A Château d’eau, la seule correspondance, c’est l’autre direction. Celle que j’avais pris par erreur (vous vous souvenez ? faut suivre…)

Bon, alors, je reste zen et je me poste sur le quai en face du train arrêté car « incident technique ».

Et je le vois tranquillement repartir alors que le mien de train, enfin, celui que je suis censée prendre n’apparait pas plus que les cavaliers à soeur Anne du haut du château de Barbe bleue…

Après une respiration avec le ventre comme les meilleurs yogis et quelques shakras à dénouer, je reste calme et confiante… Mon train ne va pas tarder, me permettant de continuer mon voyage…

Ben non, un deuxième, puis un troisième train en face passent devant mon nez, sans que le mien apparaisse…

Bon, je vous la fait courte…

J’ai finalement craqué pour prendre le train en face (le 4eme) pendant que celui que j’attendais arrivais en gare…

Mais bon.

Résultat, il est minuit et je viens de rentrer. Epuisée et stressée… Ce qui augure mal de ma future prestation demain matin… Si j’arrive à me réveiller…

J’aime la RATP et ses aventures merveilleuses dignes des meilleurs récits d’aventure ! C’était presque de l’Indiana Jones !

Lui…

Voilà.

Je n’ai pas fait exprès. Il est arrivé dans ma vie alors que cet autre homme que j’aimais, que j’aime peut être encore, me gardait à distance et me fuyait.

J’avais mal de cette mise à l’écart,  de cette fuite devant moi, de ce refus de ce que je lui offrais. Je me sentais minable et sans intérêt pour qu’il me traite ainsi. Je n’avais pas le droit de l’aimer, il refusait de m’aimer.

Et puis lui…

Lui, il m’a écoutée, il m’a regardée comme quelqu’un de merveilleux, il m’a rendu mon pauvre sourire, il m’a fait rire, il m’a pris la main et l’a serrée avec tendresse. Il m’a dit qu’il me voulait heureuse…

Un jour, il m’a embrassée et m’a demandé l’autorisation de me caresser avec douceur et respect.

Je me suis vue belle et aimée dans ses yeux…

J’ai fermé les miens et je me suis laissée faire…

J’ai cru que cela n’avait pas de conséquence. Que je pouvais prendre cette douceur et me reposer dans ses bras de la dureté de ma vie.

Et puis, je l’ai pris moi aussi dans mes bras, je l’ai regardé.

Et ce que j’ai vu m’a plu. Trop peut être.

Je me sentais étrangement bien, étrangement moi même, joyeuse et légère, avec lui.

Me venait de l’énergie, des désirs et des envies. La vie, qui s’étais arrêtée, se remettait à couler dans mes veines… parfois comme un torrent de montagne, parfois comme une fontaine claire et bruissante…

J’ai eu envie de créer, de réussir et de vivre, grâce à lui.

J’ai eu envie de le connaître, de marcher à son pas, de le désirer, tout le temps, tout le temps…

Et je ne sais pas s’il m’aimera assez …

Le jazz joue doucement ses notes étrange dans ma maison… quelques larmes coulent sur mes joues…

Je suis seule. Avec mon clavier et mes pauvres mots.

Je suis triste, mon coeur est lourd… mais c’est malgré tout très doux. C’est tendre et un peu écoeurant comme une sucrerie, c’est beau comme une bulle de savon irisée qui tremble un peu et éclate en gouttelettes odorantes, c’est fragile et émouvant comme la vie.

Les notes du piano jouent sur mon coeur une balade mélancolique. Je pleure mais je vis. Et lui, mérite t’il tout cela?… pirouette de la vie qui nous secoue. Acceptation profonde de ce qui est, quelque soit demain, aujourd’hui je m’enveloppe dans les replis de mes rêves et je me sens vivante. C’est comme ça…

Je ne l’ai pas fait exprès. C’est né en moi peu à peu lors de nos échanges, sans que nous nous en rendions compte. La plante a germé, a grandi et sa fleur s’est lentement épanouie dans nos coeurs. J’aimerais qu’elle porte du fruit. C’est si beau, cela. C’est le sens même de la vie.

