• Accueil
  • > Archives pour janvier 2013

Archives pour janvier 2013

Mon article est paru…

http://lodel.irevues.inist.fr/cahierspsychologiepolitique/index.php?id=2259

YES !

Supposée suprématie naturelle des mâles…

Le mâle de la mante religieuse aimerait bien avoir cette suprématie … mais peut point…

Il y perd la tête…

L’idée selon laquelle la prédominance des mâles est une donnée naturelle qui se vérifie dans le monde animal est totalement fausse. Il suffit d’aller pointer son nez dans la jolie exposition qui se tient en ce moment au Palais de la Découverte (en provenance du Muséum d’histoire naturelle de Londres, ils sont vraiment bien ces anglais !) pour s’en convaincre… (Bêtes de sexe)

C’est une vision déformée par notre androcentrisme légendaire et culturel qui nous fait voir ce que nous avons envie de voir dans la nature. En fait, dans la plupart des espèces animales, c’est la coopération qui a cours (et pas la domination) entre les parents , ce qui est parfaitement logique pour donner un maximum de chances à leur progéniture de devenir adultes et donc parents à leur tour. La vraie domination est très rare et elle est généralement à l’encontre des mâles qui se font bouffer…

J’entends par domination une restriction importante de la liberté d’action des femelles en matière sexuelle accompagnée de punition allant jusqu’à la mort… comme chez l’espèce humaine.

Quant au choix de leur partenaire, les animaux femelles sont bien plus malignes que nous pour gruger leur mâle soi disant « dominant »: on se rend compte qu’elles développent des stratégies élaborées (vagin alambiqués, inaccessibles sans leur consentement, parois lisses pour faire tomber le bouchon interdisant leur accès à un autre mâle (oups, c’est tombé… hi hi… tu viens Marcel, Jules est parti…), petit coup vite fait derrière les buissons, etc…) pour ne copuler qu’avec l’élu de leur choix et quand elles en ont envie. Par exemple, chez les Merion superbe (c’est des oiseaux), 76 % des poussins sont d’origine illégitime.

Le doute sur la paternité leur permet, comme chez les chimpanzés, d’éviter qu’un mâle jaloux ne tue un petit qui n’est pas de lui. Comme tout le monde copule avec tout le monde, personne ne sait vraiment de qui est un petit et donc tout le monde s’en occupe… CQFD… C’est t’y pas mieux comme ça ?

A ce propos, les moeurs libertines des femelles produisent des grosses couilles chez les mâles (je parle science, là, si !) Le mérion déjà cité a des testicules représentant 25 % du poids de son corps… le chimpanzé a les siennes 4 fois plus grosses que celles de son cousin le gorille (qui a des femelles plus fidèles). C’est simplement pour produire plus de sperme et donc pour augmenter ses chances de devenir père: en inondant la femelle en quantité on espère gagner la compétition de la fécondation…

Ca donne à penser…

Dans la nature, donc tout existe. Tout les comportements sexuels et de couple. De la monogamie fidèle, à la grande partouze, en passant par le ménage à trois, le harem de femelles ou de mâles, l’échangisme, l’homosexualité, la parthénogenèse, l’hermaphrodisme, la reproduction asexuée, la femelle qui se prend pour un mâle (la hyène tachetée entre autre qui va jusqu’à imiter le pénis et les testicules), la femelle qui bouffe le mâle, le mâle qui s’installe dans la femelle, celle qui fait une réserve de sperme pour l’année, etc…

Comparer les comportements humains avec ceux des animaux (même simplement ceux des singes chez qui, également, tous les comportements sexuels co-existent selon les espèces) est une aberration. C’est comme comparer les carottes avec des poireaux sous prétexte qu’ils sont des légumes tous les deux et entrent dans la composition du pot au feu !

Bon, il est vrai que j’ai remarqué une certaine ressemblance entre le visage de la tortue mâle en train de copuler (concentrée, les yeux mi clos, un rictus de souffrance au bec… « eh ! dit il, Je voudrais vous y voir, vous, de niquer avec une carapace,  une dame qui a elle même une méga carapace et qui attend patiemment que ça se passe en mâchouillant un brin d’herbe, alors que je sue sang et eau en m’agitant et qu’en plus, il y a un voyeur qui me filme…) et certains visages que j’ai pu admirer de la part de certains de mes amants (pas ceux qui me lisent, là, bien sûr… les autres) en pleine action…

En fait, ce qui caractérise l’être humain par rapport au sexe animal, c’est qu’il a le choix.

