La journée de la femme m’énerve !

Non pas que ce ne soit pas une bonne cause. Les femmes vivent parfois de véritables martyrs pour la simple raison qu’elles sont femmes. Ici et encore plus ailleurs…

Mais les discours obligés sur les violences aux femmes, les poncifs et les stéréotypes, les jérémiades à n’en plus finir qui font des femmes des victimes désignées de toute éternité m’agacent profondément.

Parce qu’ils manquent sérieusement de subtilité et d’intelligence.

Parce qu’ils ne servent à rien.

Parce qu’ils donnent bonne conscience à ceux qui les prononcent et les dédouanent d’une vraie action. On s’est indigné, on a pleuré, on s’est vautré dans l’émotionnel, on est quelqu’un de sensible… bon… et puis… rien… si ce n’est, « Je prendrais bien un petit café, moi… » On continue tout comme avant.

Parce qu’ils sont des caricatures de la réalité et que seule la connaissance de la réalité peut faire changer les choses.

Parce qu’ils méprisent les femmes considérées comme forcément faibles et douces et gentilles, forcément  toujours victimes car incapables de se défendre… Ce qui est une contre vérité élaborée par les hommes pour maintenir leur pouvoir. Tant que les femmes seront persuadées qu’elles n’ont pas naturellement en elles une force égale à l’homme, tant qu’elles garderont intériorisé en elles cette construction sociale dont parle Bourdieu, tant qu’elles se battront sur de faux motifs avec agressivité, avec une mentalité de victimes forcément victimes des hommes, elles pérenniseront le système de domination qu’elles refusent.

Car l’agressivité appelle l’agressivité et ne permet pas de construire une nouvelle société plus harmonieuse.

Tant qu’elles penseront globalement Femmes contre Hommes et non individu, elles passeront à coté de la plaque. Elles élèveront leurs filles dans le mythe d’un conflit inter-genre destructeur où personne ne gagne quoi que ce soit. Elles les empêcheront d’être d’abord elles-mêmes, individu unique et particulier, plein de potentiels à épanouir, quel que soit leur sexe.

Tant qu’elles ne comprendront pas que l’identité sexuelle est anecdotique (en ce sens qu’il est une construction sociale lié à la culture et à l’histoire et non une donnée génétique) et qu’elles en feront un cheval de bataille, elles ne pourront être bien et sereines dans leur vie.

Il est aussi absurde de donner un poste à une femme parce qu’elle est femme, que de le donner à un homme parce qu’il est homme. C’est la personne qui compte et ses compétences, sa personnalité, et non son sexe. Et cela vaut pour tous les rôles sociaux. Managers, artiste, parent, éducateur, soignant, salarié, PDG…

Je n’aime pas ces femmes qui revendiquent une place parce qu’elles sont femmes. Pas plus que je n’aime les hommes qui revendiquent une place parce qu’ils sont hommes.
D’ailleurs il n’y a pas à revendiquer, simplement à prendre sa place. Tranquillement. Avec l’assurance qu’on la mérite.

Avec cette force de la vérité qui animait Gandhi face aux britanniques.

D’ailleurs, étonnemment, ce ne sont pas les hommes qui font le plus barrage aux femmes. Mais bien souvent les femmes elles mêmes. D’abord par les idées reçues de leur éducation qu’elles transmettent complaisamment (même si c’est souvent inconscient…). En particulier l’idée que la maternité est un obstacle à une carrière…

Ensuite par une agressivité vis à vis des autres femmes lorsqu’elles sont face à un pouvoir. Bien souvent les managers femmes sont bien plus machos que les hommes… Tout en restant sur la défensive vis à vis des hommes. Agressées universelles dans leur tête, elles mordent tout le monde.

J’ai fait un rêve…

Un rêve où mes soeurs s’affirment tranquillement pour épanouir leurs talents. Quels qu’ils soient. Qu’ils soient dans l’entreprise, dans le commerce, le travail indépendant ou à la maison.

Qu’elles n’ont rien à arracher aux hommes mais d’abord à se reconnaitre elles mêmes dans ce qu’elles sont: des êtres humains.

C’est à dire des hommes et des femmes qui collaborent et travaillent ensemble, en harmonie, chacun en fonction de ses désirs et de ses talents.

Et la maternité…? Voilà une différence !

Oui. Mais aujourd’hui, ici, dans nos sociétés occidentales, ce n’est pas toute la vie. Etre enceinte ne dure que 9 mois. Pas un de plus. Et avec l’allaitement ou les premiers soins à l’enfant, un an. Une sorte de congé sabbatique que bien des hommes s’accordent mais qu’on ne leur reproche pas.

Surtout… qu’ils ne se reprochent pas eux mêmes.

Et on en fait rarement 12, des enfants, si on aime travailler à l’extérieur de chez soi…

Quant à la suite, il me semble que l’enfant n’a pas besoin uniquement de sa mère. Mais de ses DEUX parents… Là aussi, il est important que les femmes, dans leurs rapports de couple, donnent au père de leur enfant sa vraie place, à égalité avec la sienne. Il est faux de croire qu’une mère est plus compétente sur ce plan là que les pères. Combien de pères souffrent, dans notre société d’être évincés purement et simplement de la vie de leur enfant? Au bénéfice de l’affirmation de la puissance maternelle… qui rend les enfants malheureux et parfois atteints de pathologies psychologiques…

Enfin, bref…

Si les violences contre les femmes existent (mais cela n’a pas toujours été le cas, n’en déplaisent aux discours caricaturaux du politiquement correct… Allez voir mon futur livre…), je ne crois pas que ce que j’entends à la radio puisse y faire grand chose. Ce sont aux femmes elles mêmes de se prendre en main, de retrouver leur dignité et de s’entraider dans ce chemin vers leur force, qu’elles pourront ensuite affirmer tranquillement à la face du monde.

Que font les mères des petites filles infibulées en Afrique? Elles les livrent à leurs bourreaux…

Que font les belles mères des jeunes femmes brulées vives en Inde ? Elles encouragent leurs fils et leur donnent l’essence.

Que font les futures mamans en Chine ou en Europe de l’Est ? Elles avortent de leurs bébés filles.

Que font certaines managers dans nos entreprises françaises ? Elles sous payent leurs employées femmes et les licencient pour crime de grossesse…

 

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