Archives pour avril 2012



Le Narcissisme: nouvelle pathologie de notre temps

Les psychologues le voient bien, il y a une évolution dans les pathologies observées.

Des névroses avec culpabilité et conflits intra psychiques, on est passé à toutes les pathologies narcissiques. Les cabinets des psychologues sont remplis de personnes qui sont dans les dépendances, qu’elles soient à l’alcool, aux drogues, au sexe ou affectives, également on voit arriver ce qu’on appelle les pathologies de l’insuffisances (« faites moi quelque chose pour que je sois à la hauteur ») et toutes les personnes victimes des pervers, en particulier des pervers moraux que sont les pervers narcissiques.

Ces derniers sont un peu les Arlésiennes des cabinets de soins psychologiques, car jamais ils ne pourront accepter de consulter pour changer de comportement, puisque ce comportement est le seul qui leur procure une jouissance. Embarqués par leurs pulsions sans contre pouvoir, les pervers sont des personnes qui jouent à la limite, trouvant leur jouissance à aller au delà de la limite. Cela leur donne un sentiment de puissance qui pallie le vide intérieur qu’ils ont en eux, car ils n’ont pu se construire.

Un tel changement est symptomatique de ce qu’est en train de devenir notre société.

Nous avions, jusqu’aux années 50 environ (et un peu au delà car les mentalités bougent lentement) une société coincée, structurée jusqu’à l’immobilisme, où l’autorité du père (père familial mais aussi dieu père garant de la morale commune) était si écrasante qu’elle sclérosait toute vie et aboutit à une situation oppressante où la culpabilité régnait en maîtresse.

Or, nous sommes passé, peu à peu à une société où l’autorité est violemment rejetée, d’où qu’elle vienne, favorisant une liberté sauvage (sous couvert de l’épanouissement de l’individu) liée certainement aux idéologies consuméristes du libéralisme lui même sauvage. Libéré de toute tutelle, et en particulier de celle du père, le sujet tombe sous la coupe de mères castratrices, ravies de retrouver ce pouvoir dont on les avaient dépossédées, ou de mères qui se sentent incapables d’être mères, autant que les pères. Il n’y a plus de limites claires à soi, à ce que l’on peut faire, à ce que l’on veut faire, à ce que l’on peut exiger de l’autre. On arrive aux pathologies des états limites: ni névrosés, ni psychotiques, mais un peu des deux, caractérisés par un échec de la construction du moi et du surmoi (pour reprendre la terminologie freudienne). ces deux entités psychiques sont « ratées » comme en lambeaux, suffisamment existantes pour donner un comportement apparemment acceptable en société, pas assez pour donner une vraie stabilité à l’être.

On ne sait plus qui on est, alors on se regarde dans un miroir comme Narcisse et on tombe amoureux de soi même puisque les autres n’existent pas. Sans identité claire et construite, on bascule dans des faux selfs de façade ou on devient pervers pour utiliser l’autre devenu un objet (puisqu’on est le seul à exister).

Faire basculer une autorité devenue excessive sans la remplacer par un système de pouvoir souple et consensuel n’aboutit qu’à la loi de la jungle régissant des rapports sociaux basés sur la domination et l’esclavage. Les individus se retrouvent seuls, sans repères, et uniquement préoccupés d’eux-mêmes puisque les liens sociaux « officiels » sont déconsidérés et perçus comme négatifs. Un système éminemment narcissique qui favorise la dérive perverse.

Que demande t’on, en effet, dans notre société pour réussir ? Il faut être ambitieux et un peu mégalo pour savoir se mettre en avant (officiellement être sûr de soi et conscient de sa valeur, essentiellement supérieure à celle des  autres), être séducteur pour se vendre et obtenir ce qu’on désire, ne pas avoir trop de scrupules et donc savoir jouer de la vérité et du mensonge dans un théâtre d’illusion où tout est confus: le parfait portrait du pervers narcissique.

Dans cette compétition au plus « performant », ce sont les plus manipulateurs qui gagnent, car ils ne sont pas embarrassés par la vérité pour vanter leurs mérites.

Le modèle valorisé dans notre monde est un modèle pervers.

Cela se fait en douceur, de façon insidieuse, comme une bonne publicité, pour séduire la personne-cible afin qu’elle adhère à ce qui va lui arriver. Cela utilise les blessures narcissiques de l’individu, en misère affective car immature, prêt à tout et n’importe quoi pour être aimé, tout en étant persuadé ne pas mériter de l’être. On se laisse manipuler par un pervers ou par une situation perverse au travail pour obtenir de l’amour. Sauf qu’on n’en obtient pas.

