Archives pour mars 2021

Liberté

Le train roule vers ma maison perdue dans la campagne. J’ai osé !

J’ai décidé de partir, simplement parce que j’en avais envie. Me retrouver seule avec moi même, quel luxe.

On est tellement formaté pour ne fonctionner qu’en fonction des autres, et moi comme tout le monde, que j’avais un peu peur, quand même. Tout ce vide, tout ce silence, toute cette liberté, qu’est ce que j’allais en faire ?

Mais voilà, j’ai osé.

Arrivée à Lamballe. Ma voiture m’attend sagement. Je conduis. Le paysage encore hivernal avec ses arbres dépouillés a la lumière du printemps. Les champs ont verdi depuis ma dernière visite, des brins d’herbe décoiffés ont recouvert le brun de la terre. Je me sens puissante et libre. C’est moi qui ai le volant, je décide, j’accueille, je suis. J’évite de me poser des questions sur ce qu’il convient de faire, sur ce que je devrais faire, sur l’utilité de ce voyage. Je suis simplement là, dans cette voiture, vers ma maison.

Ce sont des jonquilles qui m’accueillent, des primevères, et la douce chaleur de la maison.

Il n’y a pas de demandes, pas d’exigences. Que le silence bienveillant d’un espace à mon écoute. Je peux y chanter, y danser, faire des grimaces, lire, écrire, tricoter, écouter la radio, rester 3 h sous la douche, ou ne rien faire d’autre que de rêver, personne n’y trouvera rien à redire.

Nuit douce. Paisible.

Puis une journée de pluie et de soleil. En alternance. Évidemment, pour ma première balade, je me suis fait saucer. Le temps de me demander si je sortais, comment, pour aller où, et le soleil s’est caché pour faire place à du vent et à de grosses gouttes qui me fouettaient sous le ciel devenu gris et lourd. Je rentre, trempée,je change de jean, de chaussures, je m’installe dans mon fauteuil avec un livre…

Le soleil revient…

Alors, je prends mes clés et je me précipite dehors, sans penser, juste pour choper le soleil.

Balade au milieu des champs, respiration, caresse de la lumière sur la peau… un bon pas sur la route. Un clin d’oeil aux vaches enfermées dans l’étable, les pauvres. Des violettes blanches au bord du chemin. L’air est froid, piquant, vif. Le ciel est magnifique, lumineux, habité par des ailes légères et des chants d’oiseaux.

Tout ça, juste pour moi, pour sentir mon corps être vivant. Je suis allée n’importe où, puis je suis revenue.

Arrivée à la maison, le temps de me faire un thé, de gros grêlons ont frappé mes fenêtres… Cette fois, j’ai gagné ! Yes !

Puis, rien. lu, écrit, traîné… mangé un pain au chocolat.

Personne ne me manque plus. Je me suis trouvée. Ça fait du bien d’être. Ça fait bizarre aussi. Pas l’habitude… Je sens bien une petite pointe de culpabilité d’avoir « perdu mon temps » qui essaie de se faire entendre…

Parce que vivre, rendre hommage au monde, profiter de notre temps d’existence pour le savourer, c’est perdre son temps ? ou pour une fois, le remplir de conscience et de profondeur ?

Sais pas. M’en fous. Je vais me coucher avec mon livre et mes bouillottes.

Bonne nuit.

Demain, je reviens dans le monde compétitif de l’efficacité et de l’ordre. Je vote.

Nous voulons danser encore… Nous allons danser encore !

A la gare du Nord:

https://www.youtube.com/watch?v=Gq9qFvoMKaY

Pour en finir avec la peur et la culpabilité… reprenons confiance en notre puissance.

Parce que nous sommes puissants à partir du moment où nous acceptons nos limites, notre condition humaine, la vie, la vieillesse, la mort, la maladie… Sans en faire un drame.

Le bouddhisme a raison de dire que nous nous rendons malheureux tous seuls. C’est en donnant autant d’importance à nos limites, en en faisant un drame, au lieu de les accepter et de les laisser passer, que nous nous fabriquons une vie pourrie.

Le détachement à l’asiatique est bien souvent le meilleur moyen de vivre, et nous en avons bien besoin en ce moment ! Cela nous permet d’encaisser les chocs sans trop souffrir, de faire qu’ils ne durent pas très longtemps et de récupérer notre sentiment de puissance là où il est effectif: pour construire notre vie.

