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Archives pour septembre 2021

Conflit existentiel

Oui, bon, je suis pas mal sur le sens de ma vie en ce moment…

Ca tangue, ça remue, ça bouscule et j’ai parfois le mal de mer…

Mais j’ai l’impression que je ne suis pas la seule en ce moment. Non ? Sauf que, peut être à cause de mon métier, je m’efforce d’en être consciente et à cause de ma nature un peu pitbull, d’améliorer les choses.

Je refuse de ne pas être bien dans mes baskets. C’est comme ça. Je ne me suis jamais résignée et si la solution fait mal ou m’angoisse parce qu’elle est l’inconnu, je fonce quand même. J’explose, j’écrabouille, je pulvérise, je dissocie façon puzzle, (pour paraphraser Audiard) doit dans le problème. Je serre les dents et j’avance.

Le corrolaire c’est une certaine naïveté car parfois, dans mes relations avec les autres, je fonce aussi sans me méfier et je reste loyale très longtemps avant de réaliser que je me fais avoir ou même carrément détruire (enfin, détruire, ça c’était avant. Maintenant, j’ai quand même appris à m’éloigner des gens toxiques, dès que je les repère…)

Bref.

Ce matin, dans la demi-conscience de l’éveil, j’ai reçu un message.

De moi sans doute.

Un petit bout de film perturbant que je souhaite partager, car il illustre assez bien,  je crois, notre humaine condition. Et surtout en ce moment.

L’image montre un cadre, assez joli, posé dans un jardin, calme, doux, facile… des pampres végétales l’entourent. Il est posé sur une herbe tendre… Il est dans une atmosphère d’évidence, de non efforts…

Dans le cadre est écrit les mots: « je meurs ».

Mais une voix vibrante et aimante, belle et musicale, me dis, alors que je regarde le tableau : « Ne meurs pas, Agnès !, ne meurs pas! ». Comme une prière.

Mon interprétation, pour ma personne, est que j’ai reçu, par l’histoire de ma famille, par la mienne, et par ce que j’ai vécu, l’injonction de mourir, de ne pas vivre. Que c’est la seule et la meilleure solution pour moi. renoncer à vivre, subir, obéir, mourir à sa force de vie parce que personne ne veut de moi sur cette terre et que je dérange les autres. Ma seule échappatoire est de devenir leur esclave, de devenir une enveloppe vide, de renoncer à être, pour n’être que leur objet utile, en attendant que la mort me délivre…

La mort comme la solution à la souffrance. Comme solution à cet interdit au bonheur de l’incarnation, de la vie, de l’intelligence et de la créativité. la mort douce de ne plus être et de se fondre dans un océan de rien comme dans le sommeil, le repos. La fuite. Le renoncement.

J’ai l’impression d’entendre les mots de ma mère lorsque j’entends « Meurs ! C’est tellement mieux de mourir ! Ils ont tellement de chance, ceux qui meurent ! Ils ne sont plus malheureux sur la terre… Meurs, pour ne plus souffrir, ma petite fille, c’est mieux pour toi, c’est ce que je souhaite au fond de mon coeur pour toi… C’est tellement horrible d’être une femme ! »

Comment ne pas faire un parallèle avec ce qui se passe en ce moment ?

Mon interprétation plus générale, c’est que nous sommes face à des injonction paradoxales qui nous poussent à renoncer à la vie.

Mourez, les pauvres, les étrangers, les fainéants, les sans travail, les fonctionnaires, les artistes, les gens qui aiment être ensemble, les gens qui aiment se rencontrer, se parler, rire, se prendre dans les bras, s’embrasser, s’aimer, les gens qui ne veulent pas être indifférents aux autres, ne s’occuper que d’eux-mêmes, ne pas être un winner individualiste et connecté, coupé du réel dans un monde virtuel dans lequel il est seul !

