Archives pour mars 2012

Journée pour moi

J’avais l’intention d’écrire un truc assez profond sur l’humour, et puis, une chose en amenant l’autre, les heures se sont égrenées sans que j’arrive à m’y mettre…

je m’étais pourtant documentée avec France Culture, Kundéra et Pierre Dac, sans oublier Pierre Desproges que je tiens pour le plus drôle et le plus génial des penseurs de notre temps… J’avais en réserve quelques petites citations bien tournées qui nous font sourire autant qu’elles nous font réfléchir… et puis, non… La flemme…

J’ai traîné, emmené mes enfants au cinéma, mangé du fromage, bu un thé, dormi et il est déjà 21h44…

Mais pour une fois, je ne culpabilise pas.

J’ai rien foutu, et alors ? Je n’ai été ni performante ni efficace… je m’en fous.

J’ai vécu. A mon rythme, je me suis respectée, et c’est cela le plus important. Il me semble que cette journée pour moi, en toute liberté, c’est ça, s’autoriser au bonheur. Simplement, sans culpabilité à la con.

Il ne s’agit pas de glander tous les jours de sa vie, mais d’accepter que parfois, la machine a besoin d’un peu de repos et de choisir de se l’accorder… et d’en profiter vraiment.

 

Je commence un journal de Bonheur

A la poursuite du Bonheur. Telle est la mission que je m’assigne.

Mes progrès et mes ratés, je les consignerai au fil des jours dans un journal de bord (voir ci haut, l’onglet « Le bonheur d’Agnès »)

J’aimerai un partage sur tout cela. Le bonheur, c’est un sujet très tarte à la crème mais nous sommes tous concernés, non ?

N’hésitez pas à commenter…

Merci

Sexe, sexe, mais pas trop… (quelques mots grossiers…)

Voilà la saison des études sur les habitudes sexuelles des français et revoilà la joyeuse bande des experts (les vrais, les autoproclamés, les traditionnels, les sérieux, les rigolos…) qui passent à la radio. Et sans doute à la télé, je ne sais pas, je n’ai pas de télé (au grand désespoir de mes enfants… passons).

Donc, voili voilou nos personnes qui savent disserter avec constance sur l’entrejambe de tout un chacun.

Bon, pourquoi pas, c’est un sujet d’importance.

Cela ne me choque pas.

Par contre, ce qui me choque c’est le discours politiquement correct qui s’étale à longueur de temps. Sous le prétexte de faire moderne et décoincé, et surtout de rompre avec la soumission sexuelle féminine de grand maman, on dit vraiment n’importe quoi. Surtout les femmes… sous le regard narquois et intéressé des hommes.

Libérées. Nous sommes désormais libérées et nous envoyons au panier engagement et sentiments comme des défroques usées et SM qui sont passées de mode. Désormais, pour s’affirmer sexuellement compétente, il faut faire comme les hommes… Affirmer nos « besoins » sexuels et imiter les comportements les moins reluisants de ces messieurs lorsqu’ils consomment de la gonzesse (femme, maîtresses, petit coup par ci, par là…), consommer du mâle comme du capraccio mozzarelle-tomate (c’est bon, mais cela ne remplit pas), c’est le must ?

Il faut lutter, nous dit on contre les stéréotypes erronés qui veulent que la femme est une indécrottable romantique qui rêve d’amour, de fidélité et de mariage (la nunuche de base abonnée à la collection arlequins et quasi frigide) et l’homme un être de besoins (qui nique quand il peut tout ce qui bouge) qui privilégie le simple plaisir sexuel au détriment de l’affect.

Il y a un stéréotype, en effet, c’est de croire que ces deux aspects sont liés aux genres et strictement séparés. Qu’un homme ne tombe pas amoureux, n’est pas capable de fidélité, et qu’une femme n’a pas de besoins, ni vraiment de plaisir sexuel dans l’acte lui même… Qu’en gros, un homme, c’est un zizi, et une femme, un imaginaire.

