Archives pour mars 2012



Victime ou coupable

Ce matin, pas top…

Mal dormi. Sont remontés les vieilles antiennes de ma vie (que je partage avec beaucoup de femmes… et aussi de certains hommes, aujourd’hui), la peur d’être victime ou coupable. Pourquoi cette impression d’être en permanence dans tribunal, avec comme seule perspective pour voir ma vie, un juge…

Juge intérieur, greffé pendant l’enfance, qui parasite mon âme (si, si, j’ai une âme…) et m’empêche de vivre ma vie tranquillement en faisant simplement ce que j’ai envie de faire quand bon me semble.

En soi, un juge, c’est nécessaire, s’il ne prend pas toute la place et tous les pouvoirs. C’est le surmoi de Freud, la morale sociale des sociologue, l’éthique des philosophe… C’est ce qui nous permet de vivre ensemble en bonne intelligence, dans le respect de chacun, et donc avec un code commun « a minima ».

On ne tue pas, on ne torture pas non plus, on ne viole pas, on ne fait pas preuve de violence et de méchanceté, on ne dit pas de mensonges, etc… Bref, on respecte l’autre (et le monde) comme un égal.

Oui, sauf que… moi, ce que je ressens, c’est plutôt: « on se soumet à l’autre parce qu’il est plus légitime, plus fort, plus mieux… (cocher la bonne réponse) que moi ».

Donc, soit je me sens victime (des autres, des évènements, du sort, du temps qu’il fait…) et je doute que je puisse y faire quelque chose (voie royale vers la dépression glauque du: « à quoi bon »…). Je ne contrôle rien et je suis un pauvre petit Calimero que personne n’aime et qui n’a pas le droit d’avoir ne serait-ce qu’un peu de chance… Beuhhhhhh.

Soit, je m’accuse de mes malheurs.

J’ai l’impression d’une constructive « prise de conscience » et je cherche-fouille en moi mes erreurs, mes dérapages, mes conneries qui me rendent malheureuse, ce qui ne fait que renforcer cette impression de non-maîtrise de ma vie. Parce qu’évidemment, je trouve plein de choses et rien… C’est à dire d’autres accusés (mes parents, mon éducation, ma lâcheté, etc…) qui ne sont, au fond, que des leurres. Ils appartiennent au passé, pas à l’instant présent. Je ne suis pas liée à eux si je ne le décide pas….

Et tant que j’y suis, je m’accuse aussi du malheur des autres (ben oui, je ne suis même pas capable de les aider… honte à moi) et du monde entier (si ça se trouve, le Tsunami, c’était ma faute…)… Ca fait beaucoup sur les épaules…

Du coup, je renforce une image de moi déjà pas terrible et je ne m’aime pas, de moins en moins. C’est pas enthousiasmant d’aimer une larve victime, et encore moins une maso coupable…

Donc, voilà.

ET maintenant, chers lecteurs, qu’est ce que je fais, après cette superbe autocritique ?

Je me verse une tasse de thé (bouhh il est froid… mais… tiens, c’est pas mauvais, froid… ça change) et je DECIDE unilatéralement que j’ai ma place dans ce monde. Une place normale, avec une chance normale et un droit au  bonheur normal, n’en déplaise à ce juge intérieur qui fait du zèle imbécile et qui s’amuse à accuser tout le monde…

Je sors du tribunal et je m’accorde de vivre… heureuse, tant que j’y suis.

Je suis belle, riche et heureuse (SI!)

Plein de sourires et bonne journée!

L’empire du milieu

La Chine… Savoir millénaire et chantre de sagesse…

Une façon de penser la vie et l’homme qui plonge dans les racines de l’humanité… à la recherche  de l’équilibre.

L’empire du milieu… Non pas le centre et le nombril du monde comme l’ont souvent interprétés les conquérants de tous poils, en Chine ou ailleurs… Mais le lieu de la modération.

Une des idées intéressante dans la vision orientale de notre humanité est cette aspiration à l’harmonie, à la chose juste, ni trop ni trop peu…

Bon, en soi, c’est assez évident, et ça ne casse pas quatre pattes à un canard… Mais nous, occidentaux, n’aurions nous pas oublié ce genre d’évidence?

