Management

Notre société est devenue folle… Elle fonce dans le mur avec des hurlement d’enthousiasme parce que sur ce mur est peint une fresque de la pub Ricoré… La peinture s’écaille, s’éffrite, des pans entiers de l’image s’effondrent dévoilant la dure réalité du parpaing et ses victimes déjà explosées dessus (suicides, burn out, dépressions, passages à l’acte…) mais la fête foraine continue et les bons apôtres de l’économie néo-libérale (mais les sociaux démocrates ne font pas beaucoup mieux ils ne  font que mettre un voile sur la même réalité) continuent de pousser à la roue dans la même direction: seul l’argent et le profit sont des valeurs respectables.

« Dans une entreprise, seul le plan comptable a de l’importance. » Les salariés, ceux qui travaillent et produisent ne sont que des rouages interchangeables, des pièces de mécanique que l’on jette après usage. Pour maximiser les profits, on va jeter un peu plus, cela s’appelle plan de redressement. Comme si une entreprise marchait comme un robot! Comme si, il suffisait de mettre un cochon dedans pour récupérer les saucisses de l’autre côté, à la manière des dessins animés de notre enfance ! Comme si les valeurs humaines du travail, de la motivation, de l’intelligence, de la créativité n’existaient pas…

Des robots. L’idéal managerial des entreprises, aujourd’hui, c’est un robot. Déshumanisé, désexualisé, sans âge et sans histoire. Obéissant au doigt et à l’oeil. Ne plus penser, ne plus respirer, de plus aimer, ne plus communiquer, ne plus se lier, ne plus bouger…

Ben oui, mais les êtres humains ne sont pas des robots… Ceux qui ne sont pas cassés finissent par se révolter… je sais, c’est bien embêtant, d’autant plus que la répression a ses limites… D’abord, ça fait désordre, et puis à la longue, c’est de moins en moins efficace… sans compter que ça coûte cher.. (n’est ce pas, en Grèce, Québec, Espagne, Etats Unis, etc.)

Bref, à court terme, on pressure, on harcèle, on licencie… et puis on se casse la gueule…

Pourquoi ? Je vous passe les raison éthiques et humaines (ils s’en foutent grave), mais  pour des raisons économiques de bon sens.

Une entreprise qui marche et rapporte à long terme est une entreprise qui produit bien et s’adapte à la société où elle travaille. Elle produit de la valeur ajoutée pour tous les acteurs économiques. Or, la force de création, d’innovation et d’adaptation vient de l’humanité des gens, pas de leurs gestes automatiques et soumis. De leur envie de faire, de travailler, de leur fierté du travail accompli, de leur bien être. Sans compter que, respecté dans leur humanité (et donc dans leur vie personnelle et familiale autant que professionnelle), ils auront des enfants, équilibrés, futurs professionnels et consommateurs qui permettront à la vie et à l’entreprise de continuer.

Le respect devrait être la règle. Respect de ce qui est notre raison d’être: humains.

C’est à dire respect des salariés, des fournisseurs et des clients. Pour produire bien, bon, et profitable pour tous, au lieu de n’être profitable que pour le porte monnaie des actionnaires… Car un salarié respecté est motivé et se donne à fond dans son travail, un fournisseur respecté va donner de bons produits, un client respecté reviendra acheter auprès de cette entreprise, le monde respecté créera les conditions de la prospérité (nouveaux marchés, coûts environnementaux qui baissent). Une entreprise respectable va être respectée et appréciée. Les meilleurs auront envie de travailler pour elle, les clients accepteront de payer un peu plus cher un bon produit qui leur rend vraiment le service demandé, le monde a de l’avenir devant lui.

Créer du bien être et faciliter le bonheur plutôt que le seul argent… (D’ailleurs ces richissimes financiers sont ils heureux ??? )

Sans compter que le poids social de ce système de merde nous donne quoi?

Des femmes mal dans leur peau, coincées entre des choix impossibles (travail ou enfants), ou bien rejetées du système et ne vivant que d’assistanat.

Des enfants surinvestis devenant de petits tyrans et profondément malheureux, qui finissent par fuir dans les paradis artificiels au risque de s’y perdre

Des vieux déprimés et narcissiques qui se sentent inutiles et gâchent leur expérience dont personne ne veut, et deviennent séniles et dépendants.

Un système lourd et couteux pour maintenir la paix sociale et le statut quo.

L’argent n’est pas mauvais en soi. Il est un moyen d’échange et de liberté essentiel.

Mais en faire le seul but de notre existence et de notre société … je ne crois pas que c’est une super idée, en fait…

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