Il n’est pas déterminé par son espèce à avoir tel type ou tel type de comportement sexuel. Certains préfèreront la monogamie, d’autre la liberté sexuelle, d’autres encore pas de sexe du tout, quelques uns l’homosexualité, le don juanisme, l’orgie ou le « ménage à la française (à trois). Le problème arrive quand les deux partenaires n’ont pas la même conception de la « bonne conduite »…

Ca peut poser souci.

Avec du sang sur les murs…

Demain, si vous êtes sages, je vous parle de jouissance (ouais !!!! ) et de Lacan (ooooh…)

bisous

La guerre

Visionné « le cochon de Gaza » avec mon fils, 10 ans.

- Maman, ça sert à quoi, la guerre ?

- A ne pas partager, mon fils. A garder ce qu’on a pris un jour, son pays, son manger, ses sous, à le garder pour soi tout seul… A ne pas partager… Et on tue l’autre pour ça…

- Et l’autre, il veut te tuer aussi, pour prendre et garder ensuite ce qu’il a pris pour lui tout seul ?

- Oui.

Détente

Devant son ordinateur, elle hésite, les doigts au dessus des touches, un peu comme un pianiste juste avant les premières secondes du concert. L’époque est tendue. Tout est grave. L’entreprise vit dans une ambiance de drame permanent et de catastrophe imminente. Comme dans un camp retranché, les ennemis sont à l’affut, partout, tout le temps, pour vous détruire et vous piquer vos parts de marché, votre argent, votre travail, votre vie…

Les mots qui vont naître sous ses doigts ont dans son imaginaire le poids de quelques éléphants bien écrasants. Il s’agit de ne pas se tromper, d’écrire ce qu’il faut, d’obéir à la sacro sainte règle de la performance. Il faut produire le texte parfait pour que rien ne puisse lui être reproché. Efficace rime avec tension, vitesse, perfection, concurrence, compétitivité, responsabilité solitaire et insurmontable.

Elle soupire, se redresse, essaie de dégager ses épaules du poids des éléphants.

Les mots qui se présentent à son esprit ne lui paraissent pas assez bons. Elle les juge imprécis, douteux, maladroits…

Puis plus rien ne se présente. Le vide angoissant. Elle n’y arrive pas.

Elle essaie de se souvenir des règles qu’on lui a apprises. Trouver un début, un milieu, une fin, rentrer dans les normes de qualité, le moule impersonnel et obligatoire. Mais là aussi, cela lui échappe. Comme si ces injonctions défilaient à toute vitesse devant ses yeux sans qu’elle puisse les saisir le moins du monde…

Elle se sent hors jeu, incompétente. La peur d’être rejetée, virée, mise au rencart de la vie sociale lui fait battre le cœur comme un métronome fou.

Elle se tend encore plus dans l’effort pour produire se foutu mail de réponse à son chef de service.

Il va encore la critiquer, comme chaque fois…

Son portable sonne. Elle a oublié de l’éteindre… Elle lève les yeux pour aller le chercher et rencontre le battement d’ailes d’un piaf devant sa fenêtre… Il vient picorer des miettes provenant du balcon d’au dessus. Une petite goutte d’eau lui tombe sur la tête et l’ébouriffe un instant comme un clown.

Elle sourit, surprise…

Puis se met à rire, regarde l’écran ouvert qui attend, imperturbable et froid, et se barre pour aller voir un peu la vie qui est dehors, respirer l’air de la liberté et remettre à sa vraie place les droits et obligations de son travail…

Management performant et tarte aux pommes.

On dit que les femmes et les hommes ne sont pas égaux parce que les femmes savent la journée être des managers performantes, et le soir cuisiner d’excellentes tartes aux pommes.

C’est totalement idiot. Pour peu qu’ils s’appliquent, les hommes peuvent également faire de très bonnes tartes aux pommes !

Quant au management, il y en a aussi qui y arrivent !

