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Archives pour septembre 2012

La colère…

Face à face avec ma colère.

Je la découvre. Je ne la « savais » pas. Je l’ignorais.

Une colère qui m’a été interdite depuis toute petite, une colère que j’ai du refouler, oublier, à laquelle j’ai du renoncer et qui n’a pu exprimer son message. Une colère née de la peur et de l’abandon et qui a dégénéré en tristesse.

Ne pouvant me défendre, il ne m’est resté que les larmes…

Larmes intérieures, puisqu’elles, aussi, étaient dérangeante et non écoutées, camouflées par une gaîté factice, un jeu d’actrice qui cherche à plaire et à séduire pour survivre, qui porte un masque.

Derrière ce masque j’étouffe.

Parfois, désormais, je laisse s’exprimer ma tristesse et mes larmes inondent mes joues…

Mais ma colère, jamais.

Elle me fait peur. Elle est tabou. Je renonce à cette force de vie qui pourrait me permettre de me protéger, de faire respecter mon territoire personnel, à poser mes propres limites, de ne pas me laisser envahir comme un pays sans frontières et sans armées, que l’on occupe et que l’on pille sans craintes de représailles…

D’ailleurs, je suis attirée par les êtres de colère. L’homme que j’aime, mes amis, sont des êtres de colère.

Cette colère, je la sens en eux et je la leur envie. Je suis jalouse de cette force. J’admire leur capacité à poser des limites, à se faire respecter, à faire respecter leur territoire. Une force qu’ils m’imposent parfois… Une force à laquelle j’ai accepté dans mon enfance de renoncer pour avoir le droit de survivre. J’aimerais posséder cet arme que je m’interdis, que l’on m’a interdite. Tabou. Chaque fois que j’essaie de le faire, je suis submergée par la peur d’avoir brisé un tabou et je recule…

Je les envie et en même temps, je me soumets à leur force de colère. Je n’ai pas le droit à la révolte, je n’ai le droit qu’à la soumission et à la dépendance, à une position de victime dont, je l’espère (à tord) on va prendre soin.

N’osant m’affirmer, poser mes limites, mon territoire, j’essaie d’inspirer de la pitié …

J’ai renoncé à prendre les armes et je m’en plains !!! Misère !!!

Mais il ne s’agit pas d’agresser les autres et de faire retomber sur eux ma colère.

Ne pas oublier que la colère est un sentiment, il ne faut pas nous identifier à elle.

Elle n’a de sens que dans la mesure où elle est porteuse d’un message, pas de violence. Se défendre n’est pas attaquer. Se faire respecter n’est pas faire mal à l’autre.

Nous ne sommes jamais en colère à cause de ce que les autres nous font ou de ce qu’ils disent de nous. Nous sommes en colère parce que nous souffrons et que nous ressentons un manque, que nous avons peur, et que nous n’avons pas su écouter nos besoins.

La colère nous appartient en propre. C’est donc inutile d’en punir l’autre qui nous a révélé nos manques, nos erreurs et nos besoins inassouvis. Au lieu de faire éclater cette colère contre l’autre par des récriminations et des ordres, écouter ce que dit cette colère qui monte en nous: « Tu as besoin de (liberté, confiance, amour, sécurité (cocher la ou les bonnes réponses))…, donnes-le toi. N’attends pas que l’autre le fasse pour toi ! »

Pose toi avec tes besoins et ton être, sans agressivité face à l’autre. Dire « Non » est possible sans hurler. Dire « Non » sans violence est d’ailleurs bien plus efficace. Pouvoir dire « Non » permet aussi de dire « Oui. Se tromper de cible lorsque nous lançons notre colère nous vide d’énergie. Reconnaître et écouter notre colère nous remplit d’énergie et de force. Et nous permet de reconstituer notre énergie en sécurité dans les limites posées par nous mêmes.

Car l’autre respectera nos limites, tout naturellement, si nous les respectons nous mêmes.

Cette colère, en moi, je la reconnais, je l’accueille en moi, j’en accepte le message et la responsabilité. Je l’aime pour ce qu’elle me dit de moi. Elle me hurle d’enfin me respecter. Elle ne me demande pas de me venger ou de fuir les autres. Les autres ne me contrôlent ou ne m’envahissent que parce que je les ai autorisés à le faire, que je n’ai pas osé leur poser mes limites… J’en suis seule responsable.