Bon, c’est vrai qu’il y en a. Et la société patriarcale a bien enfoncé (si je puis le dire ainsi…) le clou pour que ce soit ainsi. La femme, sentimentale mais peu portée aux ébats, est fidèle. L’homme, pas sentimental, et poussé par ses instincts, ne peut pas l’être. Donc en gros, si monsieur trompe madame, ce n’est pas grave (« ce n’est que du sexe ma chérie, je ne l’aime pas…tu sais bien… C’est simplement de l’hygiène parce que tu as tout le temps mal à la tête… »). Par contre, si madame trompe monsieur, c’est grave, car cela veut dire qu’elle va partir avec le monsieur (puisqu’elle est forcément amoureuse) et va bouleverser l’ordre social.

Et ça, ça existe. Les représentations sociales issues du passé sont bien là, encore, actives dans la tête des gens…

Comme beaucoup de choses dans l’organisation d’une société machiste, cela me fait penser à une logique de babouins.

Bon. Il faut que ça change. Cela ne permet à personne de s’épanouir, même si c’est assez sympa pour certains hommes qui s’en donnent à coeur joie pour tromper leurs compagnes…

Mais la solution à ce fossé entre les hommes et les femmes, que l’on constate, est-ce d’adopter pour tout le monde la logique des hommes (celle des babouins… pour ceux qui ne suivent pas…)? D’affirmer haut et fort nos besoins sexuels et nos revendications aux plaisir sans plus s’encombrer de ce sentimentalisme de godiche ??? Certains hommes (les mêmes que ci-hauts, les machos-babouins) en seraient ravis. Plus de limitations, plus de culpabilité, tout le monde baise tout le monde dans la joie et la bonne humeur… Ils sont légitimés dans leurs bas instincts primaires (puisqu’on fait pareil) et la société devient un vaste chantier où chacun n’est plus que l’objet de jouissance pour l’autre et n’est plus respecté en tant que sujet humain.

Car si tous les animaux savent très bien niquer, seuls les humains savent faire l’amour…

Faire l’amour, c’est allier le plaisir sexuel avec la satisfaction d’un échange entre deux sujets, d’un partage de sentiments et de tendresse, de respect et d’engagements (pas forcément éternel mais au moins dans le temps où l’amour dure), d’une confiance que l’autre est là pour soi, donnant et recevant du plaisir, non pas parce qu’il est équipé des bons instruments (les organes sexuels), mais parce qu’il est une personne unique, particulière, à nulle autre pareille.

Et moi, si je souhaite une évolution dans les pratiques sexuelles des français (et des autres aussi tant qu’on y est), c’est plutôt que les hommes redécouvrent le chemin de la tendresse, de la fidélité et du plaisir d’aimer.

Le sexe, c’est un besoin, un plaisir magnifié par l’amour. Et cela pour les femmes comme les hommes.

Cela ferait du bien à tout le monde…

 

A la poursuite du Bonheur

Attention, pas n’importe quel bonheur… Le mien.

Nous sommes tous uniques, nous avons tous notre manière de voir la vie (oui, bon, je sais, j’enfonce des portes ouvertes… mais pas tant que ça…) ce qui implique que nous avons tous une manière différente de concevoir notre bonheur. La manière d’être bien et d’avoir simplement envie de sourire à la vie…

Et en plus, ça change sans cesse au cous de notre vie…

Enfant, un bisou, un regard, une fleur à observer dans un parc ou une chouette glace au chocolat avec plein de trucs bons dessus peuvent suffire à nous remplir de simple bonheur.

Ado, c’est le jean branché qui nous remplit de bonheur car il nus permet de nous sentir acceptable par le groupe et il renforce notre sentiment d’appartenance si rassurant au moment où on s’éloigne de sa famille. Ou la disparition des boutons disgracieux qui ont eu la mauvaise idée de coloniser notre visage un matin… (pour la même raison… ). Pas facile de se faire des amis (et encore moins des petit(e)s ami(e)s) avec des vêtements banals, même pas mode, et un visage genre calculette… Essayez pour voir…

Adulte, cela dépend de chacun. Certains ont « tout pour être heureux », et ne le sont pas, d’autre n’ont rien pour l’être et le sont… Va comprendre…

Le pack habituel du Bonheur (celui que l’on vend généralement dans notre « sagesse populaire », c’est à dire à travers les normes sociales majoritairement admises, et dans les cours de psy ou de sociologie), le plus petit dénominateur commun pourrait on dire, celui que l’on se souhaite sans vraiment y penser au Nouvel an, c’est « Santé, Amour, Prospérité » avec une nette avance de la santé…

