J’espère que tu vas bien

Tourner la page et accepter que la vie ne soit pas celle que nous promet la psychologie positive. J’ai fait des vœux et des intentions, mis sa photo sur mon frigo, demandé à l’Univers (avec un grand U), utilisé la loi de l’Attraction (avec un grand A),…  chou blanc. J’ai suivi mes rêves « qui connaissent le chemin », et me suis retrouvée… au même point.

Manifestement, il préfère être avec elle. Il a choisi de vivre le confinement chez elle, à Paris.

Tant mieux pour elle et j’espère qu’il est heureux avec elle.

Ce serait ballot de me faire souffrir pour rien ! Autant qu’il soit heureux.

Parce que oui, ça fait toujours mal. Mais bon. On respire un grand coup et on s’occupe de faire quelque chose de sa vie. Parce que sinon, ce n’est pas drôle et je refuse de me vautrer dans une nostalgie mal placée et dans le spleen de l’amour non partagé. Ça colle, ce machin là, et ça rend tout rance ! beurk !

Donc, comment je vais vivre dans mon trou paumé de Bretagne? Où je ne connais personne et où tout le monde va me regarder de travers comme l’étrangère, pire, la parisienne qui se la pète et qui se mêle de ce qui ne la regarde pas en essayant de rendre de la vie au village. Encore heureux que je ne sois pas vegan ou bobo. Si? je suis bobo ? Bohème, je veux bien mais bourgeoise, non! D’ailleurs, les bourgeois m’ont toujours regardé de travers, depuis mon enfance, j’étais un alien, inexploitable. C’est bien une preuve que je ne suis pas une bourgeoise, non ?

Comment je vais vivre ? Bien.

Sacré Challenge.

Donc, d’abord, ne m’attendre à rien. Ensuite, y aller doucement. Proposer, ne rien imposer. Et surtout m’amuser.

M’installer, cuisiner des trucs sympa dans ma cuisine, près du poêle (l’hiver),  lire des livres dans ma bibliothèque (le rêve d’une vie qu’IKEA va m’offrir, enfin !), regarder le soir tomber depuis mon canapé avec un thé (mais pas de scones, ça fait grossir, surtout avec la crème et la confiture… bon, alors juste de temps en temps), m’endormir dans le calme du village juste ponctué de tracteurs pétaradants, m’essayer au potager et élever des poules sous l’œil goguenard de mes voisins, recevoir mes amis venus s’encanailler dans la pampa et repartir bien vite dans la civilisation, prier pour que mes enfants viennent pointer le bout de leur nez de temps en temps (sans le chèque comme appât, l’attente risque d’être un peu longuette), apprendre la basse (depuis le temps qu’elle prend la poussière, il serait temps!), ça fera une alternative aux tracteurs, écrire et oublier la possibilité de publier un jour, même par moi, aller à Paris gagner un peu d’argent…

Vivre. Simplement. Jour après jour. Avec le sourire, même si parfois il est un peu triste. Faire en sorte qu’il ne soit plus triste.

Et puis, il faudra réparer la vieille maison. M’occuper du bâti pour la sécuriser. Couler une dalle, poser des planchers, un peu de plomberie et d’électricité, et le reste, je m’en débrouille.

Budget: 0 €

Ça démarre pas terrible, cette affaire là! Cela va être une véritable aventure.

Aller voir des gens, trouver des sponsors et des subventions. Et peut être des bénévoles. regarder sur les plateformes de crawfounding (oui, je connais des mots anglais) : qui veut investir dans un projet super sympa et non rentable: une librairie dans une ruine au milieu de nulle part?

Je me donne 4 ans. Parce que je ne sais pas attendre.

Cela m’évitera de penser à lui et peut être vais-je même l’oublier.

Il est temps de me prendre en main et de devenir une grande fille, quand même !

 

 

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