Créer des liens…

Ce matin, lecture.

« … évitants: des gens qui, souvent ont été ignorés par leur entourage, accaparé par quelque chose d’autre qu’ils ont eu l’impression d’être plus important qu’eux. Ils ont acquis l’impression d’être invisibles ou insignifiants, et cette douleur les conduit à se montrer colériques et distants. mais sous cette colère, il y a souvent une grande peur. Ils grandissent vite, parce qu’ils ne veulent pas courir le risque de dépendre de quelqu’un qui les rejetteraient. Souvent solitaires, ils refoulent leurs besoins, qui les rendent vulnérables. Ils ont une sorte de complexe de supériorité, fuient l’engagement et ne montrent pas leur tristesse. S’ils entament une relation amoureuse, ils choisissent des gens qui manquent de confiance en eux… »

Ca m’a sauté à la gueule.

Ben oui, c’est ça. Je suis la personne sans confiance en elle qui attire les évitants et les anxieux, tous ces mecs qui ne s’aiment pas et donc n’osent pas être eux mêmes. Ils se réfugient derrière leur souffrance pour refuser de vivre, pour éviter d’être. Soit en disparaissant derrière les besoins des autres qu’ils portent au pinacle (jusqu’au moment où cet idéal aimé se rebelle et tombe lourdement de son piédestale), ça, c’est les anxieux. Soit en se rendant inconsistant, imprevisible et insaisissable (jusqu’au jour où l’autre se lasse de leur courir après, justifiant à postériori leur refus de s’engager, « je le savais… »).

Aucun des deux ne peut construire un lien.

Ni moi non plus, pour être honnête, qui trainait depuis mon enfance un profil anxieux-évitant, au service des autres dans un oubli total de moi, en choisissant des mecs impossibles pour avoir une bonne excuse à l’échec et à ma propre victimisation.

Je comprends mieux. Tous les hommes de ma vie amoureuse ont ce profil et n’ont noué des relations amoureuses avec moi que parce qu’ils sentaient bien que ma fragilité n’allait pas remettre en cause leurs croyances et leurs souffrances. Devenues leur propre identité, cette souffrance les imunisaient contre un rapport à l’intimité, à la vérité de leur être dont ils avaient peur et qui pourtant est la condition essentielle d’une relation.

Etre en relation, pour un humain adulte, c’est oser se mettre à nu devant l’autre, faire confiance à l’autre pour nous accepter sans conditions, avec nos fragilités, nos peurs autant que nos talents et nos merveilles. C’est ne pas avoir peur d’être soi, ne pas avoir peur de l’autre. Baisser les barrière, donner accès à un autre à notre intimité la plus secrète, celle de notre âme autant que celle de notre corps.

C’est pourquoi l’amour, qui est la plus puissante des relations exige la liberté (cette mise à nu et ce renoncement aux barrières ne peut pas s’imposer, c’est nous, seuls, qui pouvons la décider, la vouloir, l’accepter), la confiance (comment laisser l’autre voir tout notre être sinon), et l’acceptation bienveillante de soi.

Si on se trouve nul, moche et sans intérêt, on a trop peur de le montrer. On se protège, on se renferme et on joue la comédie.

J’ai joué la comédie avec les hommes qui faisaient de même.

C’est ainsi.

Tant pis.

Mais désormais, il me faut faire un grand ménage et reprendre tout à zéro.

En commençant par une acceptation plus douce de moi, et en m’autorisant à être,

en m’obligeant à être.

Parce que je crève de trouille.

 

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