C’est vrai que la maladie est une antithèse du bonheur. Et pourtant… étonnamment, on rencontre certains malades ou des handicapés bien plus heureux que d’autres personnes pétantes de santé…

Cette histoire de Bonheur n’est donc pas simple…

Et puis il y a la grande majorité des gens, dont je fais partie, qui ont une partie du pack et donc ne se senttent ni particulièrement heureux, ni vraiment malheureux. Cela fluctue…

Mais moi, j’aimerai trouver un truc qui, au delà des variations normales dues aux changements inévitables de la vie, me donne une base stable, un stock de bonheur personnel en quelque sorte, pour aller y puiser en cas de besin et d’envie.

Parce que ma vie, elle est limités, ridiculement courte et fragile… mais ce qui m’est donné, j’ai envie d’en faire quelque chose qui me plaise. J’ai envie que ma vie soit belle. Et elle sera belle si je suis heureuse…

Respirer, Faire du sport et Regarder tous mes DVD

La décision de changer de vie n’est pas si évidente…

Parce qu’il ne suffit pas de le décider. Il y a quand même pas mal de gens autour de nous, et pas mal de circonstances qui ont la mauvaise idée de nous en empêcher… Le rêve parait impossible… et pourtant…

Abandonner ce rêve reviendrait à décider de perdre tout le sens de notre vie…

Mais je dois dire que jusqu’ici, j’ai un peu pataugé. Disons que je suis partie me battre dans un ordre dispersé, d’une manière brouillonne et … latine. Bien loin de la rigueur et de la discipline de mes maîtres chinois ou anglo saxons (c’est dans ces aires géographiques que l’on trouve le plus de textes et de modes d’emplois concernant le bonheur, la prospérité et tout le toutim). Chez eux, tout est simple, carré et… inapplicable.

Allez méditer avec des enfants dans la maison, et je vous paye un bâton d’encens…

Faites le tour du monde à la recherche de vous mêmes lorsque vous n’avez ni argent, ni sécurité de l’emploi, et quelques enfants ou compagnons à charge, et je vous paye des prunes…

Offrez vous des massages détente ou toute autre activité onéreuse « rien que pour vous » une fois par semaine alors que vous n’avez ni le temps, ni l’argent, ni femme de ménage, ni nounou à disposition… mais plutôt un patron qui vous met la pression en permanence, les courses à faire et une famille qui exige toujours plus… et je dis chapeau !

Epanouissez votre sexualité lorsque vous n’avez aucun petit ami à l’horizon (genre désert des tartares), mais plutôt des mecs simplement intéressés par un petit coup et puis s’en va… Je dis respect !

De la Voie du Tao, en passant par la pensée positive, du zen à la loi de l’attraction, j’essaie de me faire ma petite cuisine perso, au gré de mes possibilités, de mes rencontres et de mes humeurs… Avec de temps en temps un petit détour vers les secrets divers et variés que tout le monde dévoile en ce moment à grand renfort de marketing éditorial (en chiffre d’affaire, le Secret, ça pèse lourd…) et vers le mystère des cartes quand j’angoisse vraiment.

Il y a eu des résultats. Un peu en désordre, un peu n’importe comment, mais il y a eu des résultats. Avec de magnifiques rechutes. Rien de bien stable (cf les montagnes russes)…

Or, j’en ai un peu assez d’être ainsi secouée… C’est plus de mon âge !

Or donc, je vais tout reprendre à zéro et m’organiser… M’ OR GA NI SER, comme une pro. tableaux, graphiques, brainstorming, listes, post it, discipline…

Et là, je cale. Blanc.

Ca m’emmerde, l’organisation… C’est pas fun, ni créatif. C’est … tristouille, je trouve… Ca me fatigue…

Il faut donc que je trouve ma manière d’aller vers ce que je veux: Le bonheur, le mien, perso, à moi.

Un peu d’organisation mais doucement, de le liberté et de l’humour, de la légèreté et de la profondeur…

Si, si, je vais essayer… les contradictions ça me connait. Je gère très bien.

Donc, leçon 1: RESPIRER

et ce soir regarder un DVD avec les enfants (la vache et le prisonnier avec Fernandel par ex. culture et sourires en même temps). Et puis pour le sport, on verra demain…

Coco bel oeil

Bon, voilà, ben oui, c’est coco bel oeil qui vous écrit.

