Rassurer…

C’est Pâques aujourd’hui.

Que l’on soit religieux ou non, cette étape du printemps porte le signe d’un renouveau et d’une victoire sur la mort, le côté sombre de la vie, l’immobilisme, les ténèbres, le froid, l’hiver…

J’aime bien les cloches carillonnantes…

C’est la victoire de la vie sur la peur.

La peur immobilise ou bien elle nous pousse à la précipitation paniquée qui amène des catastrophe. Agir n’importe comment ou ne pas agir, dans les deux cas, nous en sommes blessés et malheureux.

La peur est aujourd’hui une denrée distribuée à tous les étages… C’est la clé de la structure sociale. les salariés ont peur de perdre leur boulot, les patrons ont peur des actionnaires, les actionnaires ont peur de la crise (et de perdre leurs dividendes), les femmes et les hommes ont peur des relations, de ne pas être à la hauteur, de ne pas assurer, d’aimer…

Alors, on préfère s’en remettre à autre chose, un truc dont on va être addict et dont on va attendre si ce n’est le bonheur, au moins une certaine réassurance provisoire. Médocs, alcool, drogues et cigarettes, compulsion de l’achat, du sexe, du psy, dépendance affective…

Rester un petit enfant dépendant dont les parents (ou assimilés) vont s’occuper.

Je ne suis pas capable alors je remets mon avenir entre d’autres mains ou d’autres choses (je serai bien quand, au choix: j’aurais ma maison, une voiture, une moto, un compagnon, une compagne, une télé écran plat, la wii, un chien, des vacances, quand maman (papa) sera heureuse, etc…), ou je fuis dans des paradis artificiels… (je ne serai jamais bien alors autant oublier que je vis…)

Les relations humaines sont marquées par cette dépendance.

Prenez la main d’une personne que vous aimez bien.

Montrez lui que vous voulez la rassurer, lui faire du bien…. juste avec le main…

Que faites vous? La plupart du temps, vous serrez cette main dans la vôtre. C’est ce que je fais avec mon fils quand il a peur. Je le serre contre moi… L’empêchant d’agir comme il le sent. Je prend le relai de son action. Cache toi dans mes bras pour ne pas être fragile … car tu es si fragile sans moi…

Oui, mais… n’est ce pas un signe d’enfermement ? de dépendance ?

N’y a t’il pas sous entendu dans cette emprise physique un message comme: « tu as peur, c’est vrai que tu n’es pas capable, alors je vais faire pour toi, remets toi à moi. »

Au lieu de caresser cette main, de ne pas la rendre prisonnière et de lui transmettre notre confiance envers ses propres capacités à être, à se défendre et à combattre le problème auquel il est confronté.

Va, et vis… Agis. Je sais que tu le peux. Je te laisse libre de faire ce qui est bon pour toi car toi seul peut le savoir…

C’est ça, aimer, rassurer vraiment.

Pour autant, face à des enfants, nous avons à poser des limites. Ne pas nier cette dépendance obligatoire des enfants qui ne sont pas encore capables d’être seuls face à la vie…

Je prendrai donc encore mon fils de 9 ans dans les bras…

Mais pas trop fort… pour qu’il puisse un jour s’en libérer…

2 commentaires à “Rassurer…”


  1. 0 Amaury Darton 8 avr 2012 à 21:06

    La fin de l’article renvoie au précédent ou c’est un pur hasard ?

    Répondre

  2. 1 agnes2nantes 9 avr 2012 à 11:33

    sans doute….

    Répondre

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