Ne sommes nous pas engagés dans une course folle vers plus de choses , plus de croissance, plus de sexe, plus de liberté (mal comprise et qui ainsi devient une prison), plus de richesses, plus de technologie, plus, plus, plus…

Nous voulons dominer le monde au lieu de vivre en harmonie avec lui.

Dominer la nature, et nous voilà surpris et affolés quand elle reprend ses droits

Dominer les autres et nous sommes furieux qu’ils ne se laissent pas faire

Dominer les femmes et quelle angoisse castratrices quand elles décide de rendre la pareille aux hommes

Dominer la technique et jouer à l’apprenti sorcier qui ne sait pas comment réparer ses gaffes (par exemple quand une centrale nucléaire a la mauvaise idée d’exploser…)

La seule chose que nous n’arrivons pas à dominer, c’est nous mêmes…

Méditons….

Ils ne verront pas le printemps…

Il n’y a pas de mots pour rendre compte de ce qui s’est passé à Toulouse.

La douleur des parents et la souffrance des enfants que l’on tue fait partie de ces choses que l’on ne voudrait jamais voir arriver.

Il faut vraiment avoir perdu sa part d’humanité dans un délire pervers et mortifère pour s’en prendre à des petits de 3, 6 et 8 ans. Juifs ou pas juifs, quelle importance… C’étaient des enfants. Rien ne peut justifier cela, même pas la folie.

Et pourtant, il faudra que cet homme qui a été un enfant lui aussi, mais qui a renoncé à être un homme, soit jugé.

Il faudra comprendre l’incompréhensible. Fouiller dans d’autres souffrances, d’autres violences…

L’humanité est lourde de ses contradictions. Elle porte en elle à la fois l’horreur et le sublime. Il nous faut l’accepter comme la rançon de notre liberté, même quand c’est inacceptable.

Pour l’instant, ça l’est.

Il n’y a que le silence devant ces morts injustes et monstrueuses, devant la douleur de leur future absence auprès de ceux qui les aiment.

Il n’y a que la prière pour ceux-là qui ne verront pas le printemps…

 

13 h 17

J’entends cette info à la radio:

« Alors qu’elle recevait des jeunes Palestiniens à Bruxelles, la responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a fait un parallèle entre la tuerie de Toulouse et les enfants de Gaza. « Quand je pense à l’incident malheureux qui s’est déroulé aujourd’hui à Toulouse, cela me rappelle ce qui s’est passé en Norvège, en Syrie et dans la bande de Gaza », a déclaré Ashton. Ces propos de la haute représentante de l’UE sont inadmissibles, espérons que Catherine Ashton sera rapidement poussée à la démission… » Israël Star News.

C’est moi qui trouve cela inadmissible. c’est justement faire preuve de racisme, et de manque d’humanité la plus élémentaire que de donner à des enfants victimes de mort violente des statuts différents en fonction de leur race, nationalité ou religion. Lorsqu’un enfant de 3 ans meurt parce qu’un adulte lui a tiré dessus, c’est une chose inadmissible, quelque soit l’origine de sa famille, quelque soit l’histoire de ses parents. Le scandale et l’horreur sont les mêmes. On ne fait pas la guerre à des enfants.

Je suis d’autant plus choquée que ces mots viennent d’un pays composé de gens qui ont eux même souffert de cette déshumanisation imposée par l’autre au nom de la guerre, de ce racisme qui en faisait des sous-hommes, des pas-hommes que l’on pouvait sans honte exterminer. Ils n’ont donc rien appris pour appliquer aux autres ce qu’on leur a fait subir? Faut ils leur rappeler que tous les êtres humains de notre terre ont la même valeur et que tous les enfants du monde, juifs ou arabes ou chinois, indiens ou norvégiens ou que sais-je encore, doivent être respectés ?