Elle va me donner la force qui me manquait pour être solide, pour être tout simplement. Dans le respect de moi. Et des autres.

Et retrouver la joie…

Reste à le vivre vraiment…

là c’est plus dur…

 

L’auteur

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MOA

La peur de la Mère…

Le paradoxe de la civilisation patriarcale est d’avoir soumis les femmes et développé dans le même temps une peur viscérale de la mère.

La mère, dans l’imaginaire de l’homme qui se veut dominant est à la fois désirée dans une fusion intense et crainte car cette fusion pourrait le détruire. Freud a parfaitement décrit ce phénomène avec son complexe d’Oedipe qui épouse sa mère et nie ainsi sa dimension d’homme en remettant son pénis entre les mains de celle qui l’a fait.

L’homosexualité latente de Freud l’a mis sur la voie d’une analyse très juste des mécanismes complexes et cachés de la société où l’Homme détient, seul, le pouvoir. Car, et ceci est un autre paradoxe, l’homosexualité masculine, l’amour pour le Même, est la forme la plus aboutie du patriarcat.

On y voit généralement ces hommes se débattre entre un amour profond pour leur mère dont ils ont beaucoup de mal à se détacher et une crainte du sexe des femmes. Amour ambivalent de petit garçon où la mère est à la fois le seul recours, la seule protection contre l’angoisse de séparation et de mort, et une taulière qui leur a confisqué leur pénis, l’emblème de leur puissance masculine à l’encontre des femmes. La Mère, cette femme sans sexe, cette femme qui fait « un » avec eux et donc qui partage leur pénis, qui est donc Même, à la fois interdite et désirée, cette Mère Castratrice de Freud, les pousse à préférer aimer des hommes, des Mêmes, non angoissants, non geôliers potentiels, non castrateurs.

Mais ce pouvoir terrible de la Mère toute puissante et castratrice est la conséquence de l’organisation sociale patriarcale. L’homme ayant asservi la femme, celle-ci ne peut renoncer à son pouvoir naturel, et donc le fait renaitre dans une lutte occulte et sournoise de l’esclave contre le maître. N’ayant plus la force et la légitimité sociale, elles utilisent la séduction et la manipulation.

On le voit bien dans les cultures les plus oppressives pour les femmes: la femme est une esclave mais la Mère est toute puissante. La Mère des garçons s’entend. Le pouvoir qui est dénié aux femmes est récupéré de manière affective et occulte par la Mère qui se venge de l’oppression de son mari sur son fils qu’elle met en son pouvoir… et sur la Belle fille… avant que celle-ci ne devienne mère du garçon-héritier et reprenne le pouvoir à la mort de sa belle mère.

C’est toute la problématique des régentes, à la fois recours salvateur et détestées.

Paradoxe apparent car le maître a toujours peur de ceux qu’il opprime. Il sait bien qu’à la moindre faiblesse, ceux-ci le tueront pour se libérer. Tous les dictateurs vivent dans la peur. Car ils savent que leur prise de pouvoir est obtenue par la force et n’a aucune légitimité naturelle. Fragile, elle peut s’effondrer d’un moment à l’autre…

De même le pouvoir exclusivement masculin n’a rien de naturel.

Je dirais même plus, comme Dupont et Dupond de Tintin, le pouvoir exclusivement féminin non plus.

Car, n’en déplaise à Rousseau, l’Etat de nature n’existe pas pour l’Homme. Il n’y a pas un état primitif de l’homme, qu’il soit bon ou mauvais, que la société et la civilisation aurait perverti ou du moins changé.

Toutes les expériences, parfois assez atroces, qui consistaient à vouloir élever des enfants sans interactions sociales pour voir émerger cette strate « naturelle » et primitive de l’homme, pure de toute influence sociale, se sont soldées par la folie et la mort pour les malheureux sujets de l’expérience.

