Méditation sur la mort…

Vite, vite, écrire mon article… car j’ai à vivre moi !

Et puis, là, j’ai sommeil, en plus…

Mais penser un peu à cette mort que tout le monde redoute alors que lorsqu’on la vit, on ne s’en rends même pas compte…

Je ne parle pas de la souffrance qui la précède… celle là est une belle saloperie…

Mais la mort, non. Enfin… pas la nôtre. (Car celle ce ceux que l’on aime est si cruelle, en établissant une sinistre séparation définitive, du moins dans cette vie ici bas… selon les croyances de chacun).

Notre mort personnelle est la fin de la vie, et ce qui donne toute sa valeur à notre vie.

C’est parce qu’on meurt que chaque instant de vie, chaque souffle que l’on exhale, chaque inspiration qui nous vient, a un sens et de la valeur. Car, grâce à la mort, chaque seconde est unique et ne reviendra pas. Il faut donc essayer de déguster son temps comme un plat merveilleux qui enveloppe les papilles, et cela d’autant plus que la portion est peu généreuse…

Prendre le temps de déguster la vie comme un petit miracle qui échappe à sa fin…

Bon, oui, c’est facile à dire. Je ne suis ni malade, ni sous l’épée de Damoclès d’une échéance rapide. Soit.

Mais est-ce si Sûr ? Un accident est si vite arrivé…

Personne ne sait…

Et puis, je ne suis plus si jeune…. j’arrive à un âge ou la mort a tendance à de moins en moins se faire oublier… Si tant est que j’ai pu l’oublier un jour de ma vie, avec une mère macabre qui mettait de la mort partout, en assaisonnement habituel de nos jours et de nos nuits. Catastrophes planétaires, guerrières, maladies diverses et variées, mort annoncée de proches et enthousiasmes dans les cimetière. J’en ai tété, de la mort…

Alors…

Je n’ai pas envie de mourir. La camarde viendra bien assez vite. Mais j’ai envie de vivre ce qui me reste à vivre comme un cadeau de chaque instant, un émerveillement d’être là, vivante, malgré tout ce qui pourrait me menacer et ne le fait pas. Les petits tracas perdent de leur importance… Il y a un réajustement des choses essentielles face à cette triste dame en noir…

Sentir le soufle de vie, l’énergie pétillante de la vie me traverser et sourire de bonheur que ce soit possible encore, et encore. Mais que cette joie s’arrêtera un jour évite que jamais on ne risque de s’en lasser…

La vie ne s’use que si on ne l’en sert pas… comme le sexe.

D’ailleurs, à ce propos…..

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