Yaka, Faucon, Ondoi…

Campagne présidentielle…

Petits bonhommes et petites bonnesfemmes (qui font semblant d’être des petits bonhommes) s’agitent dans l’espace médiatique…

C’est à qui sera le plus beau, le plus séduisant et surtout le plus propre sur lui. Moralisateurs de tous poils s’en donnent à coeur joie. Chaque candidat (étymologie: blancheur et pureté, emprunté un latin candidatus, dér. de candidus (candide*); au sens de « vêtu de blanc » dep.Plaute ds TLL s.v., 237, 16, les postulants aux fonctions publiques à Rome étant revêtus de la toga candida pour solliciter les suffrages) lave plus blancs que le voisin…

Les premiers donnent des leçons d’économie et de rigueur budgétaire, la main sur le coeur et les yeux sur le cours de la bourse, d’autres sont des moralistes convaincus et affichent une éthique quasiment mystique des mains propres, d’autres encore affichent une probité et une vaillance sans faille, tels des gentils héros à la Walt Disney, d’autres encore …. enfin bref.

J’ai passablement l’impression que dans cette histoire, ils nous prennent pour de cons et des connes…

Et ceux qui m’agacent le plus sont parfois ceux qui ont le plus donné dans la transgression de la dite morale (Strauss Khan par exemple). Il est dangereux de donner des leçons d’éthique lorsque l’on a soi même des petits soucis à la respecter. La vie privée de DSK ne m’intéresse pas et le fait qu’il soit un excité de la braguette m’indiffère (et cela ne remet pas en cause que cet homme avait de réelles qualités d’homme d’état). Mais je ne peux manquer de remarquer l’effet boomerang d’afficher une moralité à toute épreuve et de se poser en donner de leçon. A vouloir tout mélanger, le public et le privé, on n’a droit à aucune faiblesse… Et puis, c’est passablement ridicule quand on se fait prendre la main dans la culotte…

Enfin, bref…

Et moi dans tout ça ?

J’ai trouvé un ma voie. Dans un super journal féminin de haute volée. Enfin un magazine qui parle des vrais problèmes des femmes et entre autres, cette page que je recommande à toute femme politiquement impliquée!

extrait magazine Nunuche (Québec)

C’est un peu délicat à réussir mais il me semble que c’est la base de notre engagement dans les affaires de la cité. Nous sommes des citoyennes responsables, que diable !

Pour rendre à Cesar ce qui est à Nunuche, j’ai extrait ce magnifique traité politique à l’usage des femmes du magazine québécois déjà cité : Nunuche, n° 2. Et je dis, Chapeau les cousines… J’ai beaucoup ri en vous lisant…

Je recommande cet excellent journal à toutes mes copines… et copains ayant un peu d’humour.

Heureuse…

Quelques mots qui apparaissent sur un écran et c’est comme une musique qui soudain vous berce…

Danser…

Il se passe des choses étranges en moi…

Je n’arrive plus à danser. Ou plutôt à me soumettre à la discipline et aux obligations d’un enchainement. Quel qu’il soit.

C’est comme une allergie aux ordres. Mon corps refuse d’obéir. Il se raidit, fait de la résistance passive et la nausée arrive très vite.

Depuis que je l’écoute, que je deviens attentive à ses tensions, à tout ce qu’il a engrangé malgré lui au fil de mon histoire, il n’en fait qu’à sa tête. C’est comme si, ayant goûté à la liberté, il ne pouvait plus supporter autre chose.
Un autre chose qui lui rappelle trop ce qu’il a vécu, quand mon corps m’était confisqué par les autres, une autre, puis un autre, qui me faisait faire et vivre ce qu’ils voulaient. Qui m’obligeaient à être ce dont ils avaient besoin que je sois et niaient celle que j’étais.

Mon corps ne veut plus se prêter à d’autres mouvements que les siens.

Et puis, il est fatigué. Tant de tensions et de lourdeurs à porter pendant tant d’années. Il a besoin de douceur et de caresses. Il ne peut faire de trop grands efforts sans risquer l’effondrement. Je dois être patiente. L’essentiel est là mais il est en convalescence. Faire petit, humble, tendre, doux pour lui rendre  sa souplesse et sa vitalité. Il est encore si sclérosé d’avoir dû trop lutter…

Les cuisses, les épaules et le coeur. Tout ce qui a supporté.

La force vitale du ventre a été presque éteinte. Elle renait doucement. Se connectant à d’autres forces. Mais de même qu’un homme qui sort de la disette ne peut être ré-alimenté trop énergiquement, j’ai besoin de retrouver ma force petit à petit.

