Archives pour août 2023

ILEKTAN , « les branches… » en touareg

Ce soir, Moncontour, bar.

Les gens parlent fort, rient aux éclats, tanguent un peu, renversent leurs bières, brassent de l’air et s’intéressent surtout à leur petit nombril… ça gueule, ça fait les cons, ça frime.

Quelques uns, quelques unes écoutent. Peu nombreux.

Sur la scène, trois gars.

Un touareg, un cubain (mais je ne suis pas sûre d’avoir bien compris avec le brouhaha ambiant) et un algérien aux percussions.

Et une musique.

Une musique qui parle du vent dans le désert, des yeux noirs des filles, et des sourires des garçons qui les regardent.

Qui parle des étoiles et des tentes, de liberté, de beauté, et de sable.

De pâturages, de puits d’eau fraiche, de chèvres malignes et de fleurs sur un tapis ou une oasis.

De passion, de souffrance et d’amour

De choses à la fois très étrangères dans ce petit village de Bretagne et universelles…

C’était magnifique.

Et pitoyable de voir ce public qui, au mieux se trémoussait, au pire regardait ailleurs et à qui ont aurait pu envoyer n’importe quelle tube de boum boum, pour le même résultat. Bourrés, irrespectueux, imperméables à ce qui n’était pas leur petite vie dans leur petit pays qui se prend encore pour quelqu’un de supérieur et se croit encore riche.

J’ai eu honte. Honte de cette incompréhension, de cette petitesse, et de ce côté minable de mon pays.

Ce soir j’avais devant moi l’illustration de l’Histoire du monde en ce moment.

La jeunesse, le talent, la musique, la créativité d’un côté, une Afrique et une Amérique latine qui prend conscience de sa force et de ses richesses.

La peur du déclassement, la bêtise de celui qui croit tout savoir, le désespoir de celui qui ne réalise rien dans sa vie et n’est plus que l’esclave de la télé et de la violence. Alors, ils boivent, se raccrochent aux branches cassées de leur splendeur passée.

Et sont sourds.

Tant pis. L’avenir du monde est au Sud. Cette soirée, cela m’a semblé tellement vrai.

Et longue vie au groupe Ilektan! Ils créent avec leur musique ce dont le monde a tellement besoin :  l’émerveillement du monde

J’ai du partir car je devais suivre ceux qui m’avaient emmené en voiture. Je l’ai regretté. Malgré le bruit parasite, j’aurais bien écouté jusqu’au bout… J’espère une autre fois.

https://www.youtube.com/watch?v=hUCEgFpXDtI


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