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Archives pour juillet 2012

Festival de Préfailles (5éme édition)

Une perle musicale sur la côte de Jade, une bulle de plaisir dans ce monde de brutes…

Le festival m’a offert de merveilleux moments.
Frederic Chiu ne m’a pas déçu. Ce mec est vraiment magique. Ses mains caressent le piano dans une relation symbiotique et amoureuse.
C’est réellement magique. Son jeu parait facile et passe du bruissement calme de l’eau fraiche du torrent de montagne à la violence des orages en mer, avec fluidité et justesse.
Il éveille les profondeurs de âme, de l’être, ses mains sourient avec bienveillance à ceux qui l’écoutent…
Il me donne envie d’écrire de la poésie, de dessiner… de pleurer et de rire, de me relier au monde…
Rebelotte ce soir. Il joue avec Mr Demarquette, violoncelliste…
Hier, soirée coréenne. Un peu déstabilisante au début. Pour apprécier cette musique d’Asie, on manque de repères.
L’émotion musicale vient sans doute des liens que l’on tisse avec les sons et notre histoire personnelle, nos émotions…
Or là, ce sont des sons tellement nouveaux qu’on ne sait à quoi les relier…
Mais au fil de l’écoute, des choses s’éveillent, l’expression d’une humanité universelle apparait et le coeur reconnait des choses.
C’est moins facile qu’avec la musique occidentale mais plus subtil…

Notice explicative du sujet Agnès

Agnès est une femme. ok, ça ce n’est pas un scoop… mais bon…

Donc, elle va généralement réagir d’une manière présentant  une certaine similitude avec l’élément féminin dont elle fait partie. Ce n’est pas fait exprès, mais c’est en quelque sorte une constante de fabrication…

Donc, Agnès étant une femme, lors d’un stress important, elle va avoir tendance à avoir besoin de se confier pour décharger sa peine et exprimer son émotion. Cela va faire baisser la pression et l’écoute et le soutien moral qu’elle va recueillir va lui confirmer qu’elle est légitime à penser ce qu’elle pense et la rassurer sur elle-même. Elle sait très bien que la solution à ses problèmes, elle ne la trouvera qu’en elle-même, comme tout un chacun. Mais la force de la trouver, cette solution, elle la trouvera dans la parole d’encouragement d’un autre, dans la présence amie d’un autre à ses côtés.

En effet, elle a appris, dans son enfance et ensuite en se confrontant aux stéréotypes de sa vie sociale, qu’une femme est inapte à analyser correctement un problème et à rationaliser les choses. Par contre, on l’a encouragée, à la place, à exprimer ses émotions et ses sentiments comme la marque de sa féminité: « Ca ne mange pas de pain et pendant qu’elle chiale, elle ne fait pas de conneries… ». Confronté à une difficulté, elle arrive à lâcher la tension émotive mais elle n’a pas confiance en elle pour la partie résolution du problème et va inconsciemment se trouver incompétente. Elle  cherche donc chez un autre la preuve qu’elle est malgré tout légitime et capable de régler le problème. C’est pourquoi une femme va spontanément parler de ses problèmes, non pas pour qu’ils soient résolus mais pour obtenir ce soutien moral dont elle a besoin pour agir.

En revanche, un homme a du très tôt apprendre qu’il est sensé être capable de résoudre tous les problèmes et de trouver toutes les solutions avec un esprit clair et aiguisé dénué de toute émotivité, à la Monsieur Spock (pour ceux qui étaient trop jeunes pour la série Star Treck, Mr Spock avait de grandes oreilles pointues et aucun sentiment, un genre d’ordinateur sur pattes et avec un brushing impec). Celle ci serait une preuve de faiblesse et de confusion…

Un homme qui a des difficultés, va donc se recroqueviller dans sa bulle, s’interdire d’ « ennuyer les autres avec ses problèmes » et chercher les solutions dans la solitude. Ce faisant, il refoule ses émotions comme inadaptées, une marque de sa « féminité » cachée et donc de son incompétence (puisque dans le stéréotype social inconscient tout ce qui est féminin est confus et incompétent). Au risque de somatiser… et de ne pas trouver de solution (car la confrontation des idées est quand même une source de résolution des problèmes efficace)…

Face à une femme qui l’appelle pour lui parler d’un souci, il va être désarmé. Il se sent incompétent à enrayer l’émotion féminine (« Elle pleure, merde, je fais quoi ??? »… puisqu’il ne peut être ému et le dire, c’est interdit…), et il va chercher des solutions pour aider celle qui se confie à lui, et pour sortir de son sentiment d’incompétence. Il va faire ce qu’il estime le plus utile s’il était à la place de la femme.