Ca y est, on va encore se taper les galettes…

Bon, je ne parle pas pour moi, je n’ai pas vraiment fait la fête cette année encore et on ne peut pas dire que j’ai mis mon foie à dure épreuve…

Mais pour les autres !

Ils viennent juste de s’ingurgiter foie gras, chocolats, saumon fumé sur canapé, dinde, marrons, vins fins et pas fins, bulles diverses, alcools et j’en passe…

Il y a juste le raton laveur qui manque…

et on recommence avec des galettes au beurre fourrées à la frangipane, bien sucrées et bien grasses.

Rien que de les voir parader sur les étalages des boulangeries et pâtisseries, j’ai mal au coeur…

Pitié !

Une fois, c’est chouette, 5, 6 ou 10 fois dans le mois, cela devient du gavage.

Reste plus qu’à prélever nos foies pour les donner aux oies et aux canards encore vivants après les fêtes, en réparations pour leurs dommages subis au profit de nos tartines…

Résolutions…

Agnès (c’est à dire moa),

  1. Cette année 2013, l’Amour se posera dans ta chambre comme un grand oiseau de toutes les couleurs, sans même que tu t’en rendes compte, pendant ton sommeil peuplé de rêves…
  2. Les soucis, les factures, les bouffeurs d’énergie, tu n’en feras pas toute une histoire. Tu les mettras avec ta colère dans un grand panier tressé de dérision et tu l’enverras valdinguer dans les étoiles (et accessoirement dans la Seine qui coule près de ta maison lors d’un cérémonial purificateur et réconciliateur que tu inventeras… et tant pis si les automobilistes pressés qui passent sur le pont pour rejoindre leur banlieue grise te prennent pour une allumée…) afin de retrouver l’enthousiasme de la liberté, de la simplicité et du sourire sans arrière pensées.
  3. Tu ne te laisseras plus empoisonner par l’alcool triste de la défiance et de la peur issus des souvenirs lourds du passé. Pour cela, tu les déposeras poste restante à l’adresse de Nulle Part pour ne plus JAMAIS les voir pointer leur vilain nez de rats crevés dans ta vie et, ménage fait, tu retrouveras ta confiance… en toi, en la vie, en lui, en l’autre. Tu t’ouvriras avec un sourire aux surprises de la vie.
  4. C’est avec le sourire que tu ramasseras les chaussettes sales et même propres (et dépareillées) pour un tour de manège gratuit dans la lessive pleine de bulles et tu oublieras de râler parce que cela ne vaut pas une bonne séance de chatouilles avec les enfants, suivi du fameux jeu-du-ménage qui fera briller la maison de mille feux…
  5. Tu attraperas le succès avec un grand cerf-volant aux couleurs de l’arc en ciel, et juchée sur un dromadaire philosophe, tu traverseras le monde et ta vie en laissant les frileux et les peureux à leurs attitudes de grosses nouilles…
Bisous

La jungle ? ou comment notre société est en train de s’autodétruire…

Au moins, la jungle a un côté aventureux et exotique qui vaut le coup !

Ce qui n’est pas le cas de nos villes post modernes où des espèces voraces et carnivores, voire cannibales sont en train de coloniser les lieux publics. Ces espèces sont de deux ordres: celles des quartiers en déshérence, contaminées par la violence des médias (mais non, on vous dit que montrer la violence en permanence dans les jeux et à la télé est une « catharsis » et protège les jeunes de celle-ci, elle évite les débordements, si, si… De toute façon, un peu de cannabis et ça calme tout le monde…) et de l’économie (celle , officielle qui les éjecte et celle de trafic illicite qui les récupère ); et celle des quartiers chics à base d’égoïsme et de loi du plus fort (j’ai de l’argent (enfin, mes parents en ont) alors, casse toi de mon chemin!). Ces deux espèces ont un point commun: la seule valeur reconnue n’est pas la valeur humaine de la vie mais l’Argent, le pèze, le flouze, les dividendes, le prix..

Le seul dieu reconnu est le Veau d’or… Je préférais les anciens dieux…

Plus aucune notion du « vivre ensemble », du dialogue, de la prise en compte de l’autre. L’ère de la concurrence signe le culte de la performance. Celle-ci étant mesurée, non pas en fonction des talents des individus, mais par les chiffres de son compte en banque…

Je suis écoeurée. Et je crois que le quartier dans lequel je vis, qui abrite ces privilégiés du porte monnaie, me sort par les yeux.

