Bébé d’amour

C’est étonnant  (et en même temps cela ne m’étonne pas) que Freud (et les psys) n’ait jamais parlé d’amour… c’est l’essence de l’humanité… A la place ils ont parlé de sexe… cruelle erreur…

C’est d’amour que l’enfant a besoin. Dès même avant la naissance, d’ailleurs…
Bien sûr il ne le conceptualise pas. Il ne peux le qualifier d’amour. Il n’est pas conscient !
Mais le vécu d’un enfant n’est pas seulement des soins.
Quand il s’agit de simples soins sans amour, le bébé se laisse mourir. (il y a eu des expériences dramatiques en ce sens au XVIII em siècle, je crois…)
C’est dans une relation d’amour que le bébé peut se construire, même s’il en est inconscient.
Ma mère et mon père ont été parfaits en ce qui concerne le « care ». De formation médicale, c’était tip top pour le « soin »: nourriture, propreté, environnement calme et adapté etc…
Mais manquait l’amour (et parfois même existait le rejet).
Et c’est là que ça coinçait.
Et il a fallu le prothésiste de mes parents, un homme qui regrettait de ne pas avoir d’enfants, qui s’est occupé de moi, pour que j’accepte d’avaler mes biberons… Parce que lui, il m’aimait. (et comme il bossait et n’habitait pas là, on ne peux parler de « soins », trop discontinu.)
Voilà, je suis sûre de ce que j’avance (même si c’est contraire à l’enseignement psy.)
Pour avoir eu moi même des enfants, la relation avec un tout petit n’est pas la relation de soin, mais une relation d’amour.
Le vrai amour est gratuit et n’est pas la dépendance. En tant que mère (ou père),  on sait qu’on élève des enfants POUR qu’ils nous quittent, donc sans aucune demande. L’enfant est dépendant (il a plein de demandes) mais pour devenir lui même il doit rejeter cette dépendance et les parents doivent l’y aider.
De même dans la relation d’aide, en psychothérapie, sans relation d’amour (et je ne mélange pas amour et sexualité comme Freud), rien ne se passe.
La plupart de nos blessures sont des blessures d’amour et elles ne peuvent se guérir que dans une relation d’amour qui permet de reconstruire.
Les mots permettent de comprendre, de savoir la vérité sur soi, mais cela ne suffit pas. Pour guérir, il faut une relation d’amour. (et ce n’est pas le simple transfert freudien…)
Je me souviendrai toujours de ce thérapeute qui m’a guéri de ma souffrance d’absence de père, rien qu’en posant sur moi un regard d’amour. Et je précise: pas de désir, pas de possession, pas de besoin, mais d’amour totalement gratuit, libre, tendre et respectueux. En 5 minutes, dans le silence, quelque chose a bougé en moi. Une plaie a commencé à guérir. J’ai été nourrie, moi qui avait faim depuis si longtemps et j’ai pu utiliser cette nourriture à être.
Karl Rogers a bien compris cela. L’écoute bienveillante, c’est cela: aimer la personne qui vient demande de l’aide et lui permettre de comprendre qu’aimée, elle a le droit de vivre et d’être heureuse… d’elle même, sans rien demander à personne. Elle est nourrie et peut aller son chemin de vie.
C’est de l’ordre de l’expérience, du vécu, pas de l’intellectualisation. cela s’inscrit dans le corps en entier et pas seulement dans le mental. C’est une trace corporelle, pas un raisonnement…

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