Or, ce n’est pas ça qu’une femme vient chercher… Cela peut même l’agacer sérieusement qu’il lui dénie la capacité à trouver elle même les solutions qu’elle sait très bien être capable de trouver seule… Au lieu d’encouragements sur elle-même (« ces personnes qui t’emmerdent sont effectivement très con, tu as raison d’être en colère et je te fais confiance pour trouver comment t’en sortir, quoi que tu fasses, je te soutiens… »), elle a l’impression de se trouve face à un mec qui n’a pas confiance en elle et cherche à la rendre dépendante et infantile (tu devrais faire ça, ou ci…).

D’où problèmes de communication et malaise. Chacun se sent incompris et incompétent…

En bref, une femme exprime ses émotions et évite la somatisation, mais n’ose pas s’affirmer et décider sans soutien extérieur. Elle se condamne à l’impuissance et se victimise parfois si ce soutien extérieur lui fait défaut.

Un homme refoule ses émotions (risque à terme de somatiser… oh le beau cancer, ou le bel infarctus!), devient donc froid et distant. Par contre, il ose s’affirmer mais il risque aussi de s’isoler durablement dans l’illusion de sa puissance. Il se condamne à se débrouiller seul. Or un humain est un être social, il devient fou dans la solitude.

Comme le disait Jung, l’être humain complet est celui qui accepte en lui sa part féminine et masculine, quel que soit son sexe, au delà de tous les stéréotypes… Qui trouve le moyen terme entre affirmation de soi et expression de sa fragilité émotionnelle (une fragilité source de force morale). Et la bonne communication entre les hommes et les femmes est justement le dialogue compréhensif entre les uns et les autres avec la prise en compte de leurs différences et de leur étrangeté. C’est l’accueil de l’autre dans son mode de fonctionnement hérité ou non, sans jugement et avec bienveillance… voire amour…

Période de changement et de reconstruction.

Une phase positive de ma vie mais pas forcément facile à vivre car il y a beaucoup de choses en moi que je dois reconsidérer et réinventer. Un défi à être…
Je ne suis plus la femme que j’ai été, je ne suis pas encore la femme que j’ai le désir d’être, respectueuse de moi…
Je dois reconsidérer toute ma vision des choses, de moi même et de mes relations avec les autres… en faisant le tri entre ce qui m’a été imposé et ce qui vient de ma propre énergie…
Ben, c’est loin d’être facile.
Le conditionnement est costaud et ne lâche pas sans créer de l’insécurité et de l’angoisse, il ouvre la porte à un inconnu rempli de la crainte d’ être incapable de le construire… alors qu’en réalité, ce n’est pas si dur, je sais que j’en suis capable mais il y a un interdit très fort à me réaliser qui bloque tout.
C’est pourquoi, à mesure que les verrous sautent, je suis paniquée de tout ce que j’ai à faire…
J’ai la trouille de me prendre pour ce que je ne suis pas… de n’être pas à la hauteur…
Je suis dans une espèce de sidération face à moi même…
Je fais des listes de « A faire » et je ne les suis pas.
J’ai mille idées, projets et je ne les réalise pas…
Bon, j’espère que cela ne va être qu’un passage…
Sans doute ce passage au désert est-il nécessaire pour clarifier les choses…mais Pfff, c’est pénible !
Bon, et puis gérer la relation avec lui. Accepter nos différences ou accepter qu’elles soient incompatibles.
Je ne sais plus trop où j’en suis…
Je vois bien qu’avec lui je suis en train de travailler mon rapport avec les autres.
Une manière de travailler sur mon défi…
Il est exactement mon opposé, introverti autant que je suis extravertie.
Selon la typologie de Jung, la personne extravertie se nourrit de l’énergie qui émane de ses interactions avec les autres, les évènements et le monde. Pour la personne introvertie, c’est le contraire, ce sont ses pensées, ses réflexions et sa vie intérieure qui lui procurent l’énergie vitale dont elle a besoin. Une énergie qui nourrit en retour son monde intérieur.
Une différence d’être qui peut tout bloquer entre nous ou au contraire nous enrichir l’un l’autre en nous poussant à nous ouvrir à notre opposé. Ne plus fonctionner en circuit fermé pour lui, devenir plus autonome et plus libre pour moi…
Mais pour l’instant, cette difficulté de communication m’angoisse car j’ai besoin d’avoir l’image que l’autre a de moi pour me sentir rassurée. Et je ne sais comment lui parler de ça…
Là, il faut que je me rassure toute seule.
C’est vraiment dur…car mon image de moi est encore très fragile et si peu positive…

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