Comment expliquer à mes enfants le partage, le respect des plus fragiles (laisser sa place à une vieille dame ou à une jeune maman dans le bus), la communication humaine et la beauté du geste gratuit quand ils voient se comporter ces groupes d’ados bardés de technologie high teck hors de prix, qui ignorent tout ce qui n’est pas leur propre nombril et s’attribuent les meilleures places, de droit, au mépris total des autres, les écrasant, en plus, de leur superbe.

Il y a de quoi être en colère… et je le suis…

 

Bref, tout va bien…

Juste un petit mot avant mon thé et mon bouquin au coin du feu (je profite de mes dernières heures de liberté avant l’arrivée de la horde de sauvages que sont mes enfants…)

Ces derniers temps, au terme d’une maturation douloureuse digne d’un furoncle purulent, j’ai fait une mise au point salutaire de ce que je suis en train de devenir.

Ce ne sera pas la dernière, mais je crois que là, vu ce que j’en ai bavé, j’ai un peu été raclé une bonne partie du pire… Visite guidée de mon côté sombre…

J’ai ainsi mis à jour (âmes sensibles s’abstenir, c’est pas joli joli):

  1. Mon égoïsme camouflé en générosité. Heureusement pas toujours, mais il y a en moi une partie très égocentrique qui pense d’abord à soi avant de penser à l’autre et qui a dans la tête de monnayer sa gentillesse. Je me donne ainsi le beau rôle à mes yeux et je me sécurise. (Parce qu’en fait, je me sens trop minable pour être aimée comme ça, de but en blanc, pour mes beaux yeux, sans que j’y aide un peu mine de rien… )
  2. Ma colère. Oh lala ! ça, c’est une vieille histoire… Toute petite j’ai du ravaler ma colère devant l’injustice et le mépris dont j’étais l’objet. Du coup, je la cultive à l’intérieur mais je la refoule. Et elle revient bien pire sous le masque de la tristesse, ce qui me permet de manipuler l’autre en toute bonne foi, en lui faisant pitié. (vous savez, le coup des yeux attendrissant du chat botté dans Shrek ?) En fait, cela ne marche pas vraiment, et je me retrouve seule à pleurer dans mon coin sans attendrir personne, mais bon…
  3. Mon égo (ou mon mental). Un sacré coco, qui veut tout diriger et me fait faire de grosses conneries en me persuadant de regarder avec ses oeillères et en travestissant la réalité. Qui me mène par le bout du nez et me fait prendre mes désirs d’être aimée (légitimes) pour un besoin de dépendance (« sauve moi, aimes moi mon beau prince … « ) et une tactique de domination par la victimisation. Il se veut tout puissant et veut tout contrôler, en faisant mine de me défendre contre les grands vilains monsieur et le gros méchant monde… Le prince de l’illusion, mon égo… Perfectionnisme et toute puissance: tout maîtriser contre un monde qui m’en veut et qui est bien dangereux…
Je dois en oublier mais c’est déjà pas mal.
A côté de cela, j’ai des bons côtés, heureusement, mais bon…
D’où ça vient, ça ? Parce que je ne crois pas être fondamentalement mauvaise… (comme la plupart d’entre nous d’ailleurs…) Ben, comme pour tout le monde, ce sont des réactions de défense, de survie, de stratégies mises en place dans l’enfance (mais pas que) pour faire face à des évènements ou des personnes dangereux et qui nous ont profondément blessés. Pour survivre à cette souffrance, on a trouvé ça. Pas très glorieux mais bon, à 3 mois, 4 ans ou 10 ans, on n’a pas vraiment le choix des armes face à des adultes maltraitants (même s’ils ne font pas exprès).
Donc, mon égoïsme, c’était une manière de me garder vivante psychiquement face à une famille qui ne voulait pas de moi. Jouer à la gentille idiote pour avoir le droit de respirer. Etre serviable pour essayer d’attirer des bonnes grâces dont j’avais tant besoin. Penser un tout petit peu à Moa, vu que personne n’y pensait à part moi…