Ce matin, en effet, la journée a assez mal commencé. Déjà, on se prenait une heure de sommeil en moins dans la tête, la faute à cette heure d’été qui perturbe les vaches et les marmottes comme moi (sans mes 10 heures de sommeil, moi, je suis cuite).

Et puis Mirza, venue me faire la fête dans ma chambre (Mirza (nous vous mettons ce dialogue traduit du chien pour plus de facilité): »ah, enfin, elle se réveille… c’est que j’ai envie de faire pipi, moi… et puis peut être vais-je avoir des bouts de tartine… Allez, on se lève ! »). Dans son enthousiasme et son amour débordant, elle a envoyé, dans un grand geste de tendresse, sa papatte vers mon visage. Manque de bol, cela c’est traduit par un hurlement de ma part (« Mais qu’est ce qui lui arrive ? Qu’est ce que j’ai fait ? « ) qui l’a un peu laissée interdite. Il faut dire que la papatte en question est une énorme patoune noire griffue (le fait qu’elle ait été noire n’a aucun lien avec le fond de l’histoire mais c’est pour l’effet image) et qu’elle a atterri sur mon oeil, malencontreusement encore ouvert…

Résultat: j’ai l’oeil tout griffé et j’ai pleuré le sang comme les statues de Madonne en Sicile.

C’est du plus bel effet…

Après le petit dej, j’ouvre mes mails. Et je vois que le livre que j’ai proposé à un éditeur, bien que « fort pertinent » ne les intéresse pas. En gros, allez pertiner ailleurs, circulez…

Cela n’a pas arrangé mon moral.

Donc, après une petite séance de dépression bien frappée, il a bien fallu continuer à vivre.

J’ai donc remis mon suicide d’auteur déçue à plus tard et je suis allée chercher mon fils à l’école. Nous avions rendez-vous chez le psy.

Comme de bien entendu, j’ai oublié le dossier que j’avais préparé pour ce rendez-vous à la poste (où j’avais posté une lettre) et j’ai du déposer mon fils au centre médical avant de piquer un sprint pour le récupérer (section handicapée, je n’avais plus qu’un oeil vraiment valide, le deuxième commençait à faire des croutes et des histoires…). Récupérer le livre, pas le fils…

Mais… bon, on a qu’une vie et je n’ai pas l’intention de la gâcher.

Donc, sachant que nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours, mais que franchement, ça pourrait être pire, je vais commencer ce jour une grande opération « Bonheur » ou du moins « Bien dans mes baskets ».

Avec les résolutions suivantes:

1. M’affamer un peu pour retrouver une ligne qui me plaise (je me suis vue dans les reflets des vitrines de la rue, oui, même avec un seul oeil.., et j’ai immédiatement regretté mon hamburger poulet et ma glace vanille-chocolat.) Ca c’est pour mon estime de moi. J’ai envie de me sourire dans mon miroir et ne pas me traiter d’hippopotame en essayent ma jolie robe ajustée de l’année dernière.

2. Ecrire tous les jours dans mon blog pour faire part de mes progrès. Retour sur investissement si j’ai des commentaires.

3. Noter tous les petits bonheurs qui peuvent arriver chaque jour au lieu de me focaliser sur les emmerdes. Psychologie positive.

4. Ranger et jeter tout ce qui encombre mon appart, et en particulier mon bureau. Faire tout de suite les démarches qu’on laisse généralement traîner. Mon côté Tao. La Voie…

5. Travailler dur sur mon mémoire sans me laisser distraire. Oser ennuyer les gens avec mes demandes d’entretien. Ose ! Agnès, Ose !

6. Faire confiance à la vie pour réaliser mes objectifs (un bel appart lumineux, spacieux et calme, un bel homme intelligent et aimant dedans, des enfants heureux et en bonne santé et plus de soucis financiers grâce à mon talent littéraire). Elan de gratitude, je suis sûre que cela va arriver. Je vous tiens au courant.

C’est déjà pas mal. On va laisser Respirer, Faire du sport et Regarder tous mes DVD en retards (encore sous cellophane) pour demain…

Sur ce, bonne nuit… J’espère avoir encore mon oeil demain… sous la conjonctivite.

