Hors de ma vue, Hommes mariés (mauvais plan)

Je ne comprends vraiment pas l’appétence de certaines femmes pour les hommes mariés.

Le goût du Challenge ? De se poser des défis (et plus c’est voué à l’échec, plus c’est passionnant, et valorisant d’essayer de gagner)?

La naïveté de croire que, avec elle, il va tout plaquer, tellement elle l’aime (et donc lui aussi, il l’aime tellement fort!) Ils s’aiment ! Et puis, »‘il est tellement malheureux avec sa femme qui ne le comprends pas, le pauvre, elle ne sait pas l’aimer, alors que moi, si »)

L’impression d’être exceptionnelle, différente et donc tellement plus intéressante que l’épouse légitime (et voir ci-dessus). Il se sacrifie, le pauvre chou, pour sa famille… alors qu’il s’y ennuie tellement…

Le goût du risque ? l’Adrénaline du fruit défendu ?

Ou une bonne grosse névrose qui vous met dans une situation impossible, carpette lamentable à la disposition de Monsieur, 24/24, 7/7, comme les stations services, et endossant, cerise sur le gâteau, le costume de la salope briseuse de ménage et de famille (avec les petits minois des enfants pleins de larmes et le chien qui hurle son désespoir) aux yeux du monde (et de l’épouse qui ne va pas se gêner pour vous insulter)?

Je me pose la question…

Qu’importe que le couple en question va mal, qu’ils ne communiquent plus, ne baisent plus depuis longtemps et que « sa femme le rend très malheureux »… C’est leur histoire et ils doivent le régler entre eux, sincèrement, avant d’aller voir ailleurs. Regarder en face leur couple et en tirer les conclusions qu’ils décident, cela les regarde, et pas vous ! Une tierce personne ne fait que brouiller la donne…

Qu’importe si le monsieur vous fait pitié (50% exagération, 50% pipeau) et qu’il vous fait vous sentir merveilleuse et héroïne d’une histoire romantique lorsqu’il vous dit à quel point il est « bien auprès de vous », que vous « lui redonnez goût à la vie », flattant bassement votre narcissisme blessé par des aventures ratées et moins héroïques… « Que ferais-je sans toi … »

Qu’importe si c’est un Dieu au lit, et qu’il n’y a « que vous qui lui fait cet effet là ». Et que les jours où il vient, vous vous réveillez le lendemain matin, épuisée et comblée par une nuit blanche d’exception… (qui justement ne restera qu’exceptionnelle dans votre vie… Pauvre bichon, il est tellement pris par son travail et sa famille…). C’est plus facile d’être au top une fois par semaine (mois) qu’au quotidien…

Qu’importe s’il vous fait le coup du « coup de foudre » mutuel auquel on ne peut résister, genre Roméo et Juliette… Rien ne dit que c’est vrai (le monsieur peut être un habitué des coups de foudre, et découvrir périodiquement la « femme de sa vie », j’ai connu), et généralement, le « coup de foudre » veut surtout dire coup d’envie d’une position horizontale le plus vite possible, en clair désir d’un « bon coup » (pas forcément de foudre)… Bon, oui, c’est vrai, cela peut exister. C’est rare, mais bon… Dans ce cas, attendez qu’il ait réglé TOUT SEUL son problème avec sa femme, avant de céder. S’il est sincère, il saura attendre. Sinon, il oubliera très vite son soi-disant « coup de foudre ».

C’est un mauvais plan

Un très mauvais plan

Pour le Monsieur, je ne sais pas.

Pour vous, certainement.

Je passe, bien évidemment, sur le fait qu’en premier lieu, faire à une femme ce que vous n’apprécieriez absolument pas qu’on vous fasse, va vous mettre dans une situation inconfortable et désagréable. D’autant plus que, si le Monsieur finit pas quitter sa femme pour vous, vous allez être dans l’angoisse perpétuelle qu’une autre femme, plus jeune, plus mince, plus jolie, plus riche, plus intelligente (rayez les mentions inutiles) vous fasse le même plan « maîtresse ». Il y a quand même des question à ce poser sur la moralité et les tendances à la tromperie du Monsieur lui même… A la base, c’est un mauvais plan.

Mais quel vécu minable et frustrant qu’une vie de « maîtresse » !

On y gagne quoi ?

Attendre les rares moments où Monsieur est disponible et ronger son frein en imaginant les week-ends, les vacances en famille, les petits déjeuners Ricoré, les anniversaires, les cadeaux, les voyages avec la légitime, alors qu’on est bêtement coincé dans son petit studio à regarder des séries en mangeant des chips et en commandant un Uber Eat pour 1?

On a envie d’un week end romantique en Normandie (un voyage aux Seychelles pour les plus richous) ? Monsieur peut pas « Tu comprends, ma femme… » On a envie d’un Noël ensemble ou un Premier de l’an festif avec lui ? Monsieur peut pas et on se retrouve seule au pire (la dinde toute seule ou les cotillons solo, c’est bouratif), avec des amis en couple qui vous ont pris en pitié au mieux (et qui vous fourgue Paul-de-la-compta-avec-ses-pellicules, lui aussi célibataire, qui vous regarde comme un chien son nonos toute la soirée… Non Paul, tu es gentil mais je rentre seule chez moi… Et on chiale sur son lit vide quand l’autre, le Monsieur, vous envoie un texto de bonne année avec des smiley, un « je m’embête sans toi » et qu’on découvre sur Instagram qu’il fait la fête comme jamais avec ses amis et sa femme)

Passer toujours, mais alors toujours, en 2eme, voire 3eme ou 4eme dans la vie du Monsieur? Après sa femme, sa famille, ses enfants, son boulot, et même éventuellement d’autres « maîtresses » occasionnelles.