On croit qu’on est libre parce qu’on est intelligent et on pense qu’on ne va pas tomber dans le piège. Or,  le jeu de séduction qui utilise un savant mélange de mensonge et de vérité nous font perdre nos défenses. En acceptant d’être séduit, on se met en danger, surtout que, comme la personne joue la sincérité en nous avouant, à nous, parce que nous sommes l’élu (e),  qu’elle ment, on croit que pour nous, elle ne ment pas.

La perversité est une violence psychologique qui pompe toute l’énergie du manipulé. Il n’est pas étonnant que le mal du siècle soit la fatigue. ce n’est pas tant la charge de travail qui épuise, elle est moins importante que dans les siècles précédents. Mais c’est la surcharge émotionnelle et la perversité ambiante à tous les niveaux qui génère cette fatigue, au travail, dans les couples, partout… L’être sent bien que quelque chose ne va pas, qu’il ne fait pas ce qu’il souhaite, qu’il obéît à des ordres qu’il ne perçoit même pas, et essaie de tirer ainsi la sonnette d’alarme…

ce ne sont pas des vitamines, des massages ou du viagra qui sont nécessaires pour retrouver une vitalité, c’est de poser une limite claire et solide au manipulateur et d’oser affirmer sa qualité de personne. ce qui est extrêmement difficile quand on n’a jamais été reconnu et valorisé par des parents matures et construits.

Se faire du bien… (selon moi)

Ah, comme on en a envie…

Les articles, les gourous, les succès de librairie sont pleins de recettes…

Mais ça veut dire quoi, au font, se faire du bien ?

Revenir à des fondamentaux qu’on a un peu oublié ou compenser tout le mal que nous subissons dans cette société de brutes? En fait, dans l’offre, il y a un peu de tout. Va, fouille et trouve ton bonheur…

Cependant, je remarque que la majorité des « idées » pour se faire du bien ont un rapport avec la philosophie consumériste et perverse qui caractérise notre société. C’est se faire du bien à soi, rien qu’à soi… en utilisant des produits « bien être » (crèmes, voyages, abonnement en salle de sport, vêtements confort, masse pied, jacuzi, draps soyeux et moquette épaisse, achats « plaisir », accessoires coquins, etc…) ou en utilisant les autres pour son propre plaisir (se faire masser, parler de soi, que de soi devant la machine à café ou sur facebook, aller chez le psy, avoir du sexe…). Mouais…

J’ai un doute.

Ce n’est pas mauvais en soi de se faire du bien à soi, mais cela ne suffit pas. Il est important de s’aimer, mais s’aimer c’est aussi aimer les autres. Donc se faire du bien à soi, c’est en même temps faire du bien aux autres. S’il n’y a pas cet équilibre, je crains que cela ne perde tout son sens et n’aboutisse que dans un égotisme vide, et « vidant ».

Il est sûr que nous vivons dans une société où l’individu a de plus en plus de mal à se sentir respecté et même simplement « vu ». Chacun est dans une grande solitude car nous avons perdu le sens de la communauté, du lien à l’autre et de la convivialité. On se sent objet, pas sujet, utilisé. On en crève… Mais on ne sait plus aller vers l’autre car on ne le reconnait plus comme un autre, mais comme un objet, une chose, comme ce qu’on a l’impression d’être soi même.

Alors on se tasse autour de soi, on se met au centre puisqu’il n’y a que nous, on se rassure en se coupant un peu plus de ces autres qu’on ne reconnait pas et qui ne nous font pas du bien. Comme un enfant qui se recroqueville autour de son doudou…

Les « idées » qu’on nous propose « pour se faire du bien » sont de l’ordre du doudou…

Par exemple, dans mon immeuble, j’ai proposé à mon arrivée, de venir prendre un verre chez moi à mes nouveaux voisins. Stupeur et tremblement ! Ils n’en revenaient pas… Ils étaient ravis mais se sachant pas trop comment se comporter. Encombré de leurs idées reçues et de leur méfiance pour les autres… Ils n’ont pas donné suite. Non pas qu’ils ne le veulent pas, mais ils ne savent plus tisser ces liens sociaux authentique qui font l’humanité, se frotter à l’étranger, à ce qui n’est pas dans la norme, à la surprise qu’apporte un autre individu…

Il faut dire que ce n’est pas facile. Et qu’il faut être sûr de soi pour oser aller vers l’autre, dans son authenticité. Traités comme du bétail, comme du « consommable », ils ont perdu le sens d’une vie profondément humaine avec tout ce qu’elle comporte de victoires et de défaites dans un mouvement perpétuel qui nous entraîne.