C’est la grande différence de la nature de l’homme avec les animaux et les autres êtres vivants sur cette terre. L’Homme n’existe pas en dehors de son organisation sociale. Le pouvoir masculin n’est donc pas lié à une donnée naturelle et génétique contre laquelle on ne peu rien. C’est une détermination qui lui permet de grandir et de se développer en tant qu’être humain pensant. Une structure de pensée préexistante à sa naissance, dont il hérite et qui va le tuteurer, l’accompagner, le former tout au long de sa croissance. Une « éducation » avec laquelle il pourra prendre ses distances à l’âge adulte mais qui est la condition sine qua non de sa vie d’être humain. C’est un moule qui va lui donner sa forme.

Or ce moule n’est pas prédéterminé. En étudiant l’histoire de l’humanité, ce qui a été, en étudiant la diversité du monde actuel, ce qui est, on ne peut manquer de remarquer qu’il en existe de multiples formes, certaines apparentés, d’autres non, de moules.

Certains sont en totale contradiction, d’autres extrêmement proches malgré les apparences. Certains donnent le pouvoir aux hommes, d’autres aux femmes, d’autres à seulement certaines catégories de personnes, d’autres encore ont des systèmes compliqués où la religion et la politique s’entremêlent…

Qu’est ce qui détermine se moule ? Comment s’est il formé un jour avant d’être reproduit génération après génération, respecté ou remis en question et détruit ?

je crois qu’il y a une réponse très simple: la Nature. La grande oubliée de notre civilisation, et pourtant celle qui a le plus grand pouvoir sur nous (qu’on se souvienne du Tsunami par exemple)…

L’accès aux ressources est la clé de la fabrication du moule.

C’est un bouleversement climatique et un changement radical des ressources disponibles qui a fait s’effondrer la civilisation paléolithique et a créé notre monde patriarcal dans la plus grande partie du monde.

C’est la crise des ressources naturelles, pillées et abîmées, détruites aujourd’hui qui va aboutir, également à un changement civisationnel profond… ou à la destruction de l’humanité.

Comme il y a 10 000 ans, il va falloir s’adapter. Et comprendre ce qui s’est passé à cette époque pour des hommes et des femmes « naturellement » pareils à nous (mais sans téléphone portable greffé à l’oreille) peut nous aider à gérer cette adaptation au mieux. Nous n’avons pas le choix.

Et, enfin, ne plus avoir peur de la Mère…

Une maison en Provence

J’ai retrouvé ma maison en Provence….

Et avec elle, mes racines. La ciel si haut qui emmène mon regard dans des espaces libres et bleus infinis, le soleil qui caresse, le vent qui secoue et les légumes du marché, les tomates, mures, rondes, rouges ou les olives vertes ou  noires comme des billes de bois d’ébène, les salades verts tendres, perlant de rosée, les courgettes, les aubergines, les fromages de chèvre…

La sensation des tomettes sous mes pieds, la lumière qui inonde la chambre, l’accent chantant sous mes fenêtres, et le petit déjeuner sur la terrasse…

Je n’ai pas trop les moyens de l’entretenir. C’est une vieille dame qui a besoin de  tant de soins… Alors je la loue.

