Humeur du jour

Oui, notre monde est en roue libre…
Le monde de « la vie liquide » de Zigmunt Baumann, sans repère, sans sens et en perpétuel mouvement dans une perpétuelle accélération… avec un narratif déconnecté utilisant un langage inversé. Le signifiant et le signifié (révisez vos psychanalystes) est délié, voire inversé.
C’est ce monde fantasmé, fictif, ce qu’ils veulent nous faire prendre pour le réel.
Ils sont dans le fantasme.
Ce sont de grand malades.
Il ne faut pas les croire.
Or, le réel, c’est ce que nous faisons ensemble, avec nos divers talents, les trucs concrets que l’on peut toucher, le solide. Le réel, c’est les limites et la résistance du concret, du monde. Le réel, c’est la terre qui salit les bottes, c’est la pluie qui mouille les moumoutes, c’est le béton qui s’écroule parce que le sable était salé, c’est la souffrance des gens qu’on empêche de travailler et de vivre.
 Le réel, ce sont les gens qui ont formé les gilets jaunes et construits de vraies amitiés, solides. Le réel, c’est le pain qui sent bon le matin chez le boulanger et dont la croute dorée craque sous la dent. Le réel, c’est mes copains qui vont m’aider à monter ma bibliothèque, le réel, c’est un truc qu’ils ne connaissent pas, eux, obsédés par leur fric sur un écran, et coincés dans leur langage subverti…
Le réel, c’est aimer, se sourire, donner un coup de main, tendre la main et partager ce que l’on a. Pour ces gestes, on n’a pas besoin de gaz, de pétrole, de supermarchés et de croissance.
Alors, si, un peu.
Mais on peut s’organiser pour être malins et se contenter du peu qu’ils nous laissent et vivre bien. J’imagine délaisser la télé et aller faire des soirées festives chez celui qui peut se chauffer un peu mieux (comme pendant des siècles)pour partager la chaleur du poêle, du chauffage central, et de l’humanité. On y perd ? Partager une voiture (ou un vélo avec une carriole) pour aller faire les courses et profiter des promos en se partageant les lots de 10 boites de sardines. Investir en campagne pour un mulet-carriole communal à la disposition de chacun. Arroser les plantes de la voisine qui gardera votre chat (ou pas). S’entraider gratuitement, pour le plaisir. Raconter des histoires drôles et faire sourire les petits à la sortie de l’école, même si c’est des histoires de Toto. Faire le zouave et faire rigoler Mémé que l’on a sortie de son EHPAD pour la journée, même si elle bave un peu… Écouter ses souvenirs et lui prendre la main. Tenter des recettes bizarres avec des plantes sauvages (gaffe quand même aux plantes toxiques). C’est plein de trucs vivants qu’ils ne connaissent pas. Le réel les emmerde.
Relever le gant !
C’est une occasion unique de faire des trucs, d’inventer et de se sentir vivant et libre parce qu’on fait ce qu’on a décidé de faire.
Je suis profondément optimiste, parce que, dans l’histoire de l’humanité, même lorsqu’ils étaient dans la pire merde, !es hommes ont toujours réussi à s’en sortir grâce à leur solidarité, leur cœur et leur intelligence.
Eux, ils n’ont aucune des trois.
Ils se combattent entre eux (la vieille droite patrimoniale contre les jeunes cons numériques, les financiers contre les entreprises, Papi Scwab contre tout le monde, tout en les manipulant à tour de rôle…) même s’ils font des alliances de circonstances, prêts à se tirer dans le dos, se trahir dès que leurs intérêts divergent.
Donc, la solidarité, ils  ne connaissent pas. Ils ne connaissent que la caste qui ne tient que parce qu’elle est en guerre contre les pauvres, une alliance de combat bien fragile.
Le cœur, et l’intelligence on n’en parle même pas. Ils n’en ont pas. C’est le règne des médiocres et des crétins, des monstres froids sans âme, qui ne savent que manipuler. Ils sont dans le mensonge, le fantasme, le narratif d’ingénierie sociale qui subvertit le langage et détruit, si on l’écoute, si on y croit.