Je me sens un peu idiote d’écrire tout cela. Je me sens idiote de ne rien avoir vu venir. Prisonnière de ses yeux et de ses mains sur moi…

Citation

« La créativité ne s’épuise pas. Plus vous en faites usage, plus vous en avez »

Maya Angelou, 85 ans, écrivain et poète.

Il serait peut être temps de faire confiance en ma propre créativité. Bien sûr, pour l’instant, c’est assez problématique à cause de toutes les charges « raisonnables » et dans les normes que je dois accomplir. Etre une femme pour moi, se décline aujourd’hui dans la version stéréotypée de la mère et de la divorcée dépendante. Trouver le temps pour être disponible pour mes enfants tout en réussissant des études et un projet de carrière ne me donne pas le temps de la rêverie propre à la maturation de mes projets littéraires. Courir après un budget qui s’épuise dès le début du mois, vivre sans réelle intimité car nous sommes dans une trop petit appartement ne me permet pas non plus l’esprit tranquille propre à la création. Le réel pèse de toute sa force écrasante sur ma vie.

Mais les temps changent et je me jure de ne plus renoncer à ma fantaisie et à ma créativité pour rendre ma vie et celle de mes enfants plus jolie. Tant pis si mes créations sont minables et de peu de valeur. A la hauteur du peu de temps et de moyens dont je dispose. Elles auront le mérite d’exister et de me rendre un peu ma vie à moi…

J’espère, d’ici 85 ans, devenir moi aussi écrivain et poète pour de vrai…

Ces hommes qui ne sont pas libres…

Tu veux m’aider, mais je n’ai pas besoin d’un homme qui me rendes simplement des services. Aussi grands soient ils… et m’exclut de sa vie.
Je n’ai pas besoin de bavarder des heures au téléphone parce que c’est le seul moyen de se parler,
Je n’ai pas besoin de quelqu’un qui agira à ma place ou qui me dira quoi faire. Je sais trouver mes propres solutions.
Je n’ai pas besoin d’être dans l’attente de te voir et de souffrir de ton absence.
Je n’ai pas besoin de savoir que ta vie est ailleurs et que je ne peux en recevoir que les miettes…
J’ai besoin d’un homme qui m’aime et qui se donne les moyens de mettre en actes cet amour;
J’ai besoin d’un homme capable de s’investir dans ma vie. Au quotidien.
J’ai besoin d’un homme qui sera présent autrement qu’au téléphone (ou par mail)
Quand un de mes enfants est agressif car en mal être, j’ai besoin d’un homme pour me prendre dans ses bras et me donner la force de tenir mon rôle de parent… Et dans ce cas, toi, tu es où ?
Quand je dois faire ma déclaration d’impôts et que je n’y comprends rien… Tu es où?
Quand je suis fatiguée le soir, vers 19 h et que les enfants réclament leur diner alors que j’ai la tête qui tourne d’épuisement et ne suis capable de rien, tu es où?
Quand j’ai besoin de travailler et d’être au calme, pour gérer les enfants, tu es où?
Quand j’ai envie de faire l’amour et d’être caressée tendrement, tu es où?
Quand je dois prendre une décision difficile et que j’ai besoin d’échanger pour agir, tu es où?
Quand je n’ai pas le moral chaque matin, et que j’ai besoin d’un regard aimant pour m’encourager et me motiver, tu es où?
Quand je me couche le soir, pour me souhaiter bonne nuit dans un baiser et réchauffer mon lit et mon coeur, tu es où?
Quand je dois trouver un moyen de réparer et de valoriser ma maison pour la vendre au mieux (alors que la suite de ma vie en dépend), tu es où?
Quand j’ai froid dans le coeur et que j’ai besoin de tes bras autour de moi, tu es où?
Quand j’ai besoin de partager les frais de la vie courante pour pouvoir aller au bout de mes projets, tu es où?
Quand j’ai envie de te sourire et de te voir me sourire, puisant dans ton sourire l’énergie à ma vie, tu es où?
Quand j’ai envie de rire avec toi, tu es où?
Quand je dois trouver le courage d’avancer chaque jour, tu es où?
Quand les enfants veulent jouer avec moi alors que je n’ai pas le temps à cause de tout ce que j’ai à faire (et que je n’arrives pas à faire), tu es où?
Quand j’ai envie de te voir heureux et de me dire que j’y suis pour quelque chose, tu es où?
Pour me défendre et me protéger, tu es où?
Pour passer un week-end tranquille et reposant dans le plaisir d’être ensemble, tu es où?
Quand je dois résister à la méchanceté du monde et de mon ex, tu es où?
Loin de moi, avec une autre à qui tu as donné des droits sur ta vie ou bien, loin de moi, avec une autre priorité qui me fait passer au second plan.
C’est vrai, moi, j’ai envie que l’homme que j’aime soit libre.  Attaché ni à elle, ni à moi, ni à tes peurs.
Pour que notre relation soit gratuite et puisse s’épanouir sans être coincées dans des droits et de devoirs qui créent, non pas de l’amour mais un petit commerce misérable où on s’est vendu, où on possède l’autre, où on le traite comme un objet avec un service après vente . Je ne cois pas au couple qui vit sur des rapports de pouvoirs. Je ne veux ni être dominée, dépendante de toi, ni te dominer et contrôler ta vie.
Parce que je crois profondément  que l’amour n’est vrai que s’il est libre. L’engagement dans une relation doit se renouveler chaque matin.
C’est cela qui crée sa force, non pas les prisons d’une parole donnée une fois et qui n’est souvent qu’un mensonge.
On ne peut décider d’aimer, on ne peut obliger personne à aimer, on ne peut se forcer à aimer. L’amour est forcément un don gratuit renouvelable chaque seconde.
Tu m’as dit que tu avais très envie de me voir m’épanouir et être heureuse.
Comment te croire si je te vois faire l’inverse ?
Tant pis. Ce n’est pas grave.
Je n’ai aucun droit à réclamer une chose que tu devrais simplement avoir envie de me donner comme une évidence.
J’ai mal de m’être trompée et d’avoir cru que c’était possible.
Je vous embrasse… vous ces hommes que j’aime bêtement et qui ne sont pas libres…