Ma colère, ben, c’est une réaction normale face à la différence de traitement dont j’étais l’objet. Mais refoulée car, si je l’exprimais, je sentais bien qu’elle ne serait pas entendue, au contraire, je me ferai encore plus rejeter, mépriser, pas aimée. Une colère rentrée se transforme en tristesse. Mais là non plus, ce n’était pas recevable. Donc, j’ai joué le rôle de la petite fille gaie « comme un pinson », le clown de service pour avoir une petite place… Mais le clown était triste et une sombre violence bouillait en lui…
Quant à mon égo, mon mental, c’était une tentative désespérée pour comprendre ce qui m’arrivait et mettre du sens, des raisons à ce mésamour. Comprendre, comprendre pour rester dans une logique vivable… mais à force il a pris le contrôle. Comprendre pour ne plus sentir. Se raconter une histoire pour que la vie garde un sens…
Bref, comme dit l’autre (je ne sais plus qui, je n’ai pas la télé) une femme avertie en vaut deux et désormais, je sais me regarder dans ma vérité (ou presque) et faire gaffe à agir selon ma conscience et non manipulée par ces princes noirs de mon inconscient. (désolée Mr Freud, il n’y a pas beaucoup de sexe dans mon histoire… Paradoxalement, de ce côté là, ça va très bien… bon, un peu rare ces temps ci mais pas de problèmes notables)
Remettre de l’ordre dans tout ça, et désamorcer ces bombes du passé pour m’en libérer. Je n’en ai plus besoin. Je suis une grande fille et je n’ai plus besoin de rester dans ces stratégies infantiles. La dépendance de l’enfant, c’est terminé. Game over… Revenir au présent.
Etre consciente de ce qui se passe en soi permet de se sentir plus légère et d’agir sans être poussée malgré soi vers des extrêmes stupides (du genre avaler 1 litre de glace au chocolat accompagné de chantilly et de muffins, se rouler par terre devant un imbécile éjaculateur précoce parce qu’il vous largue (au lieu de se dire bon débarras), hurler et vouloir muuuurrriir parce que l’autre zouave a oublié d’appeler, devenir une larve molle comme une nouille trop cuite, vautrée dans un lit parsemé de livres, de miettes diverses, de mouchoirs en papiers chiffonés et de cartes divinatoires (beurk) pleurant qu’on est toute malheuuureuuse, que personne ne nus aiiimmmme (ouais sauf tous nos amis, quelques membres de la famille et notre chien) et qu’on « va finir seeeuuullle » au milieu de nulle part (en fait on est très précisément localisée dans son appartement) en serrant un nounours compulsivement dans ses bras, pare ce que… on ne sait même plus pourquoi, en fait…)
Bref, se comporter avec le QI d’un dinosaure (y z’étaient pas fins…) et le glamour de tata mochetonne.
Alors qu’en fait, tout va bien.
  1. Je suis vivante.
  2. Je suis plutôt pas mal et pas trop conne
  3. Mes enfants sont merveilleux (de mon point de vue)
  4. J’ai plein de projets
  5. Je peux être rigolote
  6. J’ai plein d’amis qui arrivent encore à me supporter
  7. Je séduis manifestement encore (tiens, le 31, dans le métro, je me suis faite draguer… Non, il n’était pas complètement bourré…)
  8. La vie est belle, pleine de surprises et finalement assez sympa (ne plus projeter le passé sur le présent et le futur, un peu d’ordre !)
  9. Celui qui va m’aimer va avoir une sacré chance ! (prenez des tickets !)
Plein de bisous pour la nouvelle année de la part de la nouvelle Agnès…

Fin d’année, début d’année… bilan ?

J’ai eu l’impression, cette année, de tirer une charrue sans les boeufs. Toute seule…

Ce n’était pas particulièrement rigolo et je me sens bien fatiguée. Je crois bien que je ne suis pas Swartzy et que passer en force, ce n’est pas mon truc…

Sans doute, je m’en mets trop sur le dos…

Et je ne tiens pas compte de mes vrais besoins, qui sont parfois plus simples que les exigences de perfections du monde. Je me suis un peu trahie, méconnue et trompée cette année. J’ai voulu croire à des illusions et oublié de regarder la réalité en face…

J’ai refoulé ma colère qui s’est transformée en tristesse, j’ai renoncé à mes limites, j’ai négligé les messages de mon corps et exigé de moi ce que je n’avais pas à faire. Je me suis épuisée à courir après les papillons diaphanes du rêve et n’ai pas pu construire les bases solides de ma vraie vie…