Leur faille, c’est ce « si ».
Ils sont fragiles face à la vérité, au réel, au raisonnement et à l’amitié. (et à l’Art).
Donc, il n’y a aucune raison d’avoir peur.
Ils font juste semblant d’être tout-puissants. Mais l’essentiel leur échappe si on refuse d’avoir peur.
La peur inhibe ou fait faire des connerie. Elle bloque le raisonnement.
Il y a des raisons d’être en colère.
La colère est une force de vie qui nous permet de voir là où nous devons mettre des limites. Et si on ne pose pas les limites nécessaires pour récupérer notre capacité de vivre libre (en croyant que c’est impossible), on retourne cette colère contre nous-mêmes. On se sent impuissants et on tombe dans le deuil de soi-même: la dépression.
Et il y a des raisons d’être triste.
On se retrouve tout seul car incapable de se relier.
« A quoi bon lutter? Ils sont tout-puissants… » « A quoi bon se relier ? L’autre est dangereux, inculte, soumis, complotiste, macroniste, stupide, trop loin, irréel, caché derrière un pseudo, terrorisé, terrorisant … (rayer les mentions inutiles selon les cas) ».
En validant leur puissance et notre impuissance, on perd le sens de notre vie, nos repères, nos liens et notre place dans le monde. A quoi bon?
Ils nous tiennent par la peur, la colère et la dépression.
On ne réfléchit plus, on culpabilise de colère, on n’ose plus rien faire… On s’autodétruit.
On subit
Et on meurt. Burn out.
Bon, maintenant, on fait quoi?
Tu fais ta maligne, Agnès, mais le constat, on l’a déjà fait. Et alors ?
On fait comme on a toujours fait quand on était dans la merde. Au mésolithique (plus rien à bouffer) lors des invasions barbares (plus de cité, plus de repères), de la grande peste (tout le monde crève), des guerres diverses et variées… On invente un autre monde. On crée. On se bouge le cul, ensemble.
Leur faille, c’est ce « si ».
Ils sont fragiles face à la vérité, au réel, au raisonnement et à l’amitié. (et à l’Art).
Donc, on respecte le réel, nos limites et les autres.
On réfléchit à des trucs utilisant ce que l’on a pour créer une vie « bonne » (j’entends par vie bonne: manger, boire et respirer, être en bonne santé, travailler en se sentant reconnu et utile, se reposer en sécurité dans un chez soi, rigoler avec les autres, prendre le temps d’être avec sa famille, ses amis, rencontrer les autres et s’enrichir de ce qu’ils sont, voyager, se sentir libre de faire et d’aller où on veut, apprendre, réaliser de belles choses, danser, partager et se dire merci…. c’est à dire, au niveau matériel: avoir un logement, de quoi se nourrir, se vêtir, et de quoi avoir des loisirs). Il y a des trucs qu’on peut faire tout seul (c’est notre responsabilité) comme avoir un travail qui nous rend heureux et nous rémunère, ou cultiver son jardin si on en a un, et d’autres qu’on doit faire ensemble parce que tout seul, on n’y arriverait pas.
On met la joie et le plaisir au centre de notre vie. On utilise l’humour et l’autodérision pour rester libres et dignes.
On dit NON quand il le faut (mais gentiment, sans se mettre en danger)
On écoute notre cœur et moins notre tête qui se laisse si facilement manipuler.
Et on les envoie gentiment se faire foutre…
De toute façon, je ne donne pas cher de leur monde numérique et de richous. Ils ont oublié que les ressources sont limitées (même pour eux) car ils ne sont pas des super héros de bande dessinée.
Ils ont 8 ans.
Vous auriez confiance, vous, dans des enfants perturbés de 8 ans pour gouverner le monde, vous ?
Moi non.
Ils croient nous détruire, ils sont en train de se détruire eux-mêmes.
Ce qui est triste, c’est qu’ils réussiront à détruire ceux qui les croient et leur font confiance.
Bisous

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