La jolie cellulite du printemps

C’est le printemps… le soleil revient, les oiseaux chantent, les boutons de fleurs s’épanouissent, les amoureux se bécotent sur les bancs publics et les terrasses des cafés se remplissent…

Le printemps est un vrai bonheur à Paris. On sort enfin de la grisaille et du froid, on sourit à la nouvelle lumière qui entre dans notre appartement, l’air s’allège et notre garde robe aussi…

Ben justement, parlons en…

Boostée par l’atmosphère printanière, j’ai décidé hier matin de laisser tomber mes jeans, pantalons et autres chaussettes en laine qui constituent mon uniforme d’hivers pour mettre une petite robe toute saillante  qui m’allait à ravir au printemps dernier. Et donc des collants fins qui voilent délicatement la jambe.

Je ne me suis pas laissée décourager par les légères difficultés que j’ai eu à l’enfiler et à la boutonner au niveau de la ceinture… Bah… pas grave… sans doute un peu d’aérophagie…

Et je suis partie. Ravie. J’étais dans le ton. Le soleil éclaboussait le trottoir et mes ballerines trottinaient allègrement dans l’air tiède de cette belle journée… J’ai même un peu tressauté d’allégresse…

Je n’aurais pas du. J’ai senti comme un « blop-blup-blop » sur mes cuisses. Il n’y avait pas que mon coeur qui avait tressauté, mon gras aussi… Mes cuisses tremblotaient comme de la jelly anglaise. Beurk… Horreur.

Cachées dans un enveloppement constant de pantalons et collants opaques pendant plusieurs mois, mes jambes se sont insidieusement enveloppées d’une magnifique couche de cellulite-peau d’orange extrêmement … moche…

La découverte des dégâts m’a atterrée. Comment vais-je faire pour afficher cette élégance parisienne aux longue jambes fuselées cet été ? L’image que j’aimerais avoir de moi en a pris un coup ! D’autant plus que, n’ayant pas les moyens, ni le temps d’aller en institut ou à St Barth’ pour arranger les choses et leur donner en prime une jolie couleur miel, je risque fort de me retrouver avec les jambasses  glougloutantes de cellules hypertrophiées gonflées d’eau et de gras, blafardes de n’avoir pas vu le soleil et pas susceptibles de le voir un jour pour bronzer un peu, tellement je les trouve vilaines.

Donc, deux solutions:

Continuer à cacher ces jambes qui m’ont trahi sous des pantalons (mon sempiternel jean) et des jupes longues… et investir dans des choses plus essentielles dans la vie que l’apparence.

Du genre « ces raisins sont trop verts! » du renard de La Fontaine (là, je fais ma cultivée de base… hihi) et mépriser ces frivolités qui l’on prête aux femmes dans une image stéréotypée dans laquelle je ne marche pas. Je ne suis pas une femme-objet ! Au diable ces essais de séduction du mâle, je ne me soumettrai pas au diktat du phallocentrisme…

Ouais, bof…

Ou bien prendre les choses en mains (si je puis dire) et afficher malgré tout mes gambettes en l’état, tout en leur appliquant un programme maison d’esthétique et de bien être (massages, sport, crèmes, huiles essentielles…) et pouvoir garder l’espoir de finalement pouvoir frimer dans quelques mois avec mes jambes… juste au moment où se pointera l’automne, quand il faudra les couvrir de nouveau à l’avancée des frimas…

(soupir)

La vie d’une femme est un éternel combat…

Bonne journée de printemps !

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