Les petites salades toutes faites…

Manger sur le pouce… ou du moins sur la tablette rabattante des sièges du TGV… Vous avez essayé ? Un vrai plaisir…

D’abord, bringuebalé à droite et à gauche par le mouvement pendulaire du train, il n’est pas facile d’attraper le bon bout du sachet plastique qui contient ce qui va nous tenir lieu de délice gastronomique…  Il va falloir faire preuve de l’agilité, de la force et de la précision du chasseur aguerri, à l’affut dans les sous bois amazoniens… Car le dit plastique résiste.

Alors, comme on  a faim, on tire, un peu beaucoup, passionnément…, jusqu’à ce qu’il cède, d’un seul coup, ce qui précipite notre bras en plein effort sur notre voisin qui se prend un grand coup de coude dans les côtes (quand ce n’est pas quelques grains de riz de la salade niçoise, ou un peu du poulet mayo, éjectés du bol de salade  par la même occasion…). C’est qu’en deuxième classe, on est rangés sans perte de place. On profite de la chaleur humaine et de l’intimité de son voisin…

« Mille excuses »

« Non, ce n’est pas grave »

Et voilà comment on se fait un ennemi juré, exaspéré par notre maladresse et écoeuré à l’avance de devoir assister à notre déjeuner à 20 cm de lui, alors qu’il ne mange pas (il a prévu le coup…).

Ensuite, on met la sauce. Un peu dans le bol, beaucoup sur les doigts car le train décide juste à ce moment là de faire un virage au moment où l’on verse… Dans le pire des cas, on en répand aussi pas mal sur la tablette et même sur le pantalon (le notre ou celui du voisin… histoire d’arranger les choses)… Génial, le gras s’étale béatement alors qu’on essaye d’essuyer les tâches…

On s’empare quand même, plein d’espoir, de la fourchette… Ca, une fourchette ???

Alors, c’est vrai que cela dépend des marques. Mais les dernières que j’ai eues se sont montrées particulièrement ingrates. La première  n’a présenté qu’une seule dent lors de notre premier échange. Les trois autres dents gisant dans le bol, cassées sur une feuille de salade (il faut dire qu’une salade, c’est vachement dur…).  La deuxième ne piquait pas. Mais pas du tout. Cela ressemblait à une fourchette, mais c’était un ersatz ou une arme de jet. Résultat, la tomate cerise convoitée a été propulsée loin dans le wagon alors que j’essayais de l’attraper. Dommage pour celui qui l’a reçue… elle était pleine de sauce…

En désespoir de cause, et de toute façon, on n’a plus faim avec tout ça et le mal au coeur qui commence, on veut mettre le tout dans la poubelle placée sous le siège. Ben, on peut pas. Elle est trop petite

J’aime pas les repas dans le train…

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