Être humiliée en permanence parce qu’au bout d’un certain temps de relation suivie, on a vraiment l’impression de n’être pas assez bien pour que le Monsieur nous « officialise ». Ne jamais connaître ses amis, ses parents, sa famille, et même la tata un peu folle qui pique quand on l’embrasse à cause d’une magnifique moustache que les élégants de la Belle époque pourrait lui envier… Oui, même la tante, on aurait envie de la rencontrer…?

Ne jamais connaître la douceur du quotidien, la tendresse des jours qui passent, le bien être de pouvoir ne pas être au top, de ne plus avoir à séduire en permanence, de pouvoir avoir le nez qui coule et d’avoir quelqu’un qui va vous chercher les médicaments, la joie d’un petit déjeuner au lit le week-end comme un rituel d’amour, la sécurité de pouvoir se lover chaque soir contre le corps de l’homme qu’on aime…? Et même quelqu’un à qui raconter ses Etats d’âme de temps en temps et pour qui on compte, qui est là quand on rentre chez soi. Et qui vous fête votre anniversaire surprise avec tous vos amis et les siens…

Perdre la chance de rencontrer un homme libre qui serait heureux de vous faire rentrer dans sa vie, lui ?

Et tout ça pour quoi ? Quelques parties de papattes en l’air quand monsieur en a envie (mais pas quand nous on en a envie), un ou deux week-ends dans l’année si il arrive à bien mentir à sa femme (« c’est un séminaire, chérie, le patron exige que j’y suis »), et parfois, justement des week-ends de séminaires dans des novotels pourris, et quelques restaurants où il paye en liquide, ce qui fait chelou vis à vis du personnel qui se dit: « tiens, un couple illégitime… »

Beurk.

Pas pour moi.

Les hommes mariés qui me plaisent resteront à leur place de fantasme, et pas question que je m’en approche.

Les divorcés et les veufs, ça se discute. Parfois, certains sont mariés dans leur tête avec leur ex ou avec son fantôme, alors, il faudra qu’ils prouvent qu’ils sont disponible pour une autre histoire. Pour pouvoir s’engager. Construire ensemble, et accepter l’autre tel qu’il est, avec le pack complet. Pas juste une portion…

L’Amour, c’est être pleinement disponible pour l’autre, sans restriction. Dans les deux sens. On demande souvent aux femmes de l’être (et la maîtresse doit obéir au doigt et à l’œil, « Ma chérie, je me suis libérée ce soir, on baise ? » (bon je vais vite parce qu’en général il y a un peu plus les formes… )… Et toute notre sortie-copines-ciné-soirée chez Romain qui est si rigolo, s’effondre… » « Bien sûr, chéri, je décommande… » ), beaucoup plus rarement aux hommes. Comme si la liberté, c’est un truc de mecs…

Bref, ces mecs non disponibles, c’est beaucoup de souffrance et je n’en ai plus envie.

NB: En fait, je n’en ai jamais eu envie. Je trouve cela humiliant et détestable. Mais je me suis faite avoir, et donc j’ai un certain vécu en la matière.

Les hommes mariés avec qui j’ai eu des relations éphémères m’ont tous menti. Je les croyais libres, et c’est quand j’ai découvert la vérité, quand j’ai réalisé qu’il avaient une femme avec qui ils vivaient, que j’ai dit stop… Je n’ai jamais accepté cela.

Alors bien sûr, il y a eu ceux qui ont continué à me mentir et à prétendre que tout était fini, qu’ils étaient sur le départ, que c’était juste le temps de se monter sympa en la ménageant « je ne vais quand même pas la mettre à la rue »… Pipeau. J’y croyais. Je les croyais libres, ce n’était qu’une question de temps et je les découvrais, main dans la main en train de rigoler ensemble, 6 mois plus tard… Ou encore, qu’il l’avait quitté, qu’il ne voyait plus personne, pour découvrir par hasard qu’ils vivaient ensemble depuis 10 ans et avaient un fils ensemble… Pipeau Mytho…

J’ai été incroyablement naïve. Et je me suis fait bien mal.

Alors, si je ne rencontre que des hommes non disponibles, ils peuvent passer leur chemin, autant rester célibataire, heureuse et libre…

Non ?

Bisous

 

 

0 commentaire à “Hors de ma vue, Hommes mariés (mauvais plan)”


  1. Aucun commentaire

Laisser un commentaire


Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne
  • Album : New york
    <b>rue1.jpg</b> <br />
Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par Agnès Falabrègues et plus de 40 millions de professionnels

Laisse moi mettre des poème... |
Le Dragon de la Rivière |
Tisseurs de Mondes |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Nothing to Say
| Au delà des apparences...
| Les Aixclats du coeur