Archives pour août 2012

Pougne Herisson

Au milieu de nulle part est perdu le nombril.

On désespère de le trouver quand on tombe dessus, d’un coup, comme par les effets bizarres d’un merveilleux de lapin à la montre.

On tombe dedans comme dans le puits aux histoires d’Alice aux pays des Merveilles.

C’est comme quand on était petite. On ferme les yeux et quand on écarte un peu les mains, tout a pris de nouvelles couleurs…

C’est drôle, le sourire vient aux lèvres sans qu’on y pense.

Enclave farfelue, pays d’ailleurs, parenthèse magique…

Belle surprise…

Méditation sur la mort…

Vite, vite, écrire mon article… car j’ai à vivre moi !

Et puis, là, j’ai sommeil, en plus…

Mais penser un peu à cette mort que tout le monde redoute alors que lorsqu’on la vit, on ne s’en rends même pas compte…

Je ne parle pas de la souffrance qui la précède… celle là est une belle saloperie…

Mais la mort, non. Enfin… pas la nôtre. (Car celle ce ceux que l’on aime est si cruelle, en établissant une sinistre séparation définitive, du moins dans cette vie ici bas… selon les croyances de chacun).

Notre mort personnelle est la fin de la vie, et ce qui donne toute sa valeur à notre vie.

C’est parce qu’on meurt que chaque instant de vie, chaque souffle que l’on exhale, chaque inspiration qui nous vient, a un sens et de la valeur. Car, grâce à la mort, chaque seconde est unique et ne reviendra pas. Il faut donc essayer de déguster son temps comme un plat merveilleux qui enveloppe les papilles, et cela d’autant plus que la portion est peu généreuse…

Prendre le temps de déguster la vie comme un petit miracle qui échappe à sa fin…

Bon, oui, c’est facile à dire. Je ne suis ni malade, ni sous l’épée de Damoclès d’une échéance rapide. Soit.

Mais est-ce si Sûr ? Un accident est si vite arrivé…

Personne ne sait…

Et puis, je ne suis plus si jeune…. j’arrive à un âge ou la mort a tendance à de moins en moins se faire oublier… Si tant est que j’ai pu l’oublier un jour de ma vie, avec une mère macabre qui mettait de la mort partout, en assaisonnement habituel de nos jours et de nos nuits. Catastrophes planétaires, guerrières, maladies diverses et variées, mort annoncée de proches et enthousiasmes dans les cimetière. J’en ai tété, de la mort…

Alors…

Je n’ai pas envie de mourir. La camarde viendra bien assez vite. Mais j’ai envie de vivre ce qui me reste à vivre comme un cadeau de chaque instant, un émerveillement d’être là, vivante, malgré tout ce qui pourrait me menacer et ne le fait pas. Les petits tracas perdent de leur importance… Il y a un réajustement des choses essentielles face à cette triste dame en noir…

Sentir le soufle de vie, l’énergie pétillante de la vie me traverser et sourire de bonheur que ce soit possible encore, et encore. Mais que cette joie s’arrêtera un jour évite que jamais on ne risque de s’en lasser…

La vie ne s’use que si on ne l’en sert pas… comme le sexe.

D’ailleurs, à ce propos…..

La Tarentelle…

Toute seule dans ma maison en désordre, j’ai regardé « Tous les soleils » sur mon petit lecteur DVD.

Sur mon lit, avec mon chien à mes pieds, la musique baroque, L’Italie et l’histoire très douce d’un deuil et d’un amour se sont reposés à mes côtés.

Et mon esprit s’est mis à danser la Tarentelle. Mon coeur l’a suivi…

D’autres visages, d’autres mains m’ont entraînés dans cette jolie danse qu’est la Tarentelle…

C’est le bonheur qui s’invite dans ma vie, parce que c’est comme ça et qu’il y a un moment où l’on décide que décidément, souffrir est surtout bien bête…

Demain, sans doute, la magie va s’effacer et l’ombre va essayer de reprendre ses droits. La solitude, la lutte et l’impression que je n’y arriverai jamais… comme d’habitude. Mais peut être pas. Peut être que le joie va prendre ses quartiers. Il est peut être temps de tourner cette putain de page triste et de dire au revoir à l’angoisse, cette vielle maquerelle qui me fait croire depuis si longtemps que l’on ne va m’aimer et prendre soin de moi que si je vais mal…

Je n’en ai plus besoin…

J’ai envie d’être une femme libre et joyeuse, de cette naîve gaîté toute simple qui pare de beaux atours la vie et de couleur rose mes joues. Un peu bête, c’est vrai, mais si l’intelligence est forcément sérieuse et triste, je préfère être simplette. C’est plus agréable à vivre…

Et si je l’invite, le bonheur viendra bien vite…

sourires…

 


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