A quoi bon vouloir changer ce qui n’est pas en notre pouvoir ? Marc Aurèle le disait déjà il y a bien longtemps… On ne peut que le subir, souffrir encore plus, avoir peur et se reprocher de ne pas être super man (ou woman)… et subir encore plus. Se sentir impuissant (alors qu’on se trompe simplement de lieu de la puissance humaine).

La sagesse est d’accepter ce qui est.

D’observer ce qui est

Et de mettre en place ce qui est utile pour nous et pour les autres pour que ce truc qui est négatif n’impacte pas trop notre vie ou celle des autres

Et oublier ce truc

Pour porter notre attention sur ce que nous avons plaisir à faire.

Exemple (chacun pourra faire sa propre réflexion là dessus, je vous donne le mien)

Le covid nous est tombé dessus. Pandémie mondiale.

Qu’est ce que c’est ? Une maladie infectieuse qui tue essentiellement les personnes fragiles et âgées (donc avec un corps fragilisé, une immunité défaillante, un mécanisme usé). Une maladie qui se transmets assez vite car elle a une phase d’incubation sans symptômes très contagieuse. Une maladie qui attaque surtout dans les pays riches et les gens en mauvaise santé physique et psychique (c’est à dire, les populations qui ont développé, par exemple,  un affaiblissement du microbiote avec une asepsie quotidienne trop importante, la désinfection permanente, les antibiotiques, une alimentation industrielle pauvre, sucrée, grasse et polluée, du stress et qui s’imposent une vie pourrie…). Une maladie qui tue peu, mais qui peut être très pénible et donner des séquelles. Une maladie que l’on n’a pas encore assez étudiée pour savoir exactement comment elle se transmet et comment elle fonctionne exactement. Une maladie donnée par un organisme vivant, le virus, qui sait développer très vite des stratégies de résistance aux anticorps ou aux médicaments. Une maladie qui fait terriblement peur et qui a généré des réactions dans tous les sens.

Qu’est ce qu’on peut mettre en place ? A l’échelle des autres, regarder ce que les pays qui ont peu de cas et peu de morts ont fait et en prendre exemple. Étudier tous les travaux scientifiques sur le sujet sans arrières pensées commerciales. On a plus d’un an de recul maintenant. On peut. Fermer les frontières et isoler les cas testés + (les retirer de la société le temps de la maladie, les soigner) semble une bonne formule. Renforcer notre immunité collective en prenant de bonnes habitudes alimentaires (bio, pas de produits transformés), d’activité (marche), de respiration, de détente et de plaisir (no-stress, on prend son temps que ce soit au travail, en amenant les enfants à l’école ou en faisant ses courses) et en tissant des liens vrais et humains avec les gens qui nous entourent (c’est fou ce qu’un sourire, c’est efficace !) aussi.  A notre échelle personnelle, en se testant dès qu’on a un doute, en s’isolant si nécessaire, en développant notre propre immunité personnelle avec de la vitamine D, du zinc ou tout ce qui nous fait du bien ou est censé nous faire du bien (le placébo a une réelle efficacité thérapeutique), en vivant notre vie comme elle nous plait, dans le respect de nous mêmes et des autres. Ce qui veut dire danser, se marrer, se régaler, embrasser et prendre le risque de vivre. Avec un grand V. Ne pas priver le monde et les autres de notre présence. Être là pour eux, être là pour nous mêmes. Sentir qu’on décide, librement, de notre vie. Ne pas obéir aux injonctions par peur ou servilité mais parce qu’on les a réfléchies et considérées comme bonnes.

Oublier ce truc. Le covid n’est pas la vie. Le covid n’est qu’un épisode de vie, d’histoire. Dans 2 ans, ce sera du passé. Donc, ce n’est rien, qu’un truc qui bientôt ne sera plus un sujet. Un truc comme il y en aura d’autres. Ne pas lui donner plus de place dans notre vie qu’il n’en prend. Donc, s’intéresser à autre chose de plus important pour notre chemin de vie. Par exemple, avoir un projet, aimer, être heureux, penser, créer, renouer avec quelqu’un, pardonner, se pardonner, s’aimer dans toute notre petitesse et notre imperfection, avec beaucoup de tendresse et d’autodérision, cuisiner pour nos amis, aider ceux qui nous demandent de l’aide, les écouter, etc. Il y a plein de choses à faire dans une vie qui nous donnent le sourire au lèvre et la fierté de vivre.