On veut du bonheur garanti sur prospectus. On veut un compagnon ou une compagne choisie sur catalogue. On veut une vie sans surprise, métro-boulot- télé-dodo, avec du sexe du samedi soir… Une vie de robot…

Alors on va prendre des huiles pour graisser le robot, lui mettre des pièces de rechange et lui donner du carburant en espérant qu’il marche mieux et sois heureux… On donne des doudous-de-grand à ces adultes restés enfants pour qu’ils ne fassent pas de désordre…

Bon, c’est vrai, de temps en temps, il y en a un qui se suicide… mais bon, c’est la vie…

Se faire du bien, pour moi, c’est plutôt retrouver le plaisir d’être soi, en lien avec les autres, en lien avec le monde, et redécouvrir toute la richesse qui existe dans la vie, la nôtre et celle qui nous entoure.

Dans un véritable échange… d’énergie… et pas de « choses »…

Se faire du bien c’est, pour moi, avoir envie d’être bien, pas d’avoir des biens, des choses ou des êtres…

Se faire du bien c’est une démarche vers le bonheur, pas un état en soi….

Enfin, voilà, ce que j’en dis, moi… c’est très personnel et cela ne saurait en aucun cas être une recette. Parce que le bonheur dépend de chacun et donc il est à chaque fois différent, tout en étant chaque fois le même… comme dans le poème de Verlaine.

Je hais les coiffeurs…

J’ai un problème avec les coiffeurs…

Je sais bien que la plupart de mes consoeurs aiment bien leurs petits rendez-vous avec ces maîtres de l’art capillaire et de la conversation de salon (de coiffure), mais moi, non.

J’ai, disons, un certain nombre d’expériences malheureuses, dont la dernière en date est arrivée hier, qui m’ont fait prendre globalement en grippe ces Figaros contemporains.

Cela a commencé dans mon enfance, avec une coupe « à la garçonne » que réclamait ma mère et qui me donnait très clairement l’apparence d’un mec avec la boule à zéro. J’avais l’impression de sortir du bagne et encore plus qu’on m’avais volé mon identité de fille. Autant dire que les gens bien intentionnés qui me donnait du « gentil petit garçon » avaient droit à des regards version baïonnette ou même gros calibre…

Puis, lorsque j’ai été en âge de décider moi même de mon apparence, je me suis vengée en laissant pousser mes cheveux, malheureusement mous et sans consistance malgré les coupes répétées de mon enfance (comme qui l’idée que plus on les coupe, plus ils repoussent épais est une idiotie…). Donc j’ai demandé à mon coiffeur un « truc » pour leur donner du volume… Las… je me suis retrouvée frisée comme un mouton… et très moche. C’était soi disant une « mini vague, juste pour donner du volume de façon très naturelle… » Ouais… Pipeau…

S’en est suivi une série de « ratages » divers et variés chez les coiffeurs du coin essayés les uns après les autres… J’ai eu droit à l’effet lumière version pot d’oxygène actif renversé sur la tête, la coiffure affro à la place de boucles légères, les oreilles de cocker déprimé de chaque côté du visage (avec la nuque rasée), la coupe « ultra courte » de mon enfance à la place des quelques centimètres de rafraîchissement demandés, le brushing sophistiqué qui me fait une choucroute, le brushing raté qui me donne l’impression de sortir de la piscine… et j’en passe.

Avec à chaque fois l’envie de me mettre un casque sur la tête (ou un cabas) pour cacher les dégâts, ou carrément l’envie de me couper la tête… ou celle du coiffeur. Et en plus, j’ai PAYE pour CA !

Je dois avoir un mauvais karma capillaire…

Du coup, j’hésite toujours à aller chez le coiffeur et je ne m’y résout qu’en dernière extrémité…

Comme hier.

C’était juste pour cacher mes cheveux blancs qui la ramenaient un peu trop…

Donc, même couleur proche de ma couleur naturelle et basta.

ET JE ME SUIS RETROUVEE BLONDE  ! quasi rousse par dessus le marché… avec des mèches presque blondes platine sur le dessus… Ce  fut un choc…

Ca fait vulgaire, pas naturel pour deux sous… l’horreur…

Et je n’ai pas assez de sous pour aller changer tout ça. Faudra m’y faire…

Je hais les coiffeurs !

cellulite de printemps

Quel est le sujet qui passionne les femmes en ce temps de campagne électorale et de bouleversements mondiaux ?

Quel sont les gros titres de la presse féminine dans un bel ensemble ?

Quel est la question essentielle du moment ?

Je vous le demande, bien que le titre de ma chronique vous ait un peu mis sur la piste..

Et bien, évidemment, la cellulite !!!