Une maison en Provence terrasse-300x225

Salon de Provence

Les mecs…

Je crois qu’un mec, quand il sait ne pas avoir la possibilité d’assumer matériellement une vie de couple, met sa fierté à l’éviter.
Une femme non. Elle fait avec les difficultés et se contente des moyens du bord.
La présence de l’homme qu’elle aime est le plus important, pas le rapport financier inégalitaire ou la situation bancale du compte en banque du dit homme.
Un homme se sent diminué s’il est pris en charge, plus ou moins. S’il est « aidé » par une femme… S’il n’est pas en position de ramener le gigot de mammouth … Héritage de 10 000 de patriarcat qui met les rapports Homme/ Femme sous la houlette de l’avoir, du matériel, du pouvoir (de l’argent). Remake désagréable, également, du rapport de dépendance d’avec la mère qui pouvait lui dicter ce qu’il devait faire.
Le couple comme possession de l’autre, lien social et lieu de pouvoir.
Le mariage comme acte politique.
Pour un homme, il est important d’ »en » avoir… de l’argent, des objets de prestige, des couilles… au risque de ne pas se sentir un homme.
Pour un homme il est important d’avoir les moyens du pouvoir, même s’il ne les utilise pas. C’est l’assurance qu’on ne les utilisera pas contre lui, qu’il les contrôle et s’en protège.
Pour une femme, c’est l’être qui compte… Le rapport entre les êtres est un rapport de deux êtres particulier, homme et femme, uniques et sans lien avec ce qu’ils possèdent ou pas. Le couple n’est pas un lien essentiellement social, de pouvoir mais personnel et totalement égalitaire.
Généralement.
En effet, le conditionnement social de notre société depuis belle Lurette, fait que beaucoup de femmes aiment se sentir « dominées » pour se sentir femme… Jouent à ce jeu du pouvoir, usent de séduction manipulatoire…
Rares sont les femmes ayant retrouvé cette puissance libératrice de leur sexe et renoncé à la soumission patriarcale (j’entend pas là réagir pour ou contre et ne se comporter, non pas en fonction d’elles mêmes, mais en fonction de cette domination masculine: Les féministes pures et dures sont elles aussi dans un rapport de pouvoir face aux hommes et ne pensent le couple qu’en fonction du pouvoir) pour un échange de collaboration et d’enrichissement immatériel l’un de l’autre (bonheur, plaisir, énergie).
J’ai un ami qui me fait penser à cela…
Peut être, sa gêne relationnelle avec moi vient de là. Incapable de se projeter dans un avenir professionnel stable, submergé de problèmes personnels, il n’a pas envie et a peur d’être « pris en charge » par une femme à cause de sa fragilité actuelle. Et il fuit. Pour garder sa fierté d’homme.
J’espère qu’il a envie de me voir mais il voudrait le faire en gérant les choses, en « mâle dominant », pas en victime de la vie…
Sans doute faut il laisser le temps au temps, en espérant qu’il retrouve ses repères… un boulot, un appart, une organisation avec sa fille sans que ses parents ne prennent trop de place. Et qu’il réalise que je n’ai rien à foutre d’un mâle dominant… Qu’un rapport de couple peut être bien différent du rapport familial qu’il a connu dans son enfance et peut être même encore maintenant, et que l’amour n’a rien à voir avec la dépendance, la possession ou la prise  de pouvoir…
C’est lui qui m’intéresse, ni son compte en banque, ni son image sociale ou son prestige viril…
ce n’est pas ce qu’il a qui m’intéresse, mais ce qu’il est. Et ce qu’il fait avec ce qu’il est et avec moi.
Mais il y a un risque qu’il n’y parvienne pas.
Je prie pour qu’il y arrive…

Les indiens

Notre société de « progrès » réservé aux plus agressifs est en train de massacrer l’Amazonie dans l’indifférence du gouvernement du Bresil.

Des bucherons stupides et avides déforestent et détruisent, une compagnie de chemin de fer veut faire passer ses trains de profit, les indiens de cette région réservée vont disparaître et avec eux une part de notre humanité.

Je me sens impuissante et désolée. Le pouvoir et les armes sont à l’argent.

Ceux qui veulent toujours plus, toujours plus, dans une surenchère démente qui n’aboutit qu’à la destruction et ne les rend même pas heureux. Ils essaient de combler leur vide intérieur par toujours plus de gadgets extérieurs. Ils mettent la réalisation d’eux mêmes dans l’avoir. Cela ne sert à rien.

Bien sûr, quand on n’a rien, il est légitime d’avoir le nécessaire… Mais ce ne sont pas ceux là qui sont dangereux. Ce sont ceux qui exploitent cette misère pour soutirer de force des richesses à la nature. Les ouvriers, les bucherons, les petites mains gagnent des salaires de misère. Ils détruisent sur ordre mais n’en récupèrent même pas les dividendes. Ce sont les patrons, les décideurs, les politiques qui engraissent et mourront un jour dans leurs manteaux d’or arraché au sang de la terre, dans un monde dévasté…

Où sont les belles âmes émues ? Ou sont les mouvements solidaires médiatisés pour sauver ce qu’on peut encore sauver ?

Où est la remise en question de notre société de l’avoir toujours plus qui produit tant de burn out et de dépressions ?

je ne voit pas. Je ne vois que des robots qui obéîssent aux ordres de production et de consommation pour nourrir des financiers égoïstes et brutaux.

Et je suis désolée… de ne servir à rien.


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