Pourquoi mon engagement ?

Parce que je crois fermement que le programme de Jean Luc Mélenchon est la seule voie possible et réaliste pour un avenir vivant.

Mais je ne prétend pas ne pas me tromper.

 Je reprends à mon compte ce qu’a écrit Luis Sépulvéda parlant de la conduite des affaires d’un pays : « Alors que toutes les nations environnantes1 commençaient à courir après le rêve de devenir des pays du Premier Monde, sans bien savoir ce que cela signifiait, les Uruguayens ont dit : « Nous voulons devenir un pays sans pauvreté. L’unique objectif que nous avons pour les dix prochaines années est d’en finir avec la pauvreté et de garantir à tous les habitants de notre nation une vie digne, comme premier pas pour avoir tous demain une vie pleine, accomplie et même heureuse. »2

Les autres programmes proposent de donner toutes les priorités aux profits des entreprises, estimant (à mon avis à tord) que la bonne santé des entreprises impliquera automatiquement la bonne santé des personnes. Illusion…

La réalité : Inégalité croissante, chômage, souffrance au travail, burnouts, suicides, destruction de la planète.

Car, depuis toujours et encore plus depuis 30 ans, le profit des entreprises ne profite qu’aux plus riches et est de moins en moins redistribué. Il n’est même pas réinvesti dans l’entreprise… « C’est dans l’anonymat absolu, dans l’impunité absolue, qu’ils poursuivent à l’échelle planétaire leur travail de destruction de l’élément naturel. 3»

C’est une évidence que les priorités des grosses entreprises multinationales n’ont strictement rien avoir avec le Bien Commun. Par définition, elles ne poursuivent que des priorités privées, leur propre intérêt. Comment avoir la stupidité de croire qu’elles pourraient servir le Bien Commun ? Même par ricochet ?

Qu’est ce qui est essentiel dans la politique ?

La poursuite du Bien commun.

Bon.

Mais qu’est ce que le Bien Commun ?

Globalement, c’est faire en sorte de mettre en place les conditions générales pour que chacun puisse construire son propre bonheur et les garantir sur le long terme.

De quoi un être humain a besoin pour être heureux ?

  • Ne pas avoir faim ni soif, avoir accès à une alimentation saine et suffisante, et à de l’eau propre. Et pouvoir nourrir ses enfants et sa famille

  • Etre digne et respecté. Pouvoir travailler et ne dépendre de personne pour ses dépenses. Se sentir utile aux autres grâce à la richesse (en biens ou services) qu’il apporte avec ce qu’il fait dans son travail.

  • Etre libre. Pour pouvoir décider de sa vie et de la manière dont on travaille, de l’endroit où on habite. Et donc qui aime sa vie (ce qu’il fait, ce qu’il est, ce qu’il a déjà)

  • Etre relié aux autres. Ne pas être isolé et tisser de belles relations autour de soi dans le respect de soi même et des autres. Reconnaître son lien à la Nature (« n’oublions pas que la nature peut exister sans l’homme alors que le contraire n’est pas vrai.4 »)

Pourtant, les capitalistes libéraux affirment haut et fort, comme une évidence, que la Croissance, la poursuite de la Compétitivité et les nouvelles Technologies vont résoudre (comme par magie) tous les problèmes : le chômage, les changements climatiques et la violence du monde.

Par un coup de baguette magique, et la croyance dans le Saint Profit sans limite et sans entraves portée par une consommation dévastatrice, gaspilleuse, manipulatrice, un monde du toujours plus et du n’importe quoi, ils nous assurent des lendemains qui chantent… (bon, certes, pas pour tout le monde, voire pas pour grand monde, mais ça, c’est en tous petits caractères… invisibles).

Ils serinent sur tous les tons que nous n’avons pas le choix. Ils SAVENT ce qui est bon pour l’économie (traduction pour les très riches) et nous devons obéir ! Qu’il ne saurait en être autrement et que si les grosses entreprises multinationales ou la bourse ne pouvaient plus gagner de l’argent, tout s’effondrerait.

C’est stupide.

Ils nous prennent pour des cons.

Je n’aime pas qu’on me prenne pour une conne.

Je trouve ça désagréable.