C’est le printemps… Régime !

Tout d’abord, la pensée profonde d’une star…(on sait que les stars (« étoile » pour ceux qui ne sont pas parfaitement anglophone comme moi… hum…) sont les références incontestée de notre vie culturelle):

« Quand je regarde la télé et que je vois ces pauvres enfants affamés partout dans le monde, je ne peux m’empêcher de pleurer. Je veux dire, j’aimerais être maigre comme eux, mais pas avec toutes ces mouches et la mort et tout… » Mariah Carey. sic

(Merci au magazine québécois Nunuche pour avoir été cherché cette belle citation…)

Belle introduction sur le sujet qui nous occupe toutes (enfin presque… disons une grande majorité) avec le retour du soleil, des robes légères et des réductions vestimentaires : Les régimes.

Pendant l’hiver, on pouvait camoufler les conséquences désastreuses des raclettes, boeufs bourguignons, Hamburger super giant et autres plats « nourrissants » sous quelques couches de vêtements larges et douillets.

« Mais non, je ne suis pas grosse, c’est le pull qui est épais… »

Seul l’homme de notre vie (quand on en a un) et le médecin (voué au secret professionnel alors on s’en fout) est susceptible de se rendre compte des couches de graisse que nous avons subrepticement accumulées sur notre corps racé. En particulier sur les hanches, le cul et la taille… Bon, et puis, un peu partout, ok…

C’est vrai qu’on avait un visage un peu plus avenant, aussi, quoique le stress nous permettait de cacher un peu tout ça sous des traits tirés et un teint grisâtre qui font très tendance… (genre pro surbookée, avec tendance à l’angoisse… un must)

Mais désormais, il faut assumer.

On ne rentre plus dans les jupes de l’année dernière…

On a fait craquer la fermeture éclair de cette si jolie robe ajustée (mais plus du tout ajustée à nous).

On n’imagine même pas notre dégaine à la piscine.

On oublie le deux pièces…

DONC….

Régime.

Sec.

Mais là, les marchands de régimes font montre d’une véritable créativité. Au lieu de simplement manger moins, et d’éviter tout aussi simplement le gras, le sucre et forcer sur les légumes… avec un peu de sport pour remuer tout ça, on préfère se vouer à un gourou à la mode (le dernier c’est Dunkan) qui a fait maigrir les stars « sans efforts et de façon tout à fait agréable ». Ce qui est un test d’importance, car il est bien connu que les stars sont de clientes difficiles et infantiles et que leur vie les oblige à avaler n’importe quoi comme des petits fours au caviar et du champagne à longueur de temps…

Bon OK… généralement ce n’est pas durable, bien souvent cela ne marche pas, et on retrouvera exactement le même problème, en pire, quelques mois plus tard, à la sortie de l’hiver suivant (Comment résister face à la fondue savoyarde des vacances au ski) mais bon…

Une fois le choix fait entre le rien, le dissocié, le Un seul aliment, le cru, le macro bio et j’en passe… il faut tenir.

Et là, c’est dur.

Déchirée entre la voix de sa conscience et la vue de ces délicieux macarons de chez Ladurée, la femme (et l’homme aussi parfois) peut craquer…

Et devoir tout recommencer.

Tout le monde ne peut pas se payer une liposuccion…

Le printemps est finalement la saison de l’angoisse…

 

Vie intérieure….

« On ne comprendra rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. »

Bernanos.

Georges…

Il a raison, Georges…

Et nous, les psy (future psy  en ce qui me concerne) nous avons été inventés pour palier à ce manque en créant des ersatz de vie intérieure…

Comme dirait un moine tibétain, « rien de tel qu’une bonne méditation contre le vague à l’âme… »

En Occident, à force de vouer un culte à la technique et à l’aspect simplement matériel des choses, à force de vouloir tuer Dieu pour le remplacer par des divinités secondaires comme l’argent, le pouvoir, la science ou nous mêmes (on n’a peur de rien), on s’est entaillé profondément l’être, au point de devenir des handicapés de la vie.

