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M’aimes-tu ?

M’aimes tu ?

Tu as parfaitement le droit de ne pas m’aimer.

Mais si c’est le cas, je te demande de me le dire.

C’est important, vois-tu, car je ne me sentirais plus ballotée par le doute et l’incertitude, passant de l’évidence de notre lien amoureux à sa remise en question. Tout le temps, parfois, sans cesse. C’est ma faute. Je ne m’aime pas assez pour croire que tu peux m’aimer. D’ailleurs, peut être, tu es pareil…

Deux cerfs volants qui se cherchent dans un ciel d’orage. Qui se fuient avant que l’autre ne disparaisse. Terrifiés de s’illusionner, terrifiés de devoir compter sur un autre. Terrifiés d’aimer…

Ton silence me fait mal. J’ai l’impression que tu m’oublies, comme une lettre sans importance, sur un coin de bureau, vite enfouie sous le courrier habituel, que je ne suis rien dans ta vie, une fioriture, un détail, un rien…

Pourtant, je crains que simplement, ce ne soit moi, moi seule, qui me torture.

Parce que tout mon être aspire à toi… C’est une évidence et je me sens pleinement vivante dans tes bras. Je pose la tête sur ton épaule, et il n’y a plus que l’instant. Le temps s’arrête et mes questions aussi. Parce que c’est toi, parce que c’est moi, et la vie pulse, puissante, dans la moindre de mes cellules. Cela ne m’effraie même pas. Je ne sais pas ce que je serai demain mais là, près de toi, je suis. Et c’est si merveilleux d’être…

Et puis, tu pars vivre ta vie, c’est normal, et c’est comme si je me déchargeais doucement comme une batterie pas très performante.

Et puis, je doute. Suis-je dans l’illusion? N’ai-je voulu voir que ce que je voulais voir ?

Notre histoire est une image pointilliste. Le nez dessus, je n’arrive pas à la comprendre. Et je n’arrive pas à prendre assez de recul pour savoir si je peux te faire confiance et lâcher mes défenses, savoir que tu seras toujours là pour moi, même si je ne te vois pas, parce que tu en as envie, parce que cela te fait du bien, et te rend simplement heureux.

Heureux. Je ne sais pas si tu veux être heureux. Tu n’en dis rien. Je sens en toi une ombre. Et cela m’empêche d’être dans la paix confiante qui ne se pose pas de questions. Et je m’emballe sur des scénarios sinistres.

Si tu ne m’aimes pas, si je ne fais que passer dans ta vie, si je ne suis qu’un strapontin sans importance, dis-le. C’est pas grave. C’est comme ça.

J’aurai mal. Oui, mais je pourrais passer à autre chose.

Je garderai en moi les belles images de toi, de nous, comme un cadeau précieux.

J’écris ça. Mais c’est parce que je sais que tu ne le liras pas. Cette question, j’ai trop peur d’entendre la réponse, j’ai trop peur que tu n’oses pas répondre, ce que j’interprèterais comme un rejet, un refus, alors que je sais que , simplement il n’y a pas vraiment de réponse et que cela n’a pas d’importance, au fond.

Ce que l’on vit ensemble est ma réponse. Ma faiblesse est de croire que quelques mots pourraient me rassurer alors qu’ils peuvent si facilement mentir et que je le sais. Apprends moi à croire en mon bonheur. Et à vivre au rythme de tes baisers au lieu de décortiquer mes peurs et ton coeur.

M’aimes tu ?

Tu as parfaitement le droit de ne pas m’aimer.

Mais si c’est le cas, je te demande de me le dire. Mais non.

De toute façon, je ne te croirais pas…


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