Quand les chiffres se croient plus intelligents que les mots

Le numérique n’y est pour rien, mais il est aujourd’hui utilisé pour maintenir la domination du plus fort (traduisez le plus riche) sur les autres humains et sur la nature. Se soumettre aux outils numérique c’est renoncer à notre capacité de changer le monde pour qu’il soit meilleur (pour tout le monde), c’est négliger le mot pour le chiffre et nous couper de notre humanité.

Parce que le numérique, pour l’instant, est contrôlé par l’oligarchie. Elle plie donc cet outil (neutre) à ses propres objectifs.

Ce faisant, elle peut, de plus en plus, déterminer, seule, ce que nous pouvons lire, penser, faire, manger, apprendre et comment nous devons nous soigner. Et surtout nous empêcher de lire, penser, prendre le temps de l’analyse et de la réflexion.

Infantilisant, le numérique devient un cadre structurant dans lequel tout doit passer pour être légitime, et nous enserre dans un réseau d’obligations qui nous maintiennent prisonniers de cette société de consommation perpétuant la domination de l’avoir. Il ne s’agit plus d’avoir un gros gourdin pour dominer, mais de contrôler les algorithmes. Vivre sans ordinateur devient impensable.

Et tant pis si le changement climatique généré par ces data centers, cette consommation délirante d’énergie, accélère un phénomène naturel qui détruit notre capacité de vivre sur cette terre;

Et tant pis si l’agro-industrie liée aux statistiques financières et aux rendements stérilise les terres et pollue les territoires pour produire des packagings recouvrant de la merde malsaine, rendant, de plus, impossible une production agricole suffisante pour tous;

Et tant pis si la biodiversité s’effondre et que nos petits enfants (s’ils sont toujours vivants) ne sauront pas ce que c’est qu’un papillon;

Et tant pis, si la souffrance se répand sur la terre martyrisant les hommes, les animaux et la terre au nom du profit.

Tant pis si toutes leurs prospectives et leurs projets de business rendus possibles par cet outil, sont à la fois stupides et dangereux. Ils sont dans le déni. Mais on aura des smatphones, de la 5G, pour regarder des trucs aussi importants que des séries Netflix ou commander des gadgets sur Amazon, à manger des pizzas avec de la viande de batterie et du faux fromage livrés par Uber Eats, ou on pédalera comme des malades pour gagner 3 € afin de livrer plus riche que nous… Mais on sera tout seuls, isolés, abrutis, malheureux mais connectés !

« There is no choice », Tina….

On fait comme les enfants, on met ses mains sur les yeux, et le malheur ne nous trouvera pas.

Et en attendant, on continue à remplir nos caddies de trucs et de machins inutiles, parce qu’il faut bien vivre… comme on a l’habitude. Et que le problème, ce sera pour le voisin, l’étranger, le pas comme moi. Le problème, ce sera pour plus tard, un plus tard qui n’arrivera pas car la technique sera le Zorro qui aura la solution… faire du business avec l’écologie, voilà la solution !

Le numérique, cet outil puissant de collecte de données nous apporte t’il réellement du bien être ?

On est dans un immédiat permanent, bombardé d’informations que l’on ne peut pas digérer et qui nous encombrent, nous volent notre temps, notre espace, notre vie avec les autres. Regardez ces mères, le nez dans leur portable, qui surveillent d’un œil vague leur rejetons au square… quelles interactions ont elles avec leurs enfants ? Comment vont ils devenir des petits humains, riches du langage et de la culture de leurs parents? Ils seront formatés par des algorithmes.

On est dans une course à l’échalote pour arriver le premier pour s’écrabouiller en bas de la falaise.

Pendant ce temps, les très riches ont des écoles sans écrans pour leurs enfants, des home cinéma pour inviter des amis autour d’un bon film, des restaurants huppés bio, du temps pour rêver ou créer et de belles vues (vraies) sur leur jardin, de leurs fenêtres. Ils auront des coachs en méditation, des précepteurs pour leurs enfants, des aides pour leurs mamies, des vrais gens avec de vrais visages, des cuisiniers, des potagers, des voitures électriques, des amis, des amours… et pas grand chose de virtuel.

Parce que ce qui est sûr, c’est que pour eux, le numérique est un outil merveilleux pour nous asservir (en nous faisant croire qu’on se libère), pour augmenter leurs profits (au point qu’ils ne savent même plus quoi faire de leur argent) et pour développer leur propagande sans nous donner le temps et les moyens de prendre du recul et de la mettre en analyse.Ils ont besoin du virtuel, pour nous donner l’illusion d’une vie. Au point de ne même plus pouvoir imaginer de vivre sans. L’esclave qui chérit sa chaîne.

Une société numérique…

C’est vraiment ça que vous souhaitez? Vraiment ?

Pour être vivant, vraiment, avez vous besoin du numérique?

Moi, non.

Je peux l’utiliser (la preuve, j’écris sur ce blog) mais je refuse de croire et de penser que le numérique est indispensable à ma vie.

Je veux garder cette liberté là.

Si un jour, je n’ai plus de smartphone, plus d’écran et plus de mails, je ne m’en porterai pas plus mal. Peut être mieux…

Et le monde certainement bien mieux…

Bises

 

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