Attentat à Boston…

De nouveau des images d’horreur, comme dans un mauvais jeu de guerre sur internet. Sauf que là, c’est malheureusement vrai. Le sang répandu est du vrai sang humain…

Attentat à Boston. J’ai découvert ces images choquantes dans le métro, en première page du Monde, dans le kiosque de la presse. Voilà. La violence a gagné. Et une autre violence va s’en suivre, dédouanée par la légitime défense. Elle va s’abattre, sans vraiment de discernement, pour trouver des responsables, des coupables, des gens qui n’ont pas la bonne couleur de peau ou la bonne nationalité ou religion, à défaut de réfléchir sur le sens de toute cela.

Avez vous vu le film The Visitor, sorti en 2008?

Je vous le conseille.

J’ai été désolée et profondément blessée de cette violence gratuite, immonde, qui s’étalait sur la page du quotidien, dans cette station de métro parisien. Une violence qui n’a aucune légitimité si ce n’est de servir les tristes intérêts d’un pouvoir sans justice sous des prétextes divers (la religion, la nation, la liberté d’avoir une arme…).

Désolée de cette souffrance et de ce sang qui éclabousse les Etats Unis…

En même temps… un pays qui bafoue si ouvertement les droits humains au bénéfice de l’argent, qui se moque du respect de la dignité humaine chez une partie importante de sa propre population et plus encore dans le reste du monde, devrait, à partir de cet évènement dramatique prendre conscience de ses erreurs et s’attacher à changer. Dans son propre intérêt. Rien ne pourra le protéger d’une déferlante encore plus dramatique de violence si ce n’est un changement radical dans ses priorités: respecter le monde, les êtres humains et la nature au lieu de ne respecter que l’argent et la finance.

Se tourner vers l’Etre au lieu de vénérer l’Avoir.

Le grand drame de notre siècle est hélas en marche car ils ne sont (et nous ne sommes) pas prêts à entendre la peur et l’humiliation qu’il y a derrière cette violence. Peur et humiliation qui vont être accentuées et rendues explosives par des mesures sécuritaires et répressives, au lieu de les désamorcer en les prenant en considération.

Aucune frontière, aucune CIA, aucune police, aucune armée ne les protégera des conséquences folles de la pauvreté et de la misère qu’ils ont créé dans le monde et chez eux-mêmes…

Ce soir est bien triste…

 

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