Des vertus thérapeutiques du ménage…

C’est la crise…

Comme tout le monde, je traverse une splendide traversée du désert financier, et une plongée abyssale dans les emmerdes de tous poils.

Moments difficiles, angoisses du « je-n’arriverai-jamais-à-m’en-sortir », perte de confiance tous azimuts, tensions et blocages en tous genre…

Comme les champignons (vénéneux), les problèmes ont tendances à éclore tous en même temps et se bousculent au portillon pour nous achever… « Eh, pousse toi de là, le débit à la banque, laisse moi en un peu ! » dit la déception amoureuse !

Et il ne nous reste que les yeux pour pleurer dans le grand espace intergalactique de nos nuits blanches…

Donc, moi aussi, je donne dans les situations « délicates »…

Donc, ce matin, j’ai décidé de prendre les choses en main et de faire le ménage dans ma maison qui ne ressemblait plus à rien, avec les traces, dans toutes les pièces abandonnées à elles-mêmes, des incertitudes et des laissez-allers coupables de ma mini dépression… « Bof, à quoi bon ranger! De toute façon, un peu plus ou un peu moins dans la merde … Allez, passe le Nutella… »

Armée de mon aspirateur, de mon balai marin (le machin avec des cheveux longs qui sert à laver le sol en carrelage (note pour les mecs et celles qui n’y connaissent pas grand chose dans la théorie ménagère, dont moi), et mon chiffon (doux avec vos mains et dur avec la poussière (à moins que ce soit le produit vaisselle qui dit ça ?….) j’ai entrepris le grand ménage de ma maison et accessoirement de ma tête.

Sus aux toiles d’araignées coupables, aux poussières confusionnelles, aux chaussettes et dossiers dépareillés, au désordre généralisé…

Et ben, ça fait du bien.

D’abord, l’effort physique vaut bien un court de Pilate (à condition de bien vous étirer quand vous passez le plumeau) et nous fait produire des endorphines super efficaces. Et puis on range aussi les priorités, les échelles de valeurs, les trucs et les machins qui trainent dans notre tête et qui brouille tout.

Enfin, on jette…

…Les épluchures, les vieux vêtements dans lesquels on ne rentre plus, les pulls troués (ben oui, on est bien dedans mais on a l’air d’une SDF), la robe qui boudine (sublime sur une autre, atroce sur soi), les sacs-qui-pourraient-servir-un-jour et qui ne servent qu’à prendre un max de place et j’en passe (la culotte de 20 ans qui n’a plus d’élastique, grisâtre et avec des trous qu’on se refuse à mettre même quand on a ses règles mais qu’on garde sans savoir pourquoi…). Et par la même occasion, on se libère de la relation tordue avec tel pote, de la soumission à telle amie pas forcément bienveillante, de la dépendance obligée à papa-maman, de la peur du banquier et de la mésestime de soi…).

Et pis, avec ma fille, on s’est fait un soin des cheveux… en prime…

Et ben, ça va beaucoup mieux, ma dépression.

Je ne la retrouve plus… elle a du passer à la poubelle…

Ne prenez plus d’antidépresseurs… faites le ménage !

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