Mourez, ceux qui veulent simplement vivre leur vraie vie, avec leur Etre complet: corps, intelligence, esprit, et raisonner avec le monde reel, temps, espace, relations avec le vivant, tout le vivant!

Mourez ceux qui veulent simplement boire un verre en terrasse, rire au cinéma, s’enthousiasmer au théâtre, caresser un autre corps, comprendre et décider de ce qui est bon pour soi… mais aussi se sentir respecté, apprécié, pris en compte dans son travail, dans sa vie privée, dans ses décisions…

La mort (psychique) comme solution de facilité pour garantir la paix sociale, et l’Ordre actuel.

Mais la petite voix ne renonce pas.

Dans mon rêve éveillé, elle répète, elle encourage, elle aime. Sa voix chaude et vibrante, pleine d’énergie, me demande de prendre mon courage à deux mains et de ne pas renoncer. De ne pas croire à la solution facile, de ne pas m’y laisser entraîner parce que lutter serait trop dur ou que je ne peux pas le faire. Elle encourage. Au sens étymologique du terme. Elle parle à mon coeur. Elle parle à ce qui aime en moi pour le réveiller, pour me donner la force de m’aimer assez pour choisir la vie et ne pas céder aux sirènes de la soi-disant évidence.

Vivre, ce n’est pas facile. Il y a des épreuves, des larmes, des souffrances, oui.

Mais ce combat est toujours vainqueur. Toujours. Toujours. Promis.

Choisir de vivre, c’est choisir d’être. Etre fier de soi, Etre libre, Etre drôle, Etre bien. Etre heureux car on apporte tout ce bonheur aux autres qui vous le rendent bien. Etre intégré dans une grande communauté de vie qui vous insuffle force et courage, paix et bonheur, rires et tendresse.

On ne peut pas être heureux seul.

On ne peut pas être heureux si on n’est pas vivant, pour tisser ces liens dont nous avons besoin.

Et on ne peut tisser ces liens si on renonce à être.

Aujourd’hui, nous sommes face à un monde qui nous infantilise, nous culpabilise, nous rend honteux d’être, qui nie notre intelligence et notre capacité à décider de notre vie, en conscience.

Ne renonçons pas à vivre. Ne mourons pas à nous mêmes.

Personne n’a à nous dire ce que nous devons faire ou pas de notre vie. Personne n’a à décider du Bien pour nous. C’est à nous de décider des régles qui protègent le bien commun, pas à de soi-disant experts ou des politiques véreux.

Soyons libres.

Libre d’être celui ou celle qu’il est.

Libre de réaliser notre potentiel professionnel et d’offrir au monde le meilleur de ce que nous savons faire, marqué de notre sceau comme la signature des maîtres sur leur chef d’oeuvre. Pouvoir être fier et reconnu dans notre « faire », parce que tranquille dans notre être, confiants en soi. Dans l’estime de soi.

Libre de penser et de débattre de sa vie, de sa santé, de ce qui nous concerne, considéré comme intelligent et raisonnable.

Libre d’avoir envie d’être heureux. Avec les autres. Car il n’y a pas de bonheur sans les autres. Oui je me répète mais c’est important. Ce n’est pas au numérique que nous devons être connectés, mais aux autres. Le numérique nous informe (au point de nous submerger) et décide pour nous tellement de choses (soi-disant mieux). Mais nous avons plus besoin de communication que d’information. (la communication va dans 2 sens, l’information dans un seul).

Bref, au lieu de nous disputer, comme dans une cour d’école en fonction de ce que le maître a imposé, aimons nous, rencontrons-nous, car la voix de la vie, c’est « bats toi pour vivre ! Ne renonce pas ! et ensemble faisons respecter (reconstruisons) la démocratie qui est bien malade aujourd’hui.

Pour faire la démocratie, il fait se parler, se respecter et être ensemble.

Personne ne peut vivre pleinement son être sans démocratie, aujourd’hui.

Surtout, il faut être vivants !

Bises


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