Ca c’est fondamental… Non ????

Bon, c’est vrai j’ai moi même traité le sujet il n’y a pas si longtemps. Ce vilain amas graisseux et aqueux que l’on découvre sournoisement installé sur nos formes sublimes à la fin de l’hiver, ce n’est pas très agréable à regarder dans son miroir… Et toute femme qui se respecte a un peu envie de s’en débarrasser, si possible le plus vite possible et avec le minimum d’efforts indispensables… OK. Surtout sur les cuisses et les fesses, là où cette « chose » a le plus tendance à s’incruster, nous donnant très vite une silhouette vaguement vénus hottentote… Pas super glamour et pas très en accord avec la ligne printemps été qui nous attend dans les magasins et chez les créateurs les plus hipe du moment. Certains aiment, cependant…

Mais il est malséant d’afficher des rondeurs de nos jours. Ca fait… allez, disons-le… vulgaire et ringard… Bah !

Donc la cellulite, ce coussinet de chair féminine qui peut aussi être tendre et doux sous les doigts des hommes, il faut l’é li mi ner… en urgence… radicalement. Et se transformer en un haricot pas vert, pour répondre aux canons de la mode…

Mais quand même… l’apparence faisant loi, il est inconcevable que la première des choses dont une femme ne doive pas s’inquiéter, c’est la forme et les formes qu’elle a. L’image… unique sujet de ses pensées…

Ouiiii, d’accord, il y a des gens qui meurent de par le monde… Ok, ok, il y a la crise, la misère et la nature qui en prend plein la gueule… Mais est ce que ça va arranger les choses que je ressemble à un boudin ???

Je ne sais pas. Peut être.

Non, bien sûr, mais du moins, il me semble que si les femmes étaient un peu plus fières d’elles mêmes, de ce qu’elles sont vraiment, et pas que de ce qu’elles paraissent. C’est à dire une jolie enveloppe, certes, mais aussi un cerveau et des compétences dans tous les domaines y compris la gestion du monde… Et pas seulement un porte mentaux vaguement « blonde ».

Si les femmes ne donnaient aux soins de leur apparence que le temps nécessaire, et se consacraient plus aux affaires du monde pour y dire leur avis… pour s’y affirmer en temps qu’artistes, scientifiques, PDG, intellectuelles, penseurs (vous avez vous on ne dit pas penseuses… un penseuse est forcément futile…), si elles n’acceptaient pas si facilement ce rôle de décervelée et de poupées superficielles, si les gros titres de la presse féminines trataient de sujet sérieux comme la politique ou l’économie, sans forcément renoncer à l’intérieur aux articles de mode et de beauté (simplement les remettre à une place juste), on les prendrait peut être plus au sérieux, et on pourrait enfin travailler ensemble, femmes et hommes à améliorer les choses…

Si les hommes acceptaient aussi de ne plus considérer les femmes comme de belles imbéciles …

Et peut être, peut être… qu’on pourrait laisser à nos enfants un monde plus propre et plus beau…

Enfin, on peut rêver…

 

Nouvelles du monde…

Comme le dirait Mafalda, le monde n’est pas au mieux de sa forme…

Cela donnerait assez envie de se contenter de se regarder le nombril pour ne pas déprimer…

Sauf que se regarder le nombril est tout aussi déprimant (métaphoriquement parlant, bien sûr… le nombril en soi n’est pas plus déprimant que le genou… quoi que, si on est en plein régime, et que cela ne diminue pas de volume malgré nos efforts aussi phénoménaux que désordonnés… si…). Le bonheur est dans l’ouverture aux autres, pas de tomber amoureux de son propre reflet dans l’eau du lac…

Donc, les nouvelles ne sont pas bonnes… L’islamisme, cette caricature d’Islam, progresse en Afrique, obligeant des hommes et des femmes à se soumettre à une loi qui les opprime au bénéfice de motifs qui ne sont pas si transcendants que ça. (Pauvre Dieu-Allah-Non-nommé… combien d’horreurs commises en ton nom! Combien de charniers, de femmes violées et d’enfants maltraités pour rien… Heu…  Non… Pas pour rien, mais pour assoir le pouvoir de ceux qui ont confisqué ta parole…). Les divers intégrismes des autres religions ne font d’ailleurs pas mieux, dans une surenchère imbécile et mortifère…

Nos hommes politiques, en cette campagne présidentielle, sont… simplement assez minables. Rien de neuf, rien d’original, ils ont tous les mêmes vieilles recettes pour les défis qui s’annoncent, pas les mêmes chacun, mais franchement…

Entre Lutte ouvrière qui se croit encore en 1936, Sarkozy qui fait son guignol, Hollande qui joue le nounours idéologue de Bonne-nuit-les-petits, Eva Joly qui rêve (c’est bien mais où elle trouve les sous pour tout ça?), Poutou qui a un nom rigolo mais pas grand chose d’autre à proposer, Mélanchon, le nouveau Robin des bois qui chasse sur les terres de Hollande, etc.