Bref, Bilan assez minable si ce n’est que j’ai ouvert les yeux sur ma réalité et sur mon ombre et que je commence à pouvoir prendre du recul sur ces vagues de souffrances qui me submergent et me poussent à vouloir tout foutre en l’air quand je ne maîtrise plus rien. Je commence à repérer les fragments de discours destructeurs qui me pétrifient de terreurs et me plongent dans les larmes et le néant. Les « je ne vaux rien » « Il me rejette » « je ne suis pas aimable et pas aimée » « je rate tout » « je n’y arriverais jamais » « j’ai mal et seul, lui, peut me soulager » « je ne peux rien faire pour moi » « cela ne sert à rien » « je n’en peux plus, je sombre…. », etc.

Donc, cette année, je vais essayer d’ouvrir les yeux sur la vie, m’accepter telle que je suis (avec ma colère, mon égoïsme et ma trouille), et d’aller à la rencontre de mes vrais besoins…

2013, ce sera l’année où mes enfants vont grandir d’une année avec bonheur et dans la réussite!

2013, ce sera l’année où je vais m’offrir d’aimer et d’être aimée par un homme qui aura envie de me rendre heureuse et de partager ma vie, simplement. Entre le tube de dentifrice et  les casseroles, entre fous rires et tendresse, il mêlera ses chaussettes sales avec mes bas Dim up,  laissera flirter ses caleçons avec mes culottes en dentelles (ou en coton petit bateau les jours où j’ai besoin de confort douillet), partagera ma boite de kleenex les jours de rhume, et les soupirs sur nos ex d’un air entendu… Un type qui aura sa vie et ses passions, ses envies et ses obligations mais s’intéressera aussi aux miennes, de temps en temps, histoire d’alimenter une conversation enrichissante (qui m’apprendra les mystères du turbo réacteur ou de l’entomologie (c’est un exemple), et écoutera d’un air narquois mes théories fumeuses en psychologie). Un viril poilu qui me dévorera toute entière et se laissera câliner avec furie par Moa…Un vrai mec, quoi… (toute contre façon s’abstenir)

2013, ce sera l’année de mon déménagement dans un appart plus grand, plus calme, plus lumineux et plus plus… (Bon, OK, peut être en 2014…)

2013, ce sera l’année de mon diplôme et de mon titre de pyschologue pour de vrai

2013, ce sera l’année de « je gagne des sous avec mes petites mimines, comme une grande » et je retrouve mon autonomie financière

2013, ce sera l’année de la fin de mon divorce et de la liberté, enfin !

2013, ce sera les premiers pas de Moi nouvelle manière…  C’est à dire une fille pleine de défauts (si, si, plein !), mais qui sait (enfin) où elle va et ce qu’elle veut, parmi les difficultés et les ratés « pédagogiques » de sa vie…

Et d’abord un grand ménage.

Par exemple, Lui, l’alexithymique (voir quelques articles avant), qui est si souvent aux abonnés absents… et bien, s’il ne vient pas à moi, je ne viendrai plus à lui. Tant pis. Marre d’avoir sans cesse l’impression de le harceler pour quémander l’honneur de sa présence ou d’un signe de lui… S’il ne veut faire aucun effort pour moi, je ne peux l’y obliger. Il a le droit de vivre sa vie ainsi, de ne jamais être disponible. Mais moi, j’ai le droit d’avoir envie d’une autre type de relations. Moi, j’ai besoin d’un homme qui s’implique dans une relation humaine et respectueuse, simplement, sans chichis, sans se poser des questions existentielles (j’ai peur, j’y vais, j’y vais pas…je sais pas) dans la légèreté et l’humour.

Hugh ! J’ai dit !

Bonne année  à tous !!!!

 

 

Fin d'année, début d'année... bilan ? lzn_6878-300x300

 


Commentaires récents

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne
  • Album : New york
    <b>rue1.jpg</b> <br />
Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par Agnès Falabrègues et plus de 40 millions de professionnels

Laisse moi mettre des poème... |
Le Dragon de la Rivière |
Tisseurs de Mondes |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Nothing to Say
| Au delà des apparences...
| Les Aixclats du coeur