Parce que :

  • La croissance telle qu’elle a eu lieu dans les 30 glorieuses est désormais impossible. C’est un leurre. Nous avons atteint les limites de ce que notre planète peut supporter. Elle tourne dans le vide de faux besoins et de désirs artificiels qui, à peine satisfaits (ex :le dernier iphone), génèrent frustration et manques (on veut l’objet connecté suivant pour rester à la page et ainsi de suite). Il n’y aura plus de croissance économique.

  • Ils ont construit un système extrêmement fragile (les multinationales et le commerce mondialisé) qui ne tient que par la dette, la destruction des espaces naturels, les énergies fossiles à bas prix, une consommation énergétiques monstrueuse, et notre soumission. Ils vont s’effondrer. Mais pas nous. Car nous ne dépendons pas d’eux (sauf si nous les croyons).

  • La compétitivité est une forme de compétition qui impose la loi du plus fort. Cette logique crée des tensions et de la violence, fragilise la société, la déstabilise. Elle crée des exclus, des gens rejetés, des gens détruits, de la peur et de la colère.

  • Les nouvelles technologies ne sont que des outils à utiliser avec sagesse car elles ne résolvent rien par elles mêmes, sont énergivores et détruisent le travail humain pour le remplacer par des tâches normalisées, codifiées, sans âme et sans qualité.

La voie du restect des gens et de la Terre permettra de redonner l’essentiel à nos sociétés :

  • Du travail pour tous : les machines ne seront là que pour l’améliorer, pas pour le remplacer.

  • Des aliments sains et de l’eau propre, sans gaspillage, sans détruire les sols et la biodiversité

  • Des relations humaines harmonieuses, dans la collaboration et la solidarité.

  • Du temps et de l’espace.

  • Du sens.

Irréaliste et utopique ? Pas du tout.

Les hommes ont déjà vécu dans des sociétés sans compétition.

Si si ! Les sociétés humaines n’ont pas toujours été régies par des rapports inégalitaires de pouvoir, par une compétition permanente qui évacue les plus faibles (n’en déplaise à Darwin). C’est plutôt l’inverse.

C’est parce que les premières sociétés humaines ont été collaboratives et soucieuses de protéger tous leurs membres y compris les plus faibles, parce qu’elles avaient compris que la force et la violence est bien moins intéressante que l’intelligence pour survivre et que chaque être humain, unique et particulier, apporte une pierre essentielle à la société pour qu’elle se pérénise, que nous sommes ici. S’ils s’étaient battus à coup de gourdins comme on nous le fait croire, il n’y aurait plus d’hommes sur terre depuis longtemps. S’ils n’avaient écouté, respecté, aimé, appris la nature, ses cycles et ses limites, l’histoire n’aurait même pas commencé.

Les Insoumis, c’est la voie de la raison.

Rendre la France indépendante d’un système fragile et gangrené qui va s’effondrer sous les coups du changement climatique, des crises financières et de la misère, c’est construire une autre modèle de société, plus pragmatique, plus sûre, sobre sans être austère, intelligente et talentueuse, pour inventer ensemble les moyens de réparer les dégâts et permettre à chacun de vivre dignement, tranquillement, joyeusement, sans laisser aucune chance à la pauvreté. C’est permettre à nos enfants et petits enfants de grandir et de vivre leur vie, tout simplement.

Permettre à la France de démontrer que c’est possible et encourager d’autres peuples à rejoindre ce nouveau paradigme social, c’est redonner à la France son rôle des Lumières, et sa fierté. Donner l’exemple de l’échange, du partage, de l’ouverture au monde, du courage, de l’accueil, et du respect des autres en refusant que des produits fabriqués ailleurs dans le sang et la souffrance soient des sources de profits financiers pour ceux qui les ordonnent.

(nb : au contraire de certains qui voient la « grandeur » de la France dans un égoïsme étriqué et stupide, une rancœur et de peur de laissés-pour-compte se retournant vers l’étranger, le différent que l’on accuse de tous les maux, dans un réflexe infantile de « c’est pas moi, c’est sa faute, il est pas comme nous, maîtresse… »)

1. Luis Sepulveda parle des nations sud américaines qui courrent après un développement « à l’américaine » avec le progrès technologique et la croissance en ligne de mire

2Luis Sepulveda, Carlo Petrini, Deux idées de Bonheur, ed Métaillié, 2016, p. 57

3Luis Sepulveda, Carlo Petrini, Deux idées de Bonheur, ed Métaillié, 2016, p. 73

4Luis Sepulveda, Carlo Petrini, Deux idées de Bonheur, ed Métaillié, 2016, p. 72.

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