Danser, oui, mais dans l’absolue liberté de l’improvisation, juste laisser la musique vivre en moi, le temps de fluidifier mon énergie. Et puis, dans quelques semaines ou quelques années, recommencer à me plier à certains codes choisis, pour refaire partie de la famille des êtres qui vivent ensemble. Quand mon corps n’aura plus peur d’être trahi.

La loi phallocentrée, une logique de primates

J’aime les hommes.

Ben oui, je l’avoue, ces grands machins poilus, maladroits et drôles, pudiques et tendres, forts et faibles à la fois, je les trouve attendrissants et séduisants.

Je n’imagine pas ma vie de femme sans un homme dans les parages. Question d’équilibre.

Mais pas tous les hommes.

Pas ceux qui se prennent pour des hommes alors qu’ils se comportent comme des gorilles. Chefs de clan, dominateurs, soumettant les femelles à leur bon plaisir, régnant par grâce de nature (version loi de la jungle) sur les autres au nom de leur force physique (ou de leur argent ( options possibles : voiture, yacht, poupée gonflable siliconée, poste de pouvoir…)). Cette petite chose immatérielle, sur une ligne de compte excel est la version « civilisée » des muscles. Encore que certains ne se gênent pas pour utiliser ces susdits muscles pour frapper les plus faibles et les femmes et se sentir super man…

Pas ceux qui ne cherchent que leur plaisir en utilisant les autres comme des objets de désir et passent à côté du bonheur.

Moi, j’aime les sages qui ont compris que la force de l’homme est dans la faiblesse apparente, la douceur, l’intelligence, la patience. J’aime ces hommes qui savent sourire à une femme parce qu’ils la trouvent belle sans la considérer comme une proie à mettre dans son lit. J’aime les hommes qui savent écouter et comprendre, qui sont curieux des autres et qui aiment apprendre. J’aime les autres qui aiment les femmes pour ce qu’elles sont: des compagnes, des partenaires dans l’égalité, avec lesquelles ils vont pouvoir échanger leurs richesses intérieures. J’aime les hommes qui aiment voir les autres heureux et qui aiment être heureux.

J’aime les hommes qui savent aimer et faire l’amour, pas ceux qui se masturbent égoïstement dans le vagin d’une femme et pètent de fierté d’avoir éjaculé.

 

Nota: je n’ai rien contre les gorilles et autres primates. je n’ai simplement pas envie de vivre comme eux… Chacun son truc…

La jolie cellulite du printemps

C’est le printemps… le soleil revient, les oiseaux chantent, les boutons de fleurs s’épanouissent, les amoureux se bécotent sur les bancs publics et les terrasses des cafés se remplissent…

Le printemps est un vrai bonheur à Paris. On sort enfin de la grisaille et du froid, on sourit à la nouvelle lumière qui entre dans notre appartement, l’air s’allège et notre garde robe aussi…

Ben justement, parlons en…

Boostée par l’atmosphère printanière, j’ai décidé hier matin de laisser tomber mes jeans, pantalons et autres chaussettes en laine qui constituent mon uniforme d’hivers pour mettre une petite robe toute saillante  qui m’allait à ravir au printemps dernier. Et donc des collants fins qui voilent délicatement la jambe.

Je ne me suis pas laissée décourager par les légères difficultés que j’ai eu à l’enfiler et à la boutonner au niveau de la ceinture… Bah… pas grave… sans doute un peu d’aérophagie…

Et je suis partie. Ravie. J’étais dans le ton. Le soleil éclaboussait le trottoir et mes ballerines trottinaient allègrement dans l’air tiède de cette belle journée… J’ai même un peu tressauté d’allégresse…

Je n’aurais pas du. J’ai senti comme un « blop-blup-blop » sur mes cuisses. Il n’y avait pas que mon coeur qui avait tressauté, mon gras aussi… Mes cuisses tremblotaient comme de la jelly anglaise. Beurk… Horreur.