Et parfois, nous, les psys, on a parfois l’impressionne mettre un emplâtre sur une jambe de bois…

Mais bon, ça tourne quand même…

Les montagnes russes…

Qu’est-ce que ces montagnes russes qui nous entraînent là où nous ne voulons pas aller ? Enfin, qui m’entraînent, moi…

J’ai parfois l’impression qu’elles ne font que suivre des réactions émotionnelles trop vives.

Comme un ballon léger, je suis les courants d’airs qui arrivent, que je le veuille ou non. Comme un bateau privé d’ancre, je suis soumise aux divers courants marins qui s’agitent autour de moi… au risque de m’exploser sur la branche pointue d’un arbre ou sur un récif féroce.

Une contrariété, un souci, et je tombe dans la fosse à l’angoisse… un geste amical et je fonce au sommet de la montagne… Je ne gère rien. Mes émotions font la pluie et le beau temps en moi… C’est pire que les prévisions météo de la radio…

Je veux descendre de la petite nacelle du manège…. S’il vous plaiiiiit ! Je vais vôoooooomir…..

BON.

Idée:

M’ancrer dans la Terre-Mère. Renoncer à être une autre que moi même (renoncement que l’on met en place dans l’espoir d’être aimée, acceptée, connue, par eux qui disent m’aimer mais « sous conditions »…)

M’aimer enfin…

Alors, ça, c’est la recette.

Maintenant, comment on la fait rentrer en soi pour la suivre sans même y penser ? Pour que cela soit ?

Un vieux sage balinais de mes connaissance, une grande Prêtresse-Mère du monde assez pote avec moi, m’ont soufflé une réponse. Elle vaut ce qu’elle vaut et, peut être n’est elle valable que pour moi, allez savoir…

« On sourit, on respire et on se laisse aller à se sentir vivre. Soi. Pas un personnage, pas un rôle, SOI. »

Et on se regarde simplement en s’acceptant. On se sourit, on s’étire, on rigole et on va travailler…

Reconnaissance …

Re-connaissance de soi…

Reconnaissance d’être vivante…

Reconnaissance de la Vie en soi et autour de soi…

Re-connaissance des richesses infinies qui nous sont offertes, et que nous n’osons pas prendre…

Re-connaissance des richesses infinies que nous avons en nous, et que nous n’osons pas exprimer….

Pleins de câlins à vous lecteurs…

Qu’il est long, le chemin vers la zenitude…

Cela vous est-il déjà arrivé de faire des montagnes russes ?

Emotionnelles, je veux dire…

Un jour, on est en super forme et on se sent capable de tout… pour le lendemain, se retrouver en version carpette (ou nouille) qui n’arrive même pas à se lever le matin…

Moi, tout le temps. Et cela commence à m’agacer.

Bon OK, je fait tout comme il faut pour gérer la chose. Je vais voir une psy, une médecin homéopathe (et je suce consciencieusement mes granules… mes granules, j’ai dit…),  je fais du sport (je sort chouette le chien pour faire le tour du pâté de maison, si, si, c’est du sport… vous ne connaissez pas Choupette…), j’essaie de me nourrir comme il faut (avec les légumes bio de la supérette bio d’à côté), je me fais piquer régulièrement par un médecin chinois qui me transforme en hérisson, je lis les livres qui vous disent tout sur le bonheur (ils ont tous LE SECRET, mais en gros c’est démerdez vous… si vous n’y arrivez pas, c’est que vous êtres un gros naze, regardez dans mon livre tous ces gens qui y sont parfaitement arrivés…), J’ai même essayé la méditation, la respiration consciente, la pensée positive, et la brouette japonaise (non, ça, c’est pas vrai…).

Et puis, bon, je n’ai pas l’impression d’avancer beaucoup vers le plein « épanouissement de mon potentiel », comme ils disent.

Alors, soit je n’ai pas vraiment de potentiel et je devrais arrêter de m’illusionner. Soit je m’y prends mal…

Et donc, j’ai cette impression permanente de ne pas être stable et tranquille dans ma vie, de devoir lutter en permanence pour faire ce qu’il faut et pour être bien. Et de passer en permanence de l’enthousiasme au désespoir, comme ça, sans vraiment de raisons apparente. Ballottée dans ma petite nacelle des montagnes russes, je ne trouve pas l’attraction très drôle et j’ai mal au coeur…

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je crois que je vais simplifier. Et laisser faire…

Finalement c’est assez cool, le lâcher prise…

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