L’environnement prend toujours et partout de monstrueuses baffes qui le détruisent avec obstination…

Et en plus, j’ai paumé mon bracelet de quartz rose…

Mais, Aung San Suu Kyi, icône de l’opposition birmane, a remporté dimanche un siège de députée à la chambre basse du parlement, a annoncé son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Et cela, cela fait du bien…

Comme quoi le monde tourne quand même et que cela sert à quelque chose de croire au bien et de tenir bon…

Bonne journée

Le bracelet

Apprendre le détachement.

Apprendre à se séparer du passé, de ce qui nous rassurait et nous tenait enchaînés…

C’est sans doute le sens de la perte de ce bracelet.

J’avais donc un bracelet qui n’avait pas grande valeur, si ce n’est que je le considérais, sur la foi de … (je ne sais pas trop sur la foi de quoi, en fait… peut être de la pub marqué dessus lorsque je l’ai acheté), bref, je le considérais porte bonheur. Le porter devait mettre mes chances de mon côté pour avoir enfin ce que je désirais, le bonheur d’être aimée…

Le fait est que, pendant tout le temps que je l’ai eu en ma possession, je n’ai pas vu de différence notable dans ma vie et que ma vie amoureuse n’a pas vraiment pris le tournant que je souhaitais.  J’ai rencontré les habituels billes narcissiques que je semble attirer et, chaque fois, mon château en Espagne est devenu un château en ruines… Franchement, je n’ai pas trop l’impression qu’il m’ait beaucoup porté chance, ce bracelet…. Mais bon, un vieux fond superstitieux, sans doute hérité de ma mère, me poussait à vouloir quand même y croire et à lui donner une certaine importance.

Ce matin, je l’ai perdu.

Inexplicablement, je l’ai posé sur ma cheminée, et il a disparu.

Impossible de mettre la main dessus. Le genre de chose très énervant parce qu’incompréhensible et irrationnel. Les choses nous échappent, on prend conscience que l’on ne maîtrise pas grand chose et c’est assez angoissant, finalement. Pourquoi ce bracelet posé à un endroit précis, n’y est plus deux heures plus tard ? L’aurais-je déplacé comme une somnambule ? L’aurais-je fait tomber sans le voir, sans rien entendre ? Vide total…

Je déteste cela. Cela me donne l’impression que je suis à la merci de n’importe quel évènement et que je n’ai prise sur pas grand chose puisque je ne peux même pas me souvenir de ce que j’ai fait de ce truc.

J’ai commencé à embêter tout le monde pour le retrouver. Sans succès.
Et puis, j’ai décidé de prendre les choses autrement…

Ce bracelet, cet grigri dont j’attends le bonheur et l’amour a t’il vraiment une raison d’être ? Finalement, ne me maintenait t’il pas dans une sorte de passivité vis à vis de ma vie puisqu’il était sensé faire ce que je n’osais pas faire moi même, me donner ce que je ne faisais pas grand chose pour le prendre. Pourquoi attendre de la chance (apportée par un grigri) ce que je dois aller chercher moi même? Pourquoi attendre de l’extérieur ce que je dois trouver à l’intérieur ??? hein ?

Il représente sans doute mes comportements passés. Cette manière d’être soumise aux désirs des autres, victime du destin forcément funeste, pleine de peurs et d’angoisses, méconnaissant ma force et ma valeur, et ne me faisant absolument pas confiance pour trouver par moi-même le bonheur, croyant ne pas mériter d’être aimée… et donc usant de stratagèmes…

je vous demande un peu … Quelle gourde !

Finalement, c’est peut être une chance d’en être débarrassée. Cela recadre les choses.

Le bonheur n’est pas un truc qui vous tombe dessus, c’est un état d’être que l’on doit cultiver.
L’amour n’est pas non plus un cadeau que vous recevez par hasard, c’est une lumière que l’on doit faire naître et faire vibrer en soi. Une lumière qui attirera une autre lumière.

Un jour je pourrai déposer mon coeur dans le coeur d’un homme heureux. En attendant, il y a tant de choses à aimer… à commencer par moi même…

Cela dit, si je le retrouve, ce foutu bracelet, je serai contente, mais je crois que je ne le porterai plus… ou plus pareil… Ce sera juste un bracelet… et rien d’autre…

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