Cachées dans un enveloppement constant de pantalons et collants opaques pendant plusieurs mois, mes jambes se sont insidieusement enveloppées d’une magnifique couche de cellulite-peau d’orange extrêmement … moche…

La découverte des dégâts m’a atterrée. Comment vais-je faire pour afficher cette élégance parisienne aux longue jambes fuselées cet été ? L’image que j’aimerais avoir de moi en a pris un coup ! D’autant plus que, n’ayant pas les moyens, ni le temps d’aller en institut ou à St Barth’ pour arranger les choses et leur donner en prime une jolie couleur miel, je risque fort de me retrouver avec les jambasses  glougloutantes de cellules hypertrophiées gonflées d’eau et de gras, blafardes de n’avoir pas vu le soleil et pas susceptibles de le voir un jour pour bronzer un peu, tellement je les trouve vilaines.

Donc, deux solutions:

Continuer à cacher ces jambes qui m’ont trahi sous des pantalons (mon sempiternel jean) et des jupes longues… et investir dans des choses plus essentielles dans la vie que l’apparence.

Du genre « ces raisins sont trop verts! » du renard de La Fontaine (là, je fais ma cultivée de base… hihi) et mépriser ces frivolités qui l’on prête aux femmes dans une image stéréotypée dans laquelle je ne marche pas. Je ne suis pas une femme-objet ! Au diable ces essais de séduction du mâle, je ne me soumettrai pas au diktat du phallocentrisme…

Ouais, bof…

Ou bien prendre les choses en mains (si je puis dire) et afficher malgré tout mes gambettes en l’état, tout en leur appliquant un programme maison d’esthétique et de bien être (massages, sport, crèmes, huiles essentielles…) et pouvoir garder l’espoir de finalement pouvoir frimer dans quelques mois avec mes jambes… juste au moment où se pointera l’automne, quand il faudra les couvrir de nouveau à l’avancée des frimas…

(soupir)

La vie d’une femme est un éternel combat…

Bonne journée de printemps !

La jolie cellulite du printemps LZN_6878-300x300

La preuve par sexe…

Entendu hier une émission de radio s’indignant (à juste titre) du rapport mal ficelé concernant l’hypersexualité des enfants (en fait essentiellement des petites filles « mini miss »).

Le sujet est délicat. De toute façon, le sexe est toujours un sujet délicat…

Je n’ai pas lu le rapport, mais il me semble, d’après ce que j’ai entendu, que ce rapport fait pas mal de confusions et d’amalgames dans un souci de moralisation sociale et de diabolisation du sexe. Quoi de plus facile que d’agiter la menace de la pédophilie et de l’agression sexuelle sur mineurs pour tenir un discours puritain et castrateur ? Quoi de plus facile de d’essayer de se rallier les électeurs les plus droitiers par un retour à l’ordre moral si rassurant… au vu des contre-performances du candidat Sarkozy…

Bon, alors…

Remettons, si l’on peut, les choses en ordre. Et loin de l’idéologie, regardons les faits.

Les concours de « Mini miss » sont, à mon avis, plus ridicules et désolant qu’autre chose. C’est faire croire aux petites filles qu’elles vont réussir dans leur vie grâce à leur seule apparence et que celle ci est la chose la plus importante de leur vie… C’est évidemment dangereux et faux. C’est aussi considérer les femmes et les futures femmes comme des « beaux » objets, n’ayant d’autre rôle dans la société que d’être décoratives.

Comme les concours de beauté des « grandes », cela fait un peu foire aux bestiaux. Mais au moins, les vaches du concours agricoles sont estimées à leur juste valeur…

Maquiller les petites filles, les habiller en lolitas est, certes, ridicule. C’est ne pas respecter l’enfance, le temps du non abouti, la neutralité de genre nécessaire à l’étape suivante, l’adolescence. Mais en soi, ce n’est pas si grave…

Pour l’enfant, ce n’est qu’un jeu. On joue à la grande, on met les talons hauts de maman, on fait semblant, on s’essaye à être une femme… On « imite » comme on joue à la marchande et à faire la vaisselle de sa dinette. On met en place son identité sexuelle… Cela peut se faire avec distance et humour, comme un jeu (ce qui n’est, c’est vrai, malheureusement pas souvent le cas).

On peut certes regretter que cette mise en place reprenne les stéréotypes de la femme soumise: Etre belle, être maman, bonne cuisinière et bonne ménagère. Mais c’est une construction sociale comme une autre, nécessaire à ce que la future femme puisse prendre sa place dans une société donnée. (Je suis d’accord  que cela doit être changé puisque la société change, et heureusement.) Les Mini miss peuvent évidemment renforcer ce stéréotype d’une société phallocratique, et c’est dommage. Mais légiférer pour condamner au nom d’une hypersexualisation me parait à côté de la plaque.

