Archives pour août 2013

Ode à la vie

une tourterelle s’est posée dans le jardin…

Combien de temps nous reste t’il à vivre ? 30 ans? 2 jours? Nous ne pouvons que poser des conjectures vaines.

La vie est si fragile. Si belle aussi de cette fragilité. La goûter telle qu’elle est et apprécier chaque instant, non pas parce qu’il est bon ou mauvais mais parce que le fait même de pouvoir l’apprécier veut dire que nous avons la chance d’être vivants, simplement.

La mort est l’aboutissement de la vie. Basculement vers l’étrange et l’inconnu. Passer à une vie à une autre. Vivre autrement, sans corps, sans nos repère habituels. Mais la mort n’est pas la non-vie. C’est une idée insupportable.

La mort fait partie de la vie même. C’est une autre manière de vivre… Même si je me trompe et que le mort est l’anéantissement, qu’est ce que je risque à croire le contraire ? Rien si ce n’est de pouvoir profiter de la vie qui s’offre, sans crainte.

C’est plus confortable…

Et j’avoue que je préfère vivre dans ce confort là que dans l’angoisse…

Alors le choix est vite fait…

Vivre intensément ce que la vie nous offre, sans réclamer plus, sans le négliger en ne s’y autorisant pas, en reculant le « vivre » à plus tard…

La tourterelle s’est envolée. Elle était belle sur le ciel bleu si pur de ma Provence…

Cher Thierry Izac

Tu as laché prise hier.

Le cancer qui rongeait ta poitrine et t’empêchait de respirer t’a interdit de vivre.

Et tu as accepté ce que tu ne pouvais pas contrôler. Tu as eu raison, tu as agi en sage, en homme libre, prenant la meilleure décision possible pour toi.

Mais nous, nous avons pris la violence de cet arrachement en pleine figure. Cela a été si rapide ! Tu nous donnais l’impression de pouvoir gérer la bête immonde encore un peu et nous espérions que cela serait possible. Ce fut dur d’accepter de ne plus jamais te voir, ne plus t’entendre, ne plus rire et discuter avec toi… C’est encore terriblement insupportable. Tu avais acquis une philosophie de la vie qui nous apaisait et nous faisait du bien… et puis, pfft, tu as disparu comme le génie des contes, nous laissant abandonnés et nous sentant trahis. Pas par toi, mais par la vie. celle qui organise les rencontres pour ensuite détruire les rèves d’amitié et d’échanges qu’elle avait fait naître.

Tu es tranquille maintenant, mais nous, nous nous sentons stupides. Stupides d’avoir cru que nous avions le pouvoir de te retenir, stupide de croire que nous avions le temps, stupide d’avoir faire des rêves de futur, aussi modestes étaient ils…

Mais je veux croire que cette histoire, si brève et si intense, ne va pas finir comme ça, si bêtement. C’est peut être la loi des arcs en ciel. Il apparaissent comme un cadeau pour s’évanouir si vite, si vite… il en reste cependant toujours quelque chose dans l’âme…

Je veux croire que quelque part tu seras près de moi comme un grand frère qui saura me protéger et me guider. Tu en savais tellement plus que moi sur la vie et ses chausses-trappes. Et il y avait tellement de tendresse et de respect dans tes mots et des messages… tellement de confiance…

Cela me manque terriblement.

C’est sans doute mieux ainsi parce que c’est ainsi et que cela ne peut pas être autrement.

Mais aide moi à me consoler et à sourire à la vie malgré ton absence.

Il y a tellement d’amour dans cette amitié… La mort ne peut pas tout détruire…

Je t’embrasse tendrement

Agnès


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