Victime ou coupable

Ce matin, pas top…

Mal dormi. Sont remontés les vieilles antiennes de ma vie (que je partage avec beaucoup de femmes… et aussi de certains hommes, aujourd’hui), la peur d’être victime ou coupable. Pourquoi cette impression d’être en permanence dans tribunal, avec comme seule perspective pour voir ma vie, un juge…

Juge intérieur, greffé pendant l’enfance, qui parasite mon âme (si, si, j’ai une âme…) et m’empêche de vivre ma vie tranquillement en faisant simplement ce que j’ai envie de faire quand bon me semble.

En soi, un juge, c’est nécessaire, s’il ne prend pas toute la place et tous les pouvoirs. C’est le surmoi de Freud, la morale sociale des sociologue, l’éthique des philosophe… C’est ce qui nous permet de vivre ensemble en bonne intelligence, dans le respect de chacun, et donc avec un code commun « a minima ».

On ne tue pas, on ne torture pas non plus, on ne viole pas, on ne fait pas preuve de violence et de méchanceté, on ne dit pas de mensonges, etc… Bref, on respecte l’autre (et le monde) comme un égal.

Oui, sauf que… moi, ce que je ressens, c’est plutôt: « on se soumet à l’autre parce qu’il est plus légitime, plus fort, plus mieux… (cocher la bonne réponse) que moi ».

Donc, soit je me sens victime (des autres, des évènements, du sort, du temps qu’il fait…) et je doute que je puisse y faire quelque chose (voie royale vers la dépression glauque du: « à quoi bon »…). Je ne contrôle rien et je suis un pauvre petit Calimero que personne n’aime et qui n’a pas le droit d’avoir ne serait-ce qu’un peu de chance… Beuhhhhhh.

Soit, je m’accuse de mes malheurs.

J’ai l’impression d’une constructive « prise de conscience » et je cherche-fouille en moi mes erreurs, mes dérapages, mes conneries qui me rendent malheureuse, ce qui ne fait que renforcer cette impression de non-maîtrise de ma vie. Parce qu’évidemment, je trouve plein de choses et rien… C’est à dire d’autres accusés (mes parents, mon éducation, ma lâcheté, etc…) qui ne sont, au fond, que des leurres. Ils appartiennent au passé, pas à l’instant présent. Je ne suis pas liée à eux si je ne le décide pas….

Et tant que j’y suis, je m’accuse aussi du malheur des autres (ben oui, je ne suis même pas capable de les aider… honte à moi) et du monde entier (si ça se trouve, le Tsunami, c’était ma faute…)… Ca fait beaucoup sur les épaules…

Du coup, je renforce une image de moi déjà pas terrible et je ne m’aime pas, de moins en moins. C’est pas enthousiasmant d’aimer une larve victime, et encore moins une maso coupable…

Donc, voilà.

ET maintenant, chers lecteurs, qu’est ce que je fais, après cette superbe autocritique ?

Je me verse une tasse de thé (bouhh il est froid… mais… tiens, c’est pas mauvais, froid… ça change) et je DECIDE unilatéralement que j’ai ma place dans ce monde. Une place normale, avec une chance normale et un droit au  bonheur normal, n’en déplaise à ce juge intérieur qui fait du zèle imbécile et qui s’amuse à accuser tout le monde…

Je sors du tribunal et je m’accorde de vivre… heureuse, tant que j’y suis.

Je suis belle, riche et heureuse (SI!)

Plein de sourires et bonne journée!

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