Il ne s’agit pas d’agression sexuelle ! Ne mélangeons pas tout ! Que vient faire le sexe là dedans, si ce n’est par une projection malsaine d’adultes pervers et pédophiles?

Je ne suis pas d’accord avec Freud. Il n’y a pas de sexualité enfantine, en ce sens qu’il n’y a pas d’image et de pulsion allant vers l’acte sexuel. Je crois que Freud est un magnifique névrosé avec des tendances pédophiles et incestuelles et qu’il a généralisé son propre cas à l’humanité. Tous les abuseurs d’enfants ont le même discours: c’est l’enfant qui les a provoqués car il désirait l’acte… non sens !

Par contre, l’enfant peut s’essayer à séduire. Tout le monde sait que les petites filles sont très séductrices vis à vis de leur papa, et la même chose pour les petits garçons vis à vis de leur maman. Cela dit, ils peuvent l’être aussi vis à vis de leur autre parent, selon leurs besoins du moment…

Car la séduction n’est pas forcément à but sexuel…

Chercher à séduire le parent ou l’adulte n’est pas la manifestation d’un désir sexuel. C’est le besoin d’un petit être naturellement dépendant de trouver sécurité, soins, et affection nécessaire à sa survie. Pour soi tout seul. Et, ainsi, d’éliminer les rivaux.

A l’adolescence, les choses se compliquent, mais avant, pendant l’enfance, il est à mon humble avis malsain d’imaginer quoi que se soit de sexuel chez un enfant. Je sais que je vais à contre courant de la sacro sainte psychanalyse qui impose parfois sa loi de la suprême vérité, mais bon…

Donc, c’est plutôt les intentions malsaines des pédophiles qui regardent ces petites filles qui jouent « à la grande » qu’il convient de condamner… et de se poser les questions sur les névroses cachées de ces gens qui « voient le mal partout » comme un écho à leurs propres pulsions sexuelles réprimées….

La journée de la femme m’énerve !

Non pas que ce ne soit pas une bonne cause. Les femmes vivent parfois de véritables martyrs pour la simple raison qu’elles sont femmes. Ici et encore plus ailleurs…

Mais les discours obligés sur les violences aux femmes, les poncifs et les stéréotypes, les jérémiades à n’en plus finir qui font des femmes des victimes désignées de toute éternité m’agacent profondément.

Parce qu’ils manquent sérieusement de subtilité et d’intelligence.

Parce qu’ils ne servent à rien.

Parce qu’ils donnent bonne conscience à ceux qui les prononcent et les dédouanent d’une vraie action. On s’est indigné, on a pleuré, on s’est vautré dans l’émotionnel, on est quelqu’un de sensible… bon… et puis… rien… si ce n’est, « Je prendrais bien un petit café, moi… » On continue tout comme avant.

Parce qu’ils sont des caricatures de la réalité et que seule la connaissance de la réalité peut faire changer les choses.

Parce qu’ils méprisent les femmes considérées comme forcément faibles et douces et gentilles, forcément  toujours victimes car incapables de se défendre… Ce qui est une contre vérité élaborée par les hommes pour maintenir leur pouvoir. Tant que les femmes seront persuadées qu’elles n’ont pas naturellement en elles une force égale à l’homme, tant qu’elles garderont intériorisé en elles cette construction sociale dont parle Bourdieu, tant qu’elles se battront sur de faux motifs avec agressivité, avec une mentalité de victimes forcément victimes des hommes, elles pérenniseront le système de domination qu’elles refusent.

Car l’agressivité appelle l’agressivité et ne permet pas de construire une nouvelle société plus harmonieuse.

Tant qu’elles penseront globalement Femmes contre Hommes et non individu, elles passeront à coté de la plaque. Elles élèveront leurs filles dans le mythe d’un conflit inter-genre destructeur où personne ne gagne quoi que ce soit. Elles les empêcheront d’être d’abord elles-mêmes, individu unique et particulier, plein de potentiels à épanouir, quel que soit leur sexe.