Et sourire à la vie, parce que le soleil se lève chaque matin, parce que nous respirons, parce que pour l’instant nous ne sommes pas malade (et si nous le sommes, soignons-nous pour ne plus l’être), parce que nous ne sommes pas morts (et si nous le sommes, la question ne se pose plus), parce que le monde recèle plein de merveilles, qu’il y a plein de gens géniaux à découvrir ou redécouvrir, que la beauté est partout, il suffit de vouloir la voir, parce que être heureux et se marrer, c’est la meilleure recette de vie et le meilleur vaccin !

Et ça, c’est possible. Et franchement, je ne vois pas pourquoi je m’en priverai pour aller geindre dans mon coin que tout va mal, que c’est la catastrophe, que c’est l’horreur… Eh, mec, c’est toi qui décides que c’est l’horreur ! Pas moi !

Le Bien peut toujours vaincre le mal parce que le mal et le Bien naissent en nos cœurs. Il suffit de choisir.

C’est la puissance de l’être humain, sa liberté. Il peut dire Oui. Il peut dire Non. Il n’est pas conditionné, sauf s’il se laisse faire. Réveillez vous ! prenez la responsabilité de votre vie pour bâtir un chemin qui vous donne envie de sourire… (Cf, la Vie est belle, le film…)

Et non, le sourire n’est pas niais…. Ceux qui le pensent sont simplement maso et de tristes sires sans intérêt …

Bises à tous de tout cœur

A.

chocolat chaud et autres douceurs

Chouette, il refait froid.

De lourds nuages dans toutes les nuances de gris (1) passent au dessus des toits parisiens.

Il pleut doucement dans le bassin du Luxembourg mais les canards s’en moquent.

Les arbres ont toujours leur tenue stricte de l’hiver, il y a juste quelques primevères dans les parterres.

J’aimais bien le soleil, mais j’avais en réserve de quoi faire des chocolats chauds et des flambées de cheminée. C’était trop dommage d’avoir à attendre l’année prochaine !

Certes, on se doutait que cela n’allait pas durer. Le climat danse la carmagnole autour des prévisions des météorologistes. Le cycle des saisons, on s’en tape. maintenant, c’est free style.

Alors, je n’étais pas sûre. Même pas pour les Saints de glace ! D’ici qu’on se retrouve avec une canicule en mars !

Donc, voilà, il refait frais, un temps de saison. Chouette.

Je suis allée faire ma balade, je suis rentrée et je me suis fait un chocolat chaud et un feu dans la cheminée.

Pour fêter la fin de l’hiver. Et la réalité du monde loin des fausses émotions qu’on nous impose.

chocolat chaud et autres douceurs

La vie est belle. Maintenant.

On vit. Et même, on sourit, on se sent libre et heureux. On vit ce que l’on décide de vivre, pleinement, librement, loin du regard social un chouïa parano en ce moment ! Qu’est ce qu’on est dingue ! Je dirais même plus, irresponsables !

N’en déplaise à ceux qui voudraient nous tétaniser de trouille et nous empêcher de vivre au nom d’un virus qui passe par ici et repasse par là, qui se moque du monde et des arguments d’autorité péremptoires et qui ne fait des dégâts que parce que nos experts autoproclamés disent n’importe quoi (souvent de façon contradictoire) et que nos gouvernants font n’importe quoi. Ou pas.

Ils ont peut être une idée derrière la tête. Peut être. Il y a des chances. …

Une idée très simple (2) du genre: il faut protéger les profits, il faut que les riches restent riches. Point.

Ben oui, c’est vrai ça. S’il n’y avait plus de (très très) riches, les pauvres ne pourraient plus recevoir leur charité (uniquement si ils sont bien sages). Ce serait ballot! Le ruissellement, la croissance, le progrès (des dividendes), tout ça, tout ça ! Tout le monde sait que les pauvres, ils ne savent pas se débrouiller tout seuls, et qu’ils ont besoin qu’on leur dise comment vivre… Ils sont cons, les pauvres ! Et surendettés en plus quand ils ne sont pas ivrognes (et leurs jeunes sont drogués et violents, des « sauvageons »). Alors, travaille, le Pauvre ! et si tu est rentable, tu aura une photo dédicacée de Bernard, ou une médaille.

Flute, je ne voulais pas en parler. Ce machin s’est encore une fois invité…

La prochaine fois, je l’ignore, promis. C’est lui faire trop d’honneur !

Bises

(1) sans sous-entendus cochons

(2) Ca c’est pour ceux qui vont tout de suite me traiter de complotiste.


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