Tant qu’elles ne comprendront pas que l’identité sexuelle est anecdotique (en ce sens qu’il est une construction sociale lié à la culture et à l’histoire et non une donnée génétique) et qu’elles en feront un cheval de bataille, elles ne pourront être bien et sereines dans leur vie.

Il est aussi absurde de donner un poste à une femme parce qu’elle est femme, que de le donner à un homme parce qu’il est homme. C’est la personne qui compte et ses compétences, sa personnalité, et non son sexe. Et cela vaut pour tous les rôles sociaux. Managers, artiste, parent, éducateur, soignant, salarié, PDG…

Je n’aime pas ces femmes qui revendiquent une place parce qu’elles sont femmes. Pas plus que je n’aime les hommes qui revendiquent une place parce qu’ils sont hommes.
D’ailleurs il n’y a pas à revendiquer, simplement à prendre sa place. Tranquillement. Avec l’assurance qu’on la mérite.

Avec cette force de la vérité qui animait Gandhi face aux britanniques.

D’ailleurs, étonnemment, ce ne sont pas les hommes qui font le plus barrage aux femmes. Mais bien souvent les femmes elles mêmes. D’abord par les idées reçues de leur éducation qu’elles transmettent complaisamment (même si c’est souvent inconscient…). En particulier l’idée que la maternité est un obstacle à une carrière…

Ensuite par une agressivité vis à vis des autres femmes lorsqu’elles sont face à un pouvoir. Bien souvent les managers femmes sont bien plus machos que les hommes… Tout en restant sur la défensive vis à vis des hommes. Agressées universelles dans leur tête, elles mordent tout le monde.

J’ai fait un rêve…

Un rêve où mes soeurs s’affirment tranquillement pour épanouir leurs talents. Quels qu’ils soient. Qu’ils soient dans l’entreprise, dans le commerce, le travail indépendant ou à la maison.

Qu’elles n’ont rien à arracher aux hommes mais d’abord à se reconnaitre elles mêmes dans ce qu’elles sont: des êtres humains.

C’est à dire des hommes et des femmes qui collaborent et travaillent ensemble, en harmonie, chacun en fonction de ses désirs et de ses talents.

Et la maternité…? Voilà une différence !

Oui. Mais aujourd’hui, ici, dans nos sociétés occidentales, ce n’est pas toute la vie. Etre enceinte ne dure que 9 mois. Pas un de plus. Et avec l’allaitement ou les premiers soins à l’enfant, un an. Une sorte de congé sabbatique que bien des hommes s’accordent mais qu’on ne leur reproche pas.

Surtout… qu’ils ne se reprochent pas eux mêmes.

Et on en fait rarement 12, des enfants, si on aime travailler à l’extérieur de chez soi…

Quant à la suite, il me semble que l’enfant n’a pas besoin uniquement de sa mère. Mais de ses DEUX parents… Là aussi, il est important que les femmes, dans leurs rapports de couple, donnent au père de leur enfant sa vraie place, à égalité avec la sienne. Il est faux de croire qu’une mère est plus compétente sur ce plan là que les pères. Combien de pères souffrent, dans notre société d’être évincés purement et simplement de la vie de leur enfant? Au bénéfice de l’affirmation de la puissance maternelle… qui rend les enfants malheureux et parfois atteints de pathologies psychologiques…

Enfin, bref…

Si les violences contre les femmes existent (mais cela n’a pas toujours été le cas, n’en déplaisent aux discours caricaturaux du politiquement correct… Allez voir mon futur livre…), je ne crois pas que ce que j’entends à la radio puisse y faire grand chose. Ce sont aux femmes elles mêmes de se prendre en main, de retrouver leur dignité et de s’entraider dans ce chemin vers leur force, qu’elles pourront ensuite affirmer tranquillement à la face du monde.

Que font les mères des petites filles infibulées en Afrique? Elles les livrent à leurs bourreaux…

Que font les belles mères des jeunes femmes brulées vives en Inde ? Elles encouragent leurs fils et leur donnent l’essence.

Que font les futures mamans en Chine ou en Europe de l’Est ? Elles avortent de leurs bébés filles.

Que font certaines managers dans nos entreprises françaises ? Elles sous payent leurs employées femmes et les